Avant de porter le nom de Statue de la Liberté, ce monument se faisait d'abord appeler Statue de la Liberté éclairant le Monde. La France en a fait don aux États-Unis pour le centième anniversaire de leur Indépendance. Le Français Edouard Laboulaye a préconisé l'idée de cette construction. Pour donner forme à son projet, il a fait appel au sculpteur Fréderic Auguste Bartholdi. Le projet a tout de suite conquis ce dernier de sorte qu'il est allé en Amérique pour choisir l'emplacement. Son choix s'est arrêté sur l'Ile Bedloe qui deviendra par la suite L'Ile de la Liberté. La réalisation des travaux a été partagée entre les deux pays. La France assura la construction et l'installation de la statue sur son île. Les États-Unis fabriquèrent le socle sur lequel elle allait être posée. L'architecte Eugène Viollet-le-Duc est sollicité par le sculpteur pour s'occuper du matériau se rapportant au cuivre dans le monument. Malheureusement, il est décédé et Gustave Eiffel le remplace et prend en main toutes les charpentes métalliques internes de l'oeuvre. Il s'est fait aider par Maurice Koechlin, un de ses collaborateurs lors de la construction du célèbre Tour, pour les travaux qui demandaient des précisions. Les ateliers Monduit et Béchet ont garanti la fabrication. L'architecte américain Richard Morris Hunt a fait le projet du socle et l'ingénieur Charles Pomeroy Stone s'est chargé de l'exécution. On incitait les particuliers à faire des dons pour récolter les fonds nécessaires à tous les travaux aussi bien sur le sol français qu'américain. L'érection de la Statue de la Liberté n'a donc pas été l'oeuvre d'une seule personne mais c'est la participation de tout un peuple de part et d'autre de l'Atlantique. Le 4 Juillet 1884 Ferdinand de Lesseps a remis officiellement le monument aux Américains.