Réserve parlementaire, pratique scandaleuse ou pas ?



filou
Cette question a été posée par filou, le 29/08/2013 à à 05h32.  *  Alerter les modérateurs
Vous trouverez peut être plus d'information dans l'annuaire de Web-Libre, dans la catégorie Politique.

Vous pouvez y répondre en utilisant le formulaire situé ici.
 


Liens commerciaux

Réponses



 papiguy a écrit [29/08/2013 - 09h24 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
papiguy

Le principe en soi n'a rien de scandaleux, ce qui l'est ce sont les dérives constatées de temps à autres, quand en particulier une partie de la réserve peut servir à l'enrichissement personnel.




 filou a écrit [29/08/2013 - 10h15 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
filou

Personnellement, j'espère qu'il n'y ait que quelques dérives constatées pour la réserve parlementaire !
Cela serait d'ailleurs plus profitable qu'il y eu 1000 petites dérives constatées à 100 euros chacune, qu'une seule à plus de 300 000 (cf: Marini et l'affaire du "manège à cheval").

Mais que dire de l'indemnité représentative de frais de mandat, qui sert à la plupart des députés à financer leurs locaux; qu'ils achètent allégrement avec cette indemnité, et qui revient de "droit" dans le giron de leur patrimoine, et ce, même s'ils perdent leur siège à l'Assemblée Nationale.

Ou encore des privilèges gracieusement accordés aux représentants de la République concernant leurs droits pour la retraite.




hello


 Manifofie a écrit [29/08/2013 - 10h36 ]  
Manifofie

C'est l'une des choses qui me renforce de l'idée que de plus en plus de politiques sont avant tout attirés par l'appat du gain et par l'argent facile.
Comme l'a dit papyguy, le principe en lui même n'a rien de scandaleux, mais j'aimerais bien qu'on me dise ce qui justifie de telles sommes versées pour un travail quasi inexistant.
Alors certains diront que c'est le principe de la réserve, mais moi je ne trouve pas ça normal du tout.




manie


 papiguy a écrit [29/08/2013 - 12h18 ]  
papiguy

"un travail quasi inexistant":
cette remarque fait partie des préjugés à la mode et relève d'une méconnaissance totale des activités des députés. On pourrait même considérer que du fait du travail en session, en commission, de nuit, des trajets dans la circonscription,.... le salaire horaire n'est pas démesuré.
Quant aux frais de représentation et des locaux utilisés pour les permanences, comment pourrait-on faire autrement ? qu'ils fassent les permanences chez eux ? Encore un préjugé ridicule, il est tellement facile de fustiger nos élus, ils, ils, ce sacro-saint "ils", ils ont bon dos....




 filou a écrit [29/08/2013 - 14h50 ]  
filou

Pour vous c'est normal qu'ils (les députés) deviennent propriétaires de leurs permanences avec les deniers du contribuable, et qu'en prime, lorsqu'ils (les députés) ne sont plus au service de l’État, la permanence leur revient de droit, comme si c'était un quelconque bien immobilier acquis à la sueur de leur front ! Faites moi rire...




hello


 cochise_fr a écrit [29/08/2013 - 18h40 ]  
cochise_fr

Bonjour,
C'est juste que cela n'aurait pas du exister.
Les députés et les sénateurs sont élus pour faire les lois de la République, et non pour être des distributeurs de subventions diverses et variées à des amis.
Il en est de même de tous les élus de la République.

Et il y en a qui doutent encore de la corruption dans ce pays.,,??




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [29/08/2013 - 19h03 ]  
papiguy

Parce que distribuer des subventions ou des aides est une façon de corrompre ?
L'Etat qui distribue des allocations familiales ou le RSA, et tout ce qui fait notre système de redistribution sociale auquel nous sommes si attachés, cet Etat parfois baptisé "providence" serait donc à ce titre corrompu ?

Accorder des aides n'est pas critiquable dans son principe, encore une fois c'est l'utilisation frauduleuse des aides qui est nuisible. L'amalgame a tout de même ses limites, à ce point là c'est une insulte à l'intelligence.




 cochise_fr a écrit [30/08/2013 - 03h51 ]  
cochise_fr

Bonjour,
OUI, tout à fait.!!
L'état doit gérer le pays et ses finances, doit décider des recettes et des dépenses de l'état qui, EN PRINCIPE, devraient être équilibrées en permanence aux nuances de gestion près. Il n'a aucune raison de distribuer des subventions ou des aides sans contrepartie, ce qui s'apparente à la corruption. Par contre, il peut (devrait pouvoir) participer aux entreprises en investissant dans leur capital ou leur consentant des prêts financiers, et peut aussi aider (devrait pouvoir) les particuliers en difficulté financières par des aides financières remboursables aux taux préférentiels.

C'est justement de cette gangrène que meurt le pays.

Dans ce même esprit, au lieu de conserver une population corvéable à merci en la maintenant, quand ce n'est pas en la conduisant, à la misère, une saine gestion serait d'établir un revenu minimal garanti à tous les citoyens du pays permettant aux plus humbles de vivre dignement justement sans aide ni subvention. Quant aux services publics mis à la disposition de la population et des entreprises, il appartient au budget de l'état de les intégrer dans la gestion normale des finances du pays.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [30/08/2013 - 08h34 ]  
papiguy

"Il n'a aucune raison de distribuer des subventions ou des aides sans contrepartie, ce qui s'apparente à la corruption":
comique, c'est au contraire quand il y a contrepartie qu'il y a corruption, le risque existant quels que soient les organisations et les systèmes mis en place. Il faut être naïf pour croire qu'en changeant de système on va éviter la corruption.




 cochise_fr a écrit [30/08/2013 - 11h56 ]  
cochise_fr

Bonjour,
La corruption intervient quand la contrepartie est occulte, et donc inconnue des administrations concernées. Quand la contrepartie est obligatoire et connue d'avance, il est bien plus difficile de frauder puisque les déclarations sont faites à l'avance, ou connues à l'avance.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [30/08/2013 - 12h56 ]  
papiguy

Merci pour cette clarification
Le don à une association, puisque c'est un don, n'a pas de contrepartie, occulte ou non, est n'implique en rien la corruption.
Puisque les hommes politiques sont tous pourris, supprimons les assemblées, virons les gouvernements, et vive l'anarchie :-D




 cochise_fr a écrit [30/08/2013 - 14h05 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Le don aux associations devrait avoir pour contrepartie la transparence obligatoire et publique de la totalité de la gestion de l'association (personnel et salaires inclus).
C'est bien parce que cela n'est pas qu'il y a beaucoup de structures associatives ou des fondations qui ne sont là que pour détourner des fonds de l'objet de la structure déclarée, quand bien même cet objet serait justifié et existant.

Ce sont les fraudes et les détournements qui conduisent à l'anarchie par manque de contrôles d'un état sur l'ensemble de ses services, l'ensemble de sa population, et l'ensemble de ses entreprises ou autres structures d'activités..

On va même en arriver à vider les prisons des délinquants dangereux, c'est dire le degré des dérives en cours.
On en arrive à payer des retraites de base à des étrangers n'ayant jamais cotisé supérieures à (par exemple) la retraite de base des agriculteurs après plus de 40 ans de cotisations: 700€ par mois sans jamais avoir cotisé.....à quoi bon travailler.?




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [30/08/2013 - 15h09 ]  
papiguy

"Le don aux associations devrait avoir pour contrepartie la transparence obligatoire et publique de la totalité de la gestion de l'association":
Ce n'est pas devrait mais doit, car c'est la loi !

"C'est bien parce que cela n'est pas qu'il y a beaucoup de structures associatives ou des fondations": on peut effectivement citer les micro partis, qui ne sont pas illégaux mais une façon d'aspirer les dons pour le compte des grands partis. Un micro parti qui ne présente pas de candidats à une élection devrait être interdit.

Le reste est hors sujet.

"Ce sont les fraudes et les détournements qui conduisent à l'anarchie": indirectement oui, mais aussi à la dictature et à son ombre, le populisme nationaliste qui se nourrit de la dénonciation et de la caricature.




 cochise_fr a écrit [30/08/2013 - 20h13 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Non, le reste n'est pas hors sujet.
Tout ce qui détourne de l'argent public de son usage normal entre dans le sujet des fraudes et détournements divers et variés.

Pour les fondations par exemple, cela permet des exemptions d'impôts (donc des pertes pour l'état) et par la même occasion de salarier grassement des amis ou de la famille, de voyager gratis aux frais de la fondation pour des manifestations bidons ou des colloques exotiques. Essayez d'avoir les comptes détaillés des fondations de toutes sortes.....j'ai bien dit "détaillés" (pas un rapport de deux pages). Vous ne les trouverez nulle part.

