Pensez-vous que les enfants qui naissent actuellement en France ont tous les mêmes chances de réussir dans la vie ?



lucie78p
Cette question a été posée par lucie78p, le 21/05/2012 à à 12h14.  *  Alerter les modérateurs
Vous trouverez peut être plus d'information dans l'annuaire de Web-Libre, dans la catégorie Réflexions.

Vous pouvez y répondre en utilisant le formulaire situé ici.
 


Liens commerciaux

Réponses



 lucie78p a écrit [21/05/2012 - 12h14 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
lucie78p

Pensez-vous que les enfants qui naissent actuellement en France ont tous les mêmes chances de réussir dans la vie ?




 steph34 a écrit [21/05/2012 - 13h59 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
steph34

Certainement pas car un enfant qui n'a pas appris à découvrir, ne découvrira pas par lui même dans son environnement à moins qu'il ait la chance de rencontrer un professeur pédagogue dans son parcours scolaire pour lui inculquer cette soif d'apprendre à travers des livres... Il y a aussi la notion de budget. Aller au musée a un coût, voyager à un coût, acheter des livres a un coût.
Faire croire que l'école publique pâli au manque d'ouverture d'esprit d'un enfant est faux.
Il faudrait aider les parents à comprendre comment s'instruire, découvrir avant même que de s'occuper des enfants à mon avis.
Et puis au lieu de donner une prime de noël pour acheter des jouets de Chine, pourquoi ne pas transformer cet argent en bon d'achat dans une librairie afin de combler ce manque culturel lié à l'environnement d'un enfant.

On ne peut pas palier le manque d'ouverture sur le monde grâce à l'école de la république. On découvre des inégalités notamment en langue étrangère. Un enfant qui a un parent bilingue sera avantagé à l'école. etc

Les enfants avec des parents cadre finiront tous avec une licence ou un master en passant par une classe préparatoire alors que très peu d'enfant de parents d'ouvriers auront cette chance, c'est un constat que tout le monde connait.




Au revoir


 symbol a écrit [21/05/2012 - 14h21 ]  
symbol

Si la réussite était une histoire de chance, ce serait bien injuste. De plus à chacun son idée de la réussite.

Chacun n'a-t-il pas la possibilité de réfléchir, d'envisager une manière de vivre qui semble lui correspondre, puis de faire en sorte d'y parvenir. L'un pense que réussir, c'est d'être riche ; l'autre, c'est de travailler dans tel type de métier ou encore de voyager, ou encore d'avoir beaucoup d'amis, etc.

Admettons même que tous les ingrédients soient présents : avoir " tout pour réussir ", est-ce forcément nager dans la réussite ? De plus, si la satisfaction de nos désirs dépend de l'extérieur, comment notre réussite serait-elle autrement qu'incertaine et fragile ?

Si les évènements actuels se mettent en travers de votre chemin, considérez-vous votre vie comme un échec ?
Une conception plus juste demanderait un changement radical dans la manière d'envisager la vie. Il s'agit de considérer que le sens qu'on donne aux évènements dépend du sujet et non de l'évènement lui-même. Cette optique nous met face à notre absolue liberté. La réussite ne dépend plus de ce que nous avons mais de ce que nous sommes.

Chaque enfant qui nait, hier, aujourd’hui, demain, en partant de cette optique, peut se dire ainsi, tout est alors à créer. Mais cela va avec le goût de l'effort...
Dans cette société de consommation immédiate, l'homme est prié de succomber et même le manque d'argent n'est pas une raison suffisante pour différer un achat. On fait croire au consommateur que tout est gratuit ( crédit à la consommation, offre promotionnelle, etc. ). L’État joue pour les adultes le rôle que tenaient autrefois leurs parents : il doit assister, subvenir, prendre en charge, pourvoir. On attend de lui qu'il prévoie, supplée, guérisse, gratuitement.

Et les chose se grippent. Surendettements et déficits touchent les finances publiques comme les budgets privés. Il est grand temps de réfléchir et de se poser les bonnes questions.
La vie n'est pas facile et aucune vie ne l'est. Savoir faire face, mener à bien cette vie, cela peut demander des efforts très grands pour réaliser un projet et ce qui serait triste, serait de se dire, non, mieux vaut ne rien souhaiter qui ne mérite un effort. C'est un peu votre question, comme si les enfants partaient déjà victimes...




