Pourquoi critique-t'on toujours les capitalistes et jamais le peuple ?



ignatius_reilly
Cette question a été posée par Ignatius_Reilly, le 18/10/2007 à à 20h25.  *  Alerter les modérateurs
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 karol a écrit [18/10/2007 - 21h13 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
karol


Elle est drôlement bê-bête ta question et symptomatique de ton ignorance de l'actualité politique.

Déjà qui appelles-tu "capitaliste" et qui considères-tu comme étant "le peuple" ?

Je te rappelle que Sarkozy est au pouvoir, que ses amis et lui-même peuvent être considérés comme des "capitalistes" et qu'il a pourtant été élu par "le peuple".

Alors moi, je trouve que "le peuple" n'est pas vraiment critique vis à vis de ceux que tu appellent "les capitalistes".

On nous dit à longueur de journée que les RMIstes sont des parasites qui ne veulent pas bosser, que les étrangers volent le boulot des français et qu'il faut les renvoyer chez eux, que les fonctionnaires sont des branleurs qui coûtent cher à la société... de l'autre côté les dirigeants d'EADS empochent des millions dans l'impunité la plus totale et les salariés payent la note...

Dis voir, c'est qui exactement qui critique les "capitalistes" ? Sûrement pas le peuple en tout cas... et pourtant les gens issus des classes populaires s'en prennent plein la gueule! (contrairement à ce que tu penses... c'est bizarre d'ailleurs... tu ne lis jamais la presse ou quoi? tu vis dans une bulle?!)

"Le peuple" est aliéné et il est à la limite du masochisme... Tiens, tu dois être content, en voilà une critique!




Nulle intelligence pour ce que nous faisons, rien que des éloges ou des blâmes.


 Ignatius_Reilly a écrit [18/10/2007 - 21h43 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
Ignatius_Reilly

"Elle est drôlement bê-bête ta question et symptomatique de ton ignorance de l'actualité politique."
A quoi sert un site où on peut poser des questions ?

"Je te rappelle que Sarkozy est au pouvoir, que ses amis et lui-même peuvent être considérés comme des "capitalistes" et qu'il a pourtant été élu par "le peuple"."
Je suis d'accord, alors pourquoi critique-t'on Sarkozy (et ses "amis") et pas ses électeurs ?

"c'est qui exactement qui critique les "capitalistes" "
Les gens de gauche, et d'extrême gauche

"contrairement à ce que tu penses..."
Comment ma question te permet-elle de savoir ce que je pense ?

" "Le peuple" est aliéné et il est à la limite du masochisme..."
Je suis d'accord, alors pourquoi la gauche et l'extrême gauche ne font-elles pas une critique du peuple genre "Discours de la servitude volontaire" ?

En d'autres termes pourquoi les gens, le "peuple", se gave-t-il de Julie Lescaut au lieu de chercher à s'émanciper ?




