Quel est selon vous le portrait d'une mère abusive ?



cecile62del
Cette question a été posée par cecile62del, le 24/03/2011 à à 08h20.  *  Alerter les modérateurs
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 cecile62del a écrit [24/03/2011 - 08h20 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
cecile62del

Comment décririez-vous, une mère abusive ? Les mères abusives sont t-elles toxiques pour leurs enfants ? Quel est selon vous le portrait d'une mère abusive ?




 bougainvilliee a écrit [24/03/2011 - 08h59 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
bougainvilliee

Bonjour,
Bonne question.
De toute façon une mère abusive ressort d'un comportement égpïste transmis. Elle reproduit ce qu'elle même a subit. Parce qu'elle n'a pas eut d'autre exemple et qu'elle croit (plus ou moins inconsciemment que le comportement qu'on lui a transmis est le bon).
Et bien sûr elles sont toxiques, sans le savoir.

Je posséde un document rare, qui est le carnet intime d'une mère abusive qui écrivait dans les années 1960 : "le 8 - 3 - 61 . La maladie ne devrait jamais être longue de plusieurs années. C'est trop dur. Elle devrait vous emporter ou guérir, mais pas d'incurables à mort lente.
"Dans le courant d'une vie, il y a des hauts et des bas. Mais on ne se croit jamais parfaitement heureux. On ne voit son bonheur que lorsqu'il est passé et qu'on se trouve plus bas, alors que vous croyez avoir monté.
" - Pour mon compte, j'avais mis beaucoup d'espoir dans mes enfants, or, dans une certaine mesure, je suis décue !
" J'aurais coulu vivre en bonne entente avec eux, les comprendre les aider."

Première page du Carnet. J'en liverai d'autres si la demande s'en fait sentir.

Que retirer de cette introduction : Elle se plaint, d'abord de sa santé, pour ne pas aborder le problème principal. En fin de page, elle l'aborde : ce sont ses enfants, dont en fait, elle espérait qu'ils la comprendraient (elle dit : "j'aurais voulu... ...les comprendre". En fait c'est une inversion, c'est elle qui aurait voulu être comprise), c'est ce quelle attendait d'eux.




Le doute est ma seule certitude


 Mana a écrit [24/03/2011 - 09h49 ]  
Mana

Je suppose que le portrait d'une mère abusive peut coller à n'importe quel profil de personne, de n'importe quel niveau social.
Je ne vois pas très bien la définition même d'une mère abusive... Mais avec tout ce que j'ai pu lire sur les forums il semblerait qu'une mère abusive soit essentiellement une mère parasite qui vient entraver l'avenir de ses enfants en faisant tout pour qu'il ne réussissent pas leur vie comme ils le veulent mais comme elle le veut... J'ai lu de nombreux témoignage qui sont assez bouleversants... Certaines mère abusives refusent de laisser sortir leurs enfants, d'aller voir leur copains, quelques unes déménagent même à des dizaines de kilomètres, dans un village, pour que leur enfant soit isolé de tout.
Être une mère abusive c'est un concentré d'égoïsme dans toute sa splendeur, alors que ce n'est pas le déroulement logique d'une mère à ses enfants.




"If you talk to God you're religious. If God talks to you, you're psychotic."


 Wisty a écrit [24/03/2011 - 10h52 ]  
Wisty

Bonjour cecile,

Je vois une mère abusive, plutôt possessive à l'égard de ses enfants, à vouloir s'interposer dans leurs vies, son imposition va jusqu'à la toxicité. ;-)

Quelle horreur, pour ces enfants qui doivent subir.




Wisty


 bougainvilliee a écrit [24/03/2011 - 11h32 ]  
bougainvilliee

Bonjour Mana et Wisty,

C'est bien cela. Et Mana a très bien cerné le problème.
C'est malheureusement assez commun, et se transmet, en général, de génération en génération.
Principalement de mère à fille, mais en l'absence de fille (qui est dans l'esprit de sa mère une sorte de clône, de part le mimétisme sexuel), c'est le fils (généralement unique) qui est ainsi investit par la mère.




Le doute est ma seule certitude


 baba2 a écrit [24/03/2011 - 12h43 ]  
baba2

Pour moi une mère abusive ça signifit la même chose qu'un père abusif.

C'est une mère qui abuse sexuellement de son enfant, comme un père abusif.
Les mères abusives sont aussi malsainent que les pères abusifs.




 Wisty a écrit [24/03/2011 - 13h34 ]  
Wisty

Bonjour baba,

Ce que tu dis est réel, dans certain milieu, j'ai connu quelqu'un qui souffrait de l'inceste avec sa mère, il ne savait pas s'en séparer, et sa vie a été détruite, par ça et aussi, il s'était dans la boisson. Quel calvaire, il a vécu ce personnage, il ne savait plus à qui se vouer.
Lorsqu'on voulait l'aider, la mère se mettait dans tous ses états, en disant qu'elle ne laisserait pas son fils dans les mains de quelqu'un d'autre, que les siennes.

C'était triste, et impossible de lui venir à l'aide. :-|




Wisty


 Wisty a écrit [24/03/2011 - 13h36 ]  
Wisty

suite, j'oublie d dire, qu'il est aujourd'hui décédé, depuis quelques années déjà.




Wisty


 bougainvilliee a écrit [24/03/2011 - 13h44 ]  
bougainvilliee

Bonsoir,

Certes, mais il y a à penser que le terme "abusif", "abusive", soit pris dans une autre sens (dans celui d'abuser sexuellement).

Mais, il ne s'agit pas, dans cette question (je crois) à proprement parlé de sexualité (bien que celle-ci ne soit jamais exclue du comportement humain), mais de la captation d'un être (mentalement, pour le moins), ici de l'être le plus proche de soi et le plus dépendant (son enfant) au profit du parent.
Pour qu'il comble les manques du parent et réalise ses désirs (pas forcément sexuels).

