Je n'ai rien à te faire croire sur ma personne Papiguy, tu es assez intelligent et perspicace pour te rendre compte de qui je suis et j'espère quand même que tu finiras par mieux me connaître et me comprendre à travers mes écrits...
Le plus gros problème que je rencontre dans ma vie de chaque jour, et cela depuis toute petite, c'est l'incompréhension et la moquerie face à mon désir d'unité et de conciliation entre les humains...
J'essaye de ménager la chèvre, le loup et le choux et je me retrouve finalement seule dans ma barque après avoir soutenu chacun...
Je ne me trouve jamais assez bien, assez gentille, assez aimable et je passe tout mon temps à aimer et aider les autres sans savoir penser à moi et sans pouvoir penser à moi. Je sais parfaitement bien soutenir les autres mais les autres ne peuvent me soutenir pas car je sais d'avance ce qu'ils vont dire ou faire et cela n'a aucun effet sur moi, je suis celle qui aide pas celle qu'on aide, c'est mon destin !
Le manque d'amour propre est pour moi un sérieux handicap et je me soulage en faisant pour les autres ce que personne ne pourra et ne voudra jamais faire pour moi.
Oui cela m'arrangerait bien si tout le monde était bon et gentil, cela m'éviterait la souffrance de voir souffrir les autres car c'est cela qui m'insupporte le plus, c'est quand les gens se font du mal entre eux volontairement ou involontairement.
Si on me demande pourquoi je suis comme ça je te répondrai qu'il y a longtemps que je le sais, et je n'ai pas eu besoin de psychologues "à 2 balles ou à 100 €" pour le trouver, il suffisait que je me souvienne tout simplement et, comme j'oublie très difficilement...
Si je suis si âpre à défendre les faibles et à condamner les maladresses de certains c'est parce que j'ai vu mes parents se disputer durant toute mon enfance et cela jusqu'au décés de l'un d'eux (de mon père en l'occurence), j'étais l'arbitre, je prenais la défense de ma mère faible et gentille face à mon père fort et colérique.
Aujourd'hui, mon passé me poursuit, je continue à vouloir faire en sorte que vous vous entendiez tous et que vous vous compreniez bien pour ne plus revivre à travers vos polémiques mes douleurs d'enfance.
Alors que vous soyez, jeunes, vieux, riches, pauvres, beaux ou laids je vous aime tous et je veux que vous soyez sympathiques les uns avec les autres et je le répète ce n'est pas pour vous faire la morale mais un peu pour mon bien-être personnel ; les désaccords des autres me font souffrir...
Voilà, c'était le témoignage de Natacha, petite fille d'immigrés, moitié slave (polonaise, russe, allemande) moitié française, née dans un petite ville de province au fin fond du Pas de Calais un jour de neige.
Bon, j'vais arrêter de raconter ma vie, j'veux surtout pas me faire plaindre et encore moins vous faire chialer...
Natacha