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Les pauvres sont-ils dangereux ?



cochise_fr
Cette question a été posée par cochise_fr, le 03/02/2008 à à 17h20.  * 
Vous trouverez peut être plus d'information dans l'annuaire de Web-Libre, dans la catégorie Problèmes et débats.

Vous pouvez y répondre en utilisant le formulaire situé ici.
 



Réponses



 cochise_fr a écrit [03/02/2008 - 17h20] 
cochise_fr

Bonjour,
Face aux nombreuses manifestations publiques des pauvres mal logés ou sans abris, il semblerait que des textes soient en préparation pour rendre ces manifestations pénalement répréhensibles.

"La France compte 3,7 millions de pauvres selon la définition la plus restrictive de la pauvreté".

Dans un "projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure" il y a des propositions inquiétantes... lisez donc:

http://onlesait.blog.lemonde.fr/2008/01/29/harceler-les-pauvres/

Bonne lecture.... et n'hésitez pas a en parler et à émettre vos réactions




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 Frédérique a écrit [04/02/2008 - 10h32] 
Frédérique

EFFRAYANT !!! Rétablir le “délit de vagabondage”, par exemple. Ils vont avoir du boulot, avec le nombre de personnes qui se retrouvent à la rue sans ressources. Ils vont en faire quoi ? Les mettre en prison ? Pas de place ....Ah oui, peut- être dans des centres ou des camps ! Cela me fait un peu peur. C'est comme les villes (comme Paris, Bordeaux) qui chassent les mendiants du centre ville : cela fait désordre... et puis c'est pas "très beau" : c'est tout simplement lamentable. Heureusement, la solidarité existe toujours !! En tous cas, j'espère....




Il y a un temps pour tout......


 fabuck a écrit [04/02/2008 - 12h23] 
fabuck

Cette idée d'associer la pauvreté à un risque à l'endroit de la société dans son ensemble comme en témoigne le titre de l'ouvrage de Louis Chevalier qui traite des conditions de vie des ouvriers dans la première partie du 19e siècle : "Classes laborieuses, classes dangereuses". Certes, l'ancienneté de cet amalgame ne lui ôte son caractère inquiètant...




 carter a écrit [04/02/2008 - 14h12] 
carter

"Salaud de pauvres" comme on dit...
Pourtant la lecture de Karl Marx aurait du mettre la puce à l'oreille des décideurs et autres dominants. Il faut distinguer le prolétaire (qui gagne sa vie par la force de son travail, fusse t-elle faiblement) du sous prolétaire (mendiants, miséreux en tout genre qui se caractérisent par une désocialisation flagrante): si le prolétaire est dangereux car conscient des rapports de forces et suffisamment socialisés pour provoquer des transformations sociales; il n'en est rien du sous-prolétaire, trop désaxé pour jouer un rôle révolutionnaire...

Bref, Sarkozy devrait savoir que les mendiants et autres vagabonds ne sont pas le terroir des révoltes subversives. Bien au contraire, cette pauvreté qui s'affiche est idéal pour empêcher le salarié de réclamer trop de droits sociaux et de le faire murement reflechir avant d'ouvrir sa gueule devant son patron....




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 cochise_fr a écrit [04/02/2008 - 16h17] 
cochise_fr

Bonjour,
Tout nu et tout bronzé.... ?!?! non ??

Bon revenons à la question.
..... c'est vrai Carter, mais cela fait tache dans la société Bling Bling de notre président.
Penses donc, des campeurs sans le sou devant la bourse, devant les banques,.... et ils ne se sont pas encore installés sur les Champs elysées mais cela pourrait bien venir. Quelle image pour une France en parfaite santé économique, et dans laquelle le chômage ne sera bientôt plus qu'un souvenir..... comme chacun sait.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 leefoo91 a écrit [11/02/2008 - 11h23] 
leefoo91