S'il accepte le comportement du parent en réalisant les désirs de celui-ci, il se dépouille de son autonomie et de ses propres désirs (pour les remplacer par ceux du parent).
Dès lors, il peut y avoir révolte de l'enfant au moment de l'adolescence, allant jusqu'à l'opposition systématique.
L'apparition de la sexualité accentuant le désir de vivre (et d'autonomie) de l'adolescent.

Dés lors l'enfant échappe au parents abusif, qui ne reconnais plus son enfant.
D'où le : "...j'aurais voulu... ...les comprendre..." sous entendu, je ne les comprend plus.




Le doute est ma seule certitude


 aiguemarine a écrit [24/03/2011 - 15h00 ]  
aiguemarine

Une mère abusive entretient une relation fusionnelle avec sa fille au point de ne plus lui laisser le choix que de vivre pour elle et à travers elle , c'est ainsi que je vois le portrait d'une mère abusive .

Je ne comprend pas du tout ce comportement car on ne fait pas des enfants pour leur couper les ailes et les empêcher de vivre .




 baba2 a écrit [24/03/2011 - 16h29 ]  
baba2

Que ça soit sexuel ou non, le comportement des mères abusives ça reste quand même malsain et plus que douteux.

D'ailleurs ce genre de mère a ce comportement la plupart du temps avec leur fils.
Par la suite, une fois devenu homme ils ont une image faussé des femmes.

Et je parle pas des mecs qui deviennent des détraqués et finissent par détester les femmes, dans les cas les plus extrêmes.




 Wisty a écrit [24/03/2011 - 16h37 ]  
Wisty

Bonjour,

@ Bougain, une mère abusive, est par la force possessive, si c'est un fils, elle ira jusqu'à l'extrême,
et comme dit baba, avec une fille, elle se retranche sur sa fille, par des décisions imposées, qui vont brader la vie de sa fille. ;-)




Wisty


 cecile62del a écrit [24/03/2011 - 16h40 ]  
cecile62del

Dans la question que j'ai posé, il ne s'agissait pas du coté "sexuel", mais tout simplement des mères qui par leurs faits et paroles, imposent leur avis et leur point de vue, comme étant le bon, trouvent à redire sur le comportement normal de leur enfant, mettent en quelque sorte le veto, sur les décisions prises par leurs enfants qui ont déjà un certain âge (ex. il ne faut pas fréquenter telle personne, car c'est une drôle de personne, alors que la personne est tout à fait correcte, etc...). Je me demande d'ailleurs, si la mère qui a un comportement abusif, n'est pas au fond jalouse de ses enfants ! :-o - J'attends d'autres avis, merci




 baba2 a écrit [24/03/2011 - 16h46 ]  
baba2

Cecile62del, le genre de maman que tu décris n'est pas une mère abusive, les papas aussi peuvent se comporter comme ça, je vois pas d'abus, c'est juste qu'ils veulent le meilleur pour leur enfant et préfère prendre les décisions à leur place, à leurs yeux la meilleur décision.




 Dunamis a écrit [24/03/2011 - 17h02 ]  
Dunamis

Il y a abus si le libre-arbitre n'est pas respecté.

dans ce cas, même si c'est dur, il faut prendre le taureau par les cornes pour maintenir son choix. Et ne pas céder. Car, même un erreur est possible, il n'y a qu'ainsi que l'appentissage de la vie se fait. Et Chacun, même les parents, peuvent avoir tort.




L'espace d'une vie est le même qu'on le passe en chantant ou en pleurant. Proverbe japonais


 baba2 a écrit [24/03/2011 - 17h07 ]  
baba2

J'appel plutôt ça une mère toxique.




 bougainvilliee a écrit [24/03/2011 - 17h12 ]  
bougainvilliee

Bonjour cecile62 del

aiguemarine a très bien défini la mère abusive, tout comme Mana et Wisty.
Pour cadrer aussi bien un comportement ou une situation, il faut l'avoir quelque part ressenti.

Je reprends la suite du carnet ( que l'on peut intituler : "Portrait d'une mère abusive."), qui permet de cerner une psychologie et la toile d'araignée dans laquelle une mère tente d'engluer sa fille (toile d'araignée dans laquelle la mère est, elle-même, engluée, on le verra.

"...quelque fois, mais je ne sens aucun confiance, aucun élan et tout particulièrement de la part de ma fille. Mon fils lui est un silencieux en général. Pourtant j'ai l'impression qu'il me garde beaucoup d'affection et il me parle toujours gentiment.
Ma fille au contraire critique continuellement ce que je dis, ma façon de parler, de manger, de m'habiller, de me coiffer. Je ne peux lui faire aucune observation, même très méritée, sans qu'elle le prenne de très haut et qu'elle ne me réponde d'une manière insolente, désagréable. Elle ne fait que ce qu'elle veut à l'heure qu'il lui plaît, sans jamais s'occuper si cela vous fait plaisir. Elle suit son caprice . Elle a 20 ans et agit comme une enfant de 15 ans."

L'on voit tout de suite ici, qu'il s'agit de la fille. La mère a deux enfants. La fille est l'aînée (c'est important), le frère a un an de moins qu'elle.
On sent tout de suite la préférence de la mère pour le fils (cela va s'accentuer).
Mais c'est la fille sur laquelle elle s'attarde longuement, pour la dénigrer (ce que la fille, pour se défendre, lui renvoi).
Le différent situe donc bien entre la mère et la fille en fin d'adolescence et en début d'autonomie.




Le doute est ma seule certitude


 aiguemarine a écrit [24/03/2011 - 18h56 ]  
aiguemarine

Bougainvilliee

Les extraits de ce carnet que vous nous faites partager sont très intéressants , on ressent bien les ressentiments de la mère envers sa fille .

