Parents toxiques, quelles conséquences ?



gaul
Cette question a été posée par Gaul, le 16/11/2009 à à 15h11.  *  Alerter les modérateurs
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 ancolie a écrit [22/11/2009 - 13h00] 
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ancolie

Je souhaite répondre à Gaul et, de par mon...



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Réponses 1 à sur 289

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 Gaul a écrit [16/11/2009 - 15h11 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
Gaul

J'ai entendu cette expression récemment et je me demande ce que c'est vraiment que des parents toxiques ? Quelles sont les conséquences et comment savoir si on est un parent toxique ? En tout cas ça fait bien flipper




 Jazzy a écrit [16/11/2009 - 15h43 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
Jazzy

Les parents toxiques sont des parents qui étouffent leurs enfants. Profondément attaché à sa progéniture, ce type de parent ne se rend pas souvent compte des dégâts que ce comportement surprotecteur provoque chez les enfants. La première conséquence est sans doute la perte d'identité de l'enfant. Il perd son individualité et son indépendance. Deux choses importantes à développer afin d'être un adulte accompli. Cette perte d'individualisme s'exprime par l'impossibilité pour ces enfants de se débrouiller sans la présence du parent. Que cela soit dans la prise de décisions ou dans la prise en main de leur vie propre. La dépendance est à son maximum. La personnalité de l'enfant est complètement effacée et il ne se reconnaît que sous la houlette de ses parents. Il va sans dire qu'à ce moment-là, il ne sera plus question d'indépendance. Quel que soit son âge, l'enfant reste sous la coupe de l'autorité parentale. Le développement mental de l'enfant suivant son cours, il y aura forcément à un moment ou un autre des sentiments de révoltes vite refoulés. Tout être humain normal vit durant l'adolescence une période de dénégation. Refus de l'autorité suprême symbolisée par les parents comme de toute autre forme d'emprise. Dans le cas d'enfants élevés par des parents toxiques, ce processus normal de révolte sera refoulé au plus profond de l'esprit. Cependant, de par la fragilité psychologique de ces adolescents, cette agressivité s'exprimera de manières différentes. L'automutilation, les troubles de la personnalité, l'anorexie ou la boulimie sont des troubles qui sont très souvent le résultat de ce refoulement. L'enfant exprime par ces mutilations qu'il s'inflige ce qu'il n'ose pas exprimer. A l'âge adulte, s'ils n'ont pas été suivis psychologiquement, ces troubles seront de plus en plus accentués et pourront même totalement détruire la personnalité de l'individu. Il sera incapable de mener une vie sociale ou amoureuse normale. Se prendre en main seul sera une épreuve insurmontable et ces personnes seront dans l'incapacité d'assumer au mieux leur vie d'adulte.




 betina a écrit [16/11/2009 - 19h07 ]  
betina

et les enfants toxiques!!!!!!!!!!!!!!!




"La violence est le dernier refuge de l'incompétence".Isaac ASimov "la connerie c'est la décontraction de l'intelligence" S.Gainsbourg


 takave a écrit [17/11/2009 - 10h19 ]  
takave

Donc j'ai eu une mère toxique :-) .... ce qui a fait ce que je suis aujourd'hui. Sa peur panique à mon adolescence de ne plus pouvoir me contrôler l'a transformée (ou plutôt a acentué) son côté abusif et étouffant. Pour elle (de son propre aveu) aimer ses enfants, c'est s'identifier à eux. Sous-entendu : les empêcher de développer leur propre personnalité, essayer désespérément de les empêcher de voler de leurs propres ailes en les rabaissant continuellement, voire les insulter et les humilier, vouloir vivre leur vie à leur place et prendre les décisions à leur place, refuser toute idée que leur enfant puisse avoir une vie privée dans laquelle elle ne fait pas partie. Je connais tout ça. Résultat de courses : à l'époque où mes copains et copines de lycée se préoccupaient avec l'aide de leurs parents de la poursuite de leurs études et de leur avenir, moi je n'avais qu'un but, passer mon bac, trouver du boulot le plus rapidement possible et fuir le foyer familial (au grand dam de mes profs qui me voyaient déjà en fac de maths étant donné mes notes mais là aussi l'université m'était interdite car "lieu de perdition" selon ma mère). Je suis partie faire ma vie à 18 ans. J'avais du boulot, mon fiancé aussi, on a parlé mariage (c'était il y a 24 ans !) grosse crise de ma mère, c'est mon frère aîné qui a dû la raisonner. On a trouvé un appart à 20 kms de chez elle, grosse crise jusqu'à la veille du mariage, c'était trop loin !!! (pas assez encore pour moi !)
Les effets sur moi sur le long terme : gros manque de confiance en moi, que j'ai cru avoir résolu avec l'arrivée de mes 4 enfants. J'ai durant une vingtaine d'années consacré ma vie à ma famille, je continue d'ailleurs. J'ai été suffisamment occupée et me suis sentie importante pour elle pour oublier les humiliations vécues. Ou tout au moins qu'elles s'endorment dans un coin un moment. Gros problème avec l'autorité en général aussi, j'ai tendance à sortir mes griffes très facilement si quelqu'un tente de me regarder de haut. Jazzy résume bien ce que j'ai pu ressentir. Cela dit, j'ai pu mener une vie normale, construire quelque chose, et me prendre en main très vite (l'arrivée de mes filles à 21 ans m'a aidé à devenir adulte). Cela dit, ce genre de traumatisme, si on peut parler de ça comme ça ne s'efface jamais. J'arrive à la quarantaine avec le enfants qui prennent leur envol (moi je leur ai donné toutes les chances de le faire) ma mère de 80 ans avec qui il est inutile de discuter si on est pas de son avis (elle détient la vérité suprême), qui continue à m'insulter et me rabaisser dès que je veux donner un avis qui n'est pas le même que le sien. Les blessures de l'adolescence sont remontées à la surface, j'ai reperdu toute confiance en moi, et donc toute confiance aux autres, de déprime en déprime, je sombre dans la dépression aujourd'hui avec la sensation profonde de n'être rien du tout. Avec tout ce que ça comporte de conséquences dans la vie de couple et les rapports familiaux.
Jazzy a su te donner la définition des parents toxiques, je t'apporte mon témoignage pour confirmer ses explications.




 cochise_fr a écrit [17/11/2009 - 10h41 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Eh, Takave, il ne faut pas déprimer comme ça.

Tu as déjà élévé 4 enfants, c'est loin d'être rien du tout, c'est même une grande réussite et une grande fierté même si ils ont pris leur envol (dans de bonnes conditions grâce à toi) pour aller voir ailleurs si le ciel est plus bleu. Amener quatre bouts de choux à l'âge adulte et s'occuper de sa famille est déjà une sacré gageure, et rien ni personne ne pourra te le contester..... parents toxiques ou pas.

Alors, relèves la tête et soit fière comme tu le mérites.!!




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 betina a écrit [17/11/2009 - 14h19 ]  
betina

bonjour Takave,
ta mère t'a empoisonné la vie et visiblement elle continue,à ton âge tu peux te rebeller et lui dire ce que tu penses,ne te laisses pas rabaisser,dis toi que tu es une belle personne,tu as été une bonne mère avec tes enfants et c'est le plus important,même si c'est ta mère ça ne lui donne pas tous les droits,essaies de la voir le moins possible,il faut te protéger,ta famille aujourd'hui c'est ton mari et tes enfants,trouves toi des activités qui te sortiront de chez toi,quelque chose où tu te sentiras valorisée,je te souhaite bon courage,souris à la vis,elle est belle et m.... à maman




"La violence est le dernier refuge de l'incompétence".Isaac ASimov "la connerie c'est la décontraction de l'intelligence" S.Gainsbourg


 takave a écrit [18/11/2009 - 14h53 ]  
takave

Merci Betina et cochise fr
Dans l'histoire, le plus difficile est de ne pas arriver à lui en vouloir car elle est ma mère. J'en suis une aussi, mes enfants sont tout pour moi, j'imagine ce qu'elle pourrait ressentir si l'un d'entre nous lui tournait le dos. Je ne doute pas de l'amour qu'elle peut ressentir pour ses enfants, elle n'a pas eu la façon adéquate de les aimer, c'est tout.
Mais vos messages me font beaucoup beaucoup de bien, merci encore.




 ancolie a écrit [21/11/2009 - 23h45 ]  
ancolie

Je souhaite réagir au long témoignage de takave. Votre courrier m'a profondément émue car je me retrouve à travers vos écrits. Certaines de vos expressions me sont familières car je les emploie très souvent quand je parle de moi. "la sensation de n'être rien du tout", je connais cela, je le vis depuis 40 ans. Une mère qui détient la Vérité suprême, avec un V si grand qu'il écrase tout le reste, je connais aussi; je ne le connais que trop bien. Je sais combien ce genre de relation familiale est dévastatrice. Si vous le souhaitez, nous pouvons partager nos expériences et nous soutenir pour nous en sortir; échapper une fois pour toutes à cette emprise malsaine et destructrice.




 betina a écrit [22/11/2009 - 01h36 ]  
betina

bon courage Ancolie et Takave pour vous sortir de cette emprise maternelle




"La violence est le dernier refuge de l'incompétence".Isaac ASimov "la connerie c'est la décontraction de l'intelligence" S.Gainsbourg


