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Le Vatican actualise la liste des péchés. Sommes-nous tous des pécheurs ?



mana
Cette question a été posée par Mana, le 11/03/2008 à à 11h14.  * 
Vous trouverez peut être plus d'information dans l'annuaire de Web-Libre, dans la catégorie Religion catholique.

Vous pouvez y répondre en utilisant le formulaire situé ici.
 



Réponses



 Mana a écrit [11/03/2008 - 11h14] 
Mana

Paresse, orgueil, luxure, gourmandise, colère, envie, avarice.... il faut croire que la liste des 7 péchés capitaux définis par le catholicisme n'est plus suffisante pour punir les perversions modernes...
Consommation de drogues (dures ou douces), grosses fortunes (au delà du raisonnable) et pollution font partie de ses péchés modernes condamnés par la religion catholique.
Quel est votre point de vue sur le sujet ?
Somme nous tous les pécheurs nés ? Mis a part le péché originel, ne sommes nous pas un peu forcés de vivre dans le péché pour se faire une place dans la société ?




"Moi, lorsque je n'ai rien à dire, je veux qu'on le sache." R. Devos


 bougainvilliee a écrit [11/03/2008 - 12h15] 
bougainvilliee

Bonjour Mana,
Pour ma part je suis un grand pêcheur : La paresse, j'adore, je m'y complais. L'orgueil... c'est aussi une bonne chose d'être fier de soi. La luxure... Oh, la luxure... heureusement qu'elle existe pour donner du sel à la vie. (Comment les prêtres voués au voeux de chasteté peuvent-ils apprécier une chose qu'ils ne connaissent, sinon par ouïe dire ?). La gourmandise... oh, la gourmandise... un bon lapin à la moutarde, des noix Saint-Jacques au Champagne... La colère... alors là c'est idiot. Perdre son sang froid ce n'est plus être maître de soi et de sa vie. D'accord, je le leur accorde comme pêché. Qu'ils en fassent ce qu'ils veulent. L'envie... Mais avoir envie de celle que l'on aime... Comment peut-on mettre cela dans les pêchers (sinon à être un pêcher délicieux). L'avarice... Ah, ça aussi c'est pas bien... d'accord pour la mettre dans les pêchers aussi.

Mince j'avais pas pensé au pêcher originel... Nous sommes donc tous des pêcheurs au départ...

Alors là c'est pas juste, on a pêché sans rien faire d'autre que de suivre la voix du seigneur en naissant. Il est vrai que pour nous enfanter nos géniteurs ont dus pêcher... On n'en sort plus...

Mais alors, les curés aussi sont le produit d'un pêcher... Comment osent-ils dès lors venir nous donner des règles, ces enfants du pêcher. Je m'interroge...

Pêchons donc, il en restera toujours quelque chose... peut-être un enfant du Bon Dieu.




Le doute est ma seule certitude


 nld a écrit [11/03/2008 - 12h24] 
nld

Nous étions tous des pêcheurs sans Jésus-Christ. Après avoir accepté Jésus comme seigneur et sauveur nos pêchés étaient tous pardonnés et purifiés.




 carter a écrit [11/03/2008 - 12h24] 
carter

Quelle importance?
Le propre du libéralisme est de transformer les vices en vertus!
Vous êtes gourmand? C'est bon pour le Marché -les pubs à la Télé flattant principalement notre gourmandise!
Vous êtes coléreux? indispensable pour s'imposer dans le management féroce des temps modernes!
Vous êtes rongé par l'envie! Excellent, vous suivrez les effets de mode!
Vous aimer la luxure? Génial! On fera de vous un winner!

Les vices sont donc le fluidifiant nécessaire du sacro saint marché!
Comme on l'aura compris, le libéralisme, depuis la fable de Mandeville procède à une inversion des valeurs: les vices sont utiles à la Société, contrairement aux idées chrétiennes...

Bon, sur ce, le Mal absolue(?) , lui, semble ne pas avoir été décontenancé par ces libéraux qui voulaient éradiquer l'Ethique des affaires humaines...
Du coup, redéfinir la liste des péchés semble une initiative logique. on remarquera qu'elles virent de plus au plus à des vices autant organisationnels qu'individuels (la pollution, la richesse, la drogues sont avant des phénomènes qui posent plus de problèmes sociaux qu'individuels...)

Du coup, on peut émettre que:
-soit le vatican dilue le libre-arbitre dans nos logiques actuelles d'individualisme sans responsabilisation. Voire prend acte des principes thérapeutiques basés sur la déculpabilisation des individus, logique initiée par Freud, au risque de poser quelques problèmes quand elle touche dangereusement les élites ( le "responsable mais pas coupable" )
-soit le Vatican prend acte du problème des organisations que les hommes ont inventé et qui finissent par les enfermer dans des cercles absurdes. Le Vatican validant finalement l'enfer technocratique..




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


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