Je pense à l'histoire de cette mère et voilà ce qu'il me vient à l'esprit .

Cette mère a deux enfants et si sa fille est arrivée à se libérer de cette toile d'araignée tissée par sa mère , si elle a réussit à se défaire du carcan maternel , à s'émanciper et à fuir il reste alors que le fils et je suspecte la mère , au vu de son comportement envers ses enfants , de devenir alors mère castratrice.

Est- ce que je vois juste ou est-ce que cette mère mygale a épargné son fils ?




 Dunamis a écrit [24/03/2011 - 19h20 ]  
Dunamis

Dis moi Bougain, quel est la référence de ce livre ?




L'espace d'une vie est le même qu'on le passe en chantant ou en pleurant. Proverbe japonais


 bougainvilliee a écrit [24/03/2011 - 19h28 ]  
bougainvilliee

Bonsoir aiguemarine,
la mère a épargné son fils, on verra pourquoi.

Je continue la troisième page :

"Cependant à certains moments, elle a bien son véritable âge, enfin, je n'y comprend rien. Certains jours je me demande si elle ne me déteste pas tout à fait ; mais que lui aurais-je fais pour ça ? _ Dans des moments assez espacés, bien sûr, mais enfin cela arrive, elle a un bon mouvement qui me réchauffe. Alors j'ai la promesse d'une aide pour faire des travaux dont je ne suis plus capable, parce que malade ; mais cela reste à l'état de projets, des mois ou des années.
Ma fille ne comprend pas mon état, elle jouit, par bonheur, d'une bonne santé, et je voudrais bien qu'elle n'ait pas mes peines. Elle se refuse à croire que sa mère travaillait bien plus qu'elle et n'avait pas le 1/4 de sa liberté à son âge."

La fille est bien au centre des préoccupations maternelles. Cette page révèle que la mère (celle qui écrit) avait peu de liberté dans sa jeunesse. En effet, elle a passé sa jeunesse dans un tout petit hameau ou sa propre mère était institutrice.
Lorsqu'elle écrit ce carnet, sa mère (qu'elle appellera la "mémé" lorsqu'elle sera en révolte contre elle) s’est retirée, à sa retraite, dans un village plus important, emmenant, avec elle, la dernière de ses filles (celle qui écrit) avec elle pour la servir. Ses autres enfants (elle en a eut 5), ayant déjà quitté le giron familial.




Le doute est ma seule certitude


 bougainvilliee a écrit [24/03/2011 - 19h52 ]  
bougainvilliee

Bonsoir Dunamis,

Ce n'est pas un livre, c'est comme je le disais dans ma première intervention, un document rare, que je possède, qui date des années 1960. C'est le carnet intime d'une dame, qui illustre parfaitement notre sujet. Cela pour dire que c'est, malheureusement de tous les temps.

Je continue par la page suivante :

"Hé, non, je n'avais pas autant de robes. Et je n'ai jamais été plus malheureuse que depuis que ma maladie s'est aggravée sérieusement et que j'ai été incapable de travailler (donc pouvoir travailler c'est déjà beaucoup de bonheur).
Il est vrai qu'elle était encore jeune quand la maladie ma frappée, et ainsi elle s'imagine : maman n'en a jamais fait plus. Bien sûr j'ai négligé du ménage, pas d'argent pour le faire faire, alors... on fait un peu moins, souvent un peu moins minutieux, en disant : Quand ma fille sera grande... Et voilà au lieu de la garder près de moi et de me faire servir, j'ai essayé de l'amener au bac, pour qu'elle puisse gagner sa vie autrement que comme petite bonne, si je venais à disparaître."

On voit, ici, la comparaison constante qu'elle fait entre elle et sa fille (le fils a disparu de ses préoccupations).
Le fait d'avoir pensé garder sa fille auprès d'elle pour la servir est à souligner (nuancé par sa maladie).
Certes elle avait eut une "angine de poitrine" et en était restée cardiaque.
Avoir envisagé de faire de sa fille une "petite bonne" était, à l'époque, tout à fait dans l'esprit de ces paysans Auvergnats.




Le doute est ma seule certitude


 aiguemarine a écrit [24/03/2011 - 20h19 ]  
aiguemarine

Bonsoir Bougainvilliee

J'ai remarqué que la maladie vraie ou simulée est toujours l'arme utilisée par les mères abusives pour menacer leurs filles et les maintenir près d'elles .

Cette histoire familiale me fait penser à une une toile d'araignée qui se tisse sans fin , d'une génération à l'autre l'ouvrage se perpétue .
Reste à savoir si le fil de cet ouvrage malsain va pouvoir être détruit par sa fille .

Il y a beaucoup de personnes qui sont obligées d'aller s'allonger sur le divan du psy pour se libérer de cette malédiction maternelle .

C'est dommage que ce récit n'est pas été publié , j'aurais bien aimé me procurer le livre .







 baba2 a écrit [24/03/2011 - 21h17 ]  
baba2

Il n'y a que les filles qui peuvent être victimes de leur mère abusive donc...

Mouhaha ! ha ! ha ! ha ! ha ! ha ! ha ! Oups, pardon c'était plus fort que moi :-D




 Wisty a écrit [24/03/2011 - 21h32 ]  
Wisty

Bonsoir baba,

Si tu le penses vraiment...???? Il existe des garçons qui sont sous l'emprise de leur mères...Ah!