Les micro-partis sont du même genre effectivement.
Il ne faut pas oublier que pour chaque versement 66.66% sont déductibles des impôts....et diminuent d'autant les recettes de l'état. Ainsi, sur les 11 millions d'euros obtenus pour compenser des comptes non conformes de Sarkosy, c'est environ 7.5 millions d'euros qui seront déduits des recettes de l'état, donc aux frais des contribuables....qui n'avaient rien demandés.

Dans les associations d'utilité publique à but non lucratif, on emploie des bénévoles ce qui est normal, mais aucun salaire ne devrait être au dessus du SMIG pour un temps plein puisque le but est de garder un maximum de fonds pour l'objet de l'association, et non pour entretenir des salariés à grands frais, fussent ils présidents d'importance.

Et les exemples sont légions....hélas.!!




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [30/08/2013 - 20h38 ]  
papiguy

"Pour les fondations par exemple, cela permet des exemptions d'impôts (donc des pertes pour l'état) et par la même occasion de salarier grassement des amis ou de la famille, de voyager gratis aux frais de la fondation...":
encore (et toujours) le tous pourris...
Sans les fondations, le Château de Versailles n'aurait pas été restauré, ou bien alors cela aurait couté beaucoup plus cher que le montant des réductions d'impôt. Ceci n'est qu'un exemple, il y en a beaucoup d'autres, comme on peut trouver dans l'actualité récente des contre exemples tels que la fondation de l'épouse de l'ex omniprésident, dont le site internet quelconque et dépassé a coûté très cher à l'Etat.

"Dans les associations d'utilité publique à but non lucratif, on emploie des bénévoles ce qui est normal, mais aucun salaire ne devrait être au dessus du SMIG":
stupide ! Un exemple: certaines associations ont pour objet la recherche, par exemple contre le cancer ou les maladies génétiques. Ces associations emploient des chercheurs de haut niveau et il parait indispensable de les payer normalement si on veut des personnels de qualité aptes à obtenir des résultats. Les dons à ces associations sont partiellement défiscalisés ce qui permet d'avoir des structures de recherche (dont on ne peut se passer) à moindre coût pour l'Etat.




 cochise_fr a écrit [30/08/2013 - 20h54 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Il y a des centres de recherche universitaires pour les recherches de haut niveau. On a aucun besoin d'associations opaques aux pratiques douteuses. Si l'état faisait son travail au lieu de dilapider l'argent public et de laisser fuir des capitaux par fraudes ou autres magouilles, des centres comme le CNRS auraient un budget digne des universités américaines, et les chercheurs pourraient se consacrer à leurs recherches au lieu de passer leur temps à chercher des sponsors pour se financer. Ils seraient du même coup payés à leur juste valeur en toute connaissance et en toute transparence financière.

Dans ce domaine comme dans pas mal d'autres, les associations pallient les carences de l'état. Un état sainement géré devrait assumer l'ensemble de ces actions qui relèvent pour la plupart des services publics. Et les contrôles financiers en seraient grandement facilités...sous réserve, bien sur, qu'on les fassent.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [30/08/2013 - 21h06 ]  
papiguy

"Il y a des centres de recherche universitaires pour les recherches de haut niveau":
Et comment sont-ils financés ? La plupart existent sous la forme d'association à but non lucratif...

"Un état sainement géré devrait assumer l'ensemble de ces actions qui relèvent pour la plupart des services publics":
Non ! L'état ne pourrait pas tout faire, surtout quand on lui demande de réduire le déficit de ses finances. Par le simple jeu de la défiscalisation, et à budget d'une association égal, le financement de l'état est réduit de plus de 30 %. Vouloir se priver de cet avantage est un contre-sens irresponsable pour qui veut ménager les deniers publics.




 cochise_fr a écrit [30/08/2013 - 22h51 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Sauf que c'est une économie en trompe l'oeil quand les dérives et les fraudes occasionnées par le manque de contrôle dépassent largement les économies envisagées.

