Bonjour kelnor,
Le paradis est sûrement la seule chose dont nous sommes certain, puisque nous l'avons connu. Il s'agit du paradis perdu. défnitivement perdu et dont nous nous souvenons, plus ou moins. C'était lorsque nous étions dans le ventre de notre mère. Instant inéffable où tous nos besoins étaient comblés. Mais avions nous des besoins ? ou tout au moins , en avions nous conscience. Sûrement pas. Mais nous étions eu chaud, n'avions pas de sensation de froid ou de chaud, pas de sensation de faim. Nous étions comblés et nagions (c'est le cas de le dire) dans un nirvana indiscible. Sans soucis, sans contrainte, sans désir, sans nécessité. Nous étions simplement. Heureux parce que nous ne savions même pas ce que c'était que le bonheur, puisque nous ne percevions même pas qu'il pouvait exister autre chose. Puis il nous a fallu, par nécessité biologique, en être chassé, pour entrer dans cette vallée de larmes (comme disent les bouddistes). Au regard de ce paradis perdu, la vie, à laquelle l'être humain tient, étrangement tant, peut ressembler à une sorte d'enfer. Les contraintes, les nécessités, les souffrances, les lâchetés, les compromissions, petites ou grandes, sont désormais notre lot. Toutes les légendes, les croyances, les mythes, s'établissent à partir de ce paradis perdu. Perdu et que nous espèrons toujours retrouver. Pour les plus religieux, ils l'espèrent le retrouver après notre mort. C'est possible puisque nous reviendrons dans l'état où nous étions avant la vie. Quant à l'enfer, son opposé, son corollaire. Nous n'en avons une idée que d'après les expériences de notre vie. En ce dernier je ne crois guère.
Cordialement.
Le doute est ma seule certitude