Observe, combien d'hommes mariés qui ne savent pas passer un jour, sans voir leur mère, au moins une heure ou deux. Combien de couples, qui se sont rompus à cause d'une belle-mère toxique ? ;-)




Wisty


 baba2 a écrit [24/03/2011 - 21h36 ]  
baba2

C'est ce que je dis il y a des garcons et pas que des fille, c'est pour ça que je viens d'exploser de rire quand je lis les conneries que je lis sur certains post !




 aiguemarine a écrit [24/03/2011 - 21h37 ]  
aiguemarine

Baba

Ça n'a rien de marrant car il y a beaucoup de souffrance dans cette relation maternelle .




 baba2 a écrit [24/03/2011 - 21h41 ]  
baba2

Mais arrêtez de dire que ça ne touche que les filles, vous dites n'importe quoi, c'est pour ça que je me marre. :-D
Y a de quoi rire quand je lis ça.




 aiguemarine a écrit [24/03/2011 - 21h43 ]  
aiguemarine

Baba

De quelles conneries tu parles ?
Il n'y aucune conneries comme dis , tu pourrais t'exprimer mieux !

Ce débat est très intéressant et ce que nous fait partager Bougainvilliee est passionnant , prends la peine de le lire tu comprendras mieux .

Nous parlons de la relation mère fille parce qu'une mère abusive a ce comportement typique envers sa fille quand il s'agit d'un garçon comme je l'ai dit on parle de mère castratrice .




 Wisty a écrit [24/03/2011 - 21h49 ]  
Wisty

c'est vrai, que bougain, s'y connaît en la matière..... :-o




Wisty


 baba2 a écrit [24/03/2011 - 21h53 ]  
baba2

Une mère castratrice est forcément une mère abusive non ?




 Wisty a écrit [24/03/2011 - 21h58 ]  
Wisty

bye bye , je ne voudrais pas abuser.... :-D




Wisty


 bougainvilliee a écrit [24/03/2011 - 22h10 ]  
bougainvilliee

Bonsoir aiguemarine,

C'est l'histoire authentique d'une jeune femme dont il s'agit. cela aurait pu être l'objet d'un livre et d'une étude.

Je vous l'offre peu à peu page après pages, l'on peut reprendre le tout depuis son le début que j'ai
déjà donné. je continue à transcrire :

"Maintenant qu'elle pourrait me faire beaucoup pendant les vacances, elle oublie notre situation. Je ne dis pas , qu'elle ne fait rien, je dis qu'elle ne fait que juste ce qu'elle juge le plus indispensable. Et cela me donne l'impression qu'elle le fait par force, pour se débarrasser de nos récriminations à la va vite.
Nous ne sommes pas riches, nous avons bossé dur pour élever ces 2 enfants, les tenir en pension. Les premières années lorsque le père allait remplacer son frère prisonnier, à la ferme, ça ne rapportait guère, le commerce sans marchandise, non plus. Il fallait les ramasser les petits coins de tissu et rapiécer.
Et maintenant notre commerce ou son travail, ça rapporte un peu plus. Mais nous dépensons plus, moi d'abord. Je suis obligée de voir le docteur souvent et de prendre des médicaments coûteux, et les enfants, pour les vêtements c'est plus cher, les livres aussi.
Comme argent de poche, je crois qu'ils ont été pas mal gâtés. Seulement, il y a des limites et ma fille ne devrait pas ignorer qu'elle ne peut vivre des vacances oisives comme tous ces jeunes qui ont des parents fonctionnaires à double traitement ou à traitement élevé, qui sont en bonne santé, donc n'ont rien à faire à leurs enfants qu'à les laisser traîner leur oisiveté d'une manière plus ou moins saine et honnête."

La mère reprend sur sa fille qui subit des récriminations (essentiellement de la mère, même si ce n'est pas précisé, tant le père qui n'a rien compris est effacé et même, nous le verrons, absent et sans autorité. L'autorité étant dévolue à la grand-mère, la "mémé").

L'on découvre que durant la guerre, le père (des enfants) va travailler à la ferme de ses propres parents en remplacement de son frère prisonnier (1940-1945).
La mère et le père tiennent un petit commerce, et durant la guerre la marchandise était rare.
Dans ces temps de guerre et d'occupation, tout étant rare, l'on rapiéçait (raccommodait) le linge et les vêtements.

Ensuite, il y a une diatribe contre les enfants de fonctionnaires, que fréquente sa fille, lorsqu'ils viennet au village durant les vacances.





Le doute est ma seule certitude


 bougainvilliee a écrit [24/03/2011 - 22h48 ]  
bougainvilliee



"La maladie me rend faible, sans volonté. Je cède toujours. J'ai toujours désiré faire appel au coeur de ma grande, or je n'y arrive pas. Elle est dure, volontaire, ne cède pas. Elle sera malheureuse un jour. J'ai essayé de la retarder le plus possible, mais je sens que cela n'ira pas bien loin.
Pendant les vacances de l'année dernière, j'ai été tourmentée à cause d'elle, au possible, vu qu'elle s'était fait mettre à la porte (du lycée) et qu'elle faisait ses caprices à la maison.
Cette année la voilà sur le point de recommencer, car elle ne s'occupe pas de savoir où se caser. Ensuite elle me fera un pis-aller de dernière heure et gâchera son avenir.
J'avais promis de ne plus m'occuper d'elle, si elle échouait. Or j'ai bien envie de tenir parole.
Que fera-t-elle ? en finale. Mais elle prépare son propre malheur et je ne peux pas l'en empêcher. Il faut que je me galvanise dans cette idée et n'en souffre plus. Elle l'aura bien mérité. J'ai déjà trop souffert par elle et les soucis qu'elle me donne, car je sais très bien qu'elle n'est pas franche avec moi. Elle m'a, depuis très longtemps déjà, dissimulé une partie de ses agissements. Elle s'imagine que je ne vois rien. Pauvre sotte. J'en suis fatiguée de faire simplement la vache à lait.
Elle sait que je suis faible et que je lui cède pour lui éviter ses coups de tête qui la mènerait à la pire catastrophe, et compromettrait tout son avenir. C'est pour ça qu'elle me fait marcher. Mais j'ai peur du jour, où lassée, je comprimerais mon amour de mère et l'enverrai prendre conscience de sa bêtise. J'ai déjà mordu ma langue si souvent que je me sens à bout. Je me demande quelque fois, comment j'ai pu faire pour ne pas la battre. Car elle est féroce avec moi, par moment -.".