"L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais le permettre" A. de St Saint-Exupéry


 cochise_fr a écrit [21/05/2012 - 14h41 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Quand les adultes n'ont pas la possibilité de s'épanouir, les enfants trinquent. Alors, rien que de poser la question est connaître la réponse.

Quand magouilles et corruption sont élevées en mode de gouvernance, il est bien évident que les possibilité d'améliorer son sort individuel est fortement aléatoire pour ceux qui ont le moins de moyens.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 steph34 a écrit [21/05/2012 - 14h43 ]  
steph34

Mais c'est pourtant vrai, les enfants partent déjà victimes s'ils ne sont pas dans un environnement propice ou du moins formulé autrement, ils n'ont pas la même chance car s'en est une de faire de haute étude afin de pouvoir débattre et sortir de son milieu.

Après, cela ne veut pas dire qu'il y aura échec mais il y a des inégalités dès le départ.
On n'a pas tous les mêmes cartes en main dès le départ à cause de notre environnement et cela est une injustice que l'école de la république ne comble pas.

Demandes à un enfant d'ouvrier qui est Descartes ou Freud, il rigolera et ses parents également. Tout comme dire à une famille avec des difficultés financières que leur enfant a des facultés pour étudier car ses personnes là ne verront pas cela de la même manière que des parents qui ont une certaine instruction qui eux s'en réjouiront. Je ne dis pas que tous les ouvriers sont non inscrit (pardonnez moi du terme), je ne veux pas généraliser mais sans exemple, je ne pourrai pas me faire comprendre.

Le savoir est un facteur de chance dans la vie et un enfant qui nait avec cette chance de l'acquérir le plus tôt aura plus de possibilité pour son avenir.




Au revoir


 steph34 a écrit [21/05/2012 - 14h50 ]  
steph34

Aussi un enfant peut naître avec un don inné mais il ne pourra le développer que s'il a un environnement propice à son développement.

Et à l'âge adulte, le piston aide également à trouver du travail, c'est aussi une chance d'avoir très tôt la certitude d'être entouré de personnes te montrant que la réussite et au bout de ton travail. En clair, que tu ne travailles pas pour la gloire d'obtenir des bonnes notes, que tu as au bout une personne de ton entourage qui t'aidera à trouver un bon job grâce à ton travail de départ.

Il faut arrêter avec cette idée que nous sommes tous égaux car ce n'est pas vrai.




Au revoir


 cochise_fr a écrit [21/05/2012 - 16h02 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Il reste aussi à déterminer si celui qui est capable de reconnaître les plantes et fleurs des champs et des forêts, et capable de reconnaître les chants d'oiseaux a plus ou moins de valeur que celui qui sort de l'ENA ou d'ailleurs.

Il reste aussi à déterminer si celui qui travaille de ses mains et fait lui-même a plus ou moins de valeur que celui qui peut payer les factures quel que soit leur prix.

Il reste aussi à déterminer si ceux qui préfèrent leur famille au fric et à l'absence ont raison ou ont tord.

La richesse n'est pas toujours où l'on croit.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 symbol a écrit [21/05/2012 - 17h41 ]  
symbol

steph34, j'ai juste tenté d'aller au delà des inégalités car toute réussite semble, dans ce que tu cites, être liée à un environnement propice, etc. Nous en convenons, cela peut aider.

J'écoutais Aurélie Filipetti qui est devenue ministre de la culture et de la communication à 38 ans sortant de l' ENS, agrégée de lettres classiques qui disait quelque chose de très juste. En tant qu'enfant d'ouvrier, ses parents lui disaient, il faut être meilleur que ceux qui ont des facilités ( instruction, argent... ). Ce n'est pas la première fois que je l'entends.

Il fut une époque où l'école républicaine était un ascenseur social. On y parlait d'égalité des chances pour des enfants de différents milieux. Certes, c'était dur, l'école, le collège, le lycée et je remonte aux années 60. Comme disaient ceux de la campagne ou ceux issus de milieux défavorisés, les bourgeois ne leurs faisaient pas de cadeau. Mais une fois qu'ils avaient franchi la porte de l'établissement, une fois qu'ils y avaient pris leurs marques sur l'impitoyable terrain de la compétition scolaire, des examens et des concours, il se sentaient enfin à égalité avec les rejetons des classes sociales supérieures. Pour eux, c'était une question de survie. Ils tombaient, ils ne redoublaient pas, et il se retrouvaient comme leurs aïeux de nouveau au cul des vaches, ou apprentis, etc.