 ancolie a écrit [22/11/2009 - 13h00 ]  
ancolie

Je souhaite répondre à Gaul et, de par mon expérience, apporter mon témoignage de ce qu'est une famille toxique. J'ai utilisé le mot "famille" et non "parents", car selon moi, tout le système familial est perverti par la relation toxique. Une famille toxique, dès le départ, prend soin de casser systématiquement ce qu'est l'enfant. Ce processus se poursuit à l'âge adulte. Souvent, il s'agit d'un enfant différent de ce qui est admis par la famille : un enfant plus sensible, plus "original", plus intelligent... Cet enfant est considéré comme une menace pour l'équilibre familial, pour la moralité et/ou les projets de la famille. Chaque fois que cet enfant essayera de se révéler tel qu'il est, il sera systématiquement rejeté, cassé par des mots, regards ou attitudes blessantes. De ce fait, l'enfant est obligé de se soumettre car il a besoin de sa famille, besoin d'amour. Il apprend très vite qu'il ne reçoit cet amour que s'il est autre que ce qu'il est vraiment. Dans une famille toxique, l'adulte ne prend pas soin de dialoguer avec l'enfant, ne tient pas compte de sa personnalité. Le but est de casser et de modeler cette personnalité à l'image souhaitée. Petit à petit, l'enfant perd toute sa confiance en lui et ne sait plus ce qui est bon pour lui. Il a perdu tous ses points de repère. Quand l'enfant devient adulte, comme le dit très bien Jazzy, il a sans cesse besoin de l'approbation de ses parents pour exister, pour faire des choix de vie. En effet, il ne sait pas ce qui est bon pour lui puisque ce qu'il est a été détruit. La famille continue alors à distiller son venin. Quand "l'enfant-adulte" tente de faire ses propres choix, et que ces choix vont à l'encontre de ce qui est jugé admissible par les parents, il est de nouveau cassé, doit affronter la colère, le rejet, le chantage. La douleur est alors intolérable car, depuis tout petit, il tente d'échapper à ce rejet en adaptant son être aux exigences de la famille. C'est un véritable cercle vicieux. J'ai 40 ans, deux enfants. J'ai grandi et vécu dans une famille toxique. J'ai bien du mal à me dégager de cette emprise. La famille, au départ, était pervertie. J'ai grandi entre un père absent, complètement dominé par sa femme, une mère et une grand-mère toutes puissantes, faisant bloc contre le père. Un ménage à trois, en quelque sorte. Après mon mariage, quand nous avons voulu acheter un terrain dans le village voisin, j'ai subi des mois de bouderies, de paroles blessantes de la part de la famille. Ensuite, ils sont venus avec la proposition "mirifique" : ils nous vendaient leur propre terrain, situé à deux maisons de chez eux, pour un prix nettement inférieur à sa valeur. Nous avons eu le tort d'accepter. Depuis, ils se sont mêlés de tout. J'ai divorcé il y a 14 ans. Depuis, ils se mêlent de ma vie sans arrêt. Tant que j'agis dans le sens qu'ils acceptent, il n'y a aucun problème. Si je tente de mener ma vie comme JE l'entend, c'est la guerre. J'ai eu le tort de me réfugier auprès d'eux dans les moments de détresse, d'en parler avec eux. (Et oui, le petit enfant rejeté ne cesse, tout au long de sa vie, de tenter d'être accepté) C'est l'erreur à ne jamais commettre. Dans une famille toxique, tout ce que vous dites sera retenu contre vous. La famille toxique ne vous apporte pas une aide aimante. Elle vous écoute et ensuite utilise votre détresse pour vous manipuler et vous forcer à agir dans le sens qu'elle exige. On est toujours perdant, dans une famille toxique. Pour une famille toxique de ce type, l'argent a énormément d'importance. Je n'ai jamais manqué de rien, et, dans ma vie d'adulte, quand j'ai eu des coups durs, j'ai toujours été aidée. C'est vrai. Le problème, c'est que, pour la famille toxique, cette aide matérielle équivaut à de l'amour. "Je te donne, donc je t'aime." Et cette aide matérielle devient une sorte de chantage : "On a toujours tout fait pour toi, tu n'as jamais manqué de rien." Oui ! En même temps, n'est-il pas normal pour des parents d'aider leurs enfants s'ils en ont besoin ? C'est ce que je fais avec mes propres enfants, dans la mesure de mes moyens. Une famille toxique ne comprend pas que l'amour, c'est d'abord respecter la personnalité de l'autre, aider son enfant à grandir en respectant ce qu'il est afin qu'il soit apte à entrer dans la vie adulte d'une façon sereine et confiante. La famille toxique est incapable de cela. Au contraire, elle détruit l'enfant et se donne bonne conscience sous couvert de l'aide matérielle. Cette destruction perdure au fil de la vie, même quand l'enfant est adulte. Que n'ai-je pas essuyé des blessures au coeur au fil des mois, des années. Tout ce que je suis est critiqué : ma façon de m'habiller, mes amies (considérées commes des trainées)... La toxicité et la perversion sont telles que mon autorité de mère et ma façon de vivre avec mes enfants sont détruites, devant les enfants. Devant eux, on critique les décisions que je prends, si je leur rappelle, par exemple, qu'ils doivent ranger leurs vêtements, on dit devant eux que c'est à moi à faire ça ! En résumé, le travail d'annihilation entamé durant l'enfance se poursuit à l'âge adulte. Il est très difficile de se sortir de là, car , quand la victime d'une famille toxique tente de se rebeller, elle se retrouve complètement seule, abandonnée de tous, puisqu'elle met l'équilibre familial en danger. Une famille toxique est destructrice jusqu'au bout. La seule solution pour s'en sortir est de couper les ponts. Ensuite, il faut réussir à se dégager de l'emprise psychologique. C'est très pénible, car "l'enfant-adultes" de parents toxiques a été tellement détruit qu'il n'a pas, dans la vie, de points de repère qui lui sont propres et qui lui conviennent à lui. Puisse ce témoignage aider toutes les victimes de familles toxiques. Il est, me semble-t-il, important de lire les expériences de vie des autres, surtout en ce domaine. En effet, les "enfants-adultes" de familles toxiques restent toujours persuadés qu'ils sont en tort, qu'ils se trompent. Leur famille les a tellement réduits à rien qu'ils se disent : "C'est moi qui pose problème, je suis incapable, mes parents, eux, savent. Je dois leur faire confiance..." Le fait de lire des témoignages de personnes vivant les mêmes difficultés, les mêmes souffrances, révèle que non! , nous n'avons pas tort, nous ne sommes pas dans l'erreur. Notre souffrance est réelle, on nous a réellement fait du mal, et on nous en fait encore. Nous, "enfants-adultes" de familles toxiques, sommes comme des papillons dont on a lié les ailes dès la sortie du cocon pour nous empêcher d'atteindre un jour la lumière de la liberté. Il nous faut aujourd'hui réussir à briser ces chaines, déployer le mieux possible ces ailes en partie atrophiées, et réussir à nous envoler quand-même.




 liloupilou a écrit [11/12/2009 - 09h46 ]  
liloupilou

Pour Ancolie entre autres.......

je suis une femme de 50 ans, mariée, 2 enfants, un boulot intéressant, fille unique.
les relations avec mon conjoint sont difficiles, il me dit rester pour les enfants, il dit que je ne bouge pas, que je suis sous l'emprise de mes parents. Nous avons néanmoins une certaine complicité mais gâchée je pense par mes états dépressifs permanents.
Mes parents donc....je suis une enfant "modèle" (en fait un esprit très original, très décalé, mais la volonté de ne pas décevoir
Les relations de mes parents avec mon mari sont mauvaises....il y a 10 ans , pour mon anniversaire, mon mari a organisé une petite fête entre amis sans les inviter....nous avions prévu de les inviter le we suivants ...ils ont refusé....s'en est suivi beaucoup de reproches et un ras le bol de mon mari leur disant par écrit qu'il ne souhaitait plus les voir. Cette lettre mon père doit la connaître par coeur et me la ressort régulièrement. Malgré cela notre couple a tenu. Mais mon mari n'a plus voulu de relations avec eux....mon père n'a cessé de me demander des explications (je rentrais souvent de chez eux en pleurant et un jour mon mari a pris le téléphone est lui a dit que c'était un "connard" et qu'il allait lui casser la gueule".
Depuis il a envoyé une lettre pour s'excuser, l'a appelé pour les inviter, mais rien n'y a fait. Ce que souhaitent mes parents aujourd'hui c'est le divorce pour qu'ils puissent se débarrasser de ce futur héritier.....
Avec les petits enfants ils ont tjrs été très présents, très affectueux mais font pression sur eux aujourd'hui pour qu'ils demandent à leur père de s'expliquer. Ils refusent que nous venions les voir pour Noël....etc.....je viens de l'appeler pour lui demander d'être plus souple, colère, culpabilisation (ma mère va faire un malaise.....)....
Ils sont capables de souffler à tout moment le chaud et le froid....
moi là dedans, je ne sais plus qui je suis.... je suis écartelé entre l'affection que j'ai pour eux et la volonté d'essayer de mener ma vie toute aussi imparfaite qu'elle puisse être. Je suis consciente que par mon manque de décision vis à vis d'eux j'ai aussi gâcher la vie de mon mari et peut être en partie de mes enfants..... et je n'arrive toujours pas à dire "ils sont toxiques" et je culpabilise tjrs parce qu'ils passeront les fêtes seuls, parce qu'ils vieillissent.....
Désolée d'être si longue....et si peu cohérente......que pensez vous de tout cela ? Que puis je faire ? je suis allé voir une psy mais cela ne m'a pas aidé, cela ne m'a pas apporté de solutions, comment retrouvé un semblant de sérénité....




 betina a écrit [11/12/2009 - 15h47 ]  
betina

c'est à vous de choisir entre vos parents et votre mari car maintenant il s'agit d'un choix,vous aimez votre mari restez avec lui et allez voir vos parents seule,si vos parents critiquent votre mari,dites leur que vous l'avez choisi que vous avez des enfants ensemble,et qu'un divorce ne règlerait rien du tout,ce n'est pas à vos parents de vous dicter votre ligne de conduite,il faut savoir couper le cordon et se comporter comme une adulte,chacun doit rester à sa place,je comprends le débordement de votre mari,l'omniprésence de vos parents doit lui peser,vos parents passeront un Noël seuls et alors ils n'en mourront pas,arrêtez de vous culpabiliser,et si vos beaux-parents en faisaient autant que feriez-vous?Vivez votre vie et pas celle que vos parents ont choisi pour vous.
bon courage à vous et bonnes fêtes de Noël.




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 ancolie a écrit [19/12/2009 - 17h00 ]  
ancolie

En réponse à liloupilou...

Tout d'abord, excusez-moi de vous répondre si tardivement. Je viens seulement de voir votre témoignage. Il me touche beaucoup car je perçois très bien votre souffrance et votre tiraillement. Tout cela est si semblable à ce que j'ai toujours vécu. Comme je vous comprends.
Vos parents, comme les miens, d'ailleurs, semblent n'avoir rien d'autre comme centre d'intérêt que leurs enfants et descendants. C'est comme s'ils n'existaient pas par et pour eux-mêmes. Ils existent à travers vous, à travers moi, et leur descendance. Ils éprouvent le besoin de tout dominer, de tout régenter. Ils sont étouffants, castrateurs.
Ils est difficile pour nous, enfants-adultes de parents toxiques, de nous rendre compte de ce qu'est une relation familiale normale, harmonieuse, puisque nous avons toujours été étouffés, dominés. Nous ne connaissons que cela depuis toujours et nous n'arrivons pas à nous extraire de ce modèle. Car le travail de sape de notre personnalité a commencé depuis que nous sommes tout petits. Nous n'avons aucun point de référence qui nous soit propre, en accord avec notre personnalité, puisque cette personnalité a été écrasée "pour notre bien" depuis toujours.
Liloupilou, sachez que ce sentiment de culpabilité que vous ressentez est normal. Je le ressens aussi. Nos parents nous ont fait croire qu'ils sont merveilleux, parfaits, qu'ils ont toujours agi pour notre bien, qu'ils ont tout fait pour nous et nos propres enfants.
Ils nous ont tellement écrasés que nous n'avons pas appris à nous faire confiance à nous-mêmes. Ils nous ont seulement appris à leur faire confiance à eux. C'est une façon de nous manipuler, de diriger notre vie.
Tout ce que vous racontez de votre vie, je l'ai vécu. Je me sens si proche de vous.
Je vis encore dans la souffrance aujourd'hui, mais je m'extirpe lentement de ce marécage dans lequel on me tenait enlisée depuis toujours.
Si je me permets de vous en parler, c'est pour vous aider, vous montrer qu'il est possible de s'en sortir. Mais c'est difficile.
J'ai complètement coupé les ponts avec mes parents, depuis à peu près deux mois et demi. Il continuent néanmoins à voir mes enfants (qui eux veulent rester en contact), à les remonter contre moi et à les manipuler. Pourtant, je tiens bon. Je ne cèderai plus jamais.
J'ai coupé les ponts suite à leur refus de ma relation avec mon ami. Chaque fois que j'ai eu une relation, ils ont trouvé à dire. Il faudrait un beau-fils sur mesure, à leur propre goût. (eux aussi sont obnubilés par l'idée que quelqun pourrait profiter un jour de leur argent... Selon eux, les hommes qui s'intéressent à moi n'en veulent qu'à leurs biens, espèrent un futur héritage...)
J'ai décidé de ne pas céder, et la seule solution a été de couper les ponts.

Voyez-vous, Liloupilou, depuis lors, je suis la "puante" de la famille. Plus personne n'a de contact avec moi. Quel bel amour, n'est-ce pas ? J'étais acceptée tant que je me pliais, tant que je m'écrasais, tant que je rentrais dans le rang.
Où est l'amour, le respect de ma personne dans tout cela ? Il n'existe pas, tout simplement.
Le choix de couper les ponts est difficile, mais libérateur. J'ai beaucoup pleuré. Mais ça va mieux. Je ne pleurais pas de ne plus les voir; je pleurais sur moi-même. J'ai été obligée d'accepter que moi, Ancolie, 40 ans, avec mes qualités et mes défauts, mon côté un peu "farfelu" et original, je ne suis pas aimée par les gens qui m'ont donné la vie. Ils aiment l'image qu'ils se sont fait de moi; ils aiment une personne soumise qu'ils contrôlent. Mais ils ne m'aiment pas moi.

