Sotaro, la théorie de l’évolution s’est, en effet, étoffée depuis Darwin et nous parlons actuellement de la « théorie synthétique de l’évolution » pour mettre l’accent sur le fait que la Nature n’a pas un, mais plusieurs outils d’évolution.
Quand on dit Nature, il s’agit pas d’une personnalisation, ni d’admettre l’existence d’un dessein intelligent cher aux créationnistes… On parle de Nature par paresse littéraire : user d’une allégorie ( la Nature) pour expliquer des processus biologiques de l’évolution des espèces est , avoue le, plus parlant que de mettre à chaque fois « évolution des espèces »…
Quand on dit « idéal », le terme est en effet mal choisi. Il faut dire « adapté » puisque personne prétend que les animaux crées sont idéaux, mais simplement adaptés à leurs environnements respectifs. Dire « idéal », c’est entrer dans un débat philosophique et sous entendre une idée d’achèvement, de fin : si on prend la cartographie de l’espèce à un instant « t », force est de constater que l’espèce est idéal pour son environnement…Sauf que l’accent n’est pas mis sur les crises possibles, futurs que cette espèce affrontera inévitablement…Mais après tout, idéal et adapté sont indéniablement proches comme concepts ; la Science, aimant jouer les vierges innocentes, ne veux pas se salir les mains dans des débats dont les conséquences sociaux (qui est adapté ? qui est idéal ?) peuvent être avoir des conséquences sur le corps social…
Toutefois, prétendre que la « Nature se développe sur ses erreurs » relève toujours de ce que je dénonce précédemment : soit c’est une allégorie et dans ce cas, faut ne pas la prendre au pied de la lettre…soit on entre dans un débat philosophique car LA NATURE EST et n’a aucune justification à donner : elle ne fait pas d’erreur, n’est pas cruelle, n’est pas parfaite, ni injuste : LA NATURE EST. Introduire une notion de justice, d’erreur, de perfection, c’est demander à la « Nature » de conscientiser ses actes, ce qu’elle ne peut faire, à moins d’admettre des notions de d’intelligence collective IC comme dans l’hypothèse Gaia du biologiste Lovelock (idée intéressante que le Terre se conduit comme un organisme vivant
Pose le problème d’un IC et de l’humanité comme virus attaquant cet organisme)…
Puisque je semble mal m’être fait comprendre, je vais faire un bref topo de mémoire sur la théorie de l’évolution, afin d’en faire une critique pour analyser ensuite le « darwinisme social » comme tu me le demandes…
a) On regroupe dans la théorie synthétique :
-le darwinisme classique : c'est-à-dire qu’il y’a de légères différences entre les individus d’une même espèce (une girafe a un cou plus long que sa voisine) qui vont jouer un rôle décisif en cas de contraintes environnementales. Ces contraintes vont produire une sélection (lutte pour la survie, sélection sexuelle, sélection parentale) parmi les membres intra-espèce: celui qui a l’avantage comparatif (un cou plus long pour une girafe dans un environnement ou les pousses les plus nutritives des feuilles se trouvent au sommet des arbres) va transmettre son avantage par élimination de ses concurrents…Le procédé évolutif parait donc très lent...
