Bonjour,
Le capitalisme est au pouvoir. C'est une doctrine qui ne supporte pas le partage, et qui n'est salutaire que si on y participe et qu'on en profite. Tout l'art du capitalisme moderne est de faire croire à l'individu isolé qu'il a une chance de rentrer dans ce cercle fermé des profiteurs du système. Ainsi, la menace: "si tu es pas sage, tu auras pas les clés du coffre" organise à la façon des mirages du désert la possibilité virtuelle d'arriver au cercle suprême des profiteurs. Plus on fait ce qu'il faut pour s'en rapprocher, plus l'objectif s'éloigne.... et le peuple continue de marcher, dans la quête illusoire de tous en profiter. Hors profiter, c'est toujours au dépends de quelqu'un ou de plusieurs et cette donnée est souvent occultée.
Mais ce n'est pas une raison pour ne pas critiquer le peuple. D'ailleurs toute critique est salutaire quand elle est argumentée. C'est donc pour lui faire prendre conscience de ces mirages qu'il faut critiquer le peuple, et accessoirement, par des expériences conjointes que l'on peut en offrir les fruits. Le peuple étant toujours plus nombreux en suffrages, même s'il est moins puissant en armes, peut acquérir son indépendance et sa dignité dans la paix s'il oeuvre groupé et solidaire. Sinon, ce sera l'affrontement, aux conséquences toujours inconnues au début. Pour être encore vivants, nos anciens se souviennent d'avoir risqué leur vie pour chasser l'envahisseur dictateur de la surface nationale. Mais il s'agissait d'une dictature militaire que l'on pouvait combattre par les armes. Hors l'ennemi envahisseur est devenu sournois, discret, presque silencieux, quasiment invisible, il se cache soigneusement derrière de beaux costumes et un large sourire. Il est financier, ce qui n'est pas une nationalité, pas un parti, pas un syndicat, pas une armée, à peine un métier. Sauf que d'un mot il peut tuer plus de monde que n'importe quelle arme, à distance, sans faire de bruit.
Il est donc bon de critiquer le peuple pour qu'il se réveille, et de critiquer le capitalisme pour lui expliquer pourquoi et comment sortir de sa léthargie. Et attention aux sectarismes du réveil. Voir 4 ou 5 candidats d'extrême gauche, d'où que l'on soit, c'est risible. Les querelles de personnes n'ont pas lieu d'être en cours de conquêtes, elles affaiblissent le groupe tout entier au profit des concurrents ravis de ces discordes. Il en est de même des querelles de partis ou de celles de chapelles tout aussi improductives et destructrices de la solidarité nationale. Quand on aspire au bien des autres, cela ne peut être au titre d'un parti au seul nom réducteur et sectaire, ce doit être au nom du peuple dans son entier et sa diversité, incluant les opposants. D'ailleurs tout n'est pas blanc d'un côté et noir de l'autre. Il serait bon qu'enfin on puisse retrouver un homme politique de la stature du général de Gaulle, capable de défendre la France et ses citoyens avant son patrimoine et celui de ses copains, capable de rendre leur dignité à tous ceux qui, en France, n'ont d'autre occupation que de manger à leur faim ou de se loger sainement, pendant que d'autres, sans bouger de leur fauteuil, décident qui mourra demain et les prochains jours. Il faut que l'argent redevienne ce pourquoi il a été fait, un moyen d'échange plus pratique que le troc, et non un moyen de pouvoir aux seules mains de quelques décideurs.
La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.