Serait-ce votre cas, à vous aussi ? Vous reconnaîtriez-vous à travers mes mots ?

Aujourd'hui, je me reconstruis, petit à petit. J'apprends tout doucement à me faire confiance, à m'aimer pour ce que je suis.

Liloupilou, je vous en prie, ne culpabilisez pas. Vous êtes sur le bonne route. Ces sont vos parents qui sont malades; malades de pouvoir, de besoin d'écraser, de diriger.
Aimer l'autre, c'est accepter qu'il soit libre et lui-même, c'est l'accepter tel qu'il est. Ni vos parents, ni les miens, ne sont, me semble-t-il, capables de ce véritable Amour.
Courage. Pensez que vous avez un mari pour vous soutenir (ce que je n'ai même pas, moi). Vous n'êtes pas seule. Cet homme vous aime puisqu'il a supporté cette situation si longtemps.
Les parents toxiques (Et c'est bien ce que sont vos parents) nous forcent toujours, à un moment donné de notre vie, à faire un choix. C'est la différence avec des parents ouverts et aimants. Vous êtes aujourd'hui face à ce choix. Courage !
Je serai heureuse de vous lire à nouveau.




 lanatop a écrit [22/12/2009 - 18h33 ]  
lanatop

Bonjour,

Je suis très troublée par vos témoignages, même si quelque part cela me rassure de savoir que je ne suis pas la seule à vivre ce genre de situation depuis mon enfance..




 lanatop a écrit [22/12/2009 - 18h52 ]  
lanatop

J'ai 42 ans, 3 enfants..Je ne connais cette expression de "parents toxiques" que depuis quelques mois et je réalise comme ce terme s'applique à mes propres géniteurs..et comme vous toutes mon histoire est longue mais avec beaucoup de similitudes avec les vôtres.. Petite fille choyée, j'ai été "l'excuse" que ma mère a trouvé (me concevoir à l'insue de mon 24' onClick="correctionSuggest('reponse','6',this);">père) pour se faire épouser car ça ne rigolait pas les filles mère à l'époque...Mais, ensuite, au bout de plusieurs années et de plusieurs fausses-couches, mon frère est né, un garçon, valeur inestimable, né avec des problèmes de santé, pronostic vital réservé, mais il s'en est tiré et moi au fil des années je suis descendue de mon trône de fille unique gâtée, mais à quel prix...je suis devenue la tâche, l'erreur et mon frère devenait un dieu vivant, couvé, choyé sans limites (école à 6 ans jamais de voyages scolaire, de sorties à la piscine etc..) A l'adolescence, mes relations avec ma mère se sont envenimées, je pensais que je n'étais qu'une "erreur", qu'un prétexte qu'elle avait trouvé pour se faire épouser car je me sentais mal aimé..j'avais (et j'ai toujours) des problèmes de poids, ma mère m'a souvent dit que j'avais un trop gros cul, que je devais arrêter de me goinfrer, alors que mon frère se délectait de plats uniques concoctés pour lui seul, mais lui il pouvait car c'était un garçon, il sera grand et fort...Bref... A 24 ans, j'ai eu un petit ami "sérieux", mes parents l'ont de suite rejeté, un jour mon père m'a appelé sur mon lieu de travail en me disant "on te donne 1 semaine pour rompre, sinon on te coupe les vivres et on te deshérite"...J'ai rompu "pour de faux" et je me suis organisée avec mon ami pour partir, prendre un appartement, tout ça en douce d'eux...la rupture a duré 9 mois et quand je suis revenue et qu'ils ont acceptés de me reparler, ce fut en me disant qu'il faisait ça pour mon frère car je l'avais abandonné pendant tout ce temps...J'avais un appartement, et mon ami et moi avions pris la décision de nous marier...ce fut l'honneur à nouveau durant cette année de préparatifs, mais moi naivement, bêtement, je pensais que cela se calmerait, que ma mère verrait que cette union était un bon choix et qu'elle me respecterait avec le temps..Jusqu'à la veille du mariage, j'ai tout entendu, que je faisais une grosse erreur, que j'aurais honte de lui, qu'il venait d'une famille de bas étage etc etc.... qulques mois plus tard, après ce mariage, premier gros accrochage, mon mari et moi nous achetons une petite renault presque neuve la, je me fais rentrer dans les plumes grave à nouveau..il parait que j'ai des goûts de luxe...et puis il a bien fallu leur annoncer qu'ils allaient devenir grands-parents et la ce fut la cata!! J'ai reçu toutes les foudres de ma mère d'un coup disant que j'aurai un débil profond vu le père etc etc...




 lanatop a écrit [22/12/2009 - 19h27 ]  
lanatop

Nouvelle énorme erreur de ma part un an plus tard, on achète une maison dans le même village que mes parents..C'est très bête et maintenant j'en ai honte tant j'ai été naïve..De suite, mes parents ont tout gérés et moi aussi souvent j'ai entendu on t'a tout donné etc...et le fameux refrain "ton frère ne nous a jamais causé aucun souci mais toi tu n'es qu'une capricieuse exigeante etc.."Du jour ou je suis venue habiter auprès d'eux, l'enfer a commencé, ma mère s'est approprié mon fils (puis les autres ensuite), et ma maison est devenue comme m'a dit un jour ma psy "une maison de verre", tout devait être su, entendu, détaillé et critiqué bien sur...J'ai mené a terme deux autres grossesses avec toujours la promesse d'avoir un attardé mental ou mongolien...J'ai divocé au bout de 10 ans, mes parents n'ont rien fait pour arranger les choses, mais ceci dit notre couple ne fonctionnait plus du tout, trop de divergeances sur plein de sujets...J'ai eu alors ma période de "célibat", j'ai fait visisblement de la prostitution avancée (c'est ce qui a été raconté récemment à mes enfants!)..et puis j'ai refait ma vie(il y a 8 ans) avec quelqu'un qui m'a ouvert les yeux et redonné confiance en moi, mais pas complètement car il y a trop de carences en moi..J'ai rompu les liens avec mes toxiques depuis l'été...Seuls les enfants les voient sauf un qui lassé d'entendre me faire traiter de salope, de connasse a dit ses 4 vérités à sa grand mère, également sur les différences faites entre moi et mon frère, elle n'a pas cherché à comprendre et l'a rejeté complètement, il est mort pour elle maintenant..Car depuis 2 ans, ma mère n'arrêtait pas chercher à monter mes enfants contre moi, en me salissant, en racontant des choses d'ordre privé, en disant que je suis pleine de fric et que eux non (ma mère a cessé tte activité pro à la naissance de mon frère), que mon frère et sa femme en gagnent moins que notre foyer et que c'est anormal.. C'est en voyant mes enfants réagir, pleurer pour le plus jeune en entendant autant de méchancetés que j'ai coupé les ponts..et je tiens bon car pouvoir renier un de ses petits -enfants ça me révolte surtout sur ce motif la..Et puis cerise sur le gâteau, depuis 10 ans je paie mes parents chaque mois pour la garde et les services rendus auprès des enfants, je trouvais ça normal au début (repas, essence..), mais c'est devenu un dû, une pension ,une obligation, dernièrement mon père ne venait chez moi que pour prendre son chèque..en aout, nous étions tous partis en vacances et mon père m'a appelé pour me demander de poster le chèque sur le champ alors que les enfants ne mettaient pas les pieds chez eux du mois!! Je l'ai fait pour avoir la paix..et je continue à payer mais pour 2 enfants au lieu de 3!! Ma mère lors de notre dernière conversation téléphonique m'a reproché de n'être qu'une jalouse de mon frère, de son histoire d'amour, le seul hic ils ne peuvent pas avoir d'enfants et moi la marie couche toi la j'en ai eu 3 sans problèmes...peut-être une explication à toute cette haine, je ne sais pas... J'en suis la avec mon quota de mal être, de larmes et d'incompréhension, car je me suis souvent demandé ce que j'avais fait pour mériter ça..On envisage de partir, de changer de région, de les fuir tous car mon frère n'est pas mieux et ne vit que pour les avantages matériels qu'il obtient : nourriture etc...il est incapable de faire quoique ce soit seul, tous les travaux chez eux ce sont mes parents qui les ont fait et ma belle soeur les manipule à souhait...Ce sera mon 1er Noël sans eux, on fera ça avec mon mari et mes enfants chez nous, c'est comme ça et ce sera mieux que l'hypocrisie que j'ai connu pour les habituelles fêtes de famille.. Merci à vous de tous vos récits, je me suis beaucoup reconnue en chacun de vos parcous, mais ça reste indéniablement très douloureux... Lanatop




 liloupilou a écrit [22/12/2009 - 19h38 ]  
liloupilou

merci Ancolie pour votre réponse....j'aimerais bien pouvoir en parler autrement avec vous mais je ne connais pas les règles de ce forum. En lisant vos lignes, je pleurais et je me reconnaissais dans tellement de vos mots.
les relations se sont encore durcies, mais je m'efforce de leur téléphoner moins souvent. Mon mari m'a fait comprendre que c'était le dernier Noël qu'il passait avec moi...... ras le bol pour lui aussi et période de stress pour tous..... je vais essayer de me mettre "hors circuit émotivement" pour pouvoir passer cette période sans faire de peine à ceux qui m'entourent (mon mari, mes enfants....)....je suis un peu perdue, très fatiguée..... merci encore et à bientôt.....




 ancolie a écrit [22/12/2009 - 21h40 ]  
ancolie

Pour Liloupilou et Lanatop Que de blessures, que de souffrances derrière vos mots. Je sais combien c'est difficile; je ne le sais que trop bien. ça l'est d'autant plus que, en général, nos parents sont convaincus qu'ils sont parfaits et ont fait le maximum pour nous. A leurs yeux, c'est nous qui sommes ingrates et mauvaises. On nous a tellement enfoncé cela dans le crâne que nous ne cessons de culpabiliser. Honnêtement, je crois qu'effectivement, ils ont voulu bien faire, mais sans doute ne sont-ils pas capables, à cause de leurs propres blessures de la vie, de respecter ce que nous sommes vraiment. Car c'est bien là qu'est le problème : nous ne sommes pas les enfants qu'ils attendaient, dont ils rêvaient. Ils ont tout fait pour nous modeler à l'image désirée, mais ils n'ont jamais compris ni admis que c'est impossible, qu'on ne peut pas changer la nature profonde d'un individu. Avec notre personnalité différente de ce qu'ils peuvent tolérer, nous sommes, je pense, un danger pour eux, car nous les renvoyons à leurs propres manques, leurs propres faiblesses ou difficultés. Tout notre être leur crie :"Vous vous trompez, vos croyances, vos habitudes, vos choix ne sont pas les seuls et uniques, ni les meilleurs." Comment pourraient-ils l'accepter ? Ce serait, pour eux, admettre qu'ils auraient pu faire d'autres choix de vie, qu'ils auraient pu être plus heureux peut-être, qu'ils auraient pu avoir une vie plus épanouie... Je pense que, malgré notre souffrance, nous avons eu le cran et le courage d'avancer, de rester fidèles à ce que nous sommes... Courage que, peut-être, eux n'ont pas eu... Mais nous payons tout cela très cher. Je serais ravie, Liloupilou, de converser avec vous autrement. Je ne sais comment faire.




 sharish a écrit [23/12/2009 - 02h35 ]  
sharish

Alors là, moi qui croyais être la seule à vivre ce genre de situation !!! On va pouvoir former un club les filles ! Combien de témoignages m'ont rappelé mon expérience ! Je pourrais presque faire un copier-coller de certaines de vos expressions ! Bises à toutes.




