La jeunesse actuelle peut-elle se permettre une vie sans idéaux et sans spiritualité ?



stephi_kool
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 Vianvian a écrit [04/10/2007 - 01h30] 
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Vianvian

Peut-être va-t-on s'insurger contre moi, mais malgré le...



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Réponses



 mapaoII a écrit [03/10/2007 - 14h49 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
mapaoII

Certainement pas, pour vivre heureux il faut un idéal, un but, une motivation c'est ce qui nous fait avancer.




Christiane Meert


 Brune a écrit [03/10/2007 - 17h05 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
Brune

C'est une drôle de question, je trouve qu'elle stigmatise largement les jeunes ! Il faudrait justifier ta question, là ce n'est pas très clair !
A mon avis, pour vivre sans idéal, il faut être incapable ou dans l'impossibilité de pouvoir envisager l'avenir, ce qui me semble assez déprimant ! Alors si tu veux dire qu'aujourd'hui, les jeunes ont du mal à envisager l'avenir car des facteurs économiques, politiques, sociaux les en empêchent, je suis d'accord, mais penser qu'ils n'ont pas d'idéal par choix... je trouve ça bizarre !




 carter a écrit [03/10/2007 - 17h10 ]  
carter

Il s’agit de deux questions en une… Mais je pense que c’est une idée typique que les médias veulent absolument faire croire aux jeunes : ils n’ont pas idéaux, ne foutent rien ; ce sont d’infatigables geignards, même pas bon au boulot…

L’idéal ? Le propre de la jeunesse est d’en avoir un. Ne tourmentons pas celle que l’on a actuellement. Elle est victime d’un tir croisé entre libéralisme (qui réduit l’homme à un objet), ses fantasmes de fin de l’Histoire (qui réduit l’homme à la passivité devant l’action collective), et le mépris de la génération 68 sur la génération 69 (c'est-à-dire que nos aînés sont accrochés aux postes de pouvoir et n’ont nul intention d’en donner une miette aux générations suivantes)
Quand je vois Bernard henry Lévy mépriser la jeunesse étudiandine sous prétexte que les manifs anti-CPE, c’était rien comparées aux idéaux soixante-huitards ; j’ai envie de répondre à ce bellâtre que mai 68 était une révolte de gosses de bourges révoltés parce qu’ils ne pouvaient pas assez « jouir » de la vie (ce qui n’est un mal en soi, mais finalement « bon enfant »); contrairement au pragmatisme de nos djeunes actuels qui combattent à la fois une société où aucune place ne leur est accordée et la misère sociale. Je ne suis donc pas sur que les ados actuels ont moins d’idéaux...Maintenant, et pour la publicité et pour les médias, le djeune doit conserver l’image d’un « Narcisse sans cervelle »

Quant à la spiritualité, c’est autre chose et si on ne traite que l’aspect religieux du mot ; on doit admettre que la philosophie depuis les Lumières n’a cessé d’attaquer la religion. Il est donc tout à fait normal qu’elle s’émousse au fil des siècles. Toutefois, je constante avec ironie que la religion du capital a remplacée celle de Dieu, l’homme étant condamné à croire en quelque chose car telle est sa nature. Aussi a-t-il crée Dieu, et même les Sciences, disent les mauvaises langues comme celle des nihilistes…. Du coup, pour citer le méchant Marx : « les hommes se son inclinés devant des créations dont ils étaient les créateurs et qui les dominaient de toute leur hauteur. Puis, ils se sont révoltés contre l’emprise de ces illusions et ses sont libérées des chimères ».
Sauf que Marx a oublié une chose : les hommes se libèrent d’une chimère en en créant…une autre ! Dieu, ce has been, a été remplacé par l’économisme (et Marx y a participé d’ailleurs)…Nous en sommes la, mais regardons au loin ce qui peut brûler cette nouvelle idole !

Peut-on a la rigueur vivre dans le nihilisme, c'est-à-dire ne croire en rien ? C’est peut-être une posture excitante pour le philosophe vivant le restant de ses jours sous son platane, mais guère faisable pour l’humain lambda qui doit agir au quotidien en fonction de ses croyances. Faut bien croire en quelque chose, ne serait-ce que ne croire en rien… Et puis, on finirait vite cynique… Bon, allez, on va finir par une note optimiste d’Oscar Wilde : « le cynique est celui qui connaît le prix de tout, mais la valeur de rien ».




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 Vianvian a écrit [04/10/2007 - 01h30 ]  
Vianvian

Peut-être va-t-on s'insurger contre moi, mais malgré le caractère sûrement provocant de ta question, je répondrais que oui, elle peut se le permettre. Évidemment, ce n'est pas à souhaiter, car cela reviendrait à dire que, d'ici deux décennies, quand ce seront ces individus qui géreront l'économie, la société, et toutes les grandes instances, plus personne ne sera à même de prendre de décision réfléchie ni d'avancer vers un but. Mais fondamentalement, on peut considérer que un tel peut se comporter de telle façon sans motif, juste en subissant les diverses influences, en se conformant à quelques principes inculqués par la société, et en délibérant des choix qui s'offrent à soi en procédant par défaut.
Maintenant, j'apporte ce côté de la balance parce que c'est le plus paradoxal, mais j'envisage également le fait qu'on soit obligé d'avoir des idéaux, sans quoi on serait une sorte d'autiste. C'est l'idéal de réussir sa petite vie qui fait que nous poursuivons des études, prenons le métro pour aller au travail, sortons en boîte pour trouver l'âme soeur. C'est également l'idéal de ne se fritter avec personne, l'idéal de tranquillité et de quiétude, qui nous incite à obéir à papa et maman, et à respecter le code de la route. C'est encore l'idéal d'avoir une bonne image de soi (ou de la refléter auprès des autres) qui motive que l'on s'insurge face au gouvernement, que l'on s'engage dans une association caritative, que l'on saute du grand plongeoir, que l'on tâche de ne pas arriver en retard...
Oui, en un sens, on peut très bien dire qu'il est impossible, dès que l'on a connu une relation humaine (voire matérielle), donc dès la naissance, de faire quoi que ce soit sans se conformer à un, si ce n'est plusieurs idéaux simultanément.




Vian²


 stephi_kool a écrit [04/10/2007 - 01h44 ]  
stephi_kool

C moi l'auteur de cette question ... en fait c'est plutôt mon prof se philosophie du cégep Lionel-Groulx ... - je voulais avoir votre avis ...




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