Faut il savoir mourir pour savoir vivre ?



hyvan
Cette question a été posée par hyvan, le 27/07/2011 à à 22h05.  *  Alerter les modérateurs
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Réponses



 hyvan a écrit [27/07/2011 - 22h05 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
hyvan

La plupart du temps,nous ne pensons pas à la mort,or elle fait partie de la vie.
La pensée de la mort nous effraie...et cette peur se répercute sur l'ensemble de la vie.
Alors faut-il vivre comme si nous étions immortels avec cette peur refoulée ou regarder la mort bien en face et vaincre la crainte qu'elle inspire?




 baba2 a écrit [27/07/2011 - 23h11 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
baba2

Moi la mort j'y pense souvent.

Ce n'est pas la mort qui me fait peur mais la manière dont je vais mourir.

Personnellement je la regarde bien en face, pour reprendre tes mots ;-)




 hyvan a écrit [27/07/2011 - 23h51 ]  
hyvan

Tu n'as qu'à te dire que c'est toi qui choisira alors




 baba2 a écrit [27/07/2011 - 23h55 ]  
baba2

Bah non ce n'est pas aussi simple que ca hyvan.




 baba2 a écrit [27/07/2011 - 23h56 ]  
baba2

Et toi tu y pense à la mort ?

C'est la mort qui te fait peur ou la maniere dont tu pourrais mourir ?




 hyvan a écrit [28/07/2011 - 00h17 ]  
hyvan

Moi,c'est pas pareil c'est une vieille copine la mort...bon,elle est un peu flippante comme çà mais je pense l'avoir rencontré en tant qu'entité : sur ta question "Comment imaginez vous la mort?",j'ai répondu par un témoignage en fait.Je sais ,c'est délire mais j'y crois.
Comme c'est du délire que je croive savoir l'année,le mois et la cause de ma mort en ayant été attentif à certains "signes" on va dire....Je sais je sais,c'est du délire mais j'y crois et de ce fait je suis très peu inquiet pour ma personne en ce qui concerne la mort pour l'instant.Je ne l'ai pas encore regardé en face ,je pense l'avoir juste rencontré.




 baba2 a écrit [28/07/2011 - 00h24 ]  
baba2

Ta réponse à ma question "comment imaginez-vous la mort ?", m'avait fait sourire, je croyais que tu plaisantais.

Nan sérieux, tu l'imagine comme ca ta mort ?

Moi je n'ai vraiment aucune idée de comment je vais mourir, mais j'aimerais bien savoir, pour pouvoir l'éviter :-D




 hyvan a écrit [28/07/2011 - 00h36 ]  
hyvan

Je l'imagine pas,je l'ai perçu comme çà,je ne dormais pas.
Ben pourquoi tu choisis pas si tu n'as pas peur de la mort mais de souffrir avant?
Moi mon contrat s'arrête en janvier 2040,cela me laisse encore un peu de temps...




 baba2 a écrit [28/07/2011 - 00h53 ]  
baba2

J'ai du mal à te comprendre, je ne peux pas choisir !

J'ai peur de souffrir, mais j'ai aussi peur de mourir subitement, sans m'en rendre compte, comme par exemple être fauchée dans un terrible accident de train ou de voiture et de crever démembrée ou décapitée, tu vois ce genre de trucs.

Je n'aimerais pas non plus mourir égorgée par un tueur ou étranglée...

Et je n'aimerais pas non plus mourir d'une longue maladie qui me ferais agoniser, je me tuerai avant je pense, si je souffre trop :(




 betinaweb a écrit [28/07/2011 - 00h54 ]  
betinaweb

Tu es bien sûr de toi hyvan,tu penses donc mourir à 66 ans et de quelle façon? c'est toi qui mettra fin à tes jours!!!
Je pense qu'il faut vivre sa vie à fond,profiter de ce qui nous est donné,aimer ceux qui nous entourent,si on ne pense qu'à la mort,on ne peut pas vivre sa vie correctement.
La mort se rappelle à nous quand nous perdons des êtres chers,mortels nous sommes.




"La connerie,c'est la décontraction de l'intelligence" Serge Gainsbourg.


 baba2 a écrit [28/07/2011 - 00h57 ]  
baba2

Chaque fois que je rêve de ma mort à venir , je suis dans l'océan, mais dans ces rêve je ne ma vois jamais morte, mais prisonniere de l'océan, et je ne sais pas comment faire pour en sortir, je lutte mais rien y fait, ma mort est proche.