Bonjour,
je vais jouer sur les mots, désolé. C'est la pauvreté qui est dangereuse et non les pauvres. Le plus difficile dans une société capitaliste comme la notre est de trouver le juste équilibre entre la pauvreté et la richesse. Si le nombre de pauvres ( c'est quoi un pauvre Papa ? ) augmente trop et trop vite, on obtiens un coquetail , presque Molotov ,qui risque d'exploser et de créer une situation révolutionnaire , ce qui pour ceux qui suivent les actus depuis quelques années, se rendent bien compte que l'on est au bord de cette situation. Ceux qui sont laissés sur le bord de la route ( de plus en plus nombreux ) n'ont qu'une seule pensée , survivre. Ceux qui se situent juste au dessus ( encore une grande majorité ) pense à eux et un peu aux autres du dessous. Et le reste, la minorité, n'ont qu'un seul soucis profiter du travail des uns et des autres en préservant se fameux équilibre.........Mais quand la majorité, la classe que je qualifie du milieu, ne peux que se soucier de son bien être , et n'a plus les moyens de faire plus, les puissants peuvent se reposer un peu, car ils ne leur restent plus assez de temps pour réclamer ,pour eux ou pour les autres. Tant que les technocrates et autres se transmettent le pouvoir de Père en fils ,tout va bien dans le meilleur des mondes. Comme disait Coluche dans un sketch " SALAUDS DE PAUVRES "




la vie est un long fleuve tranquille ,il suffit de savoir nager.


 cochise_fr a écrit [11/02/2008 - 14h43] 
cochise_fr

Bonjour,
" c'est quoi un pauvre Papa ? ".....
C'est quelqu'un dont les revenus, quelque soit leur origine ne permet pas:
- de nourrir sa famille
- de permettre à sa famille de dormir et de se reposer à l'abri
- d'assurer les dépenses ordinaires de sa famille.
...ce qui correspond assez bien à ma définition.....mais

on peut encore réduire à : .....qui ne permet pas:
- de se nourrir
- de se loger
- d'assurer ses dépenses ordinaire de base.

Si vous répondez NON à un des critères, .... bienvenue au club, si l'on peut dire, des pauvres.
Rassurez vous, la famille s'agrandit tous les jours.

Dormez bien, Nicolas veille.!!!!




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 leefoo91 a écrit [11/02/2008 - 15h44] 
leefoo91

Bonjour Cochise,
je ne posais pas la question, même si il y avait un point d'interrogation , je ne faisais que citer le début d'un film de Jugnot, mais passons. La liste que tu présente est par trop restrictive, tu ne fait qu'y parler d'argent ! ce que je classifie comme " pauvre de 1 ère classe ou seul les deux points de la survie sont important:
- manger
ne pas être mangé
pour cette définition je parlerais de très pauvres.

il faut aussi parler des besoins que l'on se crée , et qui sont beaucoup plus vastes, comme l'exclusion, de la solitude, l'ignorance , l'illettrisme, l'esclavage , le profit de l'homme par l'homme ETC.........
Je n'ai pas attendu 58 ans pour trouver le mot " pauvreté, et je ne me range pas dans la pauvreté que tu décris ,mais je suis effectivement un pauvre, comme je l'entends.




la vie est un long fleuve tranquille ,il suffit de savoir nager.


 cochise_fr a écrit [11/02/2008 - 15h59] 
cochise_fr

Bonjour,
Ce n'était pas une réponse destinée à Leefoo91 en particulier, et j'ai juste repris cette expression au bond pour en donner ma définition MINIMUM de la pauvreté.... donc forcément restrictive.

Vous me reprochez de ne parler que d'argent..... mais c'est cela le moteur de notre société, que cela me plaise ou pas, que cela vous plaise ou pas, et pour tout le monde dit 'développé'.
Si un exclus ou un illettré, ou un ignorant, ou un esclave, ou un exploité.... avait des revenus suffisants pour répondre OUI à mes critères minimums...... ils ne seraient plus dans leur situation actuelle, parce ces revenus leur auraient permis de changer leur situation, CQFD.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 carter a écrit [11/02/2008 - 16h19] 
carter

De toute façon, la definition "officiel " de la pauvreté est bel est bien par rapport à l 'argent:

L’ONU calcule la pauvreté de la façon suivante. Elle utilise le principe du revenu médian qui partage en deux la population d’un pays : ceux qui vivent en dessous et les autres qui vivent en dessus de ce revenu. Est pauvre toute personne qui vit avec 50% de moins que le revenu médian.

Problème : cela tend à minorer la pauvreté des pays très très pauvres…
autre problème: les magouilles statistiques pour minorer le nombre de pauvres dans le monde deviennent très faciles!
Avantage : la pauvreté est une notion relative et la moindre réflexion dessus devrait vous en convaincre: vivre avec 400 euros en France fait de vous un très très pauvre mais au Maroc, vous vivrez bien...

si le revenu médian est de 1254 euros en France, vous êtes pauvres à 60 % des 1254 (la CEE n'a pas voulu des 50% de l'ONU, n'ayant pas envie d'augmenter le nombre de ses nécessiteux par un coup statistique!)

est pauvre en France toute personne qui vit au dessous des 752 euros en France!
Du coup, force est de constater que nous sommes légions!