 carter a écrit [18/10/2007 - 22h38 ]  
carter

Pourquoi critique-t'on toujours les capitalistes et jamais le peuple ?
Par logique élémentaire : la différence entre un puissant et son peuple est que c’est le puissant qui le dirige. Il en assume donc la responsabilité que lui confère un tel pouvoir. IL est donc normal que le peuple discute, critique du pouvoir qu’il lui a conféré. Comme dirait Machiavel, « il faut être en bas de la montagne pour mieux la voir et la juger ». Donc ce sera toujours aux faibles, donc au peuple, de critiquer ses dirigeants et conseillers capitalistes et non pas l’inverse car le peuple, lui, ne dirige pas)
Par philosophie relativiste : Etant en position inférieur, les pauvres et le peuple subissent naturellement l’effet « bouc «émissaire » connu comme rite sacrificiel dans toutes les civilisations (« le peuple est bête, des moutons à diriger, etc. » ) alors que les puissants, eux, ont tous les avantages. Du coup, lorsqu’on se dit INTELLECTUEL (genre Bourdieu, Chomsky) , on n’attaquera pas ceux qui le sont déjà mais les puissants par principe de relativisme philosophique. Si le peuple est déjà décrié, alors je me dois de le protéger en regardant de près les activités des puissants de ce monde…
Par principe démocratique : vous ne comprendrez jamais la démocratie si vous prétendrez que le peuple a tord. Seul les dirigeants ont tous les torts (Du peuple, Par le peuple, pour le peuple) La tendance actuelle à mépriser le peuple est une absurdité pour un démocrate.
Par principe Historique : L’Historien Grander a toujours prévenu que les dirigeants étant au sommet de l’échelle sociale sont les derniers capables à résoudre un problème essentiel qui affecterait la hiérarchie sociale et la structure du pouvoir. Tout simplement parce qu’ils en vivent ! C’est ce qui se passe quand les civilisations de Sumer ou de l’île de paques se sont effondrées. Sur l’île de Paque était une foret luxuriante que l’on a déboisée pour faire des Dieux de Pierre selon la volonté des puissants. Ces derniers ne se sont même pas aperçus du désastre écologique provoqué malgré les mises en garde des « bêtes de paysans »…Bref, pour Grander, le peuple doit toujours avoir un œil sur des dirigeants qui, du haut de leurs sommets, peuvent pendre des décisions absurdes car peu au courant des réalités du vécu de son peuple. Il est donc nécessaire de critiques les puissants, élites, capitalistes ou autres riches.
Par esprit politique : si vous avez lu « la fabrique de l’opinion publique » du célèbre linguiste du MIT Noam Chomsky, vous devriez savoir que la démocratie américaine n’en n’est pas une, car les partis politiques sont financés par les milieux des affaires qui financent aussi les médias. Dans cette démocratie de façade, le choix du citoyen devient illusoire et les politiques sont celles qui avantagent les milieux affairistes. D’où un complexe Etat- milieu des affaires extraordinaire dans le pays de l’oncle Sam. Si Chomsky, nobélisable, le dit pour son pays, l’intuition devrait nous faire nous interroger sur le notre…




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 cochise_fr a écrit [19/10/2007 - 00h14 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Le capitalisme est au pouvoir. C'est une doctrine qui ne supporte pas le partage, et qui n'est salutaire que si on y participe et qu'on en profite. Tout l'art du capitalisme moderne est de faire croire à l'individu isolé qu'il a une chance de rentrer dans ce cercle fermé des profiteurs du système. Ainsi, la menace: "si tu es pas sage, tu auras pas les clés du coffre" organise à la façon des mirages du désert la possibilité virtuelle d'arriver au cercle suprême des profiteurs. Plus on fait ce qu'il faut pour s'en rapprocher, plus l'objectif s'éloigne.... et le peuple continue de marcher, dans la quête illusoire de tous en profiter. Hors profiter, c'est toujours au dépends de quelqu'un ou de plusieurs et cette donnée est souvent occultée.

Mais ce n'est pas une raison pour ne pas critiquer le peuple. D'ailleurs toute critique est salutaire quand elle est argumentée. C'est donc pour lui faire prendre conscience de ces mirages qu'il faut critiquer le peuple, et accessoirement, par des expériences conjointes que l'on peut en offrir les fruits. Le peuple étant toujours plus nombreux en suffrages, même s'il est moins puissant en armes, peut acquérir son indépendance et sa dignité dans la paix s'il oeuvre groupé et solidaire. Sinon, ce sera l'affrontement, aux conséquences toujours inconnues au début. Pour être encore vivants, nos anciens se souviennent d'avoir risqué leur vie pour chasser l'envahisseur dictateur de la surface nationale. Mais il s'agissait d'une dictature militaire que l'on pouvait combattre par les armes. Hors l'ennemi envahisseur est devenu sournois, discret, presque silencieux, quasiment invisible, il se cache soigneusement derrière de beaux costumes et un large sourire. Il est financier, ce qui n'est pas une nationalité, pas un parti, pas un syndicat, pas une armée, à peine un métier. Sauf que d'un mot il peut tuer plus de monde que n'importe quelle arme, à distance, sans faire de bruit.
Il est donc bon de critiquer le peuple pour qu'il se réveille, et de critiquer le capitalisme pour lui expliquer pourquoi et comment sortir de sa léthargie. Et attention aux sectarismes du réveil. Voir 4 ou 5 candidats d'extrême gauche, d'où que l'on soit, c'est risible. Les querelles de personnes n'ont pas lieu d'être en cours de conquêtes, elles affaiblissent le groupe tout entier au profit des concurrents ravis de ces discordes. Il en est de même des querelles de partis ou de celles de chapelles tout aussi improductives et destructrices de la solidarité nationale. Quand on aspire au bien des autres, cela ne peut être au titre d'un parti au seul nom réducteur et sectaire, ce doit être au nom du peuple dans son entier et sa diversité, incluant les opposants. D'ailleurs tout n'est pas blanc d'un côté et noir de l'autre. Il serait bon qu'enfin on puisse retrouver un homme politique de la stature du général de Gaulle, capable de défendre la France et ses citoyens avant son patrimoine et celui de ses copains, capable de rendre leur dignité à tous ceux qui, en France, n'ont d'autre occupation que de manger à leur faim ou de se loger sainement, pendant que d'autres, sans bouger de leur fauteuil, décident qui mourra demain et les prochains jours. Il faut que l'argent redevienne ce pourquoi il a été fait, un moyen d'échange plus pratique que le troc, et non un moyen de pouvoir aux seules mains de quelques décideurs.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 carter a écrit [19/10/2007 - 23h05 ]  
carter

