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Qui dirige votre vie ?



merounial2005
Cette question a été posée par merounial2005, le 20/09/2007 à à 15h46.  * 
Vous trouverez peut être plus d'information dans l'annuaire de Web-Libre, dans la catégorie Spiritualité.

Vous pouvez y répondre en utilisant le formulaire situé ici.
 



Réponses



 Ley a écrit [20/09/2007 - 17h15] 
Ley

Qui dirige ma vie ? Wou hou ! Je ne sais pas, je dirai la société, mes parents, mes amis, mes ennemis, la télé !!! Bref, tout le monde sauf moi !!! :-o Je ne sais pas trop en fait ! Je trouve que même les personnes qui se sentent complètement libres vivent en fonction de certains critères, certaines règles ou certaines normes établies par la société. On ne peut pas être complètement libre. C'est en cela que le terme "diriger", même s'il est un peu fort, prend son sens. On vit forcément par comparaison ou par confrontation à d'autres choses...Il y a donc forcément quelque chose ou quelqu'un qui nous dirige, même si ça nous échappe parfois !




Rien ne sert de courir, il faut partir à point...


 moons a écrit [20/09/2007 - 17h25] 
moons

Euh, j'aimerais dire que moi seule dirige ma vie! seulement voilà, on est toujours contraint de respecter des codes multiples,on est dirigés par notre conscience, notre entourage, notre hiérarchie, nos dirigeants politiques aussi même si ça a l'air très indirect! on est aussi influencé par notre environnement, les conventions sociales dans lesquelles on s'inscrit, bref, je me demande si je suis tout à fait libre?!




 vica a écrit [20/09/2007 - 18h26] 
vica

Moi même et ma soeur car j'obéis pas à mes parents !




 cochise_fr a écrit [20/09/2007 - 21h32] 
cochise_fr

Bonjour,
Une seule réponse possible: moi-même.... ou soi-même.
Chacun a et conserve toujours le pouvoir de dire non, en assumant les conséquences de ses décisions, bien évidemment. Rien n'oblige qui que ce soit à se plier à quelque chose sous la contrainte. S'il le fait, c'est par consensus , et l'individu n'a encore qu'à assumer ses choix et leurs conséquences.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 Vianvian a écrit [21/09/2007 - 00h39] 
Vianvian

Sartrien, Cochise, n'est-ce pas ? ;-)
Moi aussi ! Je pense qu'on a toujours le choix, quelles que soient les circonstances. Nous avons beaucoup d'obligations et d'interdictions, mais presque aucune contrainte qui ne soit surmontable. Les seules véritables contraintes dont on peut être victime sont physiques.
Maintenant, il y a aussi une autre école, parallèle, qui consiste à penser que tout influe, à plus ou moins grande échelle, sur notre vie quotidienne. Tout est affaire de causes et d'effets, dans la vie : "si ma mère ne m'avait pas mis au monde, je n'aurais pas vécu" ; "si je n'avais pas tel problème dans la tête, je n'aurais pas traversé la rue à cet endroit" ; "c'est aussi parce qu'on m'a traité de fille que je me suis coupé les cheveux..." : "aussi."
Je combine ces deux théories. Pour moi, tout trouve SES causes dans un contexte simultané, et les humains également trouvent des raisons multiples à chacun de leurs actes. Mais ceci n'est pas incompatible avec la liberté et le choix infinis qui s'offrent constamment à eux. On peut invoquer des circonstances comme raisons, pour expliquer nos actions, mais pas comme excuses, pour les justifier.




