Bonjour,
Le plus aliéné n'est pas toujours celui qu'on pense.
La chrétienté a repris à son compte quelques préceptes de la nature, mais elle n'en est pas l'initiatrice. Aucun être n'est fait pour vivre seul et isolé, nulle part, jamais, et encore moins un humain. Ce n'est qu'une démarche intellectuelle d'égoïstes patentés, irresponsables de surcroît, que de croire que l'on peut à son gré jeter l'autre ou s'enfuir pour assouvir son propre plaisir, parce que des pulsions animales vous bottent le cul toutes les 5 secondes et que votre tête est incapable de réfléchir sainement à vos devoirs (ah! j'ai dit un gros mot, là) envers celui ou celle qui vous accompagne.
Oui, se mettre ne couple, c'est abandonner volontairement une partie de sa liberté au profit de l'autre, et réciproquement. Ce n'est pas une perte sèche, c'est un échange consenti. On offre à l'autre une partie de ses compétences et/ou de ses aptitudes et l'on reçoit les siennes, la richesse des deux en est enrichie. C'est un engagement mutuel à partager (ah ! zut !! encore un gros mot !!) et dans ce cadre, ce que l'on désigne pudiquement par "tromper" n'est autre réellement que "trahir", dans le plus strict emploi du terme. Eventuellement, c'est "déserter" qui n'est qu'une forme de trahison de pleutres. A l'armée, vous seriez fusillé, sur le champ, pour n'avoir pas respecter vos engagements (chacun sait ce que je pense de la peine capitale, pas la peine d'épiloguer la dessus)....sauf peut être dans les armées de bureaucrates ou de chefs d'entreprise plus soucieuses de ne pas se salir les mains en faisant des morts à distance afin qu'on ne les voit pas.
Avant de faire un pacte, de faire une alliance, de signer un contrat, de prendre un engagement, on a le devoir de réfléchir longuement aux conséquences de cet acte qui engage l'avenir des participants que par définition personne ne connaît. Il peut y avoir une période de renseignements, voir une période d'essai, une période de doute et d'incertitude, c'est tout à fait normal. Cela permet à chacun des participants au contrat de vérifier que l'engagement est nécessaire. Que l'un seulement refuse de signer pour convenances personnelles, quelle qu'en soit la raison, et Plouf !! le contrat projeté tombe à l'eau, définitivement. On ne peut en effet pas contracter seul. Et il est inutile d'essayer par la force ou la ruse de faire signer les récalcitrants contre leur gré (le traîté européen en est un exemple flagrant).
Vous voulez vivre libre.... mais par rapport à quoi ?? Vous rejetez la société, soit, mais assumez votre liberté de retourner au mode de vie animal....et encore, même le monde animal s'organise en groupe pour survivre et résister aux prédateurs de toutes sortes. Plus d'eau courante, plus de logement que vous n'auriez construit, plus d'électricité, plus de voiture, plus de supermarché, plus de sécurité sociale, plus de nourriture que vous n'auriez cherchée ou cultivée ...etc.... plus rien de ce qui fait notre société, malgré toutes ses imperfections. Vous voulez être libre, alors fichez le camp au coeur de la forêt amazonienne et ne revenez plus, assumez vos choix et mettez les en oeuvre au lieu d'être seulement des faux-culs de profiteurs quand cela vous arrange.
Ce que vous décrivez comme la liberté, ce n'est que de la lâcheté, pas de quoi en être fier.
Pour rompre un contrat, les seuls à pouvoir en décider sont les signataires du contrat, à l'unanimité en principe, ou à la majorité si ils l'avaient décidé au contrat préalablement à la rupture. C'est ce que j'appelle se séparer proprement et dignement, indépendamment des douleurs que cela procure et des sentiments d'échec puisqu'il s'agit bel et bien d'un échec du contrat.
Vouloir rompre unilatéralement un contrat, c'est un acte de dictature, rien de moins, au même titre que celui de faire signer parla force ou la ruse, d'où évidemment la réticence des obligés à obtempérer aux injonctions du dictateur.
Je vous souhaite à tous d'être les plus heureux possible, il n'y a que cela d'important, sans faire souffrir les autres, volontairement ou pas.
La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.