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 carter a écrit [11/02/2008 - 16h23] 
carter

"vous êtes pauvres à 60 % des 1254"
Hum...je viens de dire une betise...à 60%, la CEE tend a majorer le nombre de ses pauvres...autant pour moi...




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 cochise_fr a écrit [11/02/2008 - 21h04] 
cochise_fr

Bonjour,
Merci, je me demandais justement comment cela pouvait être calculé au vu de la grande différence de niveau de vie existant entre les différents pays.
Cependant......à mes yeux, ce mode de calcul est UNE GROSSE ESCROQUERIE !!!!

Que se passe t il quand 50% de la population devient pauvre suivant mes critères.....ou suivant d'autres, mais suivant la réalité: ne pas pouvoir assurer le minimum ??????.... mais que cela correspond au revenu médian parce que peu de gens possèdent beaucoup alors que les autres crèvent de faim et que ceux du milieux ne font que se débrouiller pour ne pas tomber plus bas.

Le calcul ne tient plus, ce qui est logique, puisque la pauvreté n'est pas un strict problème d'argent, mais un rapport entre le revenu et ce que l'on peut acquérir avec, comme l'a indiqué Carter avec ses 400 euros entre la France et le Maroc.....et en Inde alors..??.

Car rien ne garanti que recevoir le revenu médian permet d'échapper à la pauvreté.....alors 60% de celui ci ?? ou même 50% de celui ci ??

ON PEUT ÊTRE PAUVRE ET SAVOIR COMPTER !!!

C'est même ce que les pauvres font de mieux, pour arriver à avoir le plus possible avec si peu d'argent.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 carter a écrit [11/02/2008 - 21h35] 
carter

"Car rien ne garanti que recevoir le revenu médian permet d'échapper à la pauvreté.."

exact mais cette définition de l'ONU est plus lucide que celle du FMI qui considère comme pauvres ceux qui vivent avec moins d'un dollar par jour (du coup, le nombre de pauvres diminue du fait de l'inflation des monnaies et tout le monde peut chantonner que "la mondialisation réduit la pauvreté dans le monde!"

La définition du revenu médian a deux grands avantages:
-elle est relative et insiste sur un point qui mérite moult reflexions: on est toujours pauvre...par rapport aux autres: c'est l'inégalité qui crée des tensions et de la pauvreté: on n'est pas en soi pauvre: même nos SDF vivent mieux que les laissez pour compte du Moyen-Age! il est important que les gens comprennent que les inégalités créent mathématiquement de la pauvreté: cette définition le montre...
-elle insiste sur les tensions que créent les inégalités de facto: une société inégale tend vers des tensions sociales, contrairement (faut-il le rappeler) aux idéaux des libéraux et la philosophie de la Justice de john Rawls: les inégalités sont souhaitables car les pauvres reçoivent toujours les miettes des riches! bref, cette définition est doté d'un idéal égalitaire puisque l'objectif est l'uniformisation des revenus...

Parce que cette définition s'oppose aux principes inculqués dans les écoles de commerces (si tu savais, Cochise, le nombre d'étudiants crétins qui nous bassinent avec Rawls comme philosophe majeur, leur rappeler la définition de la pauvreté devrait logiquement leur provoquer un choc philosophique. Ce qui est rarement le cas; ils ne comprennent rarement eu-même ce qu'ils apprennent)

Inconveniant:
-elle est absurde car elle ne tient pas du cout de la vie! Quoique! l'idée étant qu'une société ou le revenu médian ne permettrait pas de vivre est vouée à la guerre civile et à l'éclatement ! Peut-on alorts parler d'un pays? Avouez que le bon sens montre la véracité d'une telle analyse et qu'un revenu median invivable produit indiniablement du chaos...Si tel est le cas, le calcul des pauvres est impossible (essayer de calculer la population pauvre d'un pays en guerre civile? Ne voyez pas l'aberration d'un telle recherche???)