Vian²


 cochise_fr a écrit [21/09/2007 - 08h24] 
cochise_fr

Bonjour,
Bien sur, toute action et toute réflection n'est que le résultat d'une accumulation de connaissance et de l'utilisation que l'on apprend d'en faire usage. Peu de choses sont strictement blanches ou noires. Toutes les variantes de gris et de couleurs peuvent se trouver. Les causes, réelles ou supposées, ne sont pas utiles à l'action de l'instant, et ne seront utiles que comme expérience venant enrichir les connaissances acquises.
"même avec tel problème dans la tête, rien n'empêche de s'arrêter au bord du trottoir'
"même si on m'a traîté de fille, je peux conserver les cheveux longs"
Seule la naissance et les premières années de vie nous laissent sous la dépendance des connaissances des autres pendant l'acquisition des premières connaissances et des premières expériences.
Personne ne changera jamais la journée d'hier.... mais sa connaissance est une expérience pour demain ou pour l'instant suivant.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 Chu Fu a écrit [21/09/2007 - 22h53] 
Chu Fu

Le pouvoir de dire non ?!?!?! :-D
Non, mais, sans blague, Cochise, il n'y a qu'à regarder, par exemple, comment on ne fait rouler dans la farine depuis au moins trois élections présidentielles pour en être convaincus !!!... Comment, depuis belle lurette, divers lobbies ont pris le pouvoir par assemblée nationale interposée !!!
Va dire "non" à un CRS !




 cochise_fr a écrit [21/09/2007 - 23h11] 
cochise_fr

Bonjour,
ChuFu , c'est du pouvoir personnel sur toi-même qu'il s'agit (cf. la question), pas du pouvoir politique.
Bien sur qu'on peut dire "non" à un CRS, à la police, aux administrations, à quelqu'un qui ne partage pas se idées,.... dire "non", ce n'est pas emplafonner quelqu'un.
On a toujours la possibilité de ne pas se laisser conduire comme des moutons, et bien sur, il faut en assumer les conséquences, mais c'est possible, c'est un choix que je trouve préférable à celui de surfer sur la vague portante sans rien dire puis de venir se plaindre après de ne pas être satisfait.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 Chu Fu a écrit [21/09/2007 - 23h13] 


 Vianvian a écrit [22/09/2007 - 00h28] 
Vianvian

Non Chu Fu, notre propos n'est pas de dire que l'on peut affirmer ses opinions face à un CRS sans recevoir ses opinions sur la nuque !^^ Ce que je veux dire, et je pense que Cochise est sur la même longueur d'onde, c'est qu'on a la possibilité de le faire. Évidemment, ce ne sera pas sans conséquences, mais on le peux, c'est physique. Et c'est ça la liberté universelle que prône Sartre : on a toujours le choix de faire telle ou telle ou telle chose (je fais exprès de faire un choix multiple pour pas qu'on se dise qu'un choix se cantonne toujours à deux propositions). Même le fait de ne pas choisir est un choix en soi, puisqu'on l'a décidé. Dans notre exemple fétiche, nous décidons de dire oui au gentil CRS, et choisissons donc de ne pas garnir notre peau de jolis bleus. Outre les positions politiques et ce qu'on peut penser de ce que nous inflige tel pouvoir ou telle oppression hiérarchique, on a toujours le choix. Et encore, je ne parle même pas d'un droit dont absolument personne ne peut nous priver, et loin de moi l'idée de paraphraser Florent Pagny, "mais vous n'aurez pas ma liberté de penser !"




