Bonjour,
Cette mesure est un cautère sur une jambe de bois.Pourquoi?
L'accès aux soins, petits ou lourds, n'a jamais été gratuit. Ce n'est pas parce que l'on ne paye pas en sortant que cela ne coûte rien, il est bon de le rappeler.. De plus, ce n'est pas un service de l'état, comme les transports publics ou la poste. C'est un système autogéré qui collecte les fonds, puis les réparti entre les ayants-droit.
Comme toute entité autonome, il est impératif que les recettes compensent les dépenses, inutile de faire les grandes écoles pour comprendre cela.
Enfin, l'état n'a pas ,c'était convenu comme cela, à intervenir dans la gestion, ni à subventionner le système, sauf si les partenaires chargés de la gestion ne parviennent pas à s'entendre, ce qui est le cas actuellement..C'est donc un système qui reçoit les cotisations des travailleurs physiques sur leurs revenus (mais pas sur les revenus financiers) puis paye les frais effectués.
Attention, on a tendance à confondre souvent la retraite et le système de santé. Cela fonctionne un peu pareil, mais ce sont deux caisses différentes, non liées entre elles, donc deux problèmes à régir de façon parallèle mais pas forcément identique.
La santé, c'est toute la vie durant, alors que la retraite c'est un cumul fait pendant son activité que l'on ne touche que plus tard quand on s'arrête de travailler.
Je crois aussi, mais il ne va pas s'en vanter,que des fonds ont été détournés de leur objet dans les temps passés, par les services de l'état. Combien ? Par qui ? Pourquoi ? j'aimerais bien savoir cette énigme.
Bref, il y a, comme chacun sait, un trou, un gouffre, un puits sans fond,.....pour faire simple, depuis longtemps, les dépenses sont supérieures aux recettes (essayez de vivre comme cela chez vous, vous irez tout droit au caniveau).
Il n'y a donc que deux solutions:
PLUS DE COTISATIONS OU MOINS DE SERVICES. c'est tout. (non: ou bien un mitigé des deux)
tout le reste, c'est du bavardage et des caches misère qui ne solutionnent rien.
Je suggère donc d'étendre les cotidations à TOUS les revenus quels qu'ils soient (dont financiers, ce qui nécessite une politique globale cohérente de gouvernement), et, solidarité oblige, de rendre les cotisations proportionnelles aux-dits revenus ( les riches paieront beaucoup plus que les pauvres, je trouve cela normal).
Ensuite, faire un état des lieux et adapter les cotisations à payer en fonction des résultats.....même si les résultats sont déplorables......ce qui semble être le cas. Quand les comptes auront été apurés, on a toute liberté 18' onClick="correctionSuggest('reponse','18',this);">(système autogéré - du moins en principe -je le rappelle) de diminuer les cotisations si c'est possible d'une année sur l'autre.
Je suggère aussi de, comme cela commence à se faire, contrôler l'usage des prescriptions et le bon usage des médicaments. Il faut aussi avec vigueur, et sanctions dissuasives, chasser les fraudeurs et les mauvais payeurs (plus employeurs que salariés à mon avis) car c'est notre argent à tous ne l'oubliez pas..
Je suggère aussi de rendre l'éducation sur la santé obligatoire pendant toute la scolarité de l'enfance (disons jusqu'au BAC, ou jusqu'à la majorité de 18 ans....après on est responsable ET coupable) afin de sensibiliser les populations futures aux conséquences financières d'une alimentation et de comportements inconsidérés (Fumer ou boire à l'excès tue, et/ou rend malade, chacun le sait, et tout le monde paye le coût exorbitant de ces attitudes ....à méditer, et il y en a d'autres). En effet, une chose est d'avoir un système de santé performant chargé de soigner les maladies et accidents involontaires qui ne manquent pas (c'est le but du système), une autre est de payer dans les mêmes conditions les malades ou les accidentés volontaires (qui ont fait ce qu'il fallait pour en arriver là), même si il n'est pas dans mon idée de les laisser crever à la porte bien évidemment, seulement de moduler le prix des choses.
Je n'envisage pas du tout la réduction de services, qui conduirait invariablement à une médecine médiocre, faute de moyens.
Voilà, je livre à votre sagacité critique ces idées débridées qui, pour leur application, débordent très largement le cadre de la médecine et/ou de la sécurité sociale, vers les autres services de l'état: justice, police, impôts, taxes, gestion, éthique, fonctionnaires, éducation,...etc.. vaste programme.
La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure.