Si la roue a été inventée par les Sumériens vers 3500 avant J-C., son utilisation n’est apparue que bien plus tard, avec des roues pleines ou faites de plusieurs parties. Cela dit, si elle fut utilisée pour des chariots très tôt, l’idée de fabriquer une bicyclette ne vint à l’homme pour se transporter lui-même que beaucoup plus tard et l’on se demande pourquoi…
Quoi qu’il en soit, l’histoire de la bicyclette remonterait à l’inventeur du célérifère en 1790, le Comte Mede de Sivrac, mais cette histoire est un peu mythique et la bicyclette, dans ses formes anciennes, est apparue en 1817 grâce à Karl Drais von Sauerbronn, un baron allemand qui inventa sa « Laufmaschine » (soit une machine à courir). Ce sera en Français, le « vélocipède » (d’où le mot vélo en Français). C’était un drôle d’engin avec deux roues alignées qui était reliées entre elles avec un cadre en bois, la roue avant ne pouvant pivoter que latéralement… Autant dire que les chutes étaient nombreuses même si l’engin a connu un franc succès en Angleterre et aux USA. En fait, le seul moyen d’avancer était de pousser en prenant appui sur le sol comme on le fait avec une trottinette. C’est ce qu’on appelait « la draisienne » (du nom de son inventeur).
Puis les pédales furent inventées vers 1861 par Pierre Michaux qui travaillait alors pour « les voitures à façon ». Un brevet fut même déposé pour les pédales qui avaient le nom de « pédivelle » (une manivelle adaptée au pied) en avril 1868 sous le nom de « perfectionnement dans la construction des vélocipèdes ». « La Maison Michaux » connut le succès populaire avant de devenir « la Compagnie parisienne » en 1869. A l’époque, ce furent les premières courses cyclistes et l’apparition des premiers clubs sportifs dédiés à la petite reine.
Parallèlement, aux Etats-Unis, l’ancien associé de Pierre Michaux, Pierre Lallemant, obtint un brevet américain pour un drôle d’engin qu’il nomma « bicycle » (d’où le nom de bicyclette). Les roues à l’époque étaient réalisées en bois avec un cerclage en fer et les premiers caoutchoucs pour éviter les soubresauts apparurent sur ses engins en 1869 (car je vous laisse le loisir d’imaginer comment c’était de rouler avec des roues en bois !).
Les Anglais prirent le relais après 1870 avec une roue arrière plus petite puis un Français permit d’alléger la bicyclette en employant des fourreaux de sabre pour le cadre.
14 ans plus tard, la société des machines à coudre de Coventry mit au point une autre bicyclette avec des roues moyennes et un système de transmission par chaîne qui faisait tourner la roue arrière plus vite que les coups de pédale.
Un pneumatique adapté fut réalisé par John Dunlop en 1888 avec un brevet français. En fait, la bicyclette de cette époque était tout à fait similaire à celle que l’on utilise aujourd’hui sauf qu’il n’y avait pas de changement de vitesses (mis en place en 1930 et les dérailleurs en 1950).
La bicyclette devint un produit industriel en 1890 ce qui permit aux ouvriers de se déplacer plus rapidement avec un prix abordable.
… Et le premier Tour de France vit le jour en 1903 !