Vian²


 Chu Fu a écrit [22/09/2007 - 23h16] 
Chu Fu

Depuis quelque années, les chercheurs (américains, notamment) sont en train d'étudier et de découvrir des choses étonnantes à propos du fonctionnement de notre cerveau, et notamment au sujet des différentes hormones connues et de leurs effets sur le comportement...
C'est étonnant, tout de même que, si l'on admet partout qu'aucune personne ne ressemble à une autre et que rien dans l'univers n'aie son double, on en soit encore à croire à une pensée unique, un mode de fonctionnement mental commun à tous ! Personne ne niera la différence sur le plan du physique, mais tout le monde la nie sur le plan du caractère, du mental...
Vous croyez être libre de vos choix ? Non, vous êtes le fruit de votre organisme, de son fonctionnement et de sa relation au monde...
Il y a une petite année, sur la 5, un reportage nous montrait notamment le témoignage fascinant d'un américain ayant accepté de tester une thérapie hormonale : il était si violent, brutal et odieux qu'il était au bord du divorce, ne pouvait conserver ni ses employés ni ses clients ; il racontait son calvaire d'avant le traitement, traitement qui lui avait permis de retrouver un comportement normal : il disait être témoin impuissant, jouet de sa violence ; c'étaient des pulsions irrépressibles dont il avait conscience et qui le faisaient souffrir, mais qu'il ne pouvait pas gérer.
Vous croyez à votre petit moi et au libre-arbitre ? Je maintiens : ILLUSION !
Vous n'êtes qu'un ensemble d'éléments assemblés pour un temps, un 80taine d'années, qui interagissent et vous donnent l'impression d'exister, de même qu'une succession rapide d'images fixes donne une illusion de mouvement appelée cinématographe...
Il y a un "personnage" qui illustre bien ce que j'essaye de vous expliquer : c'est ce pauvre Hal, l'ordinateur de 2001 l'odyssée de l'espace ; il est si sophistiqué, si perfectionné, qu'il se croit "être"...
En tous cas, il serait temps qu'on ouvre les yeux et que l'on cesse les chasses aux sorcières sur tous les êtres malades dans le comportement qui ont grand besoin d'aide dans leur détresse, plutôt que de les jeter au bûcher de la prison et de reparler de peine de mort, comme je l'ai encore entendu sur Web-libre à propos de la pédophilie !
Viendrait -il à l'idée de quiconque de mettre un cancéreux en prison parce que, sous l'emprise de sa maladie, il a commis un délit ?




 cochise_fr a écrit [23/09/2007 - 00h36] 
cochise_fr

Bonjour,
Belle argumentation, mais ce n'est que la théorie d'une société de millionnaires plus préoccupée de sauver des délinquants sous couvert d'études médicales plutôt que d'aider leurs victimes du chaos dans lequel elles se retrouvent sans avoir rien demander.
On a jamais vu de cancéreux s'attaquer aux enfants, aux femmes, aux vieux, aux faibles. Les cancéreux font ce qu'ils peuvent pour en sortir et ne font de tord à personne.
Tant qu'un individu misérable aura besoin d'aide sans avoir fait de mal à quiconque, il vaudra mieux l'aider, lui, plutôt que d'investir des milliards dans des recherches futiles pour sortir des délinquants de leur sottise.
La vie humaine est sacrée, surtout celle des faibles, et tout agresseur doit être châtié à moindre frais possible pour consacrer les moyens financiers aux gens honnêtes, même dépourvus de tout.
Le libre-arbitre n'est pas inné, il est acquit par l'éducation et l'expérience, et ce sont les lacunes et les déviances de cette éducation et de ces expériences qui conduisent au dérèglement de l'esprit et du comportement des délinquants. De tout nouveau-né on peut faire un homme ou un monstre, selon qui et comment la vie se chargera de lui.
Que ce soit la violence, la haine, la drogue, l'alcool, ..etc, on ne tombe jamais dedans par hasard, même si toujours on cherche à cacher les véritables causes de ces états, ce qui est beaucoup plus confortable. A un moment donné, chacun a eu le pouvoir de dire "non", et ne l'a pas fait, par confort ou par faiblesse, mais ce choix existe toujours, et l'assumer suppose qu'on a eu préalablement une éducation adaptée vous apprenant très jeune ce que c'est de faire des choix, avec les avantages et les inconvénients de chaque situation.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 Chu Fu a écrit [23/09/2007 - 22h22] 
Chu Fu

Mais, justement, comment peux-tu affirmer qu'une personne qui en attaque une autre ne souffre pas d'une maladie ?!?! Pourquoi en faire une question de morale ? La morale n'a pas voix au chapitre des pulsions !!!
J'ai un ami qui vient de réchapper de sa troisième tentative de suicide : il est bi-polaire et la vie pour lui est un enfer avec des moments où il souffre moins... C'est un garçon d'un gentillesse extraordinaire, fils de prêtre arménien, très croyant, et pourtant, il y a des moments où il ne peut plus et passe à l'acte. Il n'est pas un délinquant pour autant, et il ne le serait pas, même si sa maladie le poussait à faire du mal à autrui !
Et même les délinquants ? ! Tu crois vraiment qu'on est en guerre par plaisir ? IL y a un vrai problème de société, tu es le premier à le dénoncer à tout bout de champs... certain n'ont que la violence comme réponse : je ne le défend pas, c'est simplement une réalité que je constate !
L'alcool, la drogue... ? Loin de condamner ceux qui y plongent, j'ai bien de la peine pour eux que leur vie soit un tel désert, une telle souffrance que seule l'annihilation leur semble un refuge !