Quand la comptabilité n'est pas simple et transparente on en arrive à financer des puits sans fonds et la multiplicité des structures non contrôlées empêche de connaître le vrai niveau des détournements comme c'est le cas actuellement.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [31/08/2013 - 12h24 ]  
papiguy

Il faut quand même savoir ce que l'on écrit !
Sur un autre fil de discussion, le grand Chef Indien admet que 80 % des activités se passent bien.
Alors au nom des 20 % qui donnent lieu à dérives il faudrait se priver d'une économie de 30 % ?
Il y a là une façon de calculer qui défie les règles de la logique mathématique, mais il est vrai qu'on peut être indien et pas si "sioux" que cela :-D




 cochise_fr a écrit [31/08/2013 - 13h19 ]  
cochise_fr

Bonjour,
30% d'économies sur une opération ne font pas 30% d'économies pour la gestion du pays. D'autre part ce n'est qu'une évaluation que je conteste.

Par contre, les 20% de fraudes et détournements divers sont sans doute minorés car, par définition, ils ne sont pas connus en totalité, d'autant plus qu'on ne les cherche pas.....et cela n'a rien de drôle.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [31/08/2013 - 16h06 ]  
papiguy

"30% d'économies sur une opération ne font pas 30% d'économies pour la gestion du pays": bien évidemment, il s'agit d'économie par centre de recherche.

"D'autre part ce n'est qu'une évaluation que je conteste": c'est pourtant ce que dit le Code des impôts.

On nage en plein délire...

"par contre, les 20% de fraudes et détournements divers sont sans doute minorés car, par définition, ils ne sont pas connus en totalité:
puisqu'ils ne sont pas connus, ce n'est qu'une évaluation qu'on peut contester. Mais si on considère les conséquences des erreurs, fautes de gestion et tout ce qu'on peut appeler la "non qualité" dans la gestion de l'état et des collectivités locales, les 20 % sont effectivement la limite basse.




 cochise_fr a écrit [31/08/2013 - 19h05 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Non, les 20% de fraudes sont avérées, c'est le supplément qui est inconnu.....mais non nul.

Et dedans, je ne compte pas les "erreurs de gestion", comme vous dites, qui viennent aussi en supplément, mais que l'on peut supposer involontaires (espérons.!!) alors que les fraudes et détournement sont tout à fait volontaires.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [31/08/2013 - 21h24 ]  
papiguy

Faux, il s'agit toujours d'estimations, car si les 20% étaient avérées les redressements seraient beaucoup plus importants. Or ceux ci étaient de 16,5 milliards d'euros en 2011 (impôt plus pénalités).
Un article intéressant:
http://www.lesechos.fr/22/01/2013/lesechos.fr/0202517122793_la-fraude-fiscale-couterait-80-milliards-d-euros.htm

"il est aujourd'hui possible d'estimer que le montant des pertes fiscales découlant des différentes formes d'évitements illégaux de l'impôt est compris entre 60 et 80 milliards d'euros"
à rapprocher de:
"En 2011, le contrôle fiscal a permis à l'Etat de redresser 13,48 milliards d'euros de droits nets, auxquels se sont ajoutés 2,92 milliards d'euros de pénalités"




 cochise_fr a écrit [01/09/2013 - 06h49 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Ils sont avérés mais il faudrait un peu plus de personnel pour faire de la chasse aux fraudeurs....si tant est qu'on veuille les trouver, ce qui n'a rien de certain avec les gouvernements actuels puisque ce sont eux mêmes qui en profitent. Ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied, d'autant que "tu me tiens, je te tiens par la barbichette" doit s'appliquer en grande ampleur. Et puis je compte également ce que j'appelle la fraude "légale", c'est à dire les sommes perdues par les lois qui permettent aux plus aisés de s'en mettre un peu plus dans les poches sur le dos des fonds publics. Toutes les niches fiscales sont des fraudes légales..... et elles sont légions. Tous les privilèges sont des fraudes légales....et ils sont légions.

Quand on ne cherche pas, on ne trouve pas.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [01/09/2013 - 08h15 ]  
papiguy

"Ils sont avérés": c'est toujours faux, et il ne suffit pas d'affirmer pour dire "vrai". Les seules fraudes qui sont avérées sont celles ayant donné lieu à redressement, c'est à dire un peu moins de 14 milliards d'euros. Le montant total de la fraude soit 60 à 80 milliards d'euros a été ESTIME sur la base des redressements effectués.
Il n'en reste pas moins que cette fraude est une injure pour ceux qui paient normalement leurs impôts et taxes, et quand on pense qu'on va taxer un peu plus les retraités et les salariés pour grignoter moins de 10 milliards d'euros.
Le "tous pourris" peut logiquement s'adresser aux quelques dizaines de milliers de citoyens qui se disent honnêtes et bavent sur la corruption des hommes politiques.




 cochise_fr a écrit [01/09/2013 - 09h35 ]  
cochise_fr

Bonjour,
La corruption ne vient pas de la fraude dont vous parlez et pour laquelle je partage volontiers votre avis.

