Dans un premier temps, il faut bien se rendre compte que déjà dans plusieurs pays auquel on attribue une fiscalité plus légère, ce qui n'est pas payé par les entreprises est payé par les salariés, etc...
Je cite le cas de la Belgique. Lorsqu'on prends le taux global d'imposition, et qu'on compare à la France, celui-ci est différent d'un ou deux points, soit quasiment identique.
Dans un second temps, il faut comprendre que pour construire un système capitaliste viable de nos jours, il faut toujours du social. Vu les fluctuations de l'économie mondiale, il faut un système qui régule l'économie du pays. Lorsqu'il y a une perte, on doit pouvoir injecter l'argent qu'il faut pour compenser les pertes.
Pour prendre le cas des paradis fiscaux, c'est vraiment l'anti-thèse et le talon d'Achille du capitalisme, car les fuites de capitaux représentent un boulet économique que les salariés (principaux créateurs de richesses) traînent dans le monde entier.
Lorsque tu pose la question de l'harmonisation fiscale européenne, on comprends très bien que tu parles d'une harmonisation à la baisse. Si nous baissons nos barrières, les autres pays, qui parasitent en proposant des régimes fiscaux plus intéressant, font eux aussi baisser leurs charges et impôts.
Au final, le résultat sera de brader notre économie, notre stabilité politique et sociale. Et pour y gagner quoi ? Absolument rien du tout. Plus d'entreprises, ne veut pas dire plus d'argent, car il faut que les capitaux restent, mais également soit répartis pour que cela change la donne. Hors, il faut reconnaître que même si des personnes richissimes revenait en France, suite à une baisse d'impôt, elles ne dépenseraient pas plus d'argent qu'avant...
Mieux vaut garder une fiscalité équilibrée, même si parfois on a l'impression d'être une vache à lait, plutôt que de se prostituer économiquement, pour deux ou trois euros...
Je suis le maître de mon destin, le capitaine de mon âme.