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 cochise_fr a écrit [11/02/2008 - 23h17] 
cochise_fr

Bonjour,
Rawls...connais pas. Mais je vais aller me documenter un peu pour une autre fois.
Actuellement, je planche sur Chomsky... que je ne connaissais pas d'avantage.
...histoire de pas mourir idiot.

tu dis:
"on est toujours pauvre...par rapport aux autres"
Là, je ne suis pas du tout d'accord. On est pas pauvre par rapport à son voisin, on est pauvre par rapport au cout de ses besoins minimaux....c'est tout, que le voisin soit plus ou moins pauvre que toi ne te donnera rien de plus pour toi.
d'ailleurs tu le reconnais un peu plus loin: "elle est absurde car elle ne tient pas du cout de la vie!"

FMI = pauvre à 1 dollar par jour
me voilà richissime par rapport à ces gens.... et pourtant..... heureusement que le ridicule de cette déclaration ne tuera pas leurs auteurs ni leurs soutiens.


Tu dis aussi:
"l'idée étant qu'une société ou le revenu médian ne permettrait pas de vivre est vouée à la guerre civile et à l'éclatement"
Pas si sur. Bien sur je n'ai pas les chiffres statistiques, mais il me semble que les régimes soviétiques russes ou chinois n'étaient pas loin de cela, si ce n'est maintenant, du moins il y a peu de temps.
Et il n'y a pas de guerre, puisque la répression s'exerce à priori sur les opposants et les râleurs bien avant qu'ils s'organisent.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 carter a écrit [12/02/2008 - 00h32] 
carter

ctuellement, je planche sur Chomsky...
Mes félicitations. commence par "l'an 501.La conquête continue" comme livre de chevet...

"on est pauvre par rapport au cout de ses besoins minimaux.."
Pas tout a fait. En fait, il ne faut pas oublier qu'en économie, le prix des objets se stabilise entre l'offre et la demande. Si tout le monde est pauvre, forcement le prix d'un objet va s'abaisser jusqu'à trouver preneur. Mais si vous êtes pauvres alors que les autres ne le sont pas...le prix augmente sous la demande des riches. Que vous le vouliez ou non, être pauvre dépend en soi de votre entourage! ce qui explique que le prix du pain ne revient pas au même au Maroc qu'en France...le prix de la main d'oeuvre n'étant que la version du prix du salarié dans cette logique de l'offre et la demande...

quant au 1 dollar/ jour du FMI, elle contribue en effet à la mise en place d'une propagande sur la réduction de la pauvreté dans le monde...Mais on ne peut guère attendre mieux du FMI...

Notons que l'ONU est plus représentatif des besoins des pays pauvres que de celui des riches (1 pays= 1 vote) : sa définition de la pauvreté a l'avantage d'être opérationnel (après tout, demandez à l'INSEE de calculer le cout de la vie: si vous ne voyez pas des aberrations dans ce calcul, c'est que vous ne voyez pas sa portée politique, et à quel point pour nos politiciens, il faut forcement qu'il soit inférieure au revenu médian... Et quand on sait que les ricains font de même pour camoufler l'inflation; la méthode de l'ONU a l'avantage d'une certaine impartialité...

"e étant qu'une société ou le revenu médian ne permettrait pas de vivre est vouée à la guerre civile et à l'éclatement"
L'idée est qu'une guerre civile rend la notion de pauvreté absurde... rechercher à réduire le nombre de miséreux suppose en soi une stabilité politique... quelle importance d'identifier le nombre de pauvres si le sang gicle? Toute définition est utilitaire et calculer le nombre de miséreux en Guyana par exemple revient presque à identifier la population totale...

"t il n'y a pas de guerre, puisque la répression s'exerce à priori sur les opposants"
si le regime tient, alors le calcul du revenu median reste logique pour identifier la pauvreté...

Loin de moins l'idée de faire une panacée de cette méthode, mais force est de constater que cette méthode reste celle qui se tient la mieux actuellement... ce n'est d'ailleurs pas pour rien que les données de l'ONU contredise celle du FMI (logique)

Toutefois, la méthode idéal serait que chaque gouvernement en fonction du calcul du cout de la vie indique aux instances internationale le nombre de ses pauvres...évidemment, les pays rechignent à divulguer ce chiffre, sans quelques modifications...
Chiffre autrement politique puisqu'il permettrait de justifier l'economie menés par nos "cerveaux" qui veulent,




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 carter a écrit [12/02/2008 - 01h02] 
carter

"mais que cela correspond au revenu médian parce que peu de gens possèdent beaucoup alors que les autres crèvent de faim"
attention: le revenu médian n'est pas le revenu moyen!
la moyenne est facilement manipulatrice comme notion: il suffit qu'un élève est 20 et que l'autre élève ait 10 pour prétendre que la moyenne de ces 2 élèves est 15 !" Comme nos 2 élèves sont brillants!" conclut-on hâtivement!
tandis que la note médiane reste 10 (note qui sépare en deux la classe: ceux qui sont au dessus et ceux qui sont en dessous) ! on en conclut qu'un seul est brillant!

