kickers, je comprends ton point de vue, et il y a effectivement deux façons de voir:
- on n'en parle pas pour éviter de réveiller les vieux démons et souffler sur les braises
- on essaie de prévenir le conséquences de dérives possibles en formant et en informant.
Ce n'est pas en occultant un problème qu'on peut le résoudre, mais les opérations "à chaud" présentent plus de risques.
Si le "devoir de mémoire" n'est contesté par personne, pourquoi refuser le "devoir de prévention" ? Curieuse façon d'être responsable.
Personne ne peut nier aujourd'hui que l'intégrisme religieux est un cancer qui ronge nos sociétés.
Alors on n'en parle pas à nos enfants, puis quand les guerres de religion (elles ont commencé d'une certaine façon) auront fait des dizaines de milliers de victimes, on dira la bouche enfarinée et sans honte, nous ne savions pas donc ne sommes pas responsables !
Puis on élèvera des monuments à la mémoire des victimes de notre imprévoyance, et on dira "plus jamais ça".
L'histoire se répète, c'est tout ce qu'on est capable de dire en guise de justification.
Comme dans l'organisation de toute démarche logique, le sujet et les moyens de le traiter sont importants, mais le choix du moment pour lancer telle ou telle action ne l'est pas moins.
Il ne doit pas y avoir contradiction entre nos points de vue mais complémentarité.