Je préférais ton premier post, kesketufou, car vouloir se donner la mort, hors problèmes liés à la maladie et la souffrance, est souvent lié au peu d'estime que l'on peut avoir de soi: je ne suis utile à personne, je ne sers à rien,...
Comme tu l'as dit, il peut suffire de peu de choses pour prévenir une catastrophe en donnant un peu de respect, d'attention et d'écoute à autrui.
Mais il est vrai que l'exemple contraire vient de haut. Le mépris, la caricature, la recherche et l'utilisation de boucs émissaires,... ne peuvent qu'engendrer frustrations, incompréhensions puis révolte.
Alors, en définitive, peut-on blâmer quelqu'un qui n'a pas pu voir tranquillement son programme à la télé parce-que son voisin avait crié au secours, veut lui demander réparation du dommage subi.
Faisons maintenant un peu de justice fiction (je ne suis pas juriste), en dehors de toute élémentaire considération humaine :
Si l'appartement a subi des dommages irréversibles ou entraînant une perte de jouissance temporaire, la responsabilité civile du fauteur de troubles peut être engagée et son assurance sollicitée. Ceci passera par un constat d'huissier...et par un contact avec la compagnie d'assurance (responsabilité civile) du voisin. Cette dernière invoquera l'irresponsabilité de son Client lors des faits générateurs des dommages et refusera l'indemnisation. Un certificat médical l'attestera facilement.
Si par contre il y a eu mise en danger de la vie du fait de l'utilisation du gaz, une plainte peut être déposée, avec le risque pour le plaignant de voir le Procureur diligenter une enquête à son encontre pour refus d'assistance à personne en danger, avec toutes les conséquences pénales et par voie de conséquence civiles. Les Tribunaux sont surchargés et n'aiment pas perdre du temps.
Dans les deux cas le plaignant sera certainement débouté et au minimum supportera des frais.
Alors maintenant, on fait quoi lauramae ? On ne t'a pas beaucoup entendu(e)