Ta réponse est la démonstration de ce que j'ai développé : l'illusion d'une pensée unique, discriminante... La faiblesse dont tu parles montre bien que tous ne sont pas dotés de "ta" force, celle que tu sembles vouloir établir comme mètre étalon, et que tu ne peux les répudier pour être "blond" plutôt que "bruns" sur le plan du mental...
Depuis tant de millénaires que l'homme est perdu dans cette illusion et qu'il ne trouve que le châtiment comme réponse, a-t-on vu baisser la criminalité ? Le châtiment n'est qu'une réponse émotionnelle, une vengeance qui ne soulage même pas, un constat d'échec qui ne résout rien pour le malade, ni ne dédommage la victime ! Jamais le dédommagement n'est envisagé, ou alors de manière dérisoire !
Que dire de ce projet débile de mettre un bracelet électronique à la cheville des pédophiles et de les relâcher dans la nature ? ! Certes, ils auront obligation de thérapie, mais... c'est bien prendre des options sur le pauvre citoyen qui risque d'être la proie d'une pulsion de passage !!!
Soigner, d'abord et pas dans une prison, et relâcher ensuite, oui... et maintenir les irrécupérables dans des lieux de vie décents où ils ne risquent pas d'être dangereux pour autrui...

Je suis d'accord, la vie humaine est sacrée, mais elles le sont toutes et la vie humaine n'est pas prioritaire : l'univers n'a pas besoin de nous !




 carter a écrit [23/09/2007 - 23h16] 
carter

Pff...Question trop vaste qui demande de se faire un topo sur toute la philo (et la théologie d'ailleurs) et les sciences.

Disons que la libre-arbitre est une fiction nécessaire et fondamentale pour juger et punir dans toute société. Des lors, elle a fait l'objet de tous les mythes possibles. D'abord le religieux l'a traité brillamment. Sans libre arbitre, l'ENFER n'a pas de sens puisque le bien et le mal ne peuvent exister que parce que l'homme a le choix entre les deux options. Donc qu'il est libre. Autrement la notion de mal n'existerait pas. Puis la philosophie politique le reprend à son avantage: la notion de contrat social sous entend que vous êtes libre de choisir votre vie...Notons qu'avec les Lumières et l'individualisme, cette conception que "je dirige ma vie" va être poussée à l'extrême

Sauf que le rusé Leibniz ironisait déjà dessus: même une pierre qui tombe se croit libre! il lui suffit de croire que c'est elle qui impulse le mouvement et non pas l'homme qui la fait tomber! Vous vous croyez libre d'être amoureux de Suzanne? Non, phéromone! vous croyez libre de boire coca-cola? Non, marketing! Vous vous croyez libre de faire psycho! Non, productivisme! Bon, ok, Liebniz ne le disait pas comme ça mais c'est bien la parabole de "la pierre qui tombe et trouve que c'est là sa volonté de tomber"... ;-)

Notons que l'anthropologue connait l'existence de nombreuses sociétés (africaines notamment) ou l'homme n'est pas libre: les grecs et leurs mythologie ne disaient pas mieux d'ailleurs...
Donc êtes-vous libre? Qui dirige votre vie? Le capital et ses forces transformatrices repondrait Karl Marx... Tandis que l'individualisme de Nietzsche rétorquerait que c'est là le but du surhomme, d'être libre en...exploitant la populace...Curieux, non?