Depuis lors sous le fallacieux prétexte de la démocratisation, on a de fait créé une école à deux vitesses : celle des beaux quartiers et celle des bestiaux pour les autres. On en est revenu aux principes de l'école coloniale, à l'aparttheid social et culturel.
A force de " rien d'abstrait, rien de compliqué, rien de savant ", on en est où ? Quand l'école se scinde en deux, c'est la République qui est en danger et il faut le répéter, c'est au meilleur de la connaissance que tous les enfants scolarisés ont légalement le droit.

Tout ce dont tu parles est donc issu d'une de ces écoles, celle des " héritiers " de la culture à pleines louches qui ont la chance de...

Mis à part ce constat déplorable de la mort programmée de l'école d'où ressort un fort sentiment d'injustice puisque l'entrée de l'école et le classement de sortie relèvent plus de la position sociale des candidats que du mérite, il serait urgentissime qu'elle rejoue un rôle formateur et sélecteur à tous les niveaux, et pas seulement au plus élevé. Elle doit donner des savoirs pour dégager des compétences, et non s'acharner à construire des compétences hors savoir, laminage uniforme sous les dehors de la diversification.

Remettons les enfants au travail - ce sera une façon de redonner le goût de l'effort et donnons les moyens de les faire travailler. L'école n'est pas une base de loisirs.
Faisons du Bac un examen sérieux. A savoir, qu'il n'est d'ailleurs pas une fin en soi et que d'innombrables filières peuvent être imaginées. Encore faudra-t-il comprendre qu'elles ne sont ni des échecs, ni des stigmates, ni des voies de garage. Il y a une vie sans le Bac - et, souvent une assez belle vie.

Je dirai volontiers comme cochise fr, la richesse, la réussite, n'est pas toujours celle que l'on croit.




"L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais le permettre" A. de St Saint-Exupéry


 steph34 a écrit [21/05/2012 - 18h53 ]  
steph34

Pas celle que l'on croit mais elle passe forcément par l'argent donc pas l'école qui forme ces élèves pour trouver un emploi. Sans argent ou trop peu, on ne peut pas être heureux.
La richesse, tu la trouves dans ta famille, tes proches, ta vie personnelle, tes ami(e)s forcément et dans ce qui nous entoure chaque jour si l'on ouvre les yeux et en cela je suis d'accord mais la question était en France, les enfants ont-ils les mêmes chances de réussir dans la vie.
Merci pour ton rajout que je rejoins et je rajouterai à mon tour ce passage sur le bac, diplôme qui n'a plus aucune valeur comme tu le dis si bien :

"La régression hiérarchique

Considérons tout d’abord la régression hiérarchique.
C’est par l’école que la société modèle et éduque les nouveaux membres de la race humaine. Considérons maintenant les élèves. Le vieux système scolaire désuet était une expression pure du principe de Peter. Un élève est promu, classe par classe, jusqu’à ce qu’il atteigne son niveau d’incompétence. Alors il doit redoubler, c'est-à-dire demeurer à son niveau d’incompétence. Dans certains cas, et parce que l’enfant se développe mentalement, sa compétence intellectuelle s’accroîtra pendant l’année de redoublement, et il pourra alors obtenir une nouvelle promotion et passer dans la classe supérieure. S’il échoue, il redoublera encore.
(Il est bon de noter que cet « échec » est tout simplement ce que, dans les études de travail, nous avons appelé « réussite », c'est-à-dire l’accession au dernier poste d’incompétence.)
Les directeurs d’école et les professeurs n’aiment plus ce système ; ils pensent que l’accumulation d’élèves incompétents nuit au bon renom de l’école. Un administrateur m’a dit : « J’aimerai pouvoir faire passer tous les cancres et recaler les intelligents ; ainsi le niveau serait haussé et les classes progresseraient. Ce stockage de cancres abaisse le niveau en réduisant la moyenne de mon école. »
Une politique aussi paradoxale ne sera certainement pas admise. Donc, pour éviter l’accumulation des incompétents, les administrateurs ont imaginé de promouvoir tout le monde, les incompétents comme les compétents ! Ils justifient psychologiquement cette idée en disant que cela évite aux enfants d’être traumatisés par l’échec.
En fait, ils appliquent la sublimation percutante aux élèves incompétents.
Le résultat de cette sublimation en gros, c’est que la classe terminale du lycée représente aujourd’hui le même niveau intellectuel que la classe de seconde d’il y a peu de temps. Bientôt, ce niveau tombera à celui de la troisième, de la quatrième et ainsi de suite.
J’appelle ce phénomène la régression hiérarchique. C’est ainsi que les certificats et les diplômes perdent leur valeur en tant qu’étalons de compétence. Avec l’ancien système nous savions qu’un élève qui ne « passait »pas en cinquième avait dû être au moins compétent en sixième. Nous savions que l’étudiant qui échouait en première année d’université avait dû être au moins un bon élève de lycée, etc.
Mais à présent, c’est fini. Le diplôme moderne prouve simplement que l’élève a eu la compétence de supporter un nombre donné d’années d’études. Le baccalauréat naguère certificat d’incompétence si l’on vise les postes de haute responsabilité les mieux payés. Seul le doctorat conserve encore une auréole de compétence, mais sa valeur est rapidement minée par la naissance des diplômes post-doctorant lui-même devienne un signe d’incompétence pour de nombreux postes, et que l’on doive passer un post-post-doctorat, avant le post-post-post doctorat ?
L’escalade de l’évolution scolaire accélère le processus de dégradation.
Source : étude du principe de Peter."