-La théorie des catastrophes de René Thorm : le hic de Darwin est que si le procédé est lent, on n’aurait du trouver depuis belle lurette les chaînons manquants entre les classes d’espèces (entre l’oiseau et le reptile). Problème d’autant plus insoluble que les temps géologiques de la Terre se sont réduites depuis l’époque de Darwin. Autre problème : le vecteur de l’évolution, l’ADN est discontinu : on ne peut faire n’importe quelle association entre les nucléotides de la vie : l’adénine ne s’associe qu’avec la thymine. Or si la base de la vie est discontinue, alors il est étrange, bizarre et illogique que l’évolution le soit !!! Une infinité de problème se produisent dans la recherche de l’évolution : par exemple, l’hémoglobine inter-espèce devrait avoir autant de variations génétiques que les espèces sont éloignés les uns des autres de la chaine de l’évolution : l’hémoglobine du poisson devrait être plus proche de celui du reptile que de celui des oiseaux…STUPEUR des chercheurs : il n’en est rien : les variabilités inter-espèces de l’hémoglobine sont les mêmes !!! Il faut donc admettre une chose : l’évolution n’est peut être pas le procédé LENT que l’on aurait cru.. L’évolution peut être extraordinairement rapide : une nouvelle espèce pourrait apparaître en une génération de sorte qu’on ne peut trouver les chainons manquants (c’est la théorie exploitée dans les films X-mens). Des bons en avant dans l’évolution se produisent d’un coup comme le préconise la théorie mathématique des catastrophes du français Thorm …
-le lamarckisme ou la transmission des caractères acquis, fait de temps en temps son come-back chez les chercheurs. Tantôt englobé ou pas dans la théorie synthétique, tantôt remise à jour ou combattue, je laisse à ceux qui n’ont pas quitter les universités de Sciences ne me rectifier dessus…
CRITIQUES :
a) épistémologiques : la théorie de l’évolution-même synthétique- est une ABERRATION en épistémologie (discipline philosophique qui recherche les critères de la vérité scientifique) Pourquoi ? Parce qu’elle est irréfutable comme théorie ! A aucun moment, il n’est possible de la contredire, ou de trouver les limites de sa pertinence. Selon le philosophe Karl Popper, une théorie scientifique est réfutable, c'est-à-dire que l’on peut mettre des limites à son fonctionnement ou la contredire: la théorie de la relativité est réfutable dans le sens ou elle ne fonctionne que pour des vitesses proches de la lumière. En dehors de ces limites, Newton est plus approprié. De plus, il suffira d’une expérience la contredisante pour que la relativité finisse à la poubelle..
Or, rien de tel avec Darwin : elle accumule des aberrations ? Qu’importe, on use d’outils mathématiques dont personne ne connaît leurs pertinences physiques (exemple drôle avec la théorie des catastrophes : on a prétendu qu’elle pouvait prédire les crises économiques…Evidemment, les matheux sont repartis bredouille de Wal Street…) . Bref, la théorie de l’évolution est infalsifiable : si des aberrations s’accumulent, elle prétend que l’explication viendra plus tard (cas avec l’hémoglobine), ou produit des théories ad hoc, à posteriori pour protéger le corpus de cette théorie (théorie des catastrophes). Ou pire, les aberrations sont tout simplement ignorées et leurs détracteurs ridiculisés.
b) critiques sociologiques : Comment l’évolution s’est-elle transformée en dogme de la recherche scientifique ?
- En ridiculisant ses adversaires, fussent-il d’imminents scientifiques. Ce fut le cas du débat houleux entre Cuvier/Darwin. Cuvier, inventeur de la paléontologie, ayant une longue maitrise des fossiles animaux, ironisait déjà sur l’impossibilité du chainon manquant : modifier un seul organe d’une espèce, et les conséquences sont tels sur les autres organes qu’une évolution graduée est impossible (d’ailleurs les mutations sont toujours non viables) ! Face au chercheur de premier plan, qu’ont dit les évolutionnistes ??? C’est forcement un religieux, bien sur ! Et voila Cuvier taxé de rétrograde !
-en jouant de l’argumentation : l’idée de Darwin est que les microévolutions existent (créer différentes espèces de chiens est tout à fait possible) , alors les macroévolutions le sont aussi (transformer un poisson en reptile). Aie ! Si je peux créer le pitbull, ca ne veut pas forcement dire que je peux créer le serpent-chien…Vous voyez la nuance ? Or, les arguments pro-Darwin ne relève TOUS que la microévolution intra-espèces (pinson du Galápagos, hommes blancs ou noirs, etc.)