La corruption vient des centaines de milliards d'euros détournés légalement du budget de l'état tiré des impôts et taxes payés par les citoyens honnêtes....et malhonnêtes parfois. Cette fraude là ne sera jamais recherchée par définition, et elle est pourtant bien plus importante.

Je le répète: l'état n'a pas à subventionner autre chose que les services publics. Tout argent versé à des intérêts privés, quelles que soient les raisons invoquées, relève du détournement de fonds publics.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [01/09/2013 - 13h44 ]  
papiguy

Ce n'est pas le fait de répéter une stupidité qui la rendra plus sensée. Refuser à l'état la possibilité de faire des économies sous prétexte de ne pas verser de subvention à des intérêts privés (sous forme d'association à but non lucratif, reste une stupidité et un contresens économique.




 cochise_fr a écrit [01/09/2013 - 19h32 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Quand des organismes à but non lucratif font le travail de l'état, il n'a jamais été prouvé que cela coûte globalement moins cher que si l'état faisait son travail en nom propre. D'abord il faut s'assurer que les subventions ne sont pas détournées de leur objet théorique, même si ce n'est qu'en partie (ce qui rend le contrôle plus difficile et la fraude plus difficile à déceler), et il faut ensuite tenir compte, quand il y en a, des emplois bénévoles et des salaires versés.

Quand on additionne les subventions, les versements externes et le coût des contrôles (quand il y en a, c'est à dire rarement), il vaudrait mieux que cela soit l'état qui s'en occupe dans des conditions normales de service public.

Les pratique usuelles qui consistent:
- à donner de la main droite puis reprendre de la main gauche......ou
- à faire en sorte que la main droite ignore ce que fait la main gauche
- à complexifier les échanges dans tous les sens au point qu'une chatte n'y retrouverait pas ses petits
rendent les contrôles difficiles (quand on décide d'en faire, ce qui est rare) et coûteux, sommes qu'il faut additionner aux subventions pour en connaître le vrai coût pour la société.

Quand des associations font le travail de l'état, c'est que l'état ne fait pas son travail....et le vrai problème est celui-là.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [01/09/2013 - 21h24 ]  
papiguy

Il faudrait d'abord s'entendre sur ce qu'est le travail de l'état, parce que cela peut aller du libéralisme anglo-saxon et ses excès au collectivisme qu'ont connu l'URSS et encore récemment la Chine avec le succès qu'on sait. Ne faudrait-il pas, à l'exemple de l'alternance politique, pratiquer aussi une alternance économique et avoir un état qui s'implique de façon variable dans certaines activités en fonction des objectifs visés ?




 cochise_fr a écrit [02/09/2013 - 05h01 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Ce n'est pas si compliqué:
- tout ce qui relève de l’état n'a pas vocation à créer des profits.... et peut donc être géré sous le régime collectiviste.
- tout ce qui relève du privé et génère des profits doit être géré par le libéralisme dans la mesure où celui-ci ne détruit pas les engagements collectivistes de l'état.

Dans ce cadre, on peut alors sérier les sujets:
- la monnaie, la santé, la justice, la police, l'armée, l'éducation, l'énergie, les transports publics, l'administration de l'état, un revenu minimal décent pour tous (y compris avec des obligations compensatrices), les associations à but non lucratif, etc relèvent du service public.
- les entreprises privées à vocation de création de profits relèvent de la liberté d'entreprendre au delà des services publics. De même tous les revenus au dessus du revenu de base garanti et indexé relève de la gestion privée. L'état conserve évidemment la gestion des taxes et impôts à appliquer à tout ce qui est privé (revenus et patrimoines) et concerne les particuliers et entreprises du pays concerné sur son territoire national.

