Fondée à l'époque romaine par Auguste, empereur de
Rome, elle porte alors le nom d'Augusta Taurinorum. Depuis deux millénaires son aura s'étend jusqu'en Savoie, dont elle fut la capitale en 1563, avant de devenir l'actuel chef lieu du
département du Pô. Elle fut également pendant un temps la capitale du pays avant
Florence et Rome. Depuis la mort, le 24 janvier 2004, de Gianni Agnelli, Turin vit une nouvelle époque. En effet, la mort de ce célèbre homme d'affaire a marqué un tournant symbolique dans l'histoire de la capitale piémontaise.
Avec sa disparition, les turinois ont ressenti clairement le virage de la ville qui a vu progressivement disparaître l'hégémonie de son industrie automobile. Pendant presque un siècle, le rythme de la vie de ce « Detroit » italien était calqué sur celui des chaînes de montages. Mais avec la crise profonde que connu Fiat dans les années 2000, Turin a dû diversifier ses activités et passer d'une production industrielle à une production d'idées et de services. Turin a payé le prix fort de cette débâcle économique, sociale et culturelle. Un véritable traumatisme, un choc violent qui a eu, cependant, le mérite de développer le sentiment de s'être délivré du joug de l'oppression et de pouvoir s'imaginer dans un horizon « sans voiture ». Et pour se relever, des choix industriels important ont été réalisés, c'est ainsi que l'on a vu se développer l'immense projet de la liaison
Lyon-Turin, une sorte de politique de grands travaux comme ont connus beaucoup de pays après guerre pour relever l'économie. Cette ligne ferroviaire implique la percée de plusieurs tunnels sous les Alpes, et elle sera couplée à une ligne nouvelle de transports de marchandises. Elle pourrait être mise en service vers 2020.
A cela on peut ajouter l'organisation des
Jeux Olympiques d'hiver en 2006. Aujourd'hui, et cela depuis deux ans, la ville a « redressé la barre », notamment grâce au réveil de l'usine Fiat, la production a pu ainsi redémarrer. La « vocation touristique » de Turin et du Piémont peine également à se concrétiser, ceci peut se voir dans la sous-exploitation de l'aéroport.
Du côté des aspects positifs, c'est l'alimentation de qualité qui est en train de faire la renommée de la ville et de la région, grâce à l'expérience innovante de Slow Food dont le but est de promouvoir la qualité de l'alimentation associée à celle de la production. Chaque année, au Lingatto, se tient le salon Terra Madre, seul espace de rencontre mondial entre pêcheurs, paysans, éleveurs et représentants de communautés indigènes du monde entier. A cela on peut ajouter le plaisir pour la bonne table et le bon boire qui appartiennent incontestablement à la culture de Turin (Torino). De l'ambiance informelle des trattorias, au charme des grands restaurants, en passant par les établissements exotiques, l'expérience gastronomique vaut le détour. Turin (Torino) est en effet une des indéniables capitales mondiales gastronomique : elle compte depuis toujours une tradition oenologique et gastronomique qui l'ont rendue célèbre en raison des ingrédients originaux de ses plats et de la grande maîtrise de ses chefs, pâtissiers et chocolatiers.
Parmi les spécialités on notera les vins blancs (Gavi, Arneis, Favorita, Moscato) et les grands vins rouges (Dolcetto, Grignolino, Barbera, Nebbiolo, Barbaresco et Barolo), le acciughe al verde (anchois à la sauce verte) et les tomini elettrici (fromages), des entrées comme les agnolotti et les tajarin, que l'on peut saupoudrer de truffe blanche, des plats de résistance comme le bollito, le brasato ou le fritto misto.