« Pourquoi les canards boiteux s’envolent sous un firmament lumineux »
J’ai entendu des pleurs, des cris et bien des violences, (9)
Et des âmes mutilés par d’imbéciles pervers, (7)
Pourtant ils raisonnent dans ma tête en tristes assonances,
Que la Muse aurait du en inspirer plus d’un vers,
Que la Poésie ensemence les chemins de souffrance,
Coups de poings et verbe acéré,
Et qu’elle soit la fragile plainte dans ce monde désossée,
Dotée comme unique arme d’une frêle insolence,
Alors la, je voudrais croire, admiratif d’une beauté sévère,
Qu’en ce monde, elle n’a point trépassée, ni délétère,
Pourquoi les canards boiteux s’envolent sous un firmament lumineux,
N’est pas digne d’une rime. Ceux qui souffrent attendent mieux
Mais pourquoi le monde se meurt de la rationalité économique,
Explose nos tripes de civils d’une vraie problématique,
Ou sinon qu’elle taise comme un Rimbaud patois,
En comprenant son rôle d’amuseur des bourgeois,
Ô la Muse, n’oublie pas de réactualiser ton idéal,
Car il est confortable de se battre une guerre de retard,
Le monde ne se meurt pas sous le fascisme mais sous le joug libéral.
Et je n’aimerais pas que toi, la Muse, tu l’oublies dans ton Art.
"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"