Certains domaines peuvent être dans les deux catégories mais la gestion de l'état ne saurait être une gestion libérale puisqu'elle s'oppose par définition au bien public de la population. En effet, quelle que soit sa taille, une entreprise privée n'a pas vocation à distribuer ses bénéfices à la population, et ne peut donc prétendre, y compris par association ou regroupement à gouverner le pays.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [02/09/2013 - 10h13 ]  
papiguy

"tout ce qui relève de l’état n'a pas vocation à créer des profits":
Non content de refuser les économies faites en finançant partiellement des associations à but non lucratif, il faudrait que l'état se prive des profits réalisés par des entreprises qu'il contrôle* totalement ou partiellement ! Il faudrait donc que le manque à gagner soit compensé par de nouvelles taxes et impôts. Curieuse façon de se préoccuper du sort des citoyens, du budget de l'état, du développement de l'économie et de l'emploi.

Un article intéressant:
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/etat-actionnaire-100-milliards-pour-quoi-faire_397606.html

* les participations de l'état dans des entreprises privées lui rapportent environ 4 milliards d'euros de dividendes par an.




 cochise_fr a écrit [02/09/2013 - 13h28 ]  
cochise_fr

Bonjour,
D'abord une remarque: 4 milliards de dividendes, c'est vraiment très peu.

Quand aux investissements de l'état dans des entreprises privées, il faut les diviser en deux parties distinctes:
- les entreprises publiques déguisées en entreprises privées (sous obligation européenne en général)....où l'état est en général au moins majoritaire quand ce n'est pas à 100%.
- les investissements dans des entreprises privées en vue d'obtenir des dividendes de fin d'année pour le budget de l'état.

Dans le premier cas, il vaudrait mieux faire bénéficier les consommateurs d'une bonne gestion plutôt que de chercher à faire des profits créant des dividendes. Cela relève des services publics même déguisés (par exemple faire payer l'électricité moins chère aux particuliers).
Dans le deuxième cas, l'état agit alors comme n'importe quel actionnaire en quête de dividendes....et au regard de ce que cela lui rapporte (que vous avez cité) il ne semble pas performant ou pas assez diversifié.
A ce propos, les 4 milliards cités le sont pour combien d'investissements immobilisés.?




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [02/09/2013 - 15h46 ]  
papiguy

"D'abord une remarque: 4 milliards de dividendes, c'est vraiment très peu. ":une remarque sur la remarque: les dividendes perçus représentent environ 10% du produit de l'impôt sur le revenu, et ce n'est pas si négligeable que cela*.

"A ce propos, les 4 milliards cités le sont pour combien d'investissements immobilisés.?"
Il ne s'agit pas d'investissements mais pour la majorité du produit de nationalisations réalisées il y a plus de 50 ans. On peut donc considérer qu'il n'y a aucune immobilisation correspondante.

Mais nous nous éloignons singulièrement du sujet.


* L'impôt sur le revenu est la deuxième source budgétaire de l'État (45 milliards d'euros de recettes en 2009)




 cochise_fr a écrit [02/09/2013 - 19h26 ]  
cochise_fr

Bonjour,
On compare à ce qu'on veut:

http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/ressources/LFI2013/depliant_budget2013.pdf

J'aurais préféré le comparer au budget de l'état: recettes 240 milliards (2013) dépenses 302 milliards (2013)
ou encore à la fraude fiscale.....80 milliards ou sociale ....60 milliards
ou encore aux aides aux entreprises....plus de 110 milliards par an

http://www.lemonde.fr/politique/visuel/2013/07/17/l-impossible-simplification-des-aides-aux-entreprises_3448359_823448.html

http://www.ifrap.org/60-milliards-d-economie-d-Agnes-Verdier-Molinie,13163.html

ou encore au coût des intérêts de la dette de l'état: environ 60 milliards par an.....dette qui augmente toujours à vitesse grand V malgré les soi-disant économies réalisées (mensonges.!!).

Les 4 petits milliards sont devenus bien peu de choses au regard de ces chiffres effrayants d'une gestion dilettante, laxiste....ou corrompue.





La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [02/09/2013 - 19h59 ]  
papiguy

Allons donc, en bon gestionnaire, privons nous des recettes possibles quel qu'en soit le montant, c'est du dogmatisme alors qu'au point ou nous en sommes il faut se montrer réaliste et utiliser toutes les ressources dont on peut disposer.
Tant que nous y sommes, supprimons l'enseignement confessionnel qui coûte moins cher à l'état que l'enseignement public




 cochise_fr a écrit [02/09/2013 - 20h36 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Non, mais les subventions qui lui sont allouées....OUI.!!
L'état n'a pas à se mêler de religion, fut elle catholique, et encore moins pour l'éducation. Et bien sur cela vaut pour toutes les religions.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [02/09/2013 - 21h12 ]  
papiguy

Ne mélangeons ps tout, allouer une subvention à un établissement d'enseignement confessionnel n'est pas se mêler de religion mais d'enseignement.

