Bonjour Anais cuny, Cela dépend. Pour beaucoup de choses, les frontières n'existent plus qu'à l'état virtuel. Pour les capitaux par exemple, les mouvements de bourses, les échanges commerciaux. Par contre, au contraire, pour les individus elles deviennent de plus en plus imperméables. Jusqu'au 19e on circulait en Europe et dans le monde sans problèmes réels de frontières. Les frontières était l'affaire de la souveraineté des états et rarement celle des voyageurs. Il est vrai qu'à l'époque peu de gens voyageaient. La grande masse n'en avaient pas les moyens. Seuls les gens aisés et les nobles pouvaient le faire. Les nobles avaient un peu de la famille partout du fait des alliances, ce qui facilitait les choses. En outre il n'y avait pas de pièces d'identité. Ainsi, par exemple, durant la révolution française, c'est à dire dans une période pourtant très troublée, il suffisait pour se déplacer d'avoir un simple écrit, qui disait "Laissez passer le sieur Untel" et c'était simplement signé par un personnage quelconque supposé avoir une autorité. Ainsi la plupart du temps la personne qui possédait ce papier n'avait pas la possibilité de justifier qu'elle portait bien le nom indiqué sur la feuille, et la personne qui en prenait connaissance, n'avait pas toujours une idée précise de l'autorité qui avait signé. Mais cela marchait. Les gens circulaient. Aujourd'hui, les transports se sont tellement multipliés, rendant les gens si mobiles, que les états on été obligés de réguler la circulation des personnes. Aussi, pour les personnes les frontières deviennent de plus en plus opaques au point qu'il arrive que l'on y construise des murs avec des miradors. Par contre l'argent et les marchandises circulent très bien, il n'y a qu'à voir les produits made in Japan, ou made in china, dans un supermarché. Ainsi si les frontières disparaissent pour les échanges commerciaux, elles se renforcent pour les personnes. Intéressant paradoxe. Cordialement.
Le doute est ma seule certitude