On sent au travers de la douleur de la mère, sa fille se débattre, engluée par ses échecs scolaires et se sentant dépendante de sa mère en particulier et de ses parents en général.

Mais la mère, qui est sous la dépendance de sa propre mère (puisqu'elle vit sous le même toit), souffre, elle aussi, de ne pas pouvoir réduire sa fille, comme elle l'a été par sa propre mère (la "mémé").

C'est un noeud de souffrance ou se joue la dépendance et le désir de s'en affranchir.
D’autant que le désir d’émancipation de la fille est rendu aléatoire de par ses échecs scolaires, ce qui rend la jeune piégée plus « Féroce ».




Le doute est ma seule certitude


 aiguemarine a écrit [25/03/2011 - 00h15 ]  
aiguemarine

Bonsoir Bougainvilliee

Je vous remercie de vous donner autant de peine pour nous faire découvrir cette histoire vécue et je tenais à vous dire que j'apprécie à sa juste valeur ce partage .

Il est vrai que le père est souvent exclu, il est destitué de son rôle de père comme on le constate dans l'histoire .Ce sont les femmes qui ont le pouvoir et le père n'est qu'un instrument de travail qui ne sert qu'à nourrir les bouches .
Cela se passe dans une autre époque mais actuellement on retrouve souvent le même shéma , le père semble ne pas exister , c'est la mère qui règne en maître , c'est ce que j'appelle la Reine Mère .

Mes parents , mon frère et mes soeurs ont connus la guerre , moi je suis née bien plus tard mais je vous comprend quand vous parlez de ces temps très durs parce que ma famille en a gardé les séquelles comme des millions de gens .

Pour en revenir à l'histoire , je comprend cette diatribe envers les enfants des fonctionnaires parce que toutes les relations que la fille a pu avoir était de toutes les façons critiquables pour la mère , elle savait qu'il y avait le risque que sa fille lui échappe ce qui lui était totalement inconcevable .

A propos de votre post de 22h48 .

Toujours les jérémiades sur la maladie , un grand classique de la mère abusive !
La culpabilité que fait porter la mère à sa fille est horrible et c'est cette culpabilité qui est destructrice pour la fille .
On détruit les gens en les tenant sans cesse coupable et le pire , l'inconcevable c'est de détruire ses propres enfants .

Effectivement il y a un gros noeud de souffrance et ne pas arriver à se défaire de cette situation douloureuse me fait penser au syndrome de Stockholm , la fille est prise est constamment prise otage par sa mère de plus la manipulation psychique est très forte .

Comme je le disais plus haut cela me fait penser à une toile d'araignée dans laquelle la fille se débat afin d'échapper au piège d'où sa " férocité " très compréhensible .

Je vous remercie beaucoup pour cette lecture , j'ai passé un très agréable moment car j'ai trouvé ce sujet passionnant .




 betinaweb a écrit [25/03/2011 - 01h22 ]  
betinaweb

http://www.web-libre.org/questions/parents_1048/parents-toxiques-quelles-consequences,23600.ihtml

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet des parents abusifs,une question est déjà ouverte,bougainvilliée y répond régulièrement.Vous pourrez mesurer ce que sont des parents abusifs.Ça vous détruit une vie.Il n'est pas facile de s'en sortir car les parents vous ont enfermer dans un sentiment de culpabilité.




"La connerie,c'est la décontraction de l'intelligence" Serge Gainsbourg.


 bougainvilliee a écrit [25/03/2011 - 05h35 ]  
bougainvilliee

Bonjour et merci auiguemarine et betinaweb pour ces encouragements,

Je partage totalement l'analyse de aiguemarine.

L'absence mentale du père va prendre toute sa dimension et le clivage fille/fils aussi.
Nous verrons aussi que c'est une autre époque.

"Pour mon fils, il y a beaucoup moins à dire. Plus souples, plus compréhensif. Se laisse mieux diriger,
lorsqu'il est pris comme il faut et pas bousculé. Je suis persuadée qu'avec lui la manière douce fait plus que la manière forte. Tandisque sa soeur, je suis perplexe. J'ai essayé la douce et n'ai rien fait de bon. La forte je me demande si elle ne se hérisserait pas encore plus (c'est un mystère).
Pour lui, ila bien quelque moment d'humeur souvent pas très longs. Mais assez silencieux, il est un peu renfermé, et je me demande si nous le suivons bien jusqu'au bout, s'il est bien heureux . - .
Pour elle, je ne la crois ps très heureuse. Ses colères, ses mauvaises humeurs, transmettent peut-être le mécontentement qu'elle a d'elle-même, de sa conduite d'avoir si facilement gâchée ses 1ères années d'étude. Maintenant, bien sûr, elle est en retard et elle reste à certains moments, insouciante, légère, perd son temps. Après cela lui manque, lorsqu'elle s'en rend compte. Je crois qu'elle passe sa colère sur son entourage, particulièrement sur sa mère (parce que c'est moi qui essaye de lui prêcher le calme et la raison).

- . le 9 - 7 - 61
Rien de très particulier. C'est la fête du Pont. Père et enfants, tout y va. On rentrera tard, à qui mieu mieu...