"La fondation iFRAP fait le constat en 2011 qu'un élève du privé du premier degré coûtait — en 2008 — 3 518 € en moyenne contre 5 469 € dans le public, et 7 201 € en moyenne dans le second degré privé contre 9 989 € dans le public" (Wikipedia):

- économie moyenne minimale par élève: 2000 euros par an.
- effectifs de l'enseignement privé: un peu plus de 2 millions d'élèves,

on peut estimer l'économie réalisée par l'Etat à environ 4 milliards d'euros.

Le Grand Chef Indien, pragmatique expert en économies, dira que c'est dérisoire comme pour les 4 milliards d'euros de dividendes venant des sociétés dans lesquelles l'état a des participations.




 cochise_fr a écrit [03/09/2013 - 01h38 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Je n'ai jamais dit que l'éducation nationale était un modèle de gestion pragmatique. Mais ce n'est pas une raison pour transférer l'éducation laïque pour tous en éducation confessionnelle pour tous, fut elle financièrement plus performante. On ferait mieux de réformer l'éducation nationale afin qu'elle devienne aussi performante plutôt que de baisser les bras comme on le fait pour les entreprises publiques en les transférant au privé. Cela relève des mêmes pratiques délictueuses qui mettent en danger l'avenir des générations futures.

Le démantèlement des services publics n'apporte rien de bon pour la population, le démantèlement de l'éducation n'apporterait rien de bon pour les enfants de demain.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [03/09/2013 - 08h52 ]  
papiguy

"ce n'est pas une raison pour transférer l'éducation laïque pour tous en éducation confessionnelle pour tous,":
Qui a dit cela ? Qui a parlé de démantèlement de l'éducation nationale ? Inutile de déformer et d'extrapoler des propos pour faire valoir des arguments absurdes issus d'un dogmatisme dépassé.




 cochise_fr a écrit [03/09/2013 - 12h49 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Quand on fait la promotion d'établissements privés performants, et que l'on vante les économies faites par ce créneau, il ne reste plus qu'à transférer toute l'éducation nationale sous cette forme pour faire des économies gigantesques, économies dont l'état a grand besoin comme chacun sait actuellement.

Rendre l'état performant (pas seulement dans l'éducation nationale) devrait être une des premières priorité de tout gouvernement....ce qui n'est plus le cas en France depuis des décennies malgré de splendides bavardages creux sur le sujet. On parle beaucoup mais on ne fait pas grand chose pour que cela aille mieux.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [03/09/2013 - 13h05 ]  
papiguy

"Quand on fait la promotion d'établissements privés performants, et que l'on vante les économies faites par ce créneau, il ne reste plus qu'à transférer toute l'éducation nationale sous cette forme":
1 - la notion de performance était absente de mes propos.
2 - nulle part je n'ai vanté les économies faites, j'ai simplement mentionné qu'il serait absurde de vouloir s'en priver.
Encore des extrapolations et déformations ridicules de mes propos, faute d'avoir des arguments solides à proposer.

"Rendre l'état performant (pas seulement dans l'éducation nationale) devrait être une des premières priorité de tout gouvernement": absolument d'accord. Par exemple, les effectifs de la fonction publique ne doivent pas être une variable d'ajustement fonction du niveau de chômage.
Il ne serait pas idiot de davantage tenir compte des rapports de la Cour des Comptes, que beaucoup de gouvernements ont ignorés.




Répondre à filou






Attention vous n'êtes pas connectés !!! sad

Renseignez vos identifiants de connexion au site, sinon votre réponse ne sera affichée qu'après avoir été validée par notre équipe de modérateurs (et sera en plus postée en "Anonyme")

Votre pseudo :
Mot de passe :

smile wink confused normal lol laugh sad angry cool surprised cry eek

    


 Je souhaite être alerté des prochaines réponses !








Poser votre question !   Poser votre question !
* Avertissement : les propos tenus sur cette page sont le fruit de la discussion entre les internautes membres de la communauté Web-Libre, et ne reflètent en rien la conviction personnelle des administrateurs du site.
Copyright © 2013 - Weblibre / Tous droits réservés, propriété exclusive de web-libre.org - Toute reproduction même partielle de ce site sans consentement est interdite et donnera suite à des poursuites.