La mediane est donc moins sujette aux variations. D'ou son emploi comme indicateur... Il n'est reste pas moins une notion relative....




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 cochise_fr a écrit [12/02/2008 - 08h33] 
cochise_fr

Bonjour,
Je ne fais pas une étude sur Chomsky, mais je suis tombé par hasard sur
Illusions nécessaires et La fabrication du consentement.... à propos des médias et de leur manipulation.

Calcul:
Si le 5ème sur 10 individus a 10.....ton revenu médian est 10
Si le 5ème sur 10 individus a 13.....ton revenu médian est 13
Si.... 6......ton revenu median est 6
On se fait donc plaisir quand on voit ce revenu à 10 et au dessus mais cela ne détermine en rien la qualité de la connaissance ou de l'avoir de chacun. Cela indique seulement que 50% ont plus et 50% moins..... la belle affaire, l'important est bien ce qu'on peut faire avec ou pas.
Et il est tout à fait possible que l'on soit pauvre avec 10 si les acquis possibles ne couvrent pas les acquis minimaux nécessaires.
De même, le revenu médian de 6 n'indique pas si les 5 en dessous ont tous entre 4 et 6 ou bien si 4 des 5 ont entre 1 et 3 et le cinquième a 6. Dans le deuxième cas, un conflit est possible, voir certain, mais dans le premier, le conflit sera évitable....et je trouve justement que c'est le cas actuel, ce qui ne rend pas les pauvres plus riche pour cela.

C'est bien pour cela que j'exprime à ceux qui veulent l'entendre que le seul moyen de progresser est de valoriser non pas le revenu médian, mais le plus faible des revenus, jusqu'à ce celui-ci atteigne le revenu minimum nécessaire, qu'il corresponde ou pas au revenu médian, ce dont chaque individu n'a que faire, qu'il soit au dessus ou au dessous.

Les statistiques ne satisfont que les statisticiens et les économistes qui s'en servent. Elles n'ont jamais donné à manger à qui que ce soit.... et savoir que l'on est sous, dans, ou au dessus d'une masse de pauvres ne donne rien de plus à chacun d'eux mais plait aux politiciens pour parler dans les salons sur les moyens d'en planquer quelques uns de plus en les sortant des statistiques.

C'est exactement ce qui se passe avec les chiffres du chômage......Le chômage recule....bien sur, en éliminant tous ceux qui ne sont même plus inscrits ainsi que tous ceux qui sont classifiés comme ayant un revenu....même si celui-ci est minable et tous ceux en pseudo-formation payés au lance-pierre.
Les statistiques s'améliorent..... mais mais cela ne donne du travail à personne.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 carter a écrit [12/02/2008 - 13h36] 
carter

"Si le 5ème sur 10 individus a 10.....ton revenu médian est 10"
tu veux dire que si nous avons une suite de salaire comme:
2; 3; 5; 6; 10; 13; 14; 15; 20.
alors le revenu median est 10...en effet...
la question n'est pas en vertié de savoir si ce chiffre est juste ou pas; mais d'etudier son evolution. Si le nombre de personnes qui vivent avec 50ù du revenu median d'un pays augmentent; on peut dire que la pauvreté augmente....

Parce que sinon, on peut toujours demandé aux pays de nous délivrer le nombre de leurs nécessiteux. Mais quand la Corée du Nord retourne à l'ONU des statistiques qui montre qu'il n'y aucun pauvre chez eux; on a beau être naïf; l'info ne passe pas...

"s acquis possibles ne couvrent pas les acquis minimaux nécessaires. "
la notion d'acquis est relative. Si c'est manger et se nourrir; elle dépend du prix du marché qui déprend lui-même de votre entourage: si personne n'a de fric, le prix de l'immobilier et de la bouffe se réduit jusqu'à ce qu'il devienne "abordable", vers un prix d'équilibre du marché, dépendant forcement du revenu des protagonistes... Voyons: on sait tous que, quand personne n'a les moyens, les prix chutent. Mais augmentent dès qu'une flopée de riches s'installent à coté de vous (voir Ibiza quand les peoples s'installent: le cout de la vie devient prohibitif pour l'autochtone et suit la demande des riches). Je suis pauvre parce qu'il y'a des couillons de riches à coté de moi...