C'est peut-être ca mon destin...mourir noyée.




 baba2 a écrit [28/07/2011 - 01h01 ]  
baba2

Il y a peut-être des signes, comme le dis hyvan, qui nous montrent la facon dont on va mourir.

Moi je vois la mort dans les profondeurs de l'océan, depuis que je suis petite :(




 betinaweb a écrit [28/07/2011 - 01h16 ]  
betinaweb

Si tu restes en région parisienne,à part une énorme flaque d'eau,tu ne risques rien. :-D




"La connerie,c'est la décontraction de l'intelligence" Serge Gainsbourg.


 hyvan a écrit [28/07/2011 - 01h27 ]  
hyvan

Bon ben t'as peur de la mort alors Baba2 finalement ?T'as peur de la fin qu'elle représente?J'ai du mal à comprendre aussi parce que tu me cites toutes les façons que tu n'aimerais pas et aucune que tu préfèrerais.
Je peux pas te dire comment tu vas mourir,toi seule peut te faire une idée
Ouvres quand même un peu ta fenêtre la nuit ,tu manques peut-être aussi un peu d'oxygène et vires tout ce qui est en rapport avec l'eau de ta chambre,çà n'a rien à y faire(posters ect...)

Non,Betina,crise cardiaque...c'est simple,j'ai eu une douleur au niveau du coeur un jour et je me suis dit que c'était le signal pour la moitié de ma vie...affaire conclue,contrat signé.
Tu crois qu'on peut vivre pleinement en ayant peur de la mort?Je n'ai pas l'impression.
Traverser un deuil apporte une leçon sur la vie certes mais il s'agit plus d'une rencontre comme j'ai évoqué plus haut qu'un face à face.




 betinaweb a écrit [28/07/2011 - 01h54 ]  
betinaweb

Tu es bizarre hyvan,si toutes les personnes qui avaient une douleur au niveau de la poitrine pensaient comme toi,il y aurait beaucoup de monde qui disparaîtraient d'une crise cardiaque.
À part si on choisit de se suicider un jour donné parce que l'on est trop vieux et que la vie est trop difficile pour différentes raisons.Il est impossible de prévoir sa mort et heureusement.




"La connerie,c'est la décontraction de l'intelligence" Serge Gainsbourg.


 hyvan a écrit [28/07/2011 - 01h58 ]  
hyvan

Y a beaucoup de monde qui meure d'une crise cardiaque...et puis on peut pas parier.

Enfin ,t'inquiètes pas j'ai consumé ma vie quand j'étais plus jeune,certains jours j'absorbais suffsamment de poisons pour perdre 2 années d'exitence je pense...toi tu seras centenaire (si tu manges pas trop de viande ;-))




 betinaweb a écrit [28/07/2011 - 02h02 ]  
betinaweb

Je ne mange pas trop de viande,ne t'inquiètes pas,je ne suis pas une viandarde.Je ne serai pas une centenaire,je ne suis pas en bonne santé.




"La connerie,c'est la décontraction de l'intelligence" Serge Gainsbourg.


 aiguemarine a écrit [28/07/2011 - 02h02 ]  
aiguemarine

On ne peut pas vivre pleinement sa vie quand la pensée de la mort envahie toute nos autres pensées .Si la pensée de la mort devient très envahissante voire obsédante elle parasite notre cerveau avec des conséquences extrêmement négatives sur le plan psychique mais également physique car cela peut mener à la déprime ou pire à la dépression .

Je suis bien consciente que je vais mourir un jour mais je ne perd pas mon énergie à me poser sans cesse des questions sur ma mort .Pour moi ces pensées sont très anxiogènes et destructrices de plus je considère qu'elles nous freinent et nous empêchent de vivre .
Ma philosophie de vie c'est de vivre pleinement chaque jour qui passe en profitant de toutes les personnes chères à mon coeur et des petits bonheurs donnés par la vie et de ne pas penser que cela va s'arrêter un jour .

