cher Dramouss,
Mis à part que l'on n'a peut-être pas qu'une seule vie, en attendant, tu es en train de vivre celle-là et, tant qu'à faire, autant la vivre heureuse !!! Rien ne t'oblige à vivre une vie de souffrance et ce n'est pas de l'égocentrisme que de vouloir être heureux : c'est le désir de tous les êtres sensibles, même des rats ou des cafards !...
Vie heureuse, cela veut dire vivre en harmonie avec la vie, à savoir ne pas ressasser des évènements du passé et être capable de mettre en place, dans le respect de toi-même et d'autrui, des projets de vie raisonnables tout en te contentant de ce que la vie veut bien te donner, et vivre le plus possible dans le présent pour ne pas passer à côté de tous les petits et grands bonheurs qui se succèdent !
Je développe :
- le passé n'existe pas, par définition ; ce qui s'est produit est terminé et, du coup, l'on ne peut avoir aucune action dessus. Lorsqu'il est présent dans ton esprit, l'évènement passé n'a aucune existence réelle : ce sont des pensées de mémoire que tu rappelles dans ton esprit (ou qui y remontent toutes seules), que tu nourris en t'y attachant au lieu de les laisser passer sans en faire plus de cas que ça et qui, en conséquence, croissent et prennent de plus en plus de consistance.
Cela fait toujours souffrir : si ce sont de bons souvenirs, on souffre que ce dont on se souvient soit terminé et si ce sont de mauvais souvenirs, on ressasse la souffrance que l'on a ressentie à l'occasion de la survenue des évènements concernés.
Donc, le secret de bonheur numéro un est : lorsque des pensées du passé remontent à ton esprit, regarde-les monter, regarde ce que cela te fait ressentir, mais ne fait pas de mayonnaise avec ces deux éléments en les ressassant ; constate, mais laisse partir la pensée... surtout, ne fait pas non plus l'inverse de la mayonnaise, à savoir refouler : c'est comme la poubelle, si tu ne la laisses pas sortir de la maison, ça va commencer à sentir très mauvais chez toi et engendrer des risques d'infections et de maladies !
- mettre en place, dans le respect de toi-même et d'autrui, des projets raisonnables, cela veut dire qu'il faut faire un bilan sincère de ce que tu aimerais vivre et de ce que tu es capable de faire, accepter vraiment le contenu de ce bilan, apprendre à te contenter de ce que tu es. Il est clair que si tu chantes comme une casserole, il serait plus que déraisonnable de t'obstiner à vouloir devenir le plus grand chanteur du siècle, adulé et reconnu par tous ! Ceci-dit, Christian Karambeu qui s'estime vraiment très moche et sans attrait a quand même séduit une des plus belles filles du monde !!!
Puis, il te reste à mettre en place tous les ingrédients pour parvenir à concrétiser ton projet de vie, dans le respect de toi-même et d'autrui, c'est-à-dire, ça je pense que c'est clair pour toi, en ne faisant rien qui soit source de souffrance pour toi-même ou autrui, sauf dans la mesure ou l'action est juste (dans le sens de "appropriée") ; par exemple, tu n'as pas à refuser une promotion dans ton travail sous prétexte qu'un de tes collègues en rêve et en a financièrement besoin, surtout si tu es qualifié pour ce poste et encore plus si tu l'es plus que lui ! Par contre, si tu es moins qualifié que lui et qu'il la mérite plus que toi, il faut réfléchir et peut-être avoir le courage de refuser en donnant ces raisons, car accepter ne serait pas juste (approprié) et sera une immanquable source de souffrances, alors que refuser sera une étonnante source de bienfaits...
- quand on a fait tout ça, il ne reste plus qu'à recueillir les fruits de ses actions en se contentant de ce qu'ils sont : s'ils sont aussi bons, voire même bien meilleurs que ceux escomptés, tant mieux, félicitations !!! Attention, dans ce cas, à ne pas transformer ta joie en orgueil, mais en gratitude, tu verras, c'est encore meilleur et étonnamment productif de bonheurs supplémentaires !
Si les fruits sont plus médiocres, tant pis, accepte-les tels qu'ils sont : tu as fait de ton mieux, mais tu n'es pas seul sur la planète et tu ne peux tout maîtriser (heureusement, d'ailleurs !!!)... Tu n'as donc rien à te reprocher, alors dis-toi bien que tu n'es pas un minable pour autant et savoure ce que tu reçois : il y en a beaucoup qui ont bien moins !
Voilà ! Donc, si tu appliques tout ça à ce qui arrive dans ton couple, fais le bilan de ce que tu es capable de vivre sur le sujet : si tu ne supportes pas le comportement de ta femme et de "monsieur bons offices", établis ton nouveau projet de vie, c'est-à-dire, séparation ou pas séparation, divorce ou pas divorce... en regardant ce qui, matériellement, est jouable pour toi : le comble serait que, de plus, tu te mettes dans l'embarras financier ! Tu peux t'aider des conseils d'un avocat pour t'en sortir sans y laisser trop de plumes.