D'accord, les penseurs de l'économie n'aiment pas cette définition "drolatique" (on sent que l'ONU s'est inspiré des travaux de l'économiste dissident Thortein Veblen qui n'a pas l'heur de plaire à l'orthodoxie actuelle) qui a toujours un arrière gout de révolte sociale mais elle se tient: au Kerala, l'endroit le plus pauvre en argent réel de l'iNDE , les gens sont paradoxalement les plus heureux. Quel est le secret de ce lieu ? Le salaire y est le plus égalitaire au monde malgré le peu qu'ils reçoivent! Du coup, avec le fameux d'un dollar par jour, ils vivent bien (le pays est en autogestion et la non disparité des salaires permet à tous d'échanger sur les marchés locaux pour se nourrir) et comme ils n'a pas d'inégalité, les tensions sociales n'existent pas (pas plus que la hiérarchie: le kerala est un modèle de democratie)

Bon, maintenant, je ne suis plus sur que ce Kerala, tant analysé par les chercheurs dans les années precedentes existe encore, au vu des touristes qui viennent polluer l'endroit il fait bon vivre au monde...




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 carter a écrit [12/02/2008 - 13h45] 
carter

d'ailleurs, pourquoi cette définition de la pauvreté de l'ONU est-elle potentiellement dangereuse?
Parce qu'elle valide l'idée de Veblen?

"Vous voulez réduire la pauvreté dans le monde? Vous pouvez augmenter le salaire des nécessiteux mais en faisant ainsi, vous continuerez à polluer l'environnement car on ne peut produire indéfiniment des biens dans un monde fini...Y'a plus simple! Réduisez la fortune des riches! Empêchez leurs de s'enrichir et vous diminuerez et mécaniquement la pauvreté (le prix de l'offre et la demande diminuera vers un nouvel équilibre plus acceptable pour les pauvres qui alors, sortiront de la pauvreté) et vous arrêterez la destruction des ressources de notre planète" (et autre avantage: on arrête de bosser comme des cons)

HORREUR!
C'EST SATAN QUI PARLE A TRAVERS DE TELS PROPOS!

Autant dire que les gauchistes et les conservateurs tremblent à un tel raisonnement!




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 cochise_fr a écrit [12/02/2008 - 16h56] 
cochise_fr

Bonjour,
Cette idée là me plait bien !!
mais pourquoi
"HORREUR!
C'EST SATAN QUI PARLE A TRAVERS DE TELS PROPOS!"
Que les capitalistes pensent cela, c'est normal, mais pourquoi les gauchistes ??...du moins en principe.
c'est à peu près cela la répartition des richesses, non ,??




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 carter a écrit [12/02/2008 - 18h29] 
carter

"c'est à peu près cela la répartition des richesses, non ,?? "

Ben, non, ce que dis Veblen est plus cassant pour l'esprit des socialistes: si vous réduisez la richesse des riches, vous réduisez automatiquement le nombre de pauvres et sans...redistribution! vous pouvez brûler le reste, çà vous empoisonne plus qu'autre chose!

Hé oui...logiquement quand on veut réduire la pauvreté, on fait comme suit:
-on taxe les riches et on redistribue le surplus. Problème: pour taxer les riches, vous devez les aider à s'enrichir afin qu'ils fassent des bénéfices que vous pourriez ensuite ponctionner. Problème: pour réduire les loups, vous devez les aider à bien manger...Aberrant, n'est-ce pas? c'est la quadrature du cercle et l'infondé des socialistes. D'un coté ils critiquent les riches et de l'autre, ils les aident pour mieux se réapproprier la part du gâteau. Finalement, nous savons tous que l'économie est injuste mais la seule chose que nous savons faire est de ponctionner une part de ces injustices pour la redistribuer et limiter ainsi l'injustice...Et si l'économie se construisait déjà sur des bases justes plutôt qu'à servir à limiter la casse?
-soit je socialise tout (version communiste): la richesse devient celle de l'Etat et c'est l'Etat qui fait de la consommation ostentatoire, une fois ses pauvres nourris...