Yvan
Tu sais des douleurs dans la poitrine ne veulent absolument pas dire que tu vas obligatoirement avoir une crise cardiaque .J'ai un problème cardiaque et des douleurs dans la poitrine j'en ai eu plus d'une fois mais ce n'est pas pour autant que c'était le signe d 'une crise cardiaque .
L'angoisse donne ces mêmes douleurs il se peut aussi que ce soit ça l'origine de tes douleurs .
En pensant moins à la mort , surtout à ton âge , tu te sentirais plus serein même si cette rencontre t'a profondément bouleversé .




 hyvan a écrit [28/07/2011 - 02h45 ]  
hyvan

C'est triste que tu sois pas en bonne santé Betina,moi non plus en fait je tousse pas mal mais je suis peinard j'ai un contrat jusqu'à 2040...

Donc Aiguemarine ,t'as choisi la solution la plus courante,vivre un peu comme si t'étais immortelle en refoulant cette peur donc dans l'inconscience.Cela se défend comme point de vue.
Je sais que cela ne veut rien au sens rationnel(douleurs),c'est juste moi qui lui ai donné un sens irrationnel.
Je suis comme toi je ne pense pas à la mort pour l'instant,la différence c'est que j'ai le sentiment de connaitre le "quand", le "comment" et même à quoi elle ressemble.Je suppose que quand cette date se rapprochera je changerai de point de vue proche du tien pour prendre l'autre,à savoir la regarder en face et vaincre la peur.




 aiguemarine a écrit [28/07/2011 - 02h55 ]  
aiguemarine

Yvan

Si j'ai fait ce choix ce n'est pas parce que je refoule cette peur c'est pour ne plus penser à la mort qui a hanté ma vie pendant de très longues années au point d'en être moi même sur le point d'en mourir .
J'ai vécu le pire des deuils pour une maman , c'est à cela que je fais référence et j'espère que tu comprends mieux ce que je veux dire .




 hyvan a écrit [28/07/2011 - 03h39 ]  
hyvan

Etant père,je ne peux qu'imaginer cette douleur sans égal et je comprend d'autant mieux ton point de vue en effet.




 bougainvilliee a écrit [28/07/2011 - 06h28 ]  
bougainvilliee

Bonjour,
La mort est le corollaire de la vie.

On donne la vie et elle s'en va...

Nous sommes des mourants depuis l'instant où nous sommes nés.
Nous vieillissons, inexorablement, tous, à chaque instant qui passe...

Les uns se croient plus près de leur fin, les autres plus loin... Mais qui le sait ?
C'est la seule et vraie inconnue, qui le restera toujours.

Car nul ne connaitra sa mort :
Tant qu'elle n'est pas là, nous sommes vivants, lorsqu'elle est là, nous n'y sommes plus.




Le doute est ma seule certitude


 symbol a écrit [28/07/2011 - 15h01 ]  
symbol

Savoir mourir ? Plutôt accepter que la vie contient la mort et que la mort contient la vie.
C'est en allant vers plus de vie qu'on dépasse la mort, vers ce qui dure qu'on est libre de ce qui ne dure pas.
bougainvilliee, "nous sommes tous des mourants", drôle de conception ! Il y a une différence entre, risquer les périls d'une renaissance continuelle de l'ancien vers le nouveau - nous ne faisons jamais un pas en avant sans mourir à ce qui était - et, sacrifier à la mort un morceau de cette vie, par peur de la mort et refus de l'accepter.
Savoir vieillir pour y conformer ses goûts ne veut pas dire vivre en tant que "mourant". Corollaire ? Je la verrai comme paroxysme de vie dans cet effort acharné des vivants vers plus de liberté.

La pensée de la mort introduit une sommation de choisir, une interrogation, comme je l'ai déjà souvent écrit : qu'est-ce qui m'est essentiel, ai-je de quoi affronter la mort, qu'est-ce que vivre et qu'est-ce qui vaut mieux que la vie ?

Avec tous les deuils que cela comporte, on finit par comprendre d'autant mieux ce paradoxe : en excluant la mort de sa vie, on se prive d'une vie complète. En l'accueillant, on élargit et enrichit sa vie.

C'est ce que je suis arrivée tout doucement à comprendre aiguemarine : arriver à faire de tous les moments de sa vie une symphonie achevée, c'est apprendre à vivre son/ses deuils et croître en passant par la résilience, le lâcher-prise, en donnant du sens à sa vie.
Les jours de nos vies ont trop de prix et sont trop limités pour que le chagrin les habite trop longtemps.

hyvan, c'est le contraire, tant que nous nous croyons immortels, nous n'avons pas à choisir dans tout ce qui nous occupe ou nous distrait, nous avons tout notre temps.
Il s'agit là d'être un avec les circonstances où l'on se trouve. C'est une question de conscience de vivre dans le présent. Si l'on arrive à bondir sur l'instant, le passé et le futur sont dedans. Cet instant porte sa charge d'éternel. On est en santé si on ne fait qu'un avec son existence présente, quelle qu'elle soit.




