Cher Chu Fu,
Je comprends bien votre volonté de faire respecter la présomption d'innocence.
Mais il est des faits qui ont depuis longtemps dissipé mes doutes.
Non seulement l'astrologie ne se base que sur le mode intuitif sans s'estimer le besoin de recourir à une preuve logique du lien entre les "signes" du ciel et les évènements qui ont lieu, mais en plus ce lien est purement symbolique, et fait des rapprochements relativement grossiers. Les rapports de causes à effets, bien que tout aussi improuvables, sont beaucoup plus consistants en physique (poussées, forces...) qu'en astrologie (ascendant, place de Mercure vis-à-vis de Jupiter...).
Je veux bien croire que pour une certaine "caste" d'astrologues, il s'agit d'un savoir qu'ils ont réellement étudié, source d'une ancestralité qui défie celle de la science. Mais d'une part, cela ne justifie en rien la véridicité de ce qu'ils avancent, et là, je vous reporte au paragraphe précédent. Et d'autre part, je serais curieux de savoir quel pourcentage d'individus exerçant ce métier ont une réelle formation issue de ce savoir précis.
Et puis, regardons un peu les informations que ces manciens nous délivrent ! Entre informations trop vagues, facilement adaptables, qui peuvent convenir à n'importe qui, et grossières erreurs. Je ne me lasse pas de répéter ce que Elisabeth Tessier avait prédit pour le 11 septembre 2001 : "Le 11 septembre est un jour positif pour les transports car la très large majorité des personnes voyageant sont arrivées à bon port" ! Un comble, surtout quand on sait qu'elle a prétendu par la suite avoir vu venir ces fameux attentats...
Après, effectivement, je ne puis savoir en détails ce dont je parle, et je suis coupable de ne pas assez douter, ainsi que vous me le reprochez, mais si chacun de nous n'utilisait que la méthode extentionnelle (tous les faits un à un) pour vérifier ses dires à la place de la méthode intentionnelle (regroupements pertinents de faits pour une question de praticitié), alors nous resterions cantonnés au savoir zéro, plus personne n'affirmerait rien sans moduler sa phrase "je pense, d'après ce qu'il m'a semblé observer...", et nous n'apprendrions absolument rien.
Je me réserve donc le droit de conserver un juste milieu entre le savoir absolu et le doute absolu.
Vian²