Bonjour Baboune, Le voyage équitable est à la portée de tous. On part à pieds juste avec sa tente, une gourde d'eau à remplir aux fontaines des villages. On mange ce que l'on peut obtenir dans le pays. On n'utilise pas de lampe d'éclairage (surtout pas à piles). Le soir on t'éclaire à la lueur d'un feu de camp. Que l'on n'allume pas avec des allumettes (encombrantes et pollueuses) : on demandes du feu au gens du pays. Pas de bombe anti-moustiques. Pas de stylo (surtout pas de bic) : on écrit ses mémoires plus tard, au retour. Pas de papier. Pas de vaiselle (surtout pas en plastique) : la nourriture peut très bien se manger avec les mains dans une feuille quelconque. Achète ta nourriture au fur et à mesure de ta faim. Les conserves sont à proscrire, ains. Donc au total, pour partir en voyage équitable. Il faut une tente, une gourde (en toile c'est mieux), les vêtements que l'on a sur soi (pas de change). Ces vêtements, y compris les chaussures doivent être de fibres (Coton, lin, chanvre). Pas de caoutchouc ou de plastique (éviter même le cuir si on va en Inde). Lorsque les chaussures sont trop usées, on va à pieds comme la plupart des gens dans le monde. Pour les vêtements on les fait durer en raccommodant et rapiéçant. On peut ajouter à cela un bâton de marche et si on est riche un âne pour porter la tente et le prêter pour des travaux. Ce qui permet d'obtenir un peu de nourriture, car on se nourris sur place suivant ses possibilités et celles du pays. Mais il faudra penser aussi à nourrir également son âne (qui a l'avantage d'être un bon compagnon). Ah, j'oubliais, pas d'argent, bien sûr. Pour obtenir ta pitance on peut toujours faire quelques travaux, comme d'aller chercher l'eau dans les puits, situés souvent (on se demande pourquoi), fréquemment à 30 kilomètre des villages Ne jamais se plaindre du peu que vous donnent les gens du pays pour un service. Ils ont extrêmement pauvres et vous donnent en général le maximum (un bol de riz par jour est un gras salaire). Prétendre à plus c'est se montrer égoïste, impoli et méprisable. Bon courage. Cordialement.
Le doute est ma seule certitude