Bonjour karol,
Quel amalgame et quelle dérive que ton dernier message. Bien sûr que l'état, lorsqu'il était parti prenante dans le Seita, poussait à la consommation. Maintenant, je crois, que la Seita a été privatisée, il n'a dès lors plus la même attitude. Tout évolue et tout change. La Sécu étant en déficit, l'état a d'autres objectifs. A mon époque, lorsque je faisais mon service militaire, il nous était remis, obligatoirement, fumeurs ou non fumeurs, un paquet de cigarettes ("Troupes"), une fois par semaine. Aujourd'hui les choses ont changées.
Je ne cherche pas à imposer mon point de vue. Je n'en ai pas de précis (le doute est ma seule certitude et c'est un grand tort que d'avoir toujours raison). Je constate.
Certes les chauds cafés enfumés de jadis avaient une certaine convivialité. On peut regretter leur disparitions ou s'en réjouir. C'est selon. Pour moi, la loi actuelle d'interdiction de fumer, est une adaptation aux moeurs actuelles. Les lois, en France, entérinent souvent un état de fait. Elles ne le précédent que rarement. L'état d'esprit aujourd'hui, n'est pas favorable aux fumeurs. La loi ne vient de s'adapter aux désirs de la majorité des citoyens qui ne veulent plus être enfumés, et subir les inconvénients de la fumée des autres.
Pour le reste de ta démonstration, je suis d'accord avec toi, mais je te demande, là aussi de relativiser tout cela. Nous ne sommes pas dans un monde idéal. Et bien d'autres avancées sont encore à faire. En sachant toute fois que nous ne contenterons jamais entièrement tout le monde. D'abord parce que nous sommes des êtres humains, paradoxaux, différents, complexes, incomplets, et que la vérité, le bien, le bonheur, nous sont difficilement accessibles.
Ce à quoi nous devons nous attacher, c'est de bien vivre avec qui nous est donné de vivre.
Je l'ai déjà dis, notre liberté s'arrête où celle des autres commence (sachant, entre nous que la liberté n'existe pas, ou du moins n'existe qu'en tant que symbole ou idéal).
Aussi notre liberté de fumer s'arrête ou commence celle de ceux qui ne veulent pas inhaler des fragrances dont ils ne sont pas l'auteur.
Cette loi est le résultat, aussi, de la mauvaise application de la loi qui prévoyait des espaces fumeur et non fumeurs dans les bars et restaurants. Il fallait que ces espaces soient étanches l'un par rapport à l'autre. Ce ne fut rarement le cas. D'où un pallier de plus. En outre le législateur à constaté que lorsque ces espace étaient sans communication, les fumeur s'installaient de préférence dans l'espace non-fumeur. Mais allaient dans l'espace fumeur, juste le temps de fumer.
Je compatis avec vous de la frustration que l'on peut ressentir à voir brimer la liberté d'un geste habituel. Mais il nous faut comprendre la liberté retrouvée de ceux pour lequel ce geste est étranger.
Cordialement.
Le doute est ma seule certitude