Quand à Sarte, l'éternel abruti de la philo dont le seul enjeu de sa vie fut de baiser l'étudiante -provinciale qui débarquait à la Sorbonne- en jouant le "beau parleur", pour ne pas contredire son édifice, il en vient à rejeter l'existence de l'Inconscient; preuve que "je est multiple" et que nous ne sommes pas les maîtres de nous-même...

Qu'en dit la Science? N'en déplaise à vianVian, Chochise et cet individualisme ethnocentré typiquement occidental, ben, les neurosciences, la psychologie sociale, le cognitivisme ne croivent plus vraiment au libre-arbitre... En neurologie, Modifiez tel zone du cerveau et vous obtenez une individu docile et gentil, appuyez un courant électrique sur une autre et c'est l'inverse...Voyez l'embarras des neurologues sur la question ("l'homme qui prenait sa femme pour un chapeau" s'interroge dessus..) .Mais cela ne contredit pas non plus le libre-arbitre, contruct "trop philosophique" pour décrire les interactions corps /esprit. Mais disons que l'inconscient, la psychologie sociale et sa démonstration de l'absurdité de la notion de personnalité et des opinions que l'on a de soi, la neurologie et les subtiles liens entre connexions neuronales et comportement ne vont pas vers une croyance en un "je dirige ma vie, vrai de vrai" béat...
Notion que la psychologie sociale montre que le libre-arbitre se construit dans l'enfance (notion d'internalité): bref, on vous apprends à croire au libre-arbitre,que c'est vous qui dirigez votre vie et c'est l'une des façons d'avoir...une bonne note en classe (un enfant qui répond "c'est de ma faute" est plus apprécié par le prof)

Alors, pourquoi croit t-on dur comme fer en cette fiction? D'abord, la fébrilité de Cochise sur la notion de victime vous met la puce à l'oreille: Sans libre-arbitre, point de PUNITION. Une société peut-elle se passer de l'expression de la violence legitime? Bien sur que non!
D’autre part, le libre arbitre est un système de contrôle: lorsqu'on vous assomme que vous êtes en démocratie, que vous êtes libres; et bien, vous êtes plus dociles (alors que votre vie est dirigé de A jusqu'à Z). C'est d'ailleurs la parabole de Matrix: la servitude est volontaire lorsque l'on se croit libre...les manipulateurs le savent bien (et la psy sociale aussi!)




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 Chu Fu a écrit [23/09/2007 - 23h19] 
Chu Fu

Et voui, carter !!!!
Ben là, nous ne sommes pas couchés !!!




 carter a écrit [23/09/2007 - 23h41] 
carter

Rajoutons un truc sur Sartre et sa philo pour titiller la pucelle :
existentialisme oblige, même un prisonnier est libre... Heu, y'a pas un truc qui vous dérange ?
Meme le juif devant le SS est libre de se courber ou se révolter... Heu, y'a pas un truc qui vous dérange ?

C'est que ce bigleux de Sarte oblige que la liberté n'est pas un absolu (comme avoir duex jambes) mais ne peut etre apprecier que par degré: Plus vous avez de choix, plus vous etes libres (Leibniz, toujours lui!)
Les psychothérapeutes PNL disent qu'on a le choix qu'à partir de 3 options sinon choisir entre deux options est un dilemme...
Bref, la liberté est toujours relative: à quoi sert la liberté de la presse si vous crevez de faim? Des lors, les droits de l'homme sont-ils bien definis (critique des tiers-mondistes sur les droits de l'homme trop etnocentré sur l'Occident)

Mais ca, bien sur, pour draguer la pucelle de 20 ans qui débarque à la Sorbonne, ne pas trop compliquer il faut....