- - lundi 10 - 7 - 61 -
Tout le monde rentré très tard, la fille la dernière. Ce n'est pas normal. J'aurais voulu lui poser quelques questions, puisqu'elle avait quitté le bal avant son père, et n'est rentrée à la maison qu'après lui. Je sais très bien qu'elle m'aurait ou bien menti ou bien refusé de répondre et se serait hérissée comme un coq. Alors, ai-je bien fait de garder le silence, de faire l'aveugle ? N'est-ce pas mal ? J'aurais dû exiger des explications.
Son père n'aurait-il pas dû le faire lui-même ? Mais il s'y prend si mal. De mon côté, ce sont des scènes qui épuisent ma santé. Cette enfant est bien dure et elle agit très mal, sans que nous puissions la retenir. J'ai quelque fois envie de la briser. Elle ne se rend pas compte que son avenir est en jeu. - Pour le garçon rien d'anormal. -

- Mardi 11 - 7 - 61 -
Elle a mis la lessive en train, pour moi, je suis très fatiguée. Une très mauvaise période de santé. Demain je vais voir mon docteur, c'est urgent.
Qu'elle enfant terrible, elle n'a pas pu la savonner (la lessive) jusqu'au bout, il a fallu qu'elle parte gambader. La finira-t-elle demain ? Enfin, je n'y serais pas et ne l’agacerai pas avec mes récriminations.
Le garçon s’est acquitté de son travail (tenue du magasin) normalement. »

L'on perçoit ici, la différence de traitement entre la fille et le garçon. Pour le garçon, qui est le cadet, tout est normal, alors que la fille a droit aux "récriminations" de la mère.

Ce passage est significatif est je tenterais de la développer dans ma prochaine intervention.




Le doute est ma seule certitude


 aiguemarine a écrit [25/03/2011 - 14h06 ]  
aiguemarine

Bonjour Bougainvilliee

Je vous remercie de continuer à nous donner la suite de cette histoire que je n'ai hélas pas le temps de lire avec toute l'attention que je veux y porter car j'ai un RDV important .
Je reviens dès que je peux discuter avec vous de ce sujet passionnant , j'espère que vous serez là .




 bougainvilliee a écrit [25/03/2011 - 15h25 ]  
bougainvilliee

Bonjour aiguemarine,

Tu peux recopier depuis le début, pour avoir le texte complet.

En ce qui concerne le passage précédent, on constate des date apparaissent. Ce qui laisse entendre que les écrits les plus longs sont ceux du 8/7/61 (plus de dix pages)
La narratrice, ce jour là, vide son sac.
En revenant toujours sur sa fille, qui n’est pas franche et qu’elle traite de « sotte », qu’elle veut amener à prendre conscience de sa bêtise.
Elle décrit un peu son fils, comme silencieux et renfermé, (comme le père).

Mais pour lui tout est normal, qu’il rentre tard de la fête (alors qu’il est plus jeune que la fille. (ce qui est sans doute vécu comme une injustice par la fille). « Pour lui, il y a moins à dire… » ; « Pour le garçon, rien d’anormal… » (deux poids deux mesures).

La fille (nous remarquerons qu’il n’y a pas encore de prénoms) doit s’acquitter des travaux ménager (lessive, qui a l’époque se faisait à la main et que l’on savonnait au savon de Marseille) : « Elle a mis la lessive en train… » « Quelle enfant terrible, elle n’a pas pu la savonner jusqu’au bout… ».
Le garçon lui garde le Magasin (ce qui est un travail moins absorbant) : « le garçon s’est acquitté de son travail (tenue du magasin) normalement. »

Elle menace sa fille de la battre : « … je me demande quelque fois comment j’ai pu faire pour ne pas la battre… » « …j’ai quelque fois envie de la briser… ».
Et elle revient sur ses « récriminations » qu’elle adresse à sa fille.


Mais on peut continuer la lecture :

« - Mercredi 12 – 7 61 –
La journée a débuté assez mal : maman (sa mère ou la grand-mère), récriminait pour ses titres, sans pouvoir lui faire comprendre qu’ils ne seraient pas perdus. Elle est pénible quand il s’agit de son argent. Il lui semble toujours que nous voulons la voler. Je ne comprends pas un tel attachement à l’argent, moi qui ne désirerais que la santé.
J’ai manqué le car, ensuite ai eu une occasion pour descendre (au chef-lieu de canton), ce qui m’a bien arrangé, et ma foi, le soir une nouvelle occasion pour remonter. C’est plus agréable que le voyage en car.
La lessive a été terminée à mon arrivée, bien bâclée, sans doute, on n’a pas fait bouillir les mouchoirs rincés en vitesse de peur d’orage ou plutôt parce qu’on avait envie d’aller rejoindre les camarades. Enfin, elle était finie (la lessive), bien ou mal. On verra quand on la mettra à sécher, car il pleut. »

Un autre personnage entre en scène, sa propre mère, et apparemment les rapports sont, aussi tendus, entre elles.
Mais elle revient vite à sa fille (et à la lessive) bâclée… « sans doute », mentionne-t-elle. C’est donc un a priori (sous entendu, la lessive ne peut être que bâclée, puisque c’est sa fille qui l’a faites).




Le doute est ma seule certitude


 aiguemarine a écrit [26/03/2011 - 03h33 ]  
aiguemarine

Bonjour Bougainvilliee

C'est ce que j'ai fait , j'ai copié le texte .
Merci à vous pour la suite .

Dénigrements , récriminations , accusations , dévalorisation , humiliation , voilà tout ce que l'on ressent bien dans les sentiments de cette mère envers sa fille , pas une once d'amour ou bien si il y a un peu d'amour ce n'est que de l'amour acide .
Cependant dans le texte ne transparaît aucun sentiment d'amour , c'est plutôt un sentiment de haine qui apparaît quand la mère menace de battre sa fille .