Ensuite, explique calmement ton vécu aux intéressés : ne pas entrer dans le conflit, c'est le plus dur ! Essaye de t'aider en ne perdant jamais de vue que le but n'est pas de vous entre tuer mais, pour toi, de mener la vie heureuse à laquelle tout être a droit et que tu ne fais qu'écarter les sources de souffrance. En fonction de ce qui se dit, ajuste ton projet et informe les, toujours le plus calmement possible : l'impact sur les esprits n'en sera que plus puissant.
Si ta femme te joue les violons, mais que, vraiment, tu ne peux plus vivre avec quelqu'un en qui tu n'as pas confiance, ne te laisse pas infléchir, car tu ne seras jamais heureux dans de telles conditions de vie (la torture du doute et du manque de confiance).
Quant à "monsieur bons offices", ne lui casse pas la g..., tu te salirais les mains et, là encore, ce serait une source supplémentaire de souffrances et de problèmes. Son manque d'honnêteté et de respect de lui-même comme d'autrui (de même que pour ta femme, d'ailleurs), c'est son problème et à secouer la m... on se salit ! Contacte-le, dis-lui calmement que tu connais la nature de ses relations avec ta (ex)femme, écoute ce qu'il a à en dire et (sauf s'il a de bonnes raisons, mais je ne vois pas lesquelles ou s'il semble sincère dans ses regrets et que tu as envie de lui pardonner) informe-le que son manque de charisme en fait un petit monsieur pour lequel tu n'as aucun intérêt, que tu souhaites que vos relations ne se résument qu'à des contacts strictement professionnels, dans la mesure où ils sont absolument incontournables et que, de fait, il serait préférable pour tout le monde qu'il ne recherche pas le contact et le dialogue avec pour toute autre raison.
Et puis, surtout, évite la médisance : baver sur ta femme et ce monsieur pour rechercher un soutien extérieur comme de la compassion ne t'apporteras que de la souffrance : ce qui se passe en ce moment ne concerne que trois personnes, à savoir ta femme, "monsieur bons offices" et toi, et, malheureusement en affecte bien plus, notamment votre(vos) enfant(s) et il vaut mieux être le moins traumatisant possible dans lé résolution du problème. Inutile, donc, que tout Abidjan soit au courant de ce qui t'arrive.
Puis, réalise ton nouveau projet de vie ; de nouvelles choses se mettront en place peu à peu qui seront plus heureuses pour toi et tu n'auras plus cette souffrance du manque de confiance, de la persécution du doute, etc... Peut-être obtiendras-tu un nouveau job qui t'éloigneras de toute cette m..., peut-être rencontreras-tu une femme super qui te réconciliera avec la vie de couple... sûrement, même, parce que, dans la vie, on attire ses semblables et lorsque l'on suit une éthique de vie, on attire les gens biens, les emplois qui demandent honnêteté et charisme et la considération de tous.
Je ne suis pas en train de te conseiller de foutre absolument ton couple en l'air, mais, de faire le bilan personnel de ce que tu peux faire pour ton propre bonheur et celui de tes proches : peut-être aussi que ta femme se rend compte qu'elle a fait n'importe quoi, va sincèrement décider de ne plus reproduire ce genre de comportement et s'y tenir et que tout ça aura été, finalement, un nouveau départ pour votre couple et votre bonheur familial...
Peut-être aussi que tu es en partie responsable des difficultés de votre couple : si tu en as envie et(ou) le courage,essaye de faire avec elle un bilan honnête, sans cris ni passions, de ce qui est et peut être sauvé.
La conduite éthique demande des efforts : ceux de renoncer à des pulsions négatives qui ne manquent pas de se présenter chez tout être humain normalement constitué... La vie ne manque pas de tentations pour nos désirs, mais les suivre tous aveuglément sans réflexion est aussi stupide que, pour un âne, de courir derrière la carotte et un tel comportement inconscient ne peut mener qu'à toujours plus de souffrance.
Savoir renoncer à un désir parce que, si sa satisfaction sera sublime sur le moment, ses conséquences seront si désastreuses pour soi-même et les autres qu'il ne vaut pas le prix à payer est un état de civilisation du coeur auquel notre société, basée sur l'avidité et le profit immédiat ne nous éduque pas et c'est pourquoi le monde est ravagé par la souffrance.
Le chemin dans lequel ta femme est engagée ne semble malheureusement pas être celui que je te conseille et sa vie doit être une succession de souffrances qui l'entraînent à rechercher et se précipiter dans d'avantage de satisfactions irréfléchies pour ressentir un peu de bonheur et je la vois mal comprendre ce que je viens de t'expliquer (à moins que tu saches la convaincre !) et renoncer à des comportements attractifs mais finalement malsains.
Toi, je pense que tu peux comprendre parce que tu viens d'en prendre plein la g... et que ça met dans un état propice à la méditation.
Bon courage pour ce gros travail de réfection !