Dans les 2 cas, pour Veblen, vous fanstamez sur des besoins illimitées: il faut toujours plus à l'humanité quelque chose. or, pour Veblen, les besoins sont limités (c'est en soi une "anomalie" de la pensée officielle) : besoin de nourriture, de toit, de chaleur humaine et de sexe. le reste, on s'en fout...à moins qu'il ait de l'inégalité ou pour me concurrencer à autrui (et obtenir une belle épouse), je me dois d'accroitre ma dépense: il appelle ça une consommation ostentatoire: ca sert à rien mais c'est bon pour se la peter...
Evidemment 90% de notre economonie est principalement de la dépense ostentatoire et la richesse va accroitre mecaniquement le prix des vrais besoins (cf mes posts precedents)

Conclusion: Sus à la richesse! et bruler même le surplus que vous ponctionnez aux riches (je pousse sa logique plus loin qu'il le dit mais c'est sous jacent)
Voila pourquoi c'est pire que le communisme! Et que Veblen est Satan et Marx un gentil prophète...
Veblen était anthropologue avant d'être économiste et c'est sa connaissance personnelle de différentes cultures qui l'a amené à penser différemment que les officiels...




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 cochise_fr a écrit [12/02/2008 - 19h47] 
cochise_fr

Bonjour,
"....: besoin de nourriture, de toit, de chaleur humaine et de sexe. le reste, on s'en fout...."

J'ajouterai.... et de travail pour se le payer, mais c'est ce que j'appel le minimum vital. Que tout le monde l'aie est un but en soi, qui est impératif jusqu'à sa valeur, sans inclure les inutilités supplémentaires.

"...pour réduire les loups, vous devez les aider à bien manger...Aberrant, n'est-ce pas?..."

Pas tant que cela, ou plutôt pas obligatoirement, selon moi....pourquoi ?
Ce sont les bénéfices des entreprises, grandes comme petites, qui alimentent l'enrichissement de ceux qui les possèdent AIDéS EN CELA PAR L 'ENSEMBLE DES TRAVAILLEURS QUI ONT PARTICIPéS à LA TâCHE DE LES CRéER, ils sont donc bien à la fois aidés, nourris, et non-reconnaissants tes loups.
Et cela ne comprend pas les aides supplémentaires à titre personnel....quels goinfres ces loups.!!!

Pourquoi ne pas conserver les entreprises telles qu'elles sont........en répartissant les bénéfices entre les propriétaires (c'est normal que cela leur rapporte) et les acteurs (c'est normal que cela leur rapporte aussi).
Au lieu que 100% des bénéfices aillent aux actionnaires ou au propriétaire, pourquoi ne pas instaurer que 50% des bénéfices iront aux actionnaires, et 50% aux acteurs (les salariés, du balayeur au PDG), certains pouvant être les deux. Les 50% des actionnaires seront partagés au prorata de leur parts dans l'entreprise, et les 50% des acteurs seront répartis au prorata des heures de travail effectuées pour l'entreprise, quel que soit le rang hiérarchique. Ainsi, tout le monde a le même intérêt à ce que l'entreprise tourne bien, car si elle ne tourne pas, tout le monde est perdant.

Simultanément, il faut limiter l'échelle des salaires à (de 1 à 5) ou (de 1 à 10), et fixer le salaire minimum au "minimum vital sans subvention" ....ce qui évite par la même occasion les subventions diverses et variées dont la gestion coûte une fortune à la société.

Ainsi les riches seront moins riches sans pour autant être pauvres, les pauvres seront moins pauvres sans pour autant être riches, mais avec le minimum vital, ce qui, de fait, les fait sortir de cette catégorie pour devenir les moins riches des riches....une sorte de degré zéro de la richesse.

Et quand la richesse globale s'accroit, la richesse de chacun s'accroit d'autant....du plus pauvre au plus riche, et si les riches veulent être encore plus riches, il leur faut simultanément augmenter les revenus des moins riches qu'eux.CQFD.
Vaste problème.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 carter a écrit [12/02/2008 - 20h18] 
carter

"Et quand la richesse globale s'accroit, la richesse de chacun s'accroit d'autant."
Ce que tu décris, c'est du keynesisme ou le principe de l'ascenseur social: les riches s'enrichissent mais les pauvres aussi, de sorte que la paix sociale peut se perpétuer puisque tous, nous retirons un bénéfice toujours croissant...
Problème: il faut de la sacro-sainte CROISSANCE et il faut que les entreprises conçoivent toujours des truc à refourguer, soit créer des besoins...