" Se laisse mieux diriger lorsqu'il est pris comme il faut et pas bousculé "
Cette phrase concernant le garçon est très significative du comportement de cette mère envers ses enfants , cela dénote bien le caractère dominatif de cette mère envers ses enfants et envers tous d'ailleurs car le père est lui aussi sous le joug de cette femme .C'est la " Reine Mère " qui trône et qui dirige .
Elle a tout de même un faible pour son fils , c'est normal il n'est pas en concurrence avec elle comme sa fille l'est avec elle car il ne peut pas lui servir d'effet miroir , schéma typique l'on retrouve dans le couple mère fille .

L'attitude du fils décrit comme silencieux et renfermé ( comme le père ) montre bien comme les hommes se tiennent à l'écart de la relation fusionnelle mère fille .
Le fils est le seul à avoir toute la reconnaissance de la mère cette reconnaissance qu'elle attend en retour parce qu'elle n'en a plus de son mari qu'elle a écarté de sa vie depuis longtemps et là aussi il y a une ambiguité qui peut naître dans ce rapport mère fils parce que la mère peut chercher l'amour perdu de son mari auprès de son fils .

Dans votre dernier post on ressent bien comme elle se valorise toujours , ce n'est bien bien sûr pas elle la méchante mais sa propre mère et sa fille qui est encore critiquée à propos de la lessive .C'est elle qui est à plaindre , elle le fait bien comprendre dans ce passage .

Je vous livre mes sentiments par rapport à mon ressenti en lisant cette histoire . Je n'ai hélas pas la même facilité que vous à bien m'exprimer mais je sais que vous me comprendrez .













 bougainvilliee a écrit [26/03/2011 - 06h11 ]  
bougainvilliee

Bonjour et merci aiguemarine,

J'apprécie votre analyse qui complète la mienne.

Nous en sommes à peu près, à la moitié de ce carnet intime, que je continue de transcrire.

" - Jeudi 13 - 7 - 61 -
Il pleut toujours - j'ai pris encore un jour de repos. Le fils a eu parait-il une journée de travail, les paysans n'étaient pas aux champs, alors, il a fallu les servir (au magasin) et ma foi, il s'y tient assez. Pas trop d'observation a lui faire, sauf que son père trouve qu'il ne prend pas trop le temps de lui communiquer ce que les clients demandent ou les voyageurs (les représentants) qui passent, les livreurs (de marchandises, de commandes). Il ne rend pas suffisamment d'explication (à lui (le père) qui est lent à assimiler ce que les autres ont fait). Bien sur, dès que son père arrive, lui, il lâche tout pour rejoindre les jeunes. C'est un peu normal. Mais tout de même, il devrait aller moins vite ou alors laisser des observation par écrit à son père.
"Lorsque le père à annoncé qu'il avait demandé (à un artisan) qu'on vienne blanchir le 2 pièces des locataires (ce sont des locations pour des séjours de citadins l'été, qui apportent un petit revenu à la famille) comme ils l'avaient demandé (les locataires festivaliers réguliers), la fille a poussé les hauts cris : "Pourquoi fais-tu venir quelqu'un ? Nous, on aurait pu le faire, avec mon frère. Et gagner, c'est argent ".
Nous n'avons pas pu nous empêcher de lui dire : "Pour que lorsqu'ils arrivent, ce ne soit pas fait. C'est eux qui paie, ils veulent être servis !". D'ailleurs, son père lui a demandé, voilà quinze jours, de lui faire la vitrine (nettoyer la vitrine) du 2e magasin (le magasin a deux locaux). Ce n'est pas encore fait. J'ai demandé un tout petit retapage (réparation) d'un coin de ma chambre, depuis longtemps. Je ne l'espère plus. Je lui ai demandé de cirer mon parquet, mais maintenant j'ai compris. Elle devait me coudre une robe, faire un ourlet a une paire de draps neufs (car coudre à la machine me fatigue le coeur, c'en est impensable).
J'aurais eu à faire des enveloppes de traversins. Ce n'est pas difficile, elle pourrait (faire ces enveloppes), mais inutile de lui demander quoi que ce soit. Si elle est de bonne humur, elle me dit "oui" et ne le fait pas, ou si elle le fait, le jour où elle sera contrariée pour un rien, elle me reproche le service rendu d'une manière si méchante que je ne demande plus rien. Qu'elle fasse ce qui lui chante ! Mais que bientôt, elle apprenne la valeur de l'argent".

Quelques remarques : Pour le fils , au magasin tout est bien ("...ma foi, il s'y tient..."), et lorsqu'il est libéré par le retour de son père et quitte aussitôt le magasin ("...il lâche tout pour rejoindre les jeunes..."), "C'est (pour lui) un peu normal".
Nous remarquerons que les deux enfants s'empressent de fuir le milieu familial.
Tout en faisant quelques petites observations sur le travail du fils, elle en profite pour diminuer son mari : "...lui qui est lent à assimiler… ».

Par contre la fille croule sous les tâches : faire la vitrine du magasin, un retapage d’un coin de chambre, cirer le parquet, coudre une robe, faire des ourlets à des draps, faire des enveloppes de traversins.

A bientôt. J’attends que tu me fasses signe de continuer.

Tu peux aussi consulter sur ce site de Web-libre, la question parallèle : « Parents toxiques, quelles conséquences ? » posée par Gaul, le 16/11/2009 et dont ma dernière intervention, sur le sujet date d’il y a quelques jours.




Le doute est ma seule certitude


 aiguemarine a écrit [26/03/2011 - 13h45 ]  
aiguemarine

Bonjour Bougainvilliee

Je passerais dans la soirée pour bien apprécier la suite de la lecture , je ne peux pas rester sur Web Libre .
Encore une fois je vous remercie pour ce partage et pour la peine que vous donnez à retranscrire ce texte .
Je viens de voir vote question à propos du blog , c'est une très bonne idée à vous mais je peux hélas pas vous aider car je ne sais pas comment on doit s'y prendre .
Je vous souhaite une très belle journée , à plus tard .
Cordialement .




 aiguemarine a écrit [26/03/2011 - 22h31 ]  
aiguemarine

Bonsoir Bougainvilliee

Dans ce passage on voit bien le statut d'esclave de la fille envers la mère et cette histoire de lessive qui revient sans cesse le démontre bien .
C'est un trait de caractère typique à la mère abusive que de traiter sa fille comme son esclave et de critiquer toutes les tâches qu'elle accomplit , ces tâches dont la mère se déleste sous le prétexte de la maladie .