Au revoir


 symbol a écrit [21/05/2012 - 20h19 ]  
symbol

N'étant pas fataliste, j’imagine volontiers que les enfants peuvent avoir les mêmes chances si l'on ne prétend pas vendre une formation uniforme pour tous, avec une illusoire garantie de succès car ceux qui investissent si volontiers les commissions de spécialistes et les cercles de réflexion devraient pour un temps revenir faire un stage, un long stage, au contact des réalités. Un peu d'humilité, de pratique aussi ne nuirait pas aux didacticiens.
Quant à savoir si un tel bouleversement est possible...

lucie78p, 19 ans, et vous, aviez-vous une idée précise en posant cette question qui permettrait d'orienter nos réponses : école, éducation, moyen financier, milieu social ? Pourquoi actuellement ?




"L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais le permettre" A. de St Saint-Exupéry


 lucie78p a écrit [22/05/2012 - 08h21 ]  
lucie78p

Bonjour, si je dis actuellement, c'est que les enfants qui naissent en ce moment ou qui vont naitre sous peu, dans le milieu ouvrier auront t'ils la chance de pouvoir, vu le contexte politique, social actuel, pouvoir bénéficier des mêmes chances de réussites, dans un domaine éducatif qui les intéressent, que les enfants d'un PDG ? J'ai posé cette question, car j'en ai discuté avec des collègues de boulot, qui voient pour la plupart l'avenir de ces enfants avec une certaine "noirceur", pour une grande partie d'entre eux. Pourront t'ils, dans quelques années, encore faire des études supérieures de haut niveau s'ils le désirent ? sans le sous, faire les études nécessaires au travail pour lequel ils se destinent, etc... car je pense que déjà maintenant, il y a des inégalités sociales, je pense que l'égalité des chances est uniquement des paroles, quand on voit que beaucoup d'étudiants doivent travailler pour assurer leur quotidien, les parents qui sont employés ou ouvriers, ne pouvant plus assumer du coté financier, même si les enfants ont une bourse d'étude. Je sais aussi que tous les enfants, ne font pas de longues études, et qu'il ne faut pas pour réussir sa vie, avoir un travail qui rapporte des mille et des cents, mais ce qui me dérange c'est que fonction du niveau social et pécuniaire des parents, tous les enfants ne pourront pas faire ce dont ils ont envie, même s'ils en ont les capacités intellectuelles, c'est déjà comme cela maintenant alors qu'en sera t'il dans 20 ans ?. Autour de moi, n'appartenant pas a un milieu social ou l'on nait avec une cuillère d'argent dans la bouche, beaucoup d'enfants ont du arrêter leurs études pour aller travailler alors qu'ils avaient la volonté et la possibilité intellectuelle d'aller plus loin. Après, on peut toujours faire autre chose, dans la vie, sans pour autant être malheureux(se), mais peut t'on parler d'égalité des chances ? le fait de naitre à tel ou tel autre endroit, enlève déjà l'égalité qui devrait être la même pour tout être. Merci à toutes et tous de m'avoir répondu.




 steph34 a écrit [22/05/2012 - 09h29 ]  
steph34

J'ai donc bien compris ta question lucie78p.
Mon sentiment comme j'ai pu l'écrire et que les inégalités perdureront et seront toujours de plus en plus grandes car l'école ne joue plus son rôle... du moins plus comme avant.