Au fait, Plutôt que de lire la conjuration des imbéciles et l’autre crétin de la Boetie, tu ferais mieux de lire les psychologues sociaux, en particulier ceux qui s’intéressent aux processus de propagande et de soumission consentie dans nos démocraties aux valeurs si nobles . Lire par exemple l’excellent « Illusions libérales » du psychologue spécialiste français de la manipulation, Léon Beauvois.

Tu auras alors accès à toutes les recherches scientifiques sur la question qui te taraude : pourquoi les gens obéissent à des ordres contre leurs intérêts ?
Il décrit les processus psychosociaux qui transforment chaque individu dans nos sociétés si démocratiques en en esclave (non pas volontaire comme seul un couillon d’aristocrate imbu de lui-même aurait pu le penser des « plus bas que terre ») et travailleur obéissant. Tu découvriras :
-Les processus de dissonances cognitives étudiés par Festinger qui permet d’obtenir un acte non désirée par une personne. Très utilisé par la propagande d’Etat.
-les théories de l’engagement et l’utilisation du concept de « la liberté ». Rappelons qu’invoquer la liberté pour manipuler autrui est un classique dans les travaux de soumission : Prétendre que vous êtes libres dans nos démocraties n’est qu’un outil de contrôle pour mieux nous manipuler (on obtient plus facilement quelque chose de quelqu’un si cette personne se pense libre. C’est fou ce que l’on nous apprend à obéir dans les démocraties …°)
Et si jamais le peuple ou l’ouvrier se révolte, on le remettra toujours à grands coups de triques dans le droit chemin (terroristes, sauvageons, on trouvera bien des mots dit piégés pour que la foule les vilipendent)

Il y’a que deux façon pour les capitalistes d’obliger le peuple à obéir :
-soit par la violence : l’avènement d’un Etat policier en France nous montre que la trique et la Justice seront mobilisés pour remettre dans le bon chemin le contestataire
-Soit la manipulation, la propagande étudiée par les psychologues sociaux. Dis-moi, pourquoi cette branche de la recherche a été largement financée par les militaires américains et autres mécènes de la recherche, là ou le nombre sociologue crène la dalle pour étudier les maux sociaux?
Il n’en y’a pas d’autres. N’en déplaise à la Boétie, l’Histoire montre que ceux qui se révoltés n’ont jamais pu tenir longtemps parce qu’ils n’étaient du bon coté des fusils. C’est à coup de massacres que l’on a rendu les autres « dociles » ou « résignés ». Mais ca, un couillon qui s’est suicidé en se prenant pour supérieur n’aurait pas pu le comprendre (je parle du personnage de Toole, bien sûr)…

D’ailleurs, qu’est ce que le peuple actuellement ? On l’évoque mais qui l’a vu, de ses yeux vu ? C’est principalement un outil préfabriqué par les sondages et les médias, souvent truqués pour manipuler encore plus les crédules et les obliger à se taire parce que « Les français le disent ». Qui dit Quoi ? Le peuple est une invention que l’on brandit pour faire croire que sa vision des choses (comme par hasard celles des capitalistes) est légitime :
-laissez le peuple dormir : il n’aime que Julie Lescaux et consommer tandis que l’Etat applique la psychologie scientifique pour que l’on devienne « dociles » et à l’image du rêve de nos maîtres…




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 carter a écrit [19/10/2007 - 23h27 ]  
carter