Quand la fille s'octroie un peu de liberté pour sortir avec ses amies elle est encore dénigrée à propos de la lessive .C'est le prix que fait payer la mère à sa fille pour avoir eu l'audace se sortir et surtout de s'être éloignée d'elle .
La lessive soit disant mal faite est un bon prétexte pour reprocher à sa fille d'être partie sans avoir bien fait cette tâche alors qu'en fait la mère rage parce que sa fille s'est éloignée d'elle ce qu'elle ne supporte pas .
La différence que la mère fait entre sa fille et son fils se voit aussi dans la liberté qu'elle accorde à chacun . Le fils est rentré très tard mais cela ne l'importune guère .Elle note l'heure à laquelle il est rentré mais sans aucun commentaire .

Dans l'attitude de la mère envers les amies de sa fille et de son petit ami on peut comprendre ses intentions qui sont celles de diviser pour mieux régner .
A cette façon intrusive qu'à la mère d'intervenir dans les relations de sa fille on sent bien son intention de saboter tout le bonheur dont sa fille peut jouir .
Et en lui donnant toujours plus de tâches comme celles de la maison et celles du magasin c'est un moyen de l'enchaîner encore plus à elle .

Avec ce passage du texte il est de plus en plus clair le portrait de cette mère abusive .
Bonne soirée à vous .




 betinaweb a écrit [26/03/2011 - 22h34 ]  
betinaweb

Les mères abusives ont été abusées elle même par leur mère,c'est un schéma qu'elles reproduisent,qui peut durer sur des générations,et puis il y a la fille qui a le courage de se révolter mais elle portera des traces de cette emprise.




"La connerie,c'est la décontraction de l'intelligence" Serge Gainsbourg.


 aiguemarine a écrit [26/03/2011 - 23h29 ]  
aiguemarine

Bonsoir Bétinaweb

C'est tout à fait ça , le schéma se reproduit et comme je l'ai dit il y a des filles qui sont tellement empoisonnées parce cette malédiction maternelle génétique qu'elles ont recours au psy pour s'en sortir .
C'est un poison psychique hautement destructeur et pour s'en soigner toute seule je crains que cela soit impossible .




 betinaweb a écrit [27/03/2011 - 00h38 ]  
betinaweb

Il n'y a qu'une bonne analyse qui peut aider à se sortir de ce cercle infernal.
Le dommage dans ces histoires c'est que le père est souvent silencieux,il laisse faire tout en sachant ce qu'il se passe de peur du conflit avec sa conjointe.il n'assume pas son rôle de père,tout en aimant son enfant.




"La connerie,c'est la décontraction de l'intelligence" Serge Gainsbourg.


 aiguemarine a écrit [27/03/2011 - 01h31 ]  
aiguemarine

Hélas oui , cela peut conduire à des années de psychanalyse pour se délester de ce poids de souffrances , se reconstruire et trouver les clés qui ouvrent les portes de la libération .

Le père est exclu de cette relation fusionnelle et si il tente d'intervenir il sait les représailles auxquelles il aura droit alors il préfère se taire et s'effacer quitte à voir sa fille souffrir . C'est une histoire de femmes entre femmes , les hommes ne sont pas concernés et bien souvent ne cherchent pas à l'être .




 aiguemarine a écrit [28/03/2011 - 00h02 ]  
aiguemarine

Bonsoir Bougainvilliee .
Merci à vous pour la suite de cette lecture que j'attendais impatiemment .

Dans ces passages on se rend bien compte en effet de l'exclusion du père , elle va même à parler pour lui et à l'impliquer dans des décisions qu'il n'a jamais prise .

Elle est très manipulatrice mais elle cache son jeu en parlant toujours de ses bonnes intentions et de ses inquiétudes à propos de sa fille .

Elle excelle dans l'art de vouloir prouver combien elle se préoccupe de sa fille afin de donner d'elle cette image de " bonne mère " mais ce n'est qu'un vernis et si on le gratte ce qu'il y a dessous c'est pas beau du tout à voir.

Même quand la fille n'est pas là elle reste toujours l'obsession de la mère , c'est pathologique .




 bougainvilliee a écrit [28/03/2011 - 18h46 ]  
bougainvilliee

Bonsoir aiguemarine,
Merci pour ta compréhension du problème, mais je ne peux continuer ainsi cette transcription, qui bien qu'apportant des éléments à la question, n'y répond pas directement.




Le doute est ma seule certitude


 betinaweb a écrit [28/03/2011 - 20h48 ]  
betinaweb

Une mère abusive,c'est un tas de petits détails qui ne peuvent être transcrits par la personne elle-même mais par la personne qui vit cet enfer.
C'est un rabaissement quotidien,une dévalorisation,une perte de confiance,vivre dans la peur de ne pas plaire à sa mère etc...
C'est une situation bien complexe.




"La connerie,c'est la décontraction de l'intelligence" Serge Gainsbourg.


 aiguemarine a écrit [28/03/2011 - 22h38 ]  
aiguemarine

Bonsoir Bougainvilliee

Je comprend tout à fait que vous ne pouvez pas continuer votre transcription , moi même je craignais que vos réponses et les miennes soient supprimées car elles ne répondent plus en effet à la question bien que nous restions dans le sujet .
Je vous remercie encore pour ce partage .




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