Bonjour soleilla,
La réponse de moonstone est la bonne. Cependant j'aimerai y apporter quelques nuances.
La peur de la mort est certes universelle, mais elle évolue avec le temps et l'âge. On a davantage peur de la mort lorsqu'on est jeune. On découvre la vie et on a peur qu'elle ne nous soit pas donnée en entier. Mais on fil du temps et en prenant de l'âge, cette peur s'atténue. Certes on y pense de plus en plus souvent, car le terme approche chaque jour, mais ce avec moins d'angoisse. Car enfin la mort fait, si l'on peut dire, partie de la vie. On meurt parce qu'on vit, parce qu'on est né (Ce qui est déjà un miracle). Mais pourquoi a-t-on peur ? Nous nous trouvons dans la position du nouveau né. Celui-ci, dans le ventre de sa mère est au nirvana. Tous ses besoins sont entièrement assumés. Il n'a jamais froid, n'a jamais trop chaud, n'a jamais faim, n'a aucun souci, ni contrainte. Il est au Paradis. Or il doit sortir hors de se Paradis pour vivre, pour continuer à vivre. Mais si on avait la possibilité de lui demander s'il le désire, il le refuserait sans doute. Car il n'a connu et ne connaît que le monde confortable du ventre de sa mère. Au delà, pour lui, c'est l'inconnu et l'inconnu informel et donc redoutable. Nous sommes un peu dans la position du nouveau né. La mort, ce passage vers un ailleurs, un inconnu, nous parait redoutable et nous en avons peur.
Il nous faudra pourtant en franchir le pas. Nous saurons alors ce qu'il y a ou n'y a pas, après elle.
Il nous a été donné la grâce de vivre. Mais à la condition qu'il y ait un terme. C'est ainsi, il faut accepter la nature des choses. La vie est donc une chose bien agréable pour que nous y tenions à ce point. Alors vivons là. Les difficultés que nous y rencontrons, font parti de cette vie, soyons heureux qu'ils nous arrivent, ils nous prouvent que nous sommes vivants. Ne perdons pas une seconde à nous morfondre, ce sont des instants de vie perdus. Nous n'avons qu'une vie, elle ne sera plus pour l'éternité. Alors ne la contraignons pas, ne retenons pas nos désirs lorsqu'ils peuvent s'exprimer, ne nous laissons pas engoncer dans des préjugés, la morale des autres, dans des craintes plus ou moins fondées. Aimons nous et que la joie soit dans nos coeurs.
Cordialement.
Le doute est ma seule certitude