Avez-vous peur de la solitude ?



betina
Cette question a été posée par betina, le 22/01/2010 à à 16h44.  *  Alerter les modérateurs
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 shogun41 a écrit [24/01/2010 - 16h05] 
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shogun41

En effet, comme dit paiguy, on ne choisit pas objectivement...



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Réponses



 petronille a écrit [22/01/2010 - 17h22 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
petronille

Pour l'instant je n'y pense pas mais je dois dire que la solitude peut vous tomber dessus alors que vous ne vous y attendez pas ... quand un être cher avec lequel vous viviez depuis des années vous quitte pour l'éternité j'ai le cas dans ma famille et c'est très dur pour ma maman .mais la vie continue et il faut apprendre a vivre avec cette solitude. ;-(




Le silence est le plus grand des mépris


 coeur de patate a écrit [22/01/2010 - 18h21 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
coeur de patate

Bonsoir Betina !!
de toutes les manières on sera toujours seul dans sa tête !! la solitude est éternelles , et incontournable !
pourquoi en avoir peur naitre est un acte de solitude !!!!!!!!!!




ciao!


 cochise_fr a écrit [22/01/2010 - 23h13 ]  
cochise_fr

Bonjour,
La solitude ne pèse pas ou peu tant que l'on est valide, quel que soit l'âge, mais avec l'âge d'une part, et les problèmes de santé d'autre part, la vie peut rapidement devenir un enfer, ou un enfermement, ou un isolement, toutes situations devenues ingérables.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 shogun41 a écrit [22/01/2010 - 23h25 ]  
shogun41

La majorité des êtres humains, de leur plus tendre enfance jusqu’à la fin de leur vie, ont peur de la solitude et essaient de la fuir. Lorsqu’on demande à de très jeunes enfants ce qui pourrait leur arriver de pire, ils répondent tous que ce serait de perdre leurs parents et de rester seuls au monde.Le problème de la solitude est encore plus évident chez les éclopés de l’amour. Les personnes dans la quarantaine, la cinquantaine et la soixantaine qui sont toujours à la recherche de l’âme sœur se comptent par milliers. Elles cherchent désespérément celui ou celle qui leur fera oublier leurs peines et leurs deuils, malheureusement pas toujours résorbés, et considèrent chaque année de solitude comme une année de perdue. Quant aux personnes du troisième âge qui n’ont pas de partenaire, elles aussi peuvent espérer trouver un compagnon ou une compagne pour partager leur quotidien. Mais elles souffrent plus que d’autres de solitude et d’isolement parce qu’elles ne sont plus sur le marché du travail, parce qu’elles n’ont pas souvent la visite des membres de leur famille ou parce qu’elles se sentent déracinées depuis qu’elles sont en foyer d’accueil. La solitude est donc un spectre monstrueux qui amène les gens, petits et grands, à adopter des comportements ou à se fixer des objectifs dans le seul but de l’éviter.La peur de se retrouver seul peut mener aux pires bassesses, et la difficulté d’assumer la solitude entraîne de grands déboires. Si vous avez une très grande peur de la solitude, je sais que vous serez sceptique à l’idée de faire un virage à 180degrés, et que vous pourriez envisager un jour la solitude comme une denrée précieuse. Vous vous dites peut-être qu’il est impossible que vous en arriviez à refuser de voir des gens parce que le moment ne vous conviendra pas et que vous préférerez, à ce moment précis, votre solitude. La seule façon de le vérifier, c’est évidemment de tenter l’expérience. Bien sûr, tout le monde ne développe pas le même goût pour la solitude. Il y a une question de tempérament et chacun a ses préférences. Mais je peux vous affirmer, sans l’ombre d’un doute, qu’après avoir effectué ce virage, vous ne paniquerez plus devant la solitude et que celle-ci ne vous empêchera plus d’accéder à toutes les petites joies quotidiennes que la vie met gracieusement à votre portée. Les attitudes positives que je propose ici sont aussi très efficaces pour les personnes souffrant de dépendance affective, qui sont toujours très affectées par la peur d’être seules.