Au revoir


 symbol a écrit [23/05/2012 - 10h18 ]  
symbol

" L'égalité devrait être la même pour tout être ", c'est bien le principe de l'égalité... Revenons à la notion d' " égalité ".

Tout d'abord, le simple bon sens et ce, sans méditer pendant des années, devrait nous faire dire que nous avons besoin d'un comportement qui permette à chacun de régler ses problèmes sans excès de connaissances philosophiques, historiques ou scientifiques. De plus, on peut être d'origine modeste et cultivé mais aussi fortuné et inculte comme on peut être riche et malheureux, pauvre et heureux.
Et si je me permets d'affirmer cela, c'est que je ne m'appuie plus sur des théories mais sur ce que j'ai pu éprouver dans la pratique.

La richesse est une notion toute relative et son interprétation relève de la subjectivité puisque nous sommes tous les riches de quelqu'un. La désignation d'une cible à abattre en la personne du riche est une rhétorique dangereuse pour la cohésion sociale. Cela déchaine les passions, attise la jalousie. C'est de la supercherie électoraliste pour imposer des mesures démagogiques. Tout ce qui sort du rang n'a pas lieu d'être et ce fondement doctrinal se manifeste dans la notion d'égalité.

L'acceptation de l'égalité devient bien différente de celle admise par la constitution : " Les hommes naissent et demeurent libres et égaux de droits ".
Cela confère juste un droit identique à ne pas être agressé dans sa liberté et sa propriété. Il s'agit d’affirmer l'égale dignité des individus et de les laisser libres de développer leur propre destin.

L'égalité de droits est fondamentale car elle est la condition de la liberté individuelle. Elle tient compte de ce qui différencie les hommes et c'est un plaidoyer pour le droit à la différence.

Cette notion est très différente avec vouloir rendre les hommes égaux, ce qui est une forme de servitude. Le socialisme français traduit l'égalité par l'égalitarisme et cela ne laisse aucune place à l'altérité et le droit à la différence y est rejeté.
Cette qu^te chimérique forme la traduction idéologique de la jalousie sociale. Elle est en parfaite contradiction avec les valeurs que sous-tend la démocratie.
L'égalitarisme façonne les hommes à l'identique, dans un même moule. C'est totalement contre nature, illusoire dans le cadre d'une société qui se veut libre.

Cela passe par la contrainte, l'instauration d'un régime totalitaire faisant fi de la liberté individuelle de chaque citoyen pour mieux imposer son nivellement avec un lissage de la population.

Nous sommes à des années lumière d'un état " à sa place " laissant les individus décider librement de leur destin et jouir des fruits de leur travail.
Les chantres de l'égalitarisme accordent à l'état providence des vertus sans pareil et l'on constate que la redistribution est inefficace, voire inexistante, sinon comment expliquer que la pauvreté perdure depuis 70 ans malgré nos soi-disant acquis sociaux, si chers à notre monde occidental et industrialisé, avec le confortable filet social.

Non, le monde n'est pas uniforme, il n'est pas composé d'individus identiques. La plupart des organismes, à part les humains, ont manifestement compris que l'ensemble du monde vivant est interconnecté et que la mort d'un ennemi ou d'un spécimen constitue toujours un danger pour les autres spécimens et pour la vie en général.
Il existe des milliards de relations coopératives et symbiotiques.

A vous de vous poser des questions sur la capacité de chacun en cessant de faire le procès de la vie qui ne nous donne pas ce que nous en attendions, en acceptant notre condition d'être humain différent les uns des autres. Le seule marché à la plus forte croissance, c'est bien la croissance intérieure de l'être humain et son potentiel. Vous ne laissez guère de possibilités à ce potentiel, et à chacun le sien, cela va sans dire.




"L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais le permettre" A. de St Saint-Exupéry


 symbol a écrit [23/05/2012 - 12h58 ]  
symbol

steph34, la Constitution ne parle pas d'individu égal, pareil, etc. mais d'égalité de droits, c'est toute la différence.
Etre solidaire, c'est comprendre que chaque individu, personne une, unique, avec son potentiel, représente le maillon d'une chaîne indispensable à la vie.

Ne faisons pas d'amalgame avec la politique, car ce sont des sujets bien différents d'un côté des valeurs sociétales pour vivre ensemble, de l'autre, l'individu.