-par absence de théorie adverse : si la théorie de l’évolution, théorie graduée (évolution par étapes) et continue (dans le temps) est une connerie épistémologique, nul scientifique -à l’heure actuel- peut proposer une théorie rivale : car personne n’arrive à concevoir UNE THEORIE NON GRADUEE ET DISCONTINUE DE L’EVOLUTION !!! or une telle théorie impossible à penser est plus proche des faits observée. Faute de compétiteurs, la théorie demeure, d’autant plus qu’elle donne un cadre encore satisfaisant quant aux recherches à effectuer : on parle d’HEURISTIQUE (c’est faux mais c’est pratique)
LE DARWINISME SOCIAL
Proposé par le cousin de Darwin, le charlatan GALTON, l’idée est simple et justifie une culture de la cruauté sociale pour les laissez pour compte de la société: laissons les pauvres végéter, les meilleurs s’en sortiront vainqueur et apporteront un « plus » à l’humanité. Tandis que si l’on aide les déchets de la société, ils transmettront leurs caractères à leurs descendants, produisant un abâtardissement de notre espèce…
Quels solutions ? L’eugénisme et le laissez-faire dans une logique de concurrence des individus entre eux sur le Marché du Travail. L’eugénisme ayant des relents de chambre à gaz, on opte actuellement pour le laissez-faire du marché de l’emploi. Dis de façon plus humaniste dans la langue orwellen actuelle : Nul aide ne sera octroyée aux pauvres pour leur propre bien !
On peut objecter :
-qu’il faudrait déjà que la théorie de l’évolution fusse vraie (relire CRITIQUE)
-que le propre de l’homme est d’avoir domestiqué la nature…Même une prairie ou une forêt actuelle est marquée par l’homme (architecture urbain, des grands espaces, etc.).Pourquoi donc appliquer l’esprit de la lutte pour la survie alors que notre environnement et l’homme n’ont guère plus rien de naturel et que le propre de la Civilisation est d’extirper l’homme à sa nature animale…
-que ceux qui veulent l’appliquer l’appliquent déjà pour eux-mêmes et leurs progénitures. Car prétendre à une amélioration de l’espèce par une intensification de la lutte pour la survie suppose que nous soyons tous soumis à la concurrence. Or si la concurrence est bons pour faire remuer le cul des pauvres, force est de constater que les riches, eux, n’aiment guère y gouter et s’adonne volontiers aux joies du monopole, de la rente, de la mise en place sur les marchés de barrières qui empêche le parvenu d’entrer dans leurs affaires, par la mise en place d’une solidarité tandis que le prolétaire de base est atomisé sans lien social… Bref, ont-ils l’outrecuidance de se dire abouti pour ne pas participer à la lutte pour la survie ????
-Que justement, l’entraide est un facteur de l’évolution comme l’avait compris le prince anarchiste Kropotkine. Bref, la nature n’aime guère la concurrence : le lion n’est pas en concurrence avec le tigre : ils n’occupent pas la même niche écologique. La notion de niche écologique en écologie s’oppose d’ailleurs à la concurrence. De plus, la théorie des jeux avec le dilemme des prisonniers le montre : la coopération est la meilleure façon de gagner pour chacun d’entre-nous ! Bref, le darwinisme social apparaît pour ce qu’il est : empêcher les pauvres d’atteindre la réussite des riches en leurs inculquant des règles de vie qui les desservent !
Empêcher les pauvres d’atteindre la réussite des riches en leurs inculquant des règles de vie qui les desservent ! Je le répète, car si vous avez cette grille de lecture, vous comprendrez beaucoup de chose sur le monde qui vous entoure et les préceptes que l’on vous apprend depuis l’école alors, qu’en parfaits cyniques, vos dirigeants seront suffisamment malins pour ne pas les appliquer à eux-mêmes !
Y’a tant dire et ce n’est pas mon ordi, ni ma connexion ; donc je finirais sur une chose : ce que j’ai dit par contre sur les différences entre blancs et noirs est juste car nous restons dans ce cas précis au sein de la microévolution… nous ne sommes pas dans la macro dont j’ai portée un regard critique tout au long de ce post…
"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"