 lanatop a écrit [23/12/2009 - 08h38 ]  
lanatop

vos réponses et témoignages me font beaucoup de bien..cette période de fêtes ranime les tensions et c'est à travers mes fils que maintenant je les vis puisque les ponts sont coupés..Alors comment faire?? Je ne peux pas priver mes fils (enfin les 2 qu'ils acceptent de voir encore!) de voir leurs grands parents, même si les avoir un peu avec eux reste le prétexte pour recevoir ce chèque mensuel d'ailleurs..mais niveau affectif, les enfants les ayant toujours beaucoup (trop aussi surement!) cotoyés, cette coupure me semble impossible, les enfants sont grands, savent les choses et jugent (ce que n'accepte pas les "toxiques")...hier ma mère a dit à mon fils que j'étais une fainéante (lol! pour qulequ'un qui n'a jamais travaillé!), je travaille, , j'ai 3 enfants, une maison, un mari et je prépare un concours professionnel par mes propres moyens..oui, je sais je cherche encore à me justifier..mais voila quand j'entends mon fils me dire des choses comme ça j'ai envie de hurler ma douleur et mon incompréhension devant autant de haine de la part de ma "génitrice"..Mon mari me comprend et sait combien il est difficile de rester imperméable face à ça et c'est vrai je n'y arrive pas! Je passe sur tant de critiques: que je ne sais pas gérer un budget, que je fais des caprices et paye à crédit avec la carte magasin (sur quelles preuves se base-t elle, je l'ignore, car c'est faux!!) , mes amis sont tous des cons, et me cassent dans mon dos (ce qui est bien fait pour moi...encore une fois elle ne les cotoie pas donc...),et tout ça , elle le diffuse à mes enfants..Je passe aussi sur les menaces de me trainer en justice sur divers motifs...et moi je reste stoique dans mon coin, je ne réponds pas mais la douleur est la et je la prends au quotidien en pleine figure, en silence ou presque... Liloupilou, tenez bon et même si je n'ai pas de conseils à vous donner, ne laissez pas votre vie de couple se briser du fait de votre famille, ce serait trop moche et trop de gloire pour ceux qui vous font du mal..mais comme je vous comprends dans votre tiraillement car j'ai été comme vous, me sentant "redevable", ne pouvant couper le cordon..Si je l'ai fait, c'est en plusieurs années et en ouvrant les yeux sur ce chantage affectif, cette hypocrisie et le travail de sabotage mental fait sur mes enfants, ce qui me semble au dessus de tout niveau supportable!! D'ailleurs, j'ai consulté plusieurs psy et mon fils ainé aussi (suite à mon divorce etc..), ils ont été unanimes, ma mère ne devait pas jouer un rôle aussi important dans ma vie et dans celle de mes enfants, je suis leur mère ,pas elle..alors évidemment retour de flamme, je suis une menteuse, alors que je devrais me faire soigner , mais que je n'accepte pas les critiques des psy et que toute grand mère devrait faire comme elle fait.... bon courage et bon moral à vous toutes.. Lanatop




 liloupilou a écrit [15/02/2010 - 14h28 ]  
liloupilou

cela fait presque 2 mois maintenant que mes parents refusent de me voir. ils refusent de voir les enfants également et me disent qu'en restant avec mon imbécile de mari je fais du mal à tout le monde (à mes enfants aussi)
je me sens comme anesthésiée, sans réaction, cela parasite tout... mon travail.... mes relations avec mes amis....je me fâche avec tout le monde.... je ne me sens pas aimé parce que pas "aimable" et je ne veux pas qu'on m'aime.....
j'ai l'impression de transporter sur moi en permanence une grenade dégoupillée, j'avoue avoir aussi envie que cette grenade m'emporte, envie de laisser ceux qui m'entourent régler tout cela sans moi..... cette situation a un pouvoir destructif inimaginable
je n'ai personne pour m'aider, fille unique, c'est terrible, ça l'est petit, et ça l'est quand on est grand...
comment vous en sortez vous, où en êtes vous ? chère ancolie, j'aimerais tant vous connaître mieux...




 ancolie a écrit [15/02/2010 - 18h47 ]  
ancolie

Bonjour, chère Liloupilou, Le hasard fait parfois merveilleusement les choses... Vous écrivez aujourd'hui, et justement, je viens me balader sur ce site après deux mois d'absence, précisément aujourd'hui. Mais peut-on parler de hasard ? J'aimerais trouver les mots qui vous aideront, qui vous feront sortir de votre torpeur et vous sentir à nouveau vivante. Je me sens cependant bien démunie, et si je connaissais la formule magique pour vous aider instantanément, je la prononcerais sans hésiter. Je n'ai que mon coeur pour vous parler, et mes paroles seront les plus sincères possibles. Nos situations et nos souffrances se ressemblent tellement que je peux me permettre de vous livrer mon expérience, dans l'espoir que vous avanciez, à votre rythme, vers la lumière. A travers vos mots, je perçois beaucoup de souffrance, de lassitude, d'amertume et de rancoeur. Vos parents sont d'habiles, d'excellents manipulateurs. Ils vous connaissent sur le bout des doigts et savent exactement ce qu'ils doivent dire ou faire pour vous déstabiliser. J'irai même plus loin, ils savent quoi faire pour vous détruire. Puisque vous refuser de vous soumettre à leur dictat, ils mettent en route la "machine" destinée à vous écraser. C'est exactement ce qui est en train de se produire. Vous ne vous sentez pas aimée ni aimable. Croyez moi, ce sentiment est réel. Pardonnez-moi d'être brutale ou directe. Effectivement, vous n'êtes pas aimée par vos parents. Comment des parents réellement aimants pourraient-ils agir de façon aussi méchante et malsaine ? Cette prise de conscience est profondément douloureuse, Liloupilou. Comme ça fait mal de se rendre compte que les être qui nous ont donné le jour, les premiers que nous ayons connus, à qui nous avons donné toute notre confiance et tout notre amour, ne nous aiment pas, ou nous aiment sous condition, ce qui revient au même, car, dans le véritable amour, il n'existe pas de condition. Ce n'est pas la situation que vous vivez qui a un pouvoir destructeur, c'est l'attitude de vos parents qui est profondément destructrice. Cependant, vous avez votre part de responsabilité. C'est parce que l'attitude de vos parents vous touche et vous fait souffrir qu'elle vous détruit. (Je me permets de vous parler de la sorte car j'ai connu ça.) Le moment est venu d'abandonner à jamais vos illusions d'être un jour aimée par votre famille pour ce que vous êtes. Manifestement, vos parents ne sont pas capables de cela. Quel que soit notre âge, nous avons un besoin viscéral d'être reconnu par les nôtres, surtout quand nous avons été niés dans nos besoins depuis notre plus tendre enfance. Nous avançons dans la vie avec ce besoin de reconnaissance,nous nous plions aux exigences de nos parents, nous acceptons de renoncer à certaines parts de nous mêmes, juste pour leur plaire, pour être aimées. Mais c'est un leurre, Liloupilou. JAMAIS ils ne nous aimeront telles que nous sommes, ils en sont incapables! Nous n'avons d'autre choix que de l'accepter, regarder vers l'avenir et avancer, en les laissant au bord de la route à stagner dans leur méchanceté, souvent liée, d'ailleurs à des problèmes psychologiques qu'ils vivent eux-mêmes depuis toujours. Il n'y a pas d'autre solution. Pour retrouver l'amour et le repect de vous-même, vous devez renoncer à ce que vous attendez depuis toujours et qui, de toute façon, ne viendra jamais. Contrairement à vous, je ne suis pas fille unique, et pourtant, je suis aussi seule que vous. Je suis la puante de la famille, celle qui ne plie pas. Et je suis seule. Ma situation est un peu différente de la vôtre. Mes parents continuent à voir mes enfants. Moi, j'évite le plus possible les contacts. Par des paroles habilement manipulatrice, ils remontent mes enfants (toujours sous le couvert de l'inquiétude pour eux, de leur devoir de grands-parents). C'est à un tel point que, par exemple, mon fils cadet qui a renoué avec son père n'oserait même pas le dire à ses grands-parents. Mes enfants vivent dans la peur de perdre l'amour de leurs grands parents, et donc, quelles que soient les situations (relation avec leur père, relation avec mon ami, qu'ils refusent toujours de voir), ils "tiennent" avec eux. Nous en revenons donc à l'amour. Voyez à travers cet exemple combien l'amour est perverti. Il ne s'agit plus d'amour. Pour ma part, je n'ai quasi plus aucun contact. Je me sens souvent très seule, d'autant que mon ami habite loin et que nous nous voyons peu. (Puisque mes enfants refusent qu'il vienne à la maison.) Mais voyez-vous, Liloupilou, au fond, la situation est plus saine. Pourquoi continuer à courir après une reconnaissance que je n'aurai jamais ? Pourquoi m'accrocher à un amour qui n'existe pas, puisqu'il n'est que conditionnel ? C'est un deuil, un véritable deuil. Vous êtes dans le choc de la mort de vos espoirs. Il est temps maintenant d'entamer votre travail de deuil pour pouvoir un jour renaître libre et forte.




