Evidemment, vu sous l'angle de "l'humble chandelle", comme tu dis si joliment, Symbol, les exemples proposés paraissent hors sujet, même si je ne comprends pas ton allusion au "jugement"...
Le problème, c'est que si je le ramène à mon nombril et à ma vie quotidienne, j'ai un peu une réaction épidermique dans le style Schtroump grognon : "Moi j'aime pas les défis personnels !"... ça me pompe l'air d'être toujours en compétition avec moi-même.
Et si je dépasse le stade grognon, bien sûr que j'en aurais, sauf qu'il faudrait d'abord lutter avec mon "pas d'envie" de relever mes défis. Ce serait le premier défi en quelque sorte.
Exemple : je sais bien que, pour mon mieux-être, ça serait bien de me coucher de bonne heure et de me lever plus tôt le matin pour un meilleur équilibre de vie et de santé.
SAUF QUE... la nuit est pour moi un moment magique qui m'appartient totalement, où je peux prendre le temps de faire ce que je veux, sans être "bouffée" par les contingences de la vie domestique, du téléphone qui sonne, des rendez-vous à ne pas manquer, des autres à écouter, dorlotter, prendre en charge...
Là je peux lire, écouter de la musique, regarder la télé, chater sur le net, réfléchir, prier, pleurer parfois, ça fait tellement de bien...
Le seul problème, c'est les petits matins à la "one again" comme disent les djeuns, les cheveux en pétard et la démarche hasardeuse et au radar. Et la hantise qu'on me surprenne ainsi au petit déjeuner ou qu'on me prenne la tête avec les nouvelles catastrophes du jour...
http://www.youtube.com/watch?v=tx1sGs7xENM
Pourtant, fut un temps où j'arrivais avec une jouissance non dissimulée à tout cumuler avec le sourire, travail de nuit, vie de famille, cours, formations, activités multiples... Une vrai "femme des années 80", quoi
Un peu essouflée de cette hyperactivité, mon défi perso serait de transposer tout cela le jour... Mais non, vraiment, j'aime trop la nuit ! Alors c'est réaction Schtroumpf grognon : "Moi j'aime pas dormir la nuit!"
"Les paroles s'envolent, les écrits restent !"