"L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais le permettre" A. de St Saint-Exupéry


 hyvan a écrit [28/07/2011 - 18h47 ]  
hyvan

Bougainvilliee,ta vision de la mort me semble être une des pires qui soit .Le fatalisme ne fait qu'éloigner de la vie.Il faut donner un sens au futur qui ne doit pas être fermé d'emblée par la mort sinon ce n'est pas la peine de faire quoi que se soit ici bas.

Symbol,je voudrais être sûr de bien comprendre ton point de vue avant de le commenter.Tu me diras si je me trompe ou rajoutera un oubli :
Il faut vivre comme si l'on était éternel pour accomplir de grandes choses car la vie n'est marquée d'aucun arrêt,elle suit son cours quoiqu'il arrive.
Il faut cependant calculer ce que l'on est en mesure de faire tout en pensant que d'autres reprendront notre oeuvre .





 symbol a écrit [29/07/2011 - 11h07 ]  
symbol

Je ne sais si tu l'entends ainsi hyvan : vivre pleinement chaque instant comme un moment d'éternité et non pas comme si nous étions éternels.
C'est pouvoir se concentrer sur l'ici et maintenant, sur ceux qui nous entourent de tout près ou plus loin, sur ceux qui partagent ce temps de vie qui est le nôtre.

Pas évident que d'arriver à se désarmer pour ne plus avoir peur de rien et s'ouvrir au quotidien à cette conscience qui fait toutes choses nouvelles, efface le mauvais passé et nous rend un temps tout neuf où tout est possible. Comme tu dis, c'est bien dans cette incessante marche que la vie suit son cours.

Accomplir de grandes choses ? Allons de l'avant juste en nous voyant tel que nous sommes avec nos capacités et nos limites. Ce n'est pas une histoire de calcul mais d'honnêteté avec soi-même.
Minute après minute, le contact avec la réalité en demeurant soi-même. A chaque être, un destin unique ( cela ne veut pas dire qu'il faut s'incliner devant ce qu'on appelle " le destin " ) qu'il doit accomplir les yeux ouverts et s'il lui manque quelque chose, c'est peut-être parce qu'il n'a pas regardé assez haut. Grandes choses à la mesure de l'homme, de chaque personne, c'est tout.
Pourquoi veux-tu que les autres reprennent ? Chacun de nous fait de la vie une expérience nouvelle et personnelle.




"L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais le permettre" A. de St Saint-Exupéry


 hyvan a écrit [29/07/2011 - 13h13 ]  
hyvan

Donc en fait c'est juste vivre pleinement dans le présent sans se soucier de la mort car "le sentiment et la vie sont éternels.Ce qui vit a toujours vécu et vivra sans cesse"(Diderot)?




 symbol a écrit [29/07/2011 - 14h56 ]  
symbol

Quelque part oui ! Le fait d'avoir vécu une vie éphémère est un fait éternel. Du moment que quelqu'un est né, a vécu, il en restera toujours quelque chose, même si on ne peut dire quoi.
Ta référence à Diderot est bien vu, on ne peut pas faire comme si ce quelqu'un était devenu inexistant, on ne peut que tenir compte de ce mystérieux "avoir-été". Ce qui a été ne peut pas avoir été.
Ce sont quelques mots que j'ai extrait d'une réflexion de Vladimir Jankélévitch ( " La Mort " ).




"L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais le permettre" A. de St Saint-Exupéry


 hyvan a écrit [29/07/2011 - 15h40 ]  
hyvan

C'est un bon point de vue en effet mais incomplet ,car il ne prête pas attention au fait de la mort.Aussi pour beaucoup il ne représenterait qu'une maigre consolation dû à un avenir incertain.