"la vie est éphémère! pourquoi la tourmenter?"


 papiguy a écrit [23/01/2010 - 12h50 ]  
papiguy

Hormis les situations évoquées par cochise_fr, la peur de la solitude relève un peu d'un réflexe d'égoïsme: on n'existe que dans le regard des autres et on ne peut supporter l'absence de ce regard.
On peut être seul dans la foule, seul avec sa famille ou ses proches, mais on ne ressent la solitude que lorsqu'on est seul avec soi même, car les autres ne sont pas là pour la masquer.

Par ailleurs on est seul par peur, timidité ou à l'inverse, par trop d'affirmation de soi ou un excès d'expansivité. C'est tout ce qui peut nuire à la communication qui rend seul.

Alors avant d'avoir peur de la solitude, il est peut être nécessaire de repenser à sa relation aux autres, remettre en question ses attitudes et comportements.




 shogun41 a écrit [24/01/2010 - 10h51 ]  
shogun41

je suis d'accord papiguy, mais le changement d’attitude n’a absolument pas pour objectif de faire des êtres asociaux ou indépendants au point de ne plus vouloir de contacts humains et affectifs avec d’autres personnes, ni d'amener à éviter toutes formes d’engagement. Il s’agit tout simplement de faire prendre en charge la vie et le temps précieux dont on dispose et rendre capable de bien gérer tous les moments de solitude mis à la disposition. En faisant la paix avec votre solitude, vous constaterez aussi que vous avez amélioré les moments de rencontre avec les autres, car ces moments ne serviront plus à étancher votre soif d’attachement ou à combler un vide; ils seront plutôt devenus l’occasion de partager du bon temps avec ces personnes, sans exigences ni attentes d’aucune sorte. De plus, aussi paradoxal que cela puisse paraître, plus les gens aiment être seuls et cultivent ce besoin, plus les autres apprécient leur présence. Esprit de contradiction de l’être humain? Cela tient seulement au fait que les personnes ayant réussi à apprivoiser et à aimer leur solitude dégagent des vibrations harmonieuses qui attirent les autres comme des aimants. Elles tiennent cependant à leurs moments de solitude et doivent demander gentiment aux autres de ne pas les envahir. Ces personnes sont toujours occupées à quelque chose qui les intéresse et ne sentent pas nécessairement le besoin de toujours tout partager. Choisir sa solitude, s’aménager un environnement adéquat et cultiver les contacts affectifs sont certes des moyens efficaces pour faire baisser la tension chez une personne qui a peur de la solitude. Cependant, ces attitudes positives ne viennent pas toujours à bout de cette peur si elle est bien ancrée en cette personne.




"la vie est éphémère! pourquoi la tourmenter?"


 papiguy a écrit [24/01/2010 - 11h03 ]  
papiguy

Pourquoi un "mais" shogun41, nous ne disons pas des choses contradictoires:

- tu parles d'apprivoiser la solitude pour améliorer les "moments de rencontre avec les autres", alors que j'écris "il est peut être nécessaire de repenser à sa relation aux autres".

- tu indiques "les personnes ayant réussi à apprivoiser et à aimer leur solitude dégagent des vibrations harmonieuses qui attirent les autres comme des aimants", alors que je suggère sans le dire une remise en cause de soi en cherchant à éviter les comportements et les attitudes qui freinent la communication.

Arrivé à un "certain âge", la peur de la solitude est tout simplement comme l'a écrit cochise_fr, un peur physique, celle de l'accident domestique (chute, brûlure,...) ou de santé (AVC ou infartus) qu'on ne peut gérer seul.




 cochise_fr a écrit [24/01/2010 - 14h48 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Il me semble que toutes ces déductions oublient un peu vite la(les) cause(s) principale(s) de la solitude.

Tous ceux que vous décrivez vont bien, et n'ont pas de problèmes particuliers. La solitude survient le plus souvent après un évènement douloureux, que ce soit physiquement, psychiquement, ou les deux. De cet évènement difficile à gérer se crée le refus des autres et le replis sur soi-même..... ce qui est bien différent d'une solitude temporaire choisie.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [24/01/2010 - 15h17 ]  
papiguy

On ne choisit pas objectivement la solitude, car l'homme est "par construction" un "animal social". Soit elle est réellement d'abord subie, encaissée puis ensuite plus ou moins bien gérée, soit c'est une fuite ou une réaction d'auto-défense face à une situation qu'on ne peut gérer.

