Du sexe low-cost ? Comme chez Lidl ? Et pourquoi pas en ces temps de crise économique qui frappe aussi l’industrie du sexe ? En tout cas, les Allemands sont plus malins que les Français. D’une part, ils sont champions du hard-discount (en Allemagne, un habitant sur deux fait ses courses chez Lidl ou Aldi), mais en plus, ils sont moins hypocrites que les législateurs français. En effet, en Allemagne, les maisons closes sont autorisées et le sexe tarifé a été légalisé en 2002. C’est quand même bien mieux qu’en France où l’on met des amendes à tout-va pour racolage sur la voie publique en forçant les prostituées à s’éloigner des centre-villes et à se placer dans des zones de tous les dangers. Et ça, c’était une volonté de Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur à l’époque ! Ce qui n’empêche nullement les prostituées de payer leurs impôts !!! Allez comprendre ce qu’il y a de logique dans tout cela ! En outre, les maisons closes ont pour avantage de mieux cerner la population prostituée et d’imposer des règles d’hygiène stricte… Et comme on ne peut empêcher certains hommes de passer à l’acte, cela évite aussi bien des viols !
Alors, à mes yeux, la chaîne « Pussy Club » est une bonne chose en soi et revenir en arrière serait une grave erreur même si les Allemands semblent soudain pris d’une vague moraliste inquiétante (ils ne vont quand même pas devenir comme les Français ou pire, les Américains !).
Quant à la campagne marketing « sexe à volonté pour un tarif défiant toute concurrence », et bien pourquoi pas ? Pour 70 euros la journée et 100 euros après 20 h, ces Messieurs auront tout le loisir de consommer à plaisir, tant qu’ils le pourront bien sûr…
Mais à l’inverse, le puritanisme fait son œuvre et 700 policiers ont fait des descentes dans quatre « Pussy Club » car officiellement, les règles d’hygiène n’étaient pas respectées et pire encore, les charges sociales n’auraient pas été payées… Certaines filles, en outre, travailleraient au black… Officiellement… Car certaines personnes outre-Rhin évoquent subitement « la dignité humaine des prostituées » alors que, depuis la nuit des temps, cette notion n’a jamais effleuré l’esprit des hommes majoritairement au pouvoir…
Encore faut-il bien sûr que ce travail, au sens propre du terme donc un dur labeur, ne soit pas imposé, ce qui est rarement le cas avouons-le… Mais ça, c’est un autre débat !