Très chère Féministe Karol, Tu as tout à fait raison et c'est bien. Tu es sur la bonne voie. C'est vrai, comme tu le laisses entendre, que notre pire ennemi est souvent nous-mêmes. Mais qu'il est plus facile et plus moralement confortable, de faire endosser nos insuffisances à autrui. De faire dépendre notre bonheur, ou notre malheur, des autres. C'est, c'est vrai, déculpabilisant, mais met ainsi les femmes en situation d'attente (attente de meilleures lois, attente de meilleurs salaires, attente de comportements moins machistes, attente d'un bonheur qui ne peut que leur être octroyé). Ainsi, le bonheur des femmes, comme tu l'exprime, dépend des autres et de leur comportement. Alors, attendant d'eux qu'il y remédient et mettent en place les égalités qui la rendrons à elle-même, heureuse. Dès lors cette situation met la femme en situation d'attente, de non agir, en position de demandeuse et, au final de soumission au bon vouloir des autres, des plus forts, des plus mâles. Ce qui répond à la question de ranza : La femme soumise existe bien de nos jours, car cette soumission, comme tu le fais sentir, est culturelle, c'est-à-dire ancrée dans sa tête. En cela je te rejoins parfaitement. Post scritum : Il n'est pas indispensable de se laisser aller à l'utilisation de gros mots pour affirmer tes sentiments. Cela me navre, fait un peu brouillon, un peu énervée et enlève quelque pertinence à tes propos. Cordialement.
Le doute est ma seule certitude