J'ai trop vite jugé le point de vue à Bougainvilliee car il a un côté interessant qui peut peut-être s'ajouter au tien.
Au lieu de concidérer la mort comme un évènement vague qui n'est pas à prendre en concidération,on pourrait l'associer à la vie en mourant d'instant en instant.La mort devient de ce fait le présent et appartient à la vie.C'est compatible?




 aiguemarine a écrit [30/07/2011 - 05h39 ]  
aiguemarine

Symbol

Je viens à mon tour m'exprimer pour te dire mes sentiments à propos de ce que tu dis dans ton post du 28 /07/2011 à 15 h 01 , je te cite :" en excluant la mort de sa vie on se prive d'une vie complète .En l'accueillant , on élargit et enrichit sa vie " .

Il m'a fallut de longues années de psychothérapie pour comprendre ta première phrase .Il m'a fallut de longues années pour comprendre que tant que l'on accepte pas la mort , que l'on est dévoré par cette pensée qui en devient unique et que l'on n'intègre pas l'idée que l'on ne peut rien contre cette fatalité on ne peut pas faire le deuil .
Quand on est dans l'impossibilité de faire le deuil parce que le chagrin prend toute la place on reste enfermée , murée dans sa peine en ne vivant plus , en attendant sa propre mort pour ne plus souffrir .Ce sont ces sentiments horribles que j'ai éprouvé et cet enfer que j'ai vécu à l'époque ou j'étais au plus mal .
Parenthèse :
Je me permet de parler de moi pour mieux faire comprendre mes sentiments à ce sujet , ce n'est en aucun cas pour attirer l'attention sur ma personne et attirer de la pitié , loin de moi cette idée .
Fin de la parenthèse .
A propos de ta deuxième phrase le verbe "acceuillir " me gêne dans le sens qu'il donne un sentiment trop positif quand on parle de la mort , il est trop fort pour moi par rapport à ce que je ressens , il ne convient pas à ma façon de penser par rapport à mon vécu .Je dirais qu'il faut l'intégrer et comme tu le dis si bien on élargit et enrichit sa vie .
C'est un travail sur soi à faire , ce fameux lâcher prise si positif et si bienfaisant quand on sait y accéder , à ce propos j'ai lu beaucoup et je lis toujours beaucoup de livres sur le développement personnel , c'est une grande aide à la connaissance de soi et à trouver les clés pour être bien avec soi même surtout quand on est très tourmentée .
Par rapport à toi Symbol il me manque encore du chemin à faire pour vivre avec les symphonies achevées de ma vie .En avançant en âge et le travail accomplit chaque jour sur moi je progresse mais il est des plaies du coeur qui saigneront toujours parce que quand la mort emporte une partie de soi cette part manquante fera toujours mal même si l'on s'applique à vivre au mieux sans elle .
Il faut vivre le présent pleinement , ça je l'ai bien compris !





 hyvan a écrit [30/07/2011 - 06h35 ]  
hyvan

Je ne me suis pas permis d'insister Aiguemarine,trouvant çà un peu déplacé de ranimer une blessure.Puisque tu sembles disposer à en parler,mon point de vue est que le deuil comporte plusieurs étapes:

La 1ère ,c'est reconnaitre la réalité de la perte.Elle ne vient pas tout de suite.La perte doit être accepté pour dépasser la souffrance et ne pas être dépassé pour ne pas devenir un déni.

La 2e,il faut que la relation qui était extérieure devienne intérieure,que l'on sente la personne toujours là mais dans les souvenirs.Si cette relation n'est pas transformée,elle donne l'illusion de poursuite de la vie avec le défunt et peut amener à des troubles mentaux.

La 3e,c'est démèler ces noeuds mentaux comme le sentiment de culpabilité qui surgit souvent

La 4e enfin,c'est accepter que l'avenir commun avec la personne décédée ne soit plus possible




 symbol a écrit [30/07/2011 - 18h03 ]  
symbol

Mince, ma réponse a disparu, l'avais-je enregistré ? Pas bon de faire trois choses en même temps.
Je te remerciais donc aiguemarine. J'avais entendu ce que tu disais, comme betinaweb d'ailleurs.
Il me semble bien logique que l'on passe par son ressenti pour s'exprimer. C'est bien notre propre expérimentation qui nous amène à un degré de compréhension.
Cette quête spirituelle n'a rien d'anodin et que de vous entendre, de pouvoir répondre, me fait relire des phrases, des textes que j'avais survolés et qui me semblent de plus en plus compréhensibles. Cela m'oblige à remettre en cause cette duplicité érigée en système où il faudrait manifester jour après jour le contraire de ce que l'on ressent.

