Bonjour,
Bien sur, Toli et Tdumans, mais quand vous énoncez cela, vous avez les deux pieds par terre et les idées dans le bon ordre..... enfin, je suppose.
Hors celui ou celle qui en arrive à penser se suicider n'a plus cette clarté de raisonnement qui pourrait l'amener à faire autre chose. Les amis, les parents, les voisins, les biens matériels,..etc sont devenus des choses futiles au regard de l'énormité réelle ou supposée du problème de l'intéressé(e).... et c'est bien là une grande différence d'approche du problème en cours. Contrairement à votre raisonnement réfléchi, la personne concernée ne voit plus aucune solution nulle part à son ou ses problèmes, et c'est bien pour cela que la meilleure solution possible lui apparait être la disparition totale.... et c'est aussi pour cela que je pense que seule la parole peut extérioriser le blocage que le ou les problèmes représentent. Tant qu'il y a du dialogue, même houleux, il y a de l'espoir d'inverser la situation. Quand le silence s'installe, et il est parfois installé depuis très longtemps, c'est le début de la fin......ce qui conduit beaucoup de familles ou de proches à dire " on a rien vu venir " ou " on a pas compris ".....et j'ajouterai " on a rien écouté, on a rien entendu ", plus préoccupé de ses propres problèmes que de l'aide que chacun peut amener fortuitement à autrui, parfois sans beaucoup d'efforts, simplement en prenant le temps de prêter une oreille attentive, en accueillant le(la) solitaire réel ou virtuel (rien de plus effrayant que de se sentir seul(le) au milieu de la foule, même quand cette foule est exclusivement composée de proches).
Il y a souvent (pour ne pas dire toujours), des signes avant-coureurs dont l'observation, l'interrogation, l'analyse, puis le dialogue auraient pu empêcher les actes de suicide, mais personne n'a pris le temps de s'y intéresser quelle que soit la bonne raison que l'on se donne et les excuses que l'on se trouve pour ne pas avoir vu, pour ne pas avoir compris. Avant de juger de la lâcheté ou du courage de l'intéressé(e), c'est d'abord un énorme échec de l'entourage et des proches qui justifie tout à fait leur souffrance quand c'est devenu...... trop tard.
Et personne n'est à l'abri de ce genre d'échec, quelle que soit soit son rang social, son éducation, sa culture, sa richesse.!!!
La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.