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 cochise_fr a écrit [24/09/2007 - 00h16] 
cochise_fr

Bonjour,
C'est très curieux ChuFu, d'être parfois en plein accord et deux lignes plus loin, plus du tout, en ne parlant que d'une seule et même personne.
Ce n'est pas une question de morale. Une personne qui en attaque une autre, malade ou pas, doit impérativement être mise à l'écart de la société, par simple souci de sécurité des survivants. Chacun se doit de se défendre et de défendre son groupe, chacun à sa façon.
Ton "ami" dont tu décris les symptômes, devrais à mes yeux passer sa vie en centre sécurisé et surveillé. Il est dangereux pour lui-même au moins et pour les autres peut-être. Je trouve plus salutaire pour tous de réduire un peu sa liberté (j'ai pas dit en prison) pour conserver celle des autres intacte. Il en est de même des pédophiles et autres délinquants de tout poil, y compris les alcooliques au volant et les chauffards sobres se croyant seuls sur terre...... Je sais, cela fait beaucoup de monde. Le but n'est pas de remplir ces centres, mais de faire en sorte que la société d'éducation fasse son travail de formation à la vie courante au lieu de ne se préoccuper que de former des soi-disant élites dont les compétences sont tout à fait contestables, dont les responsabilités sont nulles, et dont le préjudice qu'elles créent est sans limites. Même le premier ministre, dont je ne suis pourtant pas le premier fan, reconnaît publiquement (enfin) que n'importe quelle entreprise gérée ainsi serait en faillite.

En réalité, ce dont nous avons besoin, c'est d'une école digne, compétente, responsable, et formatrice de l'individu au sein de la société. ..... et on en revient à la question initiale, c'est ainsi que chacun pourra librement diriger sa vie en toute connaissance de cause sans nuire à autrui.

Je vois bien que tu voudrais sauver tout le monde. Les délinquants, les malades, les victimes, les pauvres... c'est tout à ton honneur, mais nous n'avons pas ces moyens là. Il faut donc faire des choix, qui n'ont rien d'émotionnel. Je dis que pour diminuer la violence, il faut aider les pauvres à vivre dignement, aider les malades, les anciens et les victimes à supporter et améliorer le plus possible leur conditions, et les délinquants auront le solde, si il reste quelque chose.

je n'ai aucune force particulière devant être une quelconque référence. J'ai seulement eu une éducation stricte mais ouverte qui m'a permis une conduite différenciée et réfléchie, qui m'a appris à ne pas accepter tout et n'importe quoi sans réfléchir, qui m'a permis de ne pas me laisser prendre aux miroirs aux alouettes de la société, qui m'a appris à assumer les choix que j'avais pris, qu'ils fussent bons ou moins bons, et c'est vrai, je trouve cette éducation adaptable à tous, ce qui est très loin des aspirations à la pseudo-liberté ambiante de la société actuelle.

Si,Si, la vie humaine est prioritaire.

j'avais fini.... et voila Carter qui s'y met,.... comme le dit ChuFU.... on est pas couché.

A Carter,
Maintenant que les oracles ont parlés..... on fait quoi de concret ??




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 carter a écrit [24/09/2007 - 00h39] 
carter

Salut!

concretement, je suis pas sur que l'incivilité, la violence ait augmenté d'un iota. Cet esprit de l'urgence securitaire n'est qu'un mythe politique (et une fiction mediatique depuis que les medias sont concentrés et appartiennent aux cercles financiers qui financent aussi les partis politiques) pour pousser la France à adopter une politique de "tolérance zéro" à l'américaine et nous orienter vers une surveillance de tous les citoyens. Rappelons que depuis les Lumières, on se de doit de proteger l'individu de l'arbitraire de l'etat. or c'est le contraire qui se faconne sous nos yeux: n'a t-on pas vu des flics tabasser (sans qu'ils le sachent) des "delinquants" et les emprisonner sous pretexte d'insulte à agent?

La verité est que la mondialisation detruit les vies de nos concitoyens en les précarisant et on préfère mettre en place un etat sécuritaire plutôt que de sauver notre etat social.
Nous en sommes les observateurs lucides et nous ne faisons rien. Honte à moi de voir mon pays tomber dans le totalitaire sécuritaire! Que les générations futures nous meprisent!




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 Chu Fu a écrit [26/09/2007 - 17h04] 
Chu Fu

Merci Carter, je me sens moins seule !!!!




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