Dans le bouddhisme Zen, le symbole est le cercle, cercle d'encre tracé à la main, qui représente l'unité et englobe les contraires. C'est l'un aussi bien que l'autre alors que dans notre société, le symbole de notre pensée n'est pas le cercle mais la ligne droite tracée à la règle. Cette ligne divise avec la brutalité d'une autoroute. Si l'on y met une flèche à chaque bout, nous découvrons la contradiction, la dualité et les deux directions de la flèche se disputent.

Comme tu pourras rétorquer, on n'a pas la chance d'avoir un philosophe... ou, nous ne sommes pas bouddhiste et ne connaissons rien à la philosophie orientale.
La croissance intérieure fut abordée depuis des millénaires et même enseignée en paraboles. Ce qui me fait plaisir, c'est que petit à petit, des mouvements de simples citoyens se forment pour tenter de comprendre ce qui se passe, savoir comment se responsabiliser, prendre sa vie en main, faire soi-même avec ses propres limites pour de nouveau représenter un maillon de cette chaîne.

Il n'est jamais trop tard et je t'assure que cela n'est pas réserver à une élite, bien au contraire. L'excès de connaissances rendent parfois aveugle aux vérités les plus simples.






"L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais le permettre" A. de St Saint-Exupéry


 steph34 a écrit [23/05/2012 - 13h18 ]  
steph34

Nous suivons donc un chemin de pensée différent même si je partage quelques points de ton analyse. Alors j'en finirai là sur ce sujet, je n'ai rien d'autres à ajouter.

Merci à toi et aux autres pour ce plaisir de vous lire et de vous répondre.




Au revoir


 symbol a écrit [23/05/2012 - 14h23 ]  
symbol

Tu as a peu près l'âge de ma fille qui se fiche bien de tout cela. Pas le temps d'y penser, elle expérimente au quotidien. Comme je le faisais à l'époque avec un lot de responsabilités autre que celui de mes 19 ans.

Maintenant , je peux me dire que tout chemin n'est qu'un chemin que j'ai pu essayer autant de fois que je le jugeais nécessaire. Puis je me suis posée à moi-même et à moi seule une seule question : ce chemin a-t-il un coeur ? S'il en a un, alors ce chemin est bon, s'il n'en a pas, il n'est d'aucune utilité. Tout chemin n'est jamais qu'un chemin.

Je pense qu'on peut se rejoindre à ce niveau là. Et c'est à moi de te remercier pour ce partage car tu dis vrai quant à l'enseignement, ne serait-ce qu'en philo... Des citations, rien de vécu.
Je n'ai pas l'impression que l'on t'a décervelé et j'apprécie ces échanges qui m'oblige aussi à réveiller ma pensée.




"L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais le permettre" A. de St Saint-Exupéry


 steph34 a écrit [23/05/2012 - 19h33 ]  
steph34

Ta fille a bien raison de ne pas se soucier de tout ça.
La notion d'écoute de son cœur mais à trop vouloir l'écouter, on termine par l'étouffer soi-même... parfois il faut laisser aller les choses et si l'on n'en pas capable, essayer de ne plus l'écouter.

Mais tu as raison sur le fait qu'un chemin reste un chemin tout comme une feuille reste une feuille, la différence reste la couleur, la forme. Celle-ci peut être sombre, colorée ou multicolore. On comprend pourquoi on ne voit pas ces feuilles durant l'année sauf à l'automne car toutes les couleurs ressortent et cela fait du bien au coeur. Le chemin peut avoir une forme en zigzag, droit ou en travaux pourquoi pas avec des couleurs allant du sombre au clair selon les personnes. Mon chemin est le même que le tien, il y a juste les couleurs et la forme qui changent. Je m'égare...

Moi aussi, j'ai pris plaisir à discuter avec toi.




Au revoir


Répondre à lucie78p






Attention vous n'êtes pas connectés !!! sad

Renseignez vos identifiants de connexion au site, sinon votre réponse ne sera affichée qu'après avoir été validée par notre équipe de modérateurs (et sera en plus postée en "Anonyme")

Votre pseudo :
Mot de passe :

smile wink confused normal lol laugh sad angry cool surprised cry eek

    


 Je souhaite être alerté des prochaines réponses !








Poser votre question !   Poser votre question !
* Avertissement : les propos tenus sur cette page sont le fruit de la discussion entre les internautes membres de la communauté Web-Libre, et ne reflètent en rien la conviction personnelle des administrateurs du site.
Copyright © 2013 - Weblibre / Tous droits réservés, propriété exclusive de web-libre.org - Toute reproduction même partielle de ce site sans consentement est interdite et donnera suite à des poursuites.