Le fait de ne "pas avoir de problème particulier" n'est pas exclusif de la solitude.




 betina a écrit [24/01/2010 - 15h18 ]  
betina

La solitude sociale amène à l'isolement,et avec l'âge les personnes le vivent de plus en plus mal,amenuiser physiquement ils se rendent compte qu'ils n'auront même plus la liberté d'être autonome,d'avoir la possibilité dêtre seuls quand ils en auront envie,avec le grand âge on perd beaucoup.




"La violence est le dernier refuge de l'incompétence".Isaac ASimov "la connerie c'est la décontraction de l'intelligence" S.Gainsbourg


 shogun41 a écrit [24/01/2010 - 16h05 ]  
shogun41

En effet, comme dit paiguy, on ne choisit pas objectivement d'être seul, vous direz sans doute qu’il est impossible d’affirmer que l’on choisit d’être seul si on a été séparé de l’être cher par le divorce ou par la mort, ou encore si l’on n’a jamais rencontré une personne avec laquelle on a suffisamment d’affinités pour cheminer comme couple. À mon avis, on peut faire une telle affirmation du moment qu’on s’approprie la situation, qu’on la fait sienne. Il faut décider d’en tirer le maximum d’avantages pour soi, quelle que soit la souffrance initiale que nous impose la situation. On peut préférer partager sa vie avec quelqu’un, mais pas à n’importe quel prix. On peut souhaiter poursuivre une relation si elle est enrichissante pour les deux partenaires; mais si l’une des deux personnes ne s’y sent plus heureuse, s’accrocher au désir de vivre en couple n’est pas sain. Pour arriver à s’approprier une situation et la tourner à notre avantage, il est bon de voir avec lucidité l’envers de la médaille. On a souvent tendance à idéaliser ce qu’on n’a pas et, malheureusement, à ne pas voir tous les bons côtés de ce qu’on a. Saviez-vous, par exemple, que les personnes qui vivent seules ou qui sont seules plusieurs heures par jour font souvent l’envie de ceux et celles qui courent toute la journée et qui ont de la difficulté à avoir quelques minutes d’intimité? Savez-vous aussi que bien des gens vivant en couple n’ont rien à se dire et qu’en réalité ils ressentent plus de solitude, à deux, qu’une personne seule avec elle-même? On vient au monde seul et on quitte la terre seul. Entre ces deux événements que sont la naissance et la mort physiques, une série d’expériences de joies et de peines nous attendent. Ces expériences, qui nous font vivre de fortes émotions, contribuent à renforcer notre individualité, tant psychique que spirituelle. Les détachements se suivent, dans notre vie, à un rythme incroyable. Apprendre à vivre les détachements de toutes sortes est un apprentissage important pour apprécier la solitude. Parallèlement à la démarche visant à être suffisamment détaché pour ne pas vivre dans la peur de perdre des êtres chers, ou même certains objets matériels, l’être humain doit aussi cultiver un grand nombre d’intérêts pour remplir, avec joie, toutes les années qui lui sont accordées pour évoluer. Les êtres passionnés n’ont jamais peur de la solitude. On dit souvent que la retraite se prépare dès le plus jeune âge. En effet, les personnes qui développent leurs talents et qui prennent le temps de découvrir les multiples splendeurs de l’univers ont rarement peur de la solitude. Certains passe-temps exigent de la patience et procurent des heures de plaisir solitaire. On peut s’adonner à des activités fort complexes, ou faire de simples casse-tête. a suivre... sujet fort intéressant pour ma part! merci d'avoir posé la question betina!




"la vie est éphémère! pourquoi la tourmenter?"


 cochise_fr a écrit [24/01/2010 - 16h40 ]  
cochise_fr

Bonjour,
"Le fait de ne "pas avoir de problème particulier" n'est pas exclusif de la solitude."
Présenté comme cela, bien sur, mais....
...Tous ceux qui se referment sur la solitude ont un (au moins) problème particulier, qu'ils le reconnaissent ou pas.... sinon, ils ne seraient pas si seuls.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


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