Le hic est que vous êtes obligés de créer des besoins non satisfaits chez le consommateur; bref, vous le conditionnez à la "pauvreté" ( insatisfaits que nous sommes: il nous manque toujours quelque chose!). Outre:
-que vous exploitez indéfiniment les ressources de la Terre (il faut de la croissance!)
-vous postuler l'inaliénable condition de Travailleur de l'être humain (l'homme comme fourmi amélioré ou le bon rêve marxiste)
-que vous aurez besoin d'inégalité pour creer les fameux besoins (et de la publicité! et des peoples pour me donner envie d'avoir Carla Bruni à mon bras...donc insatisfaction)

L'avantage de Keynes est que tu n'as pas besoin de poser la question de la répartition des richesses; donc de resoudre problème ethique essentiel de toute communauté: comment répartir le gâteau, les ressources? Puisque la croissance va enrichir les pauvres de sorte qu'il pourront avoir des rêves; ceux d'attendre une dizaine d'année pour avoir le pouvoir d'achat des riches (démocratisation des besoins). Pas étonnant que Keynes ait fait la parfaite jonction entre les socialistes (incapables de statuer sur les riches) et les libéraux (trop heureux que la croissance leur évite le partage! )

Hélas, Keynes n'avait pas compris un truc: plus vous les enrichissez, plus ces cons deviennent égoïstes et rejettent les principes qui avaient été les moteurs de leurs propres enrichissements!
Il y'a de quoi rigoler quand on voit les riches refuser une répartition équitable des ressources qui logiquement les enrichisseraient plus! Et préférer le marasme de l'économie mondiale actuelle plutôt que de céder une part du gateau. Certes, elle grossit mais c'est principalement parce que les riches s'approprient les richesses des Etats, soit des collectivisations passées (comment la russie a t-elle pu produire des riches sans qu'ils ne volent les entreprises jadis publics??? les Bill Gates sont excessivement rares, contrairement à l'époque keynésien, c'est à dire des gens qui ont produits des empire par leurs propre intelligence)

Du coup, c'est l'intuition de Veblen qui lui donne raison: la pseudo production de biens soit disant "essentiels" est en soi une malédiction. Elle aboutit toujours à de l'inégalité, ne serait-ce que pour justifier d'autres besoins qui aboutiront toujours à des tensions sociales.




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 carter a écrit [12/02/2008 - 20h24] 
carter

"lieu que 100% des bénéfices aillent aux actionnaires ou au propriétaire, pourquoi ne pas instaurer que 50% des bénéfices iront aux actionnaires, et 50% aux acteurs"
Quand à la répartition que tu proposes, tu tombes toujours dans le chantage des riches: si vous nous ponctionnez, on enlève nos capitaux! Franchement, il faut voir les courbettes des socialistes pour comprendre qu'ils ont du mal avec leur conscience...Mais c'est inévitable quand vous nourrissez les loups...Ils sont beaux, nos socialistes quand ils se plaignent que les patrons trahissent toujours les accords passées (installez-vous ici! on vous donne des capitaux! ils prennent l'argent et ils se tirent)
Mazette! les riches sont si mechants! pleurnichent nos socialos...




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 cochise_fr a écrit [12/02/2008 - 20h49] 
cochise_fr

Bonjour,
"...tu tombes toujours dans le chantage des riches: si vous nous ponctionnez, on enlève nos capitaux!..."

Sauf que c'est un mauvais calcul. L'important n'est pas le pourcentage reçu (dans leur tête si, mais contre cela c'est dur de lutter) mais la somme que cela représente.
Soit un bénéfice actuel de 100000 euros => donc il faut trouver 100000 euros pour les actionnaires payés à 50% => il suffit donc d'un bénéfice de 200000 euros pour que cela soit satisfait.
Et quand tout le monde est interessé aux résultats, je suis persuadé que cela est possible sans être magicien....en particulier parce que la masse salariale sera grandement réduite puisque les revenus auront deux sources: le salaire pas très élévé et les dividendes en supplément.....mais les actionnaires recevront la même chose et n'ont donc aucune raison de s'enfuir...... bon, je sais, ils auront toujours l'espoir de tondre d'autres plus gros moutons ailleurs.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.


 carter a écrit [12/02/2008 - 21h03] 
carter

franchement, j'ai du mal à transposer ton idée à toute une économie nationale sans rentrer dans une guerre économique qui tue chaque jour de nouvelles entreprises ...





"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


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