La mort de l'autre, la mort de celui ou celle que nous aimons nous interpelle au plus profond de notre être car c'est la rencontre avec la limite incontournable de la vie terrestre.
Combien de fois ai-je entendu cette phrase " as-tu fait ton deuil ? ". Je répondais " savez-vous ce que cela veut dire ? Non, on ne fait pas un deuil, on le vit et on commence la traversée du désert qui se termine dans l'acceptation et peut-être la croissance ".
" Croissance " comme " accueillir ", que de grands mots qui peuvent déranger ! On ne peut se réjouir de ce qui nous apporte le malheur, ce serait sans cesse violenter notre âme. Et comme tu le dis si bien, il y a des plaies dans le coeur. J'ai juste compris qu'elles cicatrisaient, que la cicatrice est indélébile. Je ne l'écris donc pas dans le sens " optimisme ou positivisme " mais plutôt, à partir de là, " allons tranquillement avec notre histoire, jouissons de nos projets et de nos accomplissements dans les prospérités changeantes du temps, soyons nous-même, fortifions une puissance d'esprit pour nous protéger en cas de malheur soudain ".

Faut-il donc perdre son esprit pour le trouver ? Enfin comprendre que nous sommes enfant de l'Univers, pas moins que les arbres et les étoiles, que nous avons le droit d'être ici ? Et que cela soit clair ou non, l'Univers se déroule sans doute comme il le devrait.
Le chemin spirituel, je l'ai sans doute bien avancé aiguemarine. De là à être exempte de toutes peurs, ce serait te mentir.

Non, aiguemarine, tu n'attires pas ma pitié, essentiellement toute mon attention. J'ai découvert en " constellation familiale ", par deux fois d'ailleurs, que chaque personne présente arrivait avec un drame, quelque soit celui-ci, conscient et/ou inconscient, et qu'il n'y avait pas de degrés de douleurs dans le ressenti. Je suis ressortie de là, bouleversée, quelque temps après, un peu plus libérée. Toute l'aventure humaine s'exprime par les paroles de ceux qui la vivent. Il existe une communion profonde entre les êtres que nous pouvons partager pour continuer à nous apporter un peu de lumière.




"L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais le permettre" A. de St Saint-Exupéry


 bougainvilliee a écrit [29/12/2011 - 13h35 ]  
bougainvilliee

Bonjour,
J'apprécie beaucoup ces réflexions sur la mort, aussi bien de toi "symbol" que de "aiguemarine" ou de l'aiguillon "hyvan".
Cependant nous sommes tous mortels.
En ce sens, on nous a donné une vie conditionnelle, un temps qui s'achèvera.

Nous naissons (parvenons à la lumière), grandissons, puis vieillissons, avant de repartir dans l'univers, dont nous ne sommes qu'une minuscule ou infinitésimale partie.

C'est en cela que nous sommes des mourants dès l'instant de notre naissance !

D'où venons-nous ? De l'immense univers.
Où allons-nous ? Vers l'immense insondable et infini univers (que certains appellent Dieu et d'autres Allah).
Que sommes-nous ? Rien... (des mourants, puisque voués à une mort plus ou moins prochaine) ou bien, sans doute, un instant bref et fulgurant de la chimie ou physique de l'univers.

Nous naissons, procréons (renouvelant une espèce au même destin), vieillissons, et lorsque nous ne sommes plus utiles( nécessaires) nous revenons d'où nous venons à ce que nous étions avant notre naissance (ce que les humains appellent la "mort").

Ainsi, dans l'espace situé entre notre naissance et notre mort (terme de notre vie), nous ne sommes de ce fait que des mourants (personnes vouées à la mort).

Mais cela ne répond pas à la question.
Sinon de penser que vivre et mourrir ressortent de la même initiation.




Le doute est ma seule certitude


 symbol a écrit [30/12/2011 - 16h18 ]  
symbol

Dis-moi bougainvilliee, par quelle sinistrose as-tu été piquée depuis un petit temps ? Tes pensées sont tellement invalidantes qu'elle ne laisse même plus la place à la loi du rythme.

Cela me semble inimaginable que de me penser mourant pour vivre cette vie avec une intensité que seule la conscience de sa durée limitée peut me donner.




