« Je pense donc je suis » est une vérité incontournable écrite par Descartes dans le Discours de la Méthode. A priori, cette thèse « Je pense donc je suis » est irréfutable, une vérité absolue. Auparavant, il a mis en avant la méthode du doute qui rejette tout ce qui n’est absolument pas certain. Ainsi, il pense prouver qu’il existe en tant que chose qui pense ou en tant qu’âme et tend même à démontrer que l’âme est plus facile à reconnaître que le corps. Il va d’abord prendre le parti de rejeter tout ce qui lui semble certain comme la réalité d’un corps car « nos sens nous trompent quelquefois » en indiquant parallèlement que la raison peut nous tromper également « Il y a des hommes qui se méprennent en raisonnant, même touchant les plus simples matières de géométrie et y font des paralogismes »… Chaque sujet peut donc faillir dans ses raisonnements.
La seule chose dont il soit sûr, c’est qu’il pense pour « rejeter comme fausses toutes les raisons que j’avais prises auparavant pour démonstrations ». Il démontre aussi qu’étant donné que la pensée entre en jeu en dormant sans qu’elle donne des résultats clairs et vrais, « toutes les choses qui m’étaient jamais entrées en l’esprit, n’étaient non plus vraies que les illusions de mes songes ».
Mais … Eurêka… Il fallait bien évidemment qu’il pense pour analyser tout cela et donc il n’a pu qu’assurer « Je pense donc je suis » malgré tous les sceptiques.
Pour lui, il s’agit donc du premier principe de la philosophie.
Ensuite, il l’a extrapolé à Dieu sans se joindre à l'Eglise car il soutenait Galilée, mais avec une approche scientifique (donc moins que Pascal, lui aussi scientifique, avec ses « pensées » et son « infiniment grand et infiniment petit »), mais à la base, « Je pense donc je suis » n’est qu’un constat d’une réalité qui n’a rien à voir avec Dieu et la religion. C’est le principe du « Cogito » tandis que je doute, je sais que j’existe… Une approche mathématique et scientifique de la philosophie qui a bouleversé les doctrines de l'époque et qui reste un principe unanimement reconnu en faisant, de Descartes, l'un des plus grands philosophes de l'histoire. Cela dit, ensuite, il va vouloir adapter ce principe aux animaux en ne leur reconnaissant aucune pensée, ce qui va être très fortement critiqué par les Philosophes des Lumières dont Rousseau et Voltaire.