 Attalia a écrit [25/02/2010 - 19h24 ]  
Attalia

Ho la claque en vous lisant, les larmes en comprenant.....
Et toutes ces choses que je retrouve dans vos posts, ces choses que j'ai vécues, que je pensais normales, que c'était moi le monstre, l'inadaptée "originale" qui a toujours déçue ses parents pour avoir gâché ses capacités au lieu de suivre les "conseils familiaux"...
Je vais essayer d'être claire mais je ne suis pas sure d'y arriver tant de chose se bousculent maintenant dans ma tête et tant de choses remontent.
Mais peut être au fond est ce moi qui me plante, qui ne suis qu'une sale égoïste...
J'ai 28 ans, je suis en couple avec un homme gentil et adorable. Je travaille en gestion de patrimoine et n'ai pas encore d'enfants. La question commence à se poser mais je ne me sens pas encore prête, j'ai une grosse peur en fait de finir comme... ma mère...
Ma mère, "la Vérité absolue", celle qui a toujours raison et qui sait tout sur tout, celle qui quelque part en pensant faire de son mieux et en étant persuadée qu'elle est une bonne mère et que j'ai été une enfant "chiante".
Chiante parce que enfant j'étais tout le temps malade (comme si j'avais choisi de passer des semaines avec de la fièvre), chiante parce que l'ainé (moi) elle voulait que ce soit un garçon (parce que dans sa famille on considère qu'un garçon c'est mieux qu'une fille, je n'ai jamais bien compris pourquoi mais il parait que c'est mieux..), chiante parce qu'intellectuellement précoce j'étaie "un moulin a paroles" (même si ça faisait la fierté devant les connaissances).
Elle m'a toujours fait porter le poid qu'elle avait été obligée d'arrêter de travailler "parce qu'elle avait eu un enfant mais qu'elle regrettait parce qu'elle adorait travailler", alors qu'elle a arreté avant ma naissance, juste avant de se marier (elle a toujours très mal vécue d'être femme au foyer mais paradoxalement n'a jamais essayé réellement de trouver du travail car elle n'aimait pas la region ("tous des cons"), sous prétexte qu'avec des enfants ça serait chose impossible et que sa paye passerait en frais de garde.. tout en n'imaginant pas un instant nous confier a une nounou (on sait jamais sur qui on tombe)...)
Les choses ont empiré à la naissance de mon frère, en gros 5 ans après moi. J'ai été très jalouse de la naissance de ce fils tant attendu et j'en ai même fait de l'anorexie (a 5 ans!!)... Un détail parmi tant d'autres, sans doute insignifiant, fut le décrochage de la photo de moi bébé dans la chambre familiale pour la remplacer par la photo de mon frère... certes c'est un détail mais enfant ça m'avais fait mal...)
Bon an, mal an la vie a continué et j'ai toujours senti un décalage entre le traitement accordé à mon frère, assez bébé, toujours dépendant de sa mere, assez lent dans son développement et moi, qui ne "faisait jamais assez bien en rapport avec mes capacités" (en gros je ramenais 12 je me faisais engueuler lui ramenait 10 c'était la fête). ça semble puéril ainsi et c'est sans doute moi qui ramène tout a moi en fait...
Mais des connaissances des années plus tard m'ont avouées qu'elles avaient toujours été choquées par le favoritisme évident concernant mon frère, chose que nie farouchement mes parents;
Paradoxalement matériellement avec le recul je n'ai jamais manqué de rien, même dans les temps difficiles. (chose que ma famille ne manque pas de me reprocher systématiquement).
Mon adolescence a été très difficile, ma mère cherchant a tout contrôler ("pour mon bien", parce que "j'étais chez elle et si je n'étais pas contente que je me casse"...a 13 ans ^^... et puis "parce que c'était comme ça et pas autrement", ces phrases je les aies entendues des milliers de fois entre deux gifles), mais quand je parle de contrôle ça allais même jusqu'à ce que ce soit elle qui choisisse mes vêtements le matin pour partir au collège. Sans parler du fait qu'elle lisait mon courrier pour savoir si j'avais "un petit copain", lisait mon journal intime (elle m'a fait un scandale le jour ou elle a découvert que j'avais inventé un alphabet secret pour écrire sans qu'elle comprenne). Je n'avais qu'une envie c'était de passer mon bac, mon permis et de partir de cette maison...
Habillée comme une gamine tout le collège, un contrôle permanent de ou j'étais, ce que je faisais, avec qui et surtout pas de garçons ... Quand elle pensait que je lui cachais quelque chose elle me collais des séries de gifles (je devais garder les bras le long du corps pendant que ça me claquait sous prétexte que je lui avais manqué de respect, elle qui se "sacrifiait pour nous"...), voire m'obligeait a prier a genoux et a jurer sur je ne sais quoi, Jesus ou autre, que je n'avais pas menti....
Pareil pour les leçons quand je ne comprenais pas c'était de ma faute, que j'étais con, que je devais avoir bavardé en cours au lieu d'écouter...alors que eux payait pour moi une école privée etc...
Mon frère lui a toujours joué le jeu de mes parents et continue a le faire. Résultat a 23 ans il vit toujours chez eux, n'a jamais eu de copine, n'a aucun diplôme et travaille en intérim pour des missions trouvées par mon père qui le pistonne. Ne payant aucun loyer il garde ses sous et envisage de s'acheter une grosse bagnole neuve (alors qu'il en a une récente, payée par mes parents..)..
De mon coté j'ai longtemps bossé à mon compte dans les mutuelles mais pour eux, n'étant pas salariée ce n'était pas un vrai travail. Pareil pour la gestion de patrimoine "je manipules du pognon, je voles les gens", pour ma mère c'est le cran avant la prostitution.
Quand j'ai ma mere au téléphone il ne faut lui raconter que des mauvaises nouvelles, critiquer les gens ou ecouter ses critiques sur tout et tout le monde (vêtements, coiffures, mode de vie..) et aussi l'écouter se plaindre de sa santé en permanence (vu que c'est nous, ses gosses, "qui ne lui doivent rien de moins que la vie", comme elle dit en riant, qui lui avons ruiné. Elle est hypocondiraque donc toutes les semaines elle se trouve un nouveau truc (cancer etc..) Certes elle a de gros problèmes de thyroïde qui ne doivent pas l'aider a se sentir bien dans sa peau.
Concernant ma vie sentimentale tous mes exs étaient des "cons" (bon y en a eu ;) ), des loosers, des incapables.. bref y avait toujours un truc qui allait pas, c'était jamais comme elle voulait... Avec mon compagnon actuel c'est pareil même si elle se retiens parce que lui n'hésite pas a l'envoyer bouler quand ça le gonfle. Les parents de mon compagnons sont des gens gentils, (normaux en fait) et ça rend ma mère très jalouse que je 'm entende bien avec ma belle mère . Elle fait tout pour que je la critique mais peine perdue donc elle se vexe en me disant "que je l'ai remplacée, que chez les autres c'est toujours mieux et que je suis une égoïste".
Elle déteste les enfants et m'a dit qu'elle n'arrivait pas a m'imaginer enceinte, que pour elle c'était impossible mais qu'elle ne voudrait pas le garder parce que "ça la fait chier, les morveux elle a donné"..

la liste est longue, des exemples comme ça j'en ai des dizaines, des centaines qui me reviennent à l'esprit mais i ça se trouve personne ne lit plus ce forum...

Dernière en date vu que je bosse dans les placements bancaires, mon frere m'avait dit que si j'avais un truc bien ça l'intéressait éventuellement... arrive une offre sympa, je me bat au bureau pour l'avoir, j'étudie le truc a fond pour que ça colle en tout point et pour finir je prend un coup de fil d'insultes de ems parents parce que je veux "voler mon frère" et a coté mon frere qui annone gentiment "tes contrats ça ne m'intéresse pas"" il est devenu le champion de la volte face pour s'éviter les hurlements et les critiques de la famille.
Concernant mon père a la base c'est quelqu'un de gentil mais complètement écrasé par ma mère qui finis par la suivre aveuglement dans tout et la soutiens tout le temps, le tout pour s'éviter des crises et des hurlements en rentrant du boulot...

Voila en gros des petits bouts de ma vie, sans doute ce n'est pas bien grave, sans doute je vois des parents toxiques là ou il n'y en a pas..
Je voudrais juste votre avis, vos réfactions sur mes écrits...




 betina a écrit [25/02/2010 - 20h13 ]  
betina

Au moins c'est sorti,votre mère n'a pas été tendre avec vous et continue par ses paroles,ne l'écoutez pas et vivez votre vie,l'avenir vous appartient,ne laissez pas le négatif de votre passé entâcher votre présent.Belle vie à vous et un beau bébé que vous saurez aimer.




"La violence est le dernier refuge de l'incompétence".Isaac ASimov "la connerie c'est la décontraction de l'intelligence" S.Gainsbourg


 lanatop a écrit [26/02/2010 - 14h02 ]  
lanatop

Attalia, Cela fait deux fois que je lis votre post, car j'ai le sentiment étrange que jel 'ai écrit moi-même tant il relate mon vécu également...tout depuis le début..Moi petite "chiante" car malade très souvent et durant une bonne partie de mon enfance, en plus une fille, alors que mes parents auraient préféré, de loin, un garçon..l'arrivée de mon frère pour mes 6 ans..et ce même frère qui lui aussi est resté dans les jupes de ma mère, soumis, qui n'a jamais fait aucune colère dans sa vie et a trouvé sa première et unique femme à 30 ans..Et puis ce contrôle sur ma vie, et lorsque j'ai voulu voler de mes propres ailes, non seulement mon copain, puis mari était un gros con, mais en plus mes enfants seraient surement des débiles profonds étant donné leur père et ses parents...Enfin, comme vous, j'ai des centaines de phrases, de faits qui me reviennent toujours en mémoire, et continuent, au fond de moi à me blesser..J'ai 42 ans, et j'ai réalisé seulement à l'été dernier comment étaient mes parents, c'est à dire des toxiques..Depuis, j'ai coupé les ponts bien que nous habitions à 300 mètres les uns des autres, seuls mes fils (2/3, car un est banni pour avoir dit qu'il ne comprenait pas la préférence de mes parents pour mon frère, alors que moi je suis insultée depuis des années par ma mère, enfin elle a cherché à ce que mes enfants se détournent de moi pour me les prendre..et donc m'a tjs cassé pour qu'ils comprennent que leur mère est une salope!) les voient, et ma mère distille son venin pour que cela me soit répété, me jalouse, me traite de riche, de dépensière, enfin de tout un tas de défaut, même de fainéante, alors qu'elle n'a jamais voulu travailler, un peu pour les mêmes raisons que votre mère d'ailleurs, mais voila aujourd'hui, ils ont des problèmes de finances..et moi je suis trop riche à leurs yeux et comme je gagne avec mon mari mieux ma vie que mon frère et sa femme ça crée des histoires incroyables..Mon frère , lui soumis entre sa mère et sa femme (qui a tout compris au jeu et est très maligne pour récupérer les faveurs surtout financières) a fait son choix et ne m'adresse plus la parole depuis 3 mois à son tour... voila..c'est incroyable , mais nous ne sommes pas seules dans nos peines, la preuve..courage!! Lanatop




 Attalia a écrit [27/02/2010 - 14h21 ]  
Attalia

Merci Betina et Lanatop, pour vos messages, parce que ça fait un bien fou de se rendre compte qu'on est pas dingue, qu'on est pas seuls dans ce genre de chose.
Depuis que j'ai découvert "la réalité des choses", en gros que j'avais allègrement grandi dans un environnement toxique, j avoue que ça a provoqué pas mal de changements en moi et que beaucoup de choses bien enterrées sont remontées a la surface. Cela m'a poussé à faire un travail sur moi,enfin de commencer et ça fait du bien....
Même si je me rend compte que ce que je croyais bien enterré voire oublié est bien présent et que les blessures sont grandes ouvertes.
Et là en ce moment je suis partagée entre la colère, la douleur et la pitié...le tout dans une étrange ambivalence...
Je vais commencer par la douleur parce que c'est le plus simple et le plus complexe a exprimer, parce que toutes ces attitudes, toutes ces phrases méchantes, ça laisse des traces.
La colère parce que j'ai envie de hurler "pourquoi ? pourquoi moi ? pourquoi ça", pour mes des parents ça n'agis pas ainsi, c'est pas là pour enfoncer leurs enfants, plutôt pour les aider a évoluer dans la vie, pas en faire des jouets brisés qui essaient de recoller leurs propres morceaux pour essayer d'avancer.
Colère aussi parce qu'au final en écrasant et rabaissant ainsi on ne donne pas les clés du bonheur, de la vie en société.. je ne dis pas "rentrer dans le moule" et "être un mouton" mais plutôt apprendre à ne pas se nier parfois pour penser que l'on puisse nous aimer.
Pitié parce qu'au fond je la plains, je le trouve plus morte que vivante, avec sa méchanceté gratuite, son apparence peu attirante parce que ne prenant que très peu soin d'elle (vu c'est de notre faute, vu que nous l'en empêchons... même si j'habite a 80 kilomètres..), sans amis, sans famille proche (ses sœurs sont pareilles qu'elle, aussi tordues), à perdre sa vie a toujours tout critiquer sans rien de constructif...
Ambivalence parce que je dois reconnaitre que parfois y a eu de bons moments, de belles discussions, que matériellement je n'ai pas manqué d'aide (sauf quand j'ai aménagée avec mon compagnon, là silence radio^^) et que quelque part sans tout ça je n'aurai pas été ce que je suis aujourd'hui, même si parfois ce n'est pas facile, surtout quand ces putains de souvenirs remontent.

Même si quelque part j'ai toujours besoin qu'on me prouve qu'on m'aime, que j'existe.. que pour ça inconsciemment j'ai poussé mon coté "farfelue décalée un peu fantaisiste". Par exemple j'ai du mal avec les codes sociaux classiques , du genre les bandes de copines un peu fashions superficielles jamais pu. Niveau style vestimentaire je suis souvent en noir, voire apparenté "gothique" (j'anime même une émission radio alternative sur ce type de musique).
J'ai un boulot que j'adore, une vie que j'adore (maintenant), le seul point noir au final c'est ma famille et mon enfance/adolescence.
J'ai l'impression d'avoir commencé vraiment à vivre le jour où je suis partie de la maison, en gros a 20 ans, pour mes études.
Peut être que dans un contexte "normal" (un bien grand mot) je n'aurai pas été ainsi, c'est même certain, nos expériences participant à faire de nous ce que nous sommes.
J'ai remarqué que souvent les parents toxiques s'en prenait apparemment a leurs enfants qui ont un coté "créatifs, décalés", je ne sais pas pourquoi...
Désolée pour le vidage de sac, introspection qui doit être pénible à lire...