PS pour ceux qui ne comprendraient pas mon post : le personnage d'Ignatius Reilly est le heros du livre de Toole "la conjuration des imbeciles". Il se considère entouré d'abrutis et à force de s'enfermer dans sa logique,il se se rend pas compte qu'il en est lui-même un ;-)




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 sotaro a écrit [22/10/2007 - 11h58 ]  
sotaro

Par definition les capitalistes on les sous donc le pouvoir et le peuple (toi et moi pas) si le "peuple" critique le capitapitalisme cela ne se voit pas beaucoup ( sarko elu a 53%) j'appelle ça donner le bâton pour se faire battre. A en croire les médias propagandistes vichyssois (TF1 et consort le "vulgum pecus" est lui très critiqué par le pouvoir (capitaliste) la secu : les français pratiqueraient l'auto médication la pollution : les français utilise trop leurs voitures au lieu des transports en communs la productivité: les salaries ne travail pas assez les fainéants heures) consommation : avec leurs 900 euros net les français ne consomme pas assez il devraient s'endetter auprès de leur banquier pour acheter des gros 4*4 mais les laisser au garage pour prendre le bus because polution santé encore: les français fume trop et coûte chers a l'assistance publique qui doit "soigner" nos cancers (les taxes sur le tabacs rapporte beaucoup plus que les frais médicaux des cancers du fumeurs. Si du jour au lendemain la France s'arrêtait de fumer cela creuserait dramatiquement le budget de l'état ect ect ... ça fait beaucoup de paradoxes n'est il pas. on l'aura compris le but de la manoeuvre est de nous culpabiliser pour justifier le désengagement de l'etat a tous les niveaux.




Ma mission est de tuer le temps et la sienne de me tuer à son tour. On est à l'aise entre assassins". Cioran


 karol a écrit [24/10/2007 - 21h03 ]  
karol


Alors je dois dire que je ne comprends pas votre acharnement à répondre à cette question pourtant lourde de préjugés.

En apportant vos réponses, aussi élaborées et documentées soient-elles, vous cautionnez l'idée (ou plutôt la non-idée) qui sous-tend cette interrogation.

D'une part les termes de "capitaliste" et de "peuple" sont tellement flous qu'ils ne veulent rien dire et d'autre part, l'utilisation du "on" suppose que la tendance actuelle est à la critique du capital.

Or l'auteur de ce post précise qu'il fait allusion à la gauche et à l'extrême gauche. Tout d'abord, j'aurais aimé savoir ce qu'il appelait "gauche" dans la meure où la plupart des membres éminents du parti socialiste peuvent largement être considérés comme des "capitaistes". Ensuite, je ne peux que constater (et je le déplore mais c'est un autre débat) que la vraie gauche est loin d'être majoritaire. De ce fait, l'usage du "on" (qui induit une généralité) me semble complétement maladroit, voire carrément stupide.

La tendance actuelle est en effet à la glorification du capitalisme et pas l'inverse. La question n'a donc aucun sens.

Autre contradiction encore plus idiote: Ignatius_Reilly part du principe qu'"on" (le peuple? La gauche?)critique toujours les capitalistes et peu de temps après (Cf. Deuxième post) il se pose la question suivante: "pourquoi les gens, le "peuple", se gave-t-il de Julie Lescaut au lieu de chercher à s'émanciper ?"
Alors là, il faudrait savoir, le peuple critique t-il les capitalistes ? (Ce qui suppose une réflexion critique et une émancipation par rapport à la classe dominante) ou se gave t-il de téléfilms pourris sans chercher à s'émanciper?

Il semble que quelque soit la position du peuple, (Classes dominées? Classes populaires? Gauche? Extrême gauche?) que ce dernier soit plutôt critique ou plutôt aliéné, l'auteur de cette question ait des présupposés négatifs à son encontre.

Ca tombe sous le sens. C'est d'ailleurs le seul sens que l'on puisse donner à cette problématique stérile.




Nulle intelligence pour ce que nous faisons, rien que des éloges ou des blâmes.


 karol a écrit [24/10/2007 - 21h07 ]  
karol


Et là, Ignatius_Reilly, j'apporte une réponse précise à cette interrogation que tu avais formulée: "Comment ma question te permet-elle de savoir ce que je pense ?"




Nulle intelligence pour ce que nous faisons, rien que des éloges ou des blâmes.


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