"L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais le permettre" A. de St Saint-Exupéry


 bougainvilliee a écrit [30/12/2011 - 17h05 ]  
bougainvilliee

Bonsoir symbol,

Non, je ne suis atteint d'aucune sinistrose (au contraire).
En tous cas ce n'est pas dans mes principes d'avoir une vision attristée de cette misérable Vallée de larmes.
Mais enfin, regarder les choses en face, telle qu'elles sont, ne les change pas... mais, au lieu de rêver, nous saurons qu'elles existent et quelles en sont les réalités.

L'homme est sans cesse à la recherche de la « Vérité » et pourtant il s'illusionne sans cesse dans cette recherche.

On peut les ignorer faire fi de leurs présences, mais elles sont là, et bien là.

Quelle que soit notre façon de vivre nous en mourrons.

Autant que ce soit joyeusement.
Vivons bien et heureux, quoi qu'il arrive, mais quoi que nous fassions la camarde, nous attend avec patience, dans la mesure où elle sait que son heure viendra ou que nous arriverons à elle.

De toute façon c'est elle qui aura le dernier mot (ou soupir).

Mais ce n'est pas pour autant (crois-moi) que l'on doit négliger les joies et plaisirs de la vie (justement parce qu'ils sont brefs et nous sont comptés).


Au terme de cette réflexion, je me demande si l'homme n'est pas un être schizophrène, un peu comme le voyageur qui jouit du confort du train qui l'emporte au-dessus du viaduc des Malavaux, sans vouloir voir que ce viaduc n'existe plus depuis longtemps.




Le doute est ma seule certitude


 symbol a écrit [30/12/2011 - 18h04 ]  
symbol

Au schizo que je pourrai être, je vais me permette de guérir en faisant confiance au processus sans modèles préconçues.
Comme la vérité, la guérison est un devenir et non une connaissance. Posséder la guérison, comme posséder l'illumination, n'apporte que souffrance, car toute possession apporte la détresse.
Et oui, ce chemin, nous devons le créer nous-mêmes et la guérison devient notre héritage, nous découvrons vraiment qui nous sommes.

Ton histoire de voyageur me fait penser à la légende des sables d'Osho. Pas évident de la résumer :
" Un cours d'eau, parti de sa source... après avoir traversé les paysages les plus divers, atteignit enfin les sables du désert. Tout comme il avait traversé les autres barrières, le cours d'eau essaya de traverser celle-ci, mais s'aperçut qu'en courant dans le sable, ses eaux disparaissaient. Il était convaincu que sa destinée était de traverser le désert et pourtant ce n'était pas possible. Alors une voix lointaine, venue du désert, murmura :
- Le vent traverse le désert, le cours d'eau peut faire de même.
Le cours d'eau objecta qu'en se jetant dans le désert, il s'y faisait simplement absorber, tandis que le vent pouvait voler...
- En te précipitant de ta manière habituelle, tu ne pourras pas traverser. Tu disparaitras et tu deviendras un marais. Tu dois laisser le vent t'emporter jusqu'à ta destination... en te laissant absorber par le vent.
Cette idée était impossible à accepter... il ne voulait pas perdre son individualité... comment savoir s'il la retrouverait jamais ?
- C'est là la fonction du vent, dit le sable. Il prend l'eau, l'emporte au-dessus du désert, puis la laisse retomber. l'eau tombe en pluie et redevient une rivière... Dans un cas comme dans l'autre, tu ne peux demeurer le même... Ta partie essentielle est emportée et vas former une rivière. Même aujourd'hui, tu as le nom que tu portes parce que tu ne sais pas que ce qui est en toi est la partie essentielle.
Quand il entendit cela, certains échos commencèrent à surgir dans la pensée du cours d'eau... Et le ruisseau laissa ses vapeurs d'eau s'élever dans les bras accueillants du vent qui, sans effort l'emporta doucement au loi, pour le laisser retomber dès qu'ils eurent atteint le sommet d'une montagne...
Et parce qu'il avait eu des doutes, le ruisseau fut capable de se souvenir et de graver plus profondément dans son esprit les détails de son expérience.
- Oui maintenant, j'ai appris ce qu'est ma véritable identité. Le ruisseau était en train d'apprendre...
C'est pourquoi il est dit, que le cours de la vie, dans son cheminement est inscrit dans les sables."




"L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais le permettre" A. de St Saint-Exupéry


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