Lanatop : tu sais le coup de l'argent en te lisant ça m'a fait presque sourire j'ai le même refrain. Si je gagne moins je suis nulle alors que j'aurais put faire mille fois mieux, si je gagne plus je suis une riche salope égoïste qui devrait leur en donner "pour tout ce qu'ils ont fait pour moi"...




 liloupilou a écrit [27/02/2010 - 14h34 ]  
liloupilou

nos histoires sont bien similaires.... pour l'instant je n'arrive pas à me sortir de toute cette haine, et je navigue entre colère, culpabilité et profonde déprime..... un peu d'air......pour nous toutes.....




 Attalia a écrit [27/02/2010 - 15h42 ]  
Attalia

Il y a quelques jours je m'étais lâchée sur mon profil Facebook (profil restreint d'accès) et mon frère s'est fait un plaisir de le montrer à mes parents...
Nouveau mail d'insultes de la part de ma mère qui espère que "mes futurs enfants me feront vivre la même chose"...




 Marie L a écrit [16/03/2010 - 15h57 ]  
Marie L

Je suis dans le même cas que vous (parents toxiques, mère abusive), mais après 2 ans de travail sur moi (une séance psy d'une 1/2h tous les 15 jours), j'ai réussi à transformer ma vie et j'ai peu à peu pris confiance en moi, appris que je pouvais être aimée, que j'avais de la valeur etc. J'ai aussi transformé positivement mes relations avec mes proches et mon entourage, ma vie professionnelle.
Cette démarche est nécessaire pour soi mais aussi pour nos enfants, car nous reproduisons inconsciemment ce que nous avons subi (à l'identique ou à l'inverse mais toujours "selon" ce que nous avons vécu).
Je vous recommande les livres suivants qui m'ont été très utiles : "Parents toxiques" de Suzan Forward, "Comment ne pas se gâcher la vie" de Stéphanie Hahusseau et "Je t'en veux, je t'aime" d'Isabelle Filliozat.
Je vous souhaite beaucoup de courage : le travail sur soi est difficile mais franchement cela vaut le coup.




 bougainvilliee a écrit [16/03/2010 - 16h53 ]  
bougainvilliee

Question lourdement intéressante... Je n'ai fais que lire en diagonale les message.. je le ferai ensuite avec plus d'attention... Relevons d'abord qu'il s'agit la d'un rapport mère-fille... Une mère est souvent dans l'ambivalence... Elle fille et mère, issue d'une fille et mère... Les mères s'investissent dans leur fille... Elle leur ressemble (elles ont le même sexe, donc le même rapport à l'autre... à l'homme... la même sexualité (supposée par la mère)... La fille apparaît donc, aux yeux de la mère, un peu comme son clone. Dès lors ces mères veulent revivre au travers de leur fille... Réparer leurs insatisfactions... et continuant à vivre ainsi par personne interposées... Elle pensent gommer ou retarder leur vieillissement... mais en agissant ainsi (inconsciemment) elles les amputent leur filles de ce qu'elles sont... de leur réalité... de leurs différences... et donc de leur autonomie... de leur personnalité... Cordialement.




Le doute est ma seule certitude


 betina a écrit [16/03/2010 - 19h13 ]  
betina

souvent les mères avec l'assentiment des pères je crois,les deux sont fautifs dans cette histoire,pas question de tout mettre sur le dos d'une personne,le sujet étant bien parents toxiques.




"La violence est le dernier refuge de l'incompétence".Isaac ASimov "la connerie c'est la décontraction de l'intelligence" S.Gainsbourg


 liloupilou a écrit [16/03/2010 - 19h25 ]  
liloupilou

je pense les deux également, personnellement les conséquences, cela va vraisemblablement être un divorce et la nécessité absolue pour moi d'aller voir quelqu'un pour m'aider et ne pas sombrer.... j'ai en ce moment des idées très suicidaires, car problèmes avec eux, problèmes avec mon mari..... cela fait bp trop......




 liloupilou a écrit [16/03/2010 - 19h33 ]  
liloupilou

ancolie, j'ai vraiment le sentiment que je n'y arriverai pas ..... j'ai besoin de vos paroles apaisantes.....




 betina a écrit [16/03/2010 - 21h28 ]  
betina

Ma chère liloupilou,
Il faut absolument que vous alliez consulter votre médecin pour qu'il vous dirige vers une personne compétente qui saura vous écouter,,un léger traitement vous serait utile pour calmer vos idées suicidaires.Ne voyez pas tout en noir,il y a certainement une solution à tous vos problèmes mais web libre ne sera pas suffisant pour vous sortir de tout ça mais sera néanmoins un appui pour vous soutenir dans les démarches que vous pourrez entreprendre.
Je vous souhaite de tout mon coeur de vous en sortir et j'espère avoir de meilleures nouvelles de vous.




"La violence est le dernier refuge de l'incompétence".Isaac ASimov "la connerie c'est la décontraction de l'intelligence" S.Gainsbourg


 ancolie a écrit [16/03/2010 - 21h41 ]  
ancolie

Bonjour à toutes et tous, avec une pensée particulière pour vous, Liloupilou, qui vous sentez perdue en ce monde, pour le moment.
Problèmes avec les parents, avec le mari... ça fait beaucoup, tout cela ! Je viens justement de lire quelque chose d'interpelant à ce sujet. Il s'agit d'un témoignage de Shakti Gawain, dans son livre "Vivez dans la lumière". Je vous le livre : "...Profondément déprimée, et ayant perdu mes illusions, je restai dans cet état (de souffrance, de mal-être) pendant plusieurs années. Rétrospectivement, je vois que je passais alors par un stade que chacun de nous doit traverser à un moment où à un autre de sa vie, et que les mystiques appellent la percée du voile de l'illusion. C'est le point où nous commençons à nous tourner vers nous-mêmes pour découvrir la vraie nature de l'existence..."

Il me semble, Liloupilou, Betina, et vous toutes qui souffrez autant que moi, que le temps est venu de nous détacher de cette famille qui, involontairement, inconsciemment, nous a tant blessées. Je pense que le détachement, l'éloignement sont nécessaires pour nous reconstruire; c'est la phase obligatoire. Elle est difficile et angoissante.
C'est normal, Liloupilou, que vous vous sentiez dans un tel état de mal-être, d'angoisse. Vous n'êtes pas la seule. Je suis passée par là, et je replonge encore parfois, et je suis certaine que Attalia, Bétina, Lanatop et les autres connaissent ou ont connu cela. C'EST NORMAL, j'insiste ! Comment pourrait-il en être autrement ? Depuis notre plus jeune âge, nous avons été conditionnées par les seules personnes qui comptaient pour nous, comme quoi nous sommes incapables, irresponsables, méchantes, stupides... Ce sont ces informations-là que nous avons intégrées, ce sont ces images-là que nous avons de nous. Nous avons joué les petites filles bien sages en renonçant à ce que nous sommes, à certains moments de notre vie, mais c'était la seule façon de faire plaisir, d'être aimées par nos parents, et au fond de nous, nous savions très bien que nous jouions une espèce de "comédie" pour leur plaire.
Ce que nous sommes réellement est donc associé à une image négative.
Et voilà qu'aujourd'hui, notre souffrance est telle que nous ne sommes plus capables de jouer cette comédie. Notre être réel refait surface et rejaillit. Mais ce "moi réel" nous fait terriblement peur, il nous angoisse, puisqu'il n'a jamais été aimé ni reconnu. C'est cela, je pense, qui génère un tel mal-être dans notre quête de liberté.
Sommes-nous vraiment certaines, en étant nous-mêmes, que nous continuerons à être aimées par notre mari (pour celles qui en ont un), nos amis, nos enfants ? Nos parents, nous savons que ce ne sera pas le cas, mais les autres ? Sommes-nous dignes de leur amour, nous qui avons encore cette petite voix au fond de nous qui nous dit : "Tu es méchante, irresponsable, incapable...". Affreuse petite voix qui nous culpabilise !

STOP, les filles ! Cette petite voix n'est pas NOTRE petite voix intérieure, c'est celle de notre mère, de nos parents, qui a étouffé notre propre intuition et annihilé notre estime de nous-mêmes.

Il faut, et nous devons faire preuve de courage, réussir à nous retrouver nous-mêmes, à nous apprécier et à nous aimer.
Nous ne sommes pas responsables du mal qu'on nous a fait. Nous étions petites et sans défense. On nous a dénaturées. Nous devons retrouver notre vraie nature, cet être merveilleux que nous avons toujours été et qui est caché au fond de nous.
Notre souffrance est une chance : la chance de partir à la conquête de nous-mêmes, retrouver la femme formidable que nous avons toujours été.
Dites vous bien une chose : Les enfants de parents toxiques sont TOUJOURS des êtres très sensibles, mais dotés de qualités hors du commun. Et c'est cela qui génère le besoin, pour les parents, de les casser. Il y a, je pense, une forme de jalousie perverse et inconsciente dans leur attitude.

Pour vous déculpabiliser (car je sais combien cette culpabilité peut entraver notre processus de reconstruction), je vous recommande de consulter le site http://www.eveildelaconscience.ca/bradshaw.pdf. On peut y faire des petits tests qui nous permettent de comprendre à quel point nous avons été blessées. C'est très déculpabilisant. Il y a aussi des petites astuces pour acquérir une nouvelle confiance en soi.

Je conseille également de lire des livres de développement personnel. Il y en a des très intéressants. Nous sommes dans une période clé, une période de réappropriation de notre "moi", que nous devons apprendre à aimer, à respecter, dont nous pouvons être fières. Mettons donc toutes les chances de notre côté.

Courage ! La route est semée d'embûches, mais nous marchons vers le bonheur et la liberté !




 betina a écrit [16/03/2010 - 21h50 ]  
betina

Je n'ai pas eu de parents toxiques,je suis venue juste apporter ma petite contribution pour vous donner un peu d'espoir.Je vous souhaite à toutes le courage de vous en sortir.




"La violence est le dernier refuge de l'incompétence".Isaac ASimov "la connerie c'est la décontraction de l'intelligence" S.Gainsbourg


 lanatop a écrit [17/03/2010 - 10h37 ]  
lanatop

Bonjour à toutes, Cela fait du bien de vous lire..et de voir que l'on est pas seule à connaitre ces sentiments de mal être.. Liloupilou, il ne faut pas que vous sombriez ainsi..je pense que vos problèmes de couple sont liés à vos problèmes avec vos parents, fatalement les choses éclaboussent..J'ai connu ça avec mon 1er mari..j'étais constamment tiraillé entre mes parents, et lui..Mes parents se sont toujours portés contre cette union, lui ont toujours trouvé tous les défauts du monde,ils sont allés jusqu'à me faire du chantage pendant ma dernière grossesse, me faisant pleurer constamment, et me demandant de choisir entre eux et ma belle-famille pour le jour du baptême de l'enfant que je portais...alors autant vous dire que les relations avec mon mari n'étaient pas des plus sereines, car je ne savais pas quel partie prendre, j'étais perdue, complètement déstabilisée...et la cerise sur le gâteau si je peux dire c'est que mes parents ne sont pas venus voir mon fils à la maternité, ils ont choisi le boycott, histoire de me montrer leur désaccord sur la venue de ce 3ème enfant et de m'ouvrir les yeux sur son père et sa famille...depuis je suis divorcée (mais ma famille n'est pas la cause de cette décision), depuis 9 ans..J'ai refait ma vie, et le même scénario a recommencé, sauf que mon mari est plus "fort" et qu'il m'a aidé à changer ma vision des choses..ceci dit j'ai connu à nouveau les mêmes chantages, menace de ne pas assister à notre mariage, critiques incessantes sur la belle-famille, sur les amis, sur le "pognon dépensé" etc..Mes parents sont venus à ce mariage, mais sans même m'offrir une fleur...ça marque quand même... Je crois avoir lu que vous habitiez assez prêt géographiquement de vos parents...Moi c'est aussi le cas et c'est la le plus gros problème je pense, d'ailleurs on pense bouger un jour ou l'autre et partir loin..parfois bien sur je culpabilise, je me dis qu'ils vont vieillir etc...que j'ai ingrat de faire ça...Quelque part, je sais le doute est toujours la en moi et la douleur aussi..Même si je ne leur adresse plus la parole depuis septembre dernier, que mon frère a pris son parti et m'a rayé de sa vie...Ma mère continue ses insultes envers moi et les fais passer par mes enfants, qui souffrent beaucoup d'entendre ça..J'ai tous les défauts, tous...de la fainéante à la fille de joie, tout y passe.. Ma mère a des problèmes psychologiques depuis l'enfance, elle a toujours été complexée, a cessé de travailler pour nous élever (surtout mon frère), elle vit recluse chez elle depuis toujours, fuyant tout le monde, ne cotoyant personne, mais voila elle sait tout de la vie, du monde du travail, de la politique juste histoire de me faire comprendre que je ne suis qu'une pauvre idiote qui ne connait rien de la vie (j'ai bientôt 43 ans..) Elle idolatre son fils et sa femme, se prive même de manger pour leur donner plus estimant qu'ils sont dans le besoin (pourtant travail à 2, propriétaire etc...) mais voila ils sont en train d'adopter un enfant (et ça c'est très très cher.),et ma mère le met au dessus de mes propres enfants, au dessus de ses "vrais" petits-enfants..car ce sera l'enfant de mon frère et tout ce qui le touche est béni, comme moi tout ce qui me touche est mauvais, pervers etc...aujourd'hui c'est ça qui me fait le plus mal, pour mes enfants, pour moi...J'ai revu mon père en public récemment, il a toujours été plus "ouvert", mais a toujours plié sous l'autorité de ma mère, a trimé pour




 lanatop a écrit [17/03/2010 - 11h13 ]  
lanatop

gagner l'argent nécessaire pour vivre, alors que ma mère a laissé tomber une carrière lucrative qui les aurait mis à l'abri aujourd'hui, mais voila il fallait élever mon frère, ne surtout pas le confier etc...pour en revenir à cette "rencontre" et bien mon père a fait celui qui ne me connaissait pas, alors que nous étions entourés de relations communes, bref, il m'a superbement ignoré, et qq part ça m'a fait très mal forcément. Pour finir, je dirais que peu à peu j'analyse des trucs que ma mère m'a refilé et que peu à peu j'essaie de "guérir" ou en tout cas d'améliorer..le fait que je ne me sois jamais aimé ça ce sera long, je n'accorde que peu de valeur à moi-même, hormis par rapport à mes fils,mais ayant été une ado malade de timidité, de complexe, de mal être (merci maman..qui elle même me disait que j'avais un gros cul etc...ça aide pas!) j'ai quand même bien évoluée et je suis plus sure de moi, au moins je ne vis pas recluse avec la peur des autres comme elle c'est un énorme point!! ensuite ma mère a toujours eu peur de tout et j'ai été elevé avec ça en tête c'est terrible, mais avec le temps je relativise mieux: peur du noir, de la foule, des transports, de la mort, des accidents, de la maladie ça c'est le lot de ma mère et parfois certains trucs me reviennent en tête, petite fille ou ado j'avais ces peurs parfois obsédantes que je mets sur le compte de mon éducation..Je me demande si ses psychoses ont un lien avec sa toxicité envers moi? Une anecdote me revient et j'en finirai la pour ce matin, mais elle illustre bien mon vécu..Etant petits mon frère et moi n'avons jamais participé à une sortie ou voyage scolaire: manque de confiance de ma mère en les enseignants, peur panique des accidents...quand mon fils ainé a eu 4 ans, il a fait une sortie d'une journée à 40 km de son école...Ce jour la j'ai été insultée par ma mère, me traitant de folle, d'irresponsable, me disant même que je cherchais peut-être à me débarasser de mon fils......et qu'en cas d'accident il ne faudrait pas que je vienne pleurer chez elle..J'avais commis un crime car je ne l'avais pas écouté et elle se vengeait en voulant me culpabiliser, c'est le même scénario qui s'est reproduit tout au long de ma vie en fin de compte.. Liloupilou, tenez bon, gardez courage et espoir...il faut s'accrocher, on ne peut pas vivre que pour ses parents... Merci à vous toutes!




 bougainvilliee a écrit [17/03/2010 - 12h38 ]  
bougainvilliee

Bonjour, toutes... Puisqu'on en est à se donner des titres de livres... Je vous conseilles : "Mères-filles, une relation à trois" de Caroline Eliacheff et Nathalie Heinich, Edition Albin Michel, ainsi que "Mères : Libérez vos filles" de Marie Lion-Julin, Edition Odile Jacob... Je vous conseille aussi trois film que l'on trouve en DVD : "Mère fille pour la vie" de Paule Zajdermann, "La pianiste" un film de Michael Haneke (2001), et surtout : "Sonate d'Automne" de Ingmar Bergman... Je ferais remarquer que la plupart des livres ont pour auteurs des femmes et qu'elles mettent l'accent sur la mère... Ceci pour répondre à bétina qui me reprochais cette approche... Cette approche d'ailleurs se déduisait de la somme des message sur cette question... En effet, on intitule la question "Les Parents Toxiques", puis au fil des messages, c'est pour l'essentiel de sa mère que l'on parle... Le père est absent... non seulement dans la vie de ces jeunes femmes, mais aussi dans leurs messages... Le père n'est plus... Il n'apparaît que dans les moment où il faut soutenir la mère, contre la fille... Ce qu'il faut savoir, c'est que c'est le hasard, qui nous donne tels ou tels parents... Je ne comprends pas dès lors l'attachement qu'ils font naître en nous... sinon par l'imprégnation, chère à Konrad Lorenz, qui fait que des oisillons, à l'instant de leur sortie de leur coquille, s'attachent, indifféremment, au premier objet rencontré... Y compris un ballon... Nous, nous attachons au premier être rencontré... qui ne peut être que notre mère... Quelle qu'elle soit... Sans qu'elle ait à montrer une qualité quelconque... Elle peut même en avoir aucune... l'attachement sera de même intensité... et marquera définitivement l'enfant... Ceci dit, le hasard fait que l'on peut avoir comme parents des bossus, des blonds ou des débiles... Pourquoi cet attachement à des personnes qui peuvent être demeurées ?... Par le besoin d'amour que manifeste tout enfant... Le besoin d'être aimé et reconnu... Ainsi vos témoignages sont pleins d'amour... Il faudra aussi étuduer la place du père... Cet exclu... Mais avant il nous faudra comprendre les mécanismes féminins qui amène à ces situations mortifères et destructrices... Les prises de conscience que cette question à fait naître est un formidable espoir pour comprendre ce qu'il arrive à tant de jeune femmes, qui culpabilisée, dévalorisées... se martyrisent elles-mêmes, au travers des percings, de l'anorexie ou de la boulimie... Pour tenter de maîtriser ce qui elur reste de vie... Cordialement et avec beaucoup de tendresse pour chacune d'entre vous...




Le doute est ma seule certitude


 bougainvilliee a écrit [17/03/2010 - 14h25 ]  
bougainvilliee

Bonjour, Elle y avait répondu la première et avait brossé un tableau, on ne peut plus exact de la position de la fille par rapports à des parents qui veulent vivre, de continuer à vivre ou de revivre, au travers d'un enfant "idéal" qui serait leur clone. Or, on ne peut pas se projeter sur un enfant indépendant. Si on veut vivre à travers lui il faut qu'il soit dépendant qu'il soit notre objet, notre chose, au travers de laquelle on va vivre un nouvel scénario de vie, que l'on veut, que l'on espère, plus gratifiant que celui que nous vivons. Dépendant, l'enfant vivra ce qu'on voudra qu'il vive sinon il est rebelle… C'est le cas des enfants qui se révoltent et ne veulent pas jouer le jeu de l'aliénation… Qui veulent être eux-mêmes... Dès lors, ils seront rejetés et traités pire que tout... C'est ce que l'on voit au long des témoignages... On y voit les mères, traiter leurs filles de prostituées... C'est quelque part leur reprocher le fait qu'elles soient sexuées... L'enfant était plus docile, avant, lorsqu'il était un gros bébé dépendant... C'est donc normal que l'on reproche à l'adolescent cette sexualité naissante, alors qu'en même temps celle de ses parents décline... Cordialement.




Le doute est ma seule certitude


 betina a écrit [17/03/2010 - 15h04 ]  
betina

Ce n'est pas un reproche bougainvilliée,mais si la mère a une part importante dans cette relation nocive,le père ne fait rien pour l'arrêter et il est coupable au même titre que la mère de la violence faite à l'enfance,par son silence il est entièrement complice et doit lui aussi doit rendre des comptes.
Quand on a un enfant on se doit de l'aider à prendre son envol,rien n'empêche le père de dire à la mère halte à ta maltraitance,je ne supporte plus ce que tu fais à notre enfant,tu dois te faire soigner quitte à casser son couple,il s'en va de la vie de son enfant.
Trop facile de fermer les yeux.....




"La violence est le dernier refuge de l'incompétence".Isaac ASimov "la connerie c'est la décontraction de l'intelligence" S.Gainsbourg


 lanatop a écrit [17/03/2010 - 17h17 ]  
lanatop

Certes, mais dans nos différents témoignages, il ne s'agit plus d'un envol étant donné nos âges, ou alors d'un envol rendu impossible ou râté...Personnellement, déjà toute petite, je n'étais pas la préférée, souvent malade, capricieuse, volontaire, jamais contente bref, j'ai entendu ça dès mes plus jeunes années et encore plus à l'arrivée de mon frère pour mes 6 ans, la d'un coup, mon "statut" s'est écroulé..

Quand aux pères, c'est vrai cette similitude dans nos parcours, père absent ou peu impliqué..peut-être aussi que le père tel que l'on le connait aujourd'hui est un modèle moderne, et qu'il n'avait pas le même rôle voici 30 ans..Le mien travaillait beaucoup, avec des horaires décalés, il travaillait aussi le week-end, donc on le voyait peu et il ne gérait pas nos devoirs, ou autres, c'est ma mère qui se chargeait de tout ça..De toute façon, elle a mis une main de fer sur lui à la naissance de mon frère aussi, comme si le fait de lui avoir donné un "mâle" lui donnait tous les pouvoirs..a partir de ce moment la et en remontant dans mes souvenirs c'est la que la vie a changé..elle a pris les commandes, a refusé de retourner travailler malgré les ennuis financiers et a fait le tri dans sa vie (famille, amis etc..), il a rendu les armes peu à peu je pense..et même encore aujourd'hui elle est très loin d'être tendre avec lui, c'est même effarant...Enfin quitte à me répéter, la seule personne qu'elle aime est son fils...moi je ne suis que l'excuse..l'essai...Alors oui, certainement que mon père a fermé les yeux depuis longtemps et qu'il subit ma mère par rapport à moi comme par rapport à l'autorité qu'elle lui inflige parfois..




 bougainvilliee a écrit [17/03/2010 - 17h47 ]  
bougainvilliee

Bonjour bétina.... Il ne s'agit pas, dans ce cas, de rechercher les responsabilités mais de comprendre le phénomène et ses origines... En ce qui concerne le "père" dont tu constateras, à la lecture des réponses, qu'il n'est pas très présent... Alors que c'est la mère qui y est, principalement incriminée... Comme les témoignages émanent surtout de femmes... c'est bien d'un rapport mère-fille dont il semble s'agir... Si "jazzy" ne parle, elle de "parents toxiques", dés la 2e réponse on parle d'une mère toxique… les témoignages qui suivront, lui emboîteront le pas… Pour ce qui est du père... Certaines le notent comme peu présent, absent, ou absorbé par son métier... "J'ai grandi entre un père absent… …une mère et une grand-mère toutes puissantes" (relevons également, ici, que cela semble transgénérationnel). Mais il faut aussi dire qu'un père est avant tout l'homme qui a été ou est amoureux de la mère... Il tiendra de ce fait, plus compte de sa femme que de sa fille... Dans le cadre d'une bonne éducation, il pensera que donner raison à son épouse est la bonne attitude... la complicité et le soutient doivent d'abord être accordé à sa femme... D'autre part, s'il trouve que le comportement de la mère de ses enfants est inadapté, il aura à se confronter avec sa femme, qui lui dira, sans doute, que c'est elle qui détient l'instinct maternel, et que tout ce qu'elle fait c'est dans l'intérêt des enfants et parce qu'elle les aimes (ses désirs inconscients étant niés, au nom de la perversité du père), qu'il n'y comprend rien et qu'il lui met tout le temps les bâtons dans les roues…Et ce d'autant mieux, que les enfants eux- mêmes soutiennent, surtout dans la petite enfance, la mère, avec laquelle ils sont encore en fusion. Le rôle du père est alors difficile… Si la mère privilégie ses rapports avec ses enfants, son rôle séparateur (qui permettrait à l'enfant de se détacher de sa mère pour être lui-même) est impossible. Or, à l'adolescence, alors que l'enfant sent la nécessité de se détacher pour vivre sa vie, c'est souvent trop tard… Le père à qui on n'a accordé aucun rôle, durant l'enfance de l'enfant, ne peut faire ce que jusque là, on lui a nié la capacité, sinon interdit… Bien entendu, le père est entraîné malgré lui, et dérouté par des comportements maternels qu'il ne comprend pas… Mais,en même temps, il fait souvent passer son attachement à son épouse avant toute chose et devient alors, symboliquement ou réellement toxique… ou considéré, par amalgame, comme tel… Cependant le peu que j'ai remarqué au travers des témoignages, les pères ne semblaient pas trop être déconsidérés par leurs filles… "mon père… …a toujours été plus "ouvert", mais a toujours plié sous l'autorité de ma mère… Puis encore, souvent les témoignages commencent par : "j'ai tant d'enfants…" comme si le fait de devenir ou d'être mère. leur permettaient d'être davantage femme… de prendre, en quelque sorte la place de leur mère… Que le fait d'être mère les mettaient au même niveau que leur mère… Afin de la dépasser ou d'être mieux armée contre elle… A moins que ce soit un moyen d'affirmation de soi…Dernier point cette proximité géographique des lieux de vie, par le désir d'amour/haine qui le sous-tend est intéressant… Retenons, aussi, quelques autres points, d'abord la rivalité frère-sœur… Ensuite, le fait que le petit ami ou le mari de la fille soit toujours déconsidéré… Pourquoi ?... Enfin la dévalorisation de ces femmes, allant jusqu'à la culpabilisation… Si elles accusent leur mère… Elles pensent peut-être que leur mère avait quelque raison à mal agir envers elles… A moins d'accepter d'avoir une mère et donc des gênes irraisonnés… Cordialement.




Le doute est ma seule certitude


 bougainvilliee a écrit [17/03/2010 - 18h02 ]  
bougainvilliee

L'enfant "idéal"... N'oublions pas l'enfant "idéal", l'enfant imaginaire que nous protons tous en nous... et qui va nous récompenser de la vie que nous n'avons pas eue, ou su avoir... Tant que l'enfant est dans le ventre de la mère, il peut être imaginé, sublimé.. Puis un jour, il est là... tel qu'il est lui-même, et ne correspondant pas toujours avec l'image que l'on s'en était faites... Alors on essaye d'en faire ce qu'on voudrait qu'il fut... Et pour cela on dépossède ce nouveau né de ce qu'il pourrait devenir... Il sera d'abord notre jouet, on l'habillera comme il nous plaît à nous... On le nourrira et l'amusera suivant nos propres goûts. Mais à l'adolescence, il manifestera ses propres goûts, choisira ses amusements, sans nous... S'habillera comme il l'entend... Alors il nous échappera... L'on tentera alors de le garder dépendant afin qu'il continue à être notre jouet... On le détruira s'il le faut... Il doit être tel que nous le voulons... sinon ne pas être... Cordialement.




Le doute est ma seule certitude


 ancolie a écrit [17/03/2010 - 20h03 ]  
ancolie

Bougainvillée, votre approche de la douloureuse réalité des relations toxiques parents-enfants est intéressante : vous ouvrez de nouvelles portes. Je viens de lire vos écrits assez rapidement, je réagis donc à chaud, mais j'envisage de m'y replonger dès demain afin d'approfondir ma réflexion.
Il est vrai que, dans les témoignages de ce forum, il est toujours questions de la relation mère-fille. Pourtant, je sais que des hommes souffrent aussi de ce problème : certains témoignages sont d'ailleurs relatés dans le livre de Suzan Forward, Parents toxiques.
Votre réflexion :"souvent les témoignages commencent par : "j'ai tant d'enfants…" comme si le fait de devenir ou d'être mère. leur permettait d'être davantage femme… de prendre, en quelque sorte la place de leur mère…" m'interpelle. Je me souviens que, étant très jeune, je voulais déjà avoir un enfant. J'ai d'ailleurs eu mes enfants tôt. Avec le recul, je pense que c'était la seule façon, me semblait-il, d'être reconnue par mes parents. Tout cela se faisait de manière inconsciente, bien sur. Je commence seulement aujourd'hui à y voir clair.
Les femmes de ma famille se définissent comme des mères, et non comme des femmes. Je pensais donc que la reconnaissance de ma personne ne pouvait QUE passer par le fait de devenir mère, moi aussi. C'est sans doute aussi ce qui explique, l'attitude absente du père, qui ne trouve plus vraiment sa place dans la famille. Mon père, par exemple, n'était jamais à la maison et ne se mêlait absolument pas de l'éducation, mais quand il était là, il tentait de plaire à ma mère, quitte à dire, lui aussi, des paroles destructrices pour se faire bien voir.
Je pense que, dans ce type de famille, la relation entre les membres est pervertie. L'enfant est placé au centre par la mère (peut-être par le père, dans certains cas), et le père gravite à la périphérie. Conclusion, C'est sur les épaules de l'enfant que repose le bonheur de sa mère : un fardeau lourd à porter.
Dans une famille saine, il me semble que c'est le couple qui doit être le pilier de la famille, et les enfants doivent graviter autour, en recevant, bien entendu, tous les soins et l'attention nécessaires. En effet, les enfants naissent pour prendre un jour leur envol. S'ils sont le centre, la mère est incapable de les laisser s'envoler, sous peine d'être confrontée au vide de son existence. Ce qui explique les manipulations pour garder la nichée à proximité, même à l'âge adulte.

Un événement que j'ai vécu la semaine dernière me conforte dans cette idée. Ma grand-mère (phénomène transgénérationnel) est venue chez moi pour "me faire entendre raison". Ma famille rejette mon ami actuel, et donc, tente de tout faire pour me "ramener dans le droit chemin" ;-) En gros, son discours était : "Tu n'as qu'à refaire ta vie quand tes enfants auront quitté la maison. Quand on a des enfants, on les assume jusqu'au bout, c'est eux avant tout. Je ne sais pas ce que tu as dans les trippes. C'est anormal de faire passer un homme avant ses enfants."

Cette vision de la relation familiale est, me semble-t-il, complètement pervertie et dangereuse. Il y a dans ce discours un amalgame dangereux : une mère n'a pas le droit d'être une femme; si on a une vie de femme, on fait forcément passer ses enfants après, et donc, on les néglige, on est une mauvaise mère !

Je pense que nos mères ont toujours eu un gros problème dans leur identité de femme. Je me souviens d'ailleurs que, quand j'étais toute jeune fille, je n'avais pas le droit de porter des vêtements plus "féminins" : jupes droites au dessus du genoux, par exemple. Et encore jusqu'à il y a peu, quand ma grand-mère me voyait avec une jupe un peu plus courte ou une robe plus près du corps, j'avais droit à des remarques déplaisantes. Aujourd'hui que j'ai coupé le ponts, je constate que je m'habille selon mon coeur, chaque jour, et non en fonction du fait que je verrai ou pas ma famille.

Le phénomène du transgénérationnel est tout à fait juste : nos mères réagissent comme leur propre mère. Elles n'ont jamais coupé le cordon ombilical et sont toujours restées sous leur coupe. Dans ma famille, par exemple, ma grand-mère a toujours vécu à côté ou avec mes parents, en critiquant sans cesse son beau-fils. Elles ne peuvent donc pas comprendre que nous, leur fille, décidions de vivre autrement.

Fameux noeuds relationnels, tout ça !




 liloupilou a écrit [18/03/2010 - 11h43 ]  
liloupilou

bonjour
je viens de prendre rv avec un psychiatre car je suis à bout... je comprends intellectuellement ce qui m'arrive, pas du tout au niveau de l'affect...
je ne connais pas les conflits frères soeurs, je suis enfant unique et il me semble que la situation est là aussi très lourde... l'idée d'enfant idéale bien sûr, est bien présente dans cette relation avec mes parents....
la difficulté est que je dois faire mon deuil de personnes qui sont en vie.... que se passera t il à leur vraie mort.... ce sont des questions qui m'obsèdent et je passe de la "raison" à l'incohérence la plus totale......
le sentiment d'être détruite est également tjrs présent.... comment penser encore que l'on puisse être "aimable" quand on est pas "aimé" ? et comment peut on aimer ?
merci en tout cas pour vos commentaires, toutes ces lignes que l'on lit souvent en les reconnaissant, tant la proximité de nos situations est forte....




 bougainvilliee a écrit [18/03/2010 - 12h35 ]  
bougainvilliee

Bonjour liloupilou... Merci ancolie... Bien sur liloupilou, qu'il s'agit d'amour... Tu fais bien d'aller voir quelqu'un, si tu le peut va voir un psychothérapeute qui te réconciliera avec toi-même... Ce n'est pas parce que tu te sent mal aimée par tes géniteurs, tu n'est pas un être à aimer, que l'on peut aimer. D'ailleurs toutes vous avez eues des compagnons, qui vous ont aimés… Mais apparemment c'est l'amour primordial qui compte… Et apparemment les autres amours ne consolent pas… Pourquoi n'ai-je pas suscité d'amour chez ma mère ? Qu'ai-je en moi qui lui ait empêchée de m'aimer… Or ce n'est pas vous le cause… C'est en elle, et elle n'y peut rien… Ce n'est pas votre attitude, votre comportement ou votre physique, qui sont où étaient en jeu… Mais ce qui la tourmentait, inconsciemment… Parce qu'elle avait subit la même chose que vous, elle ne savait que reproduire ce qu'on lui avait appris… Elle-même fut victime de sa mère… Qui avait été victime de la sienne… Toutes pensant bien faire, en imitant, inconsciemment, ce qu'on leur avait appris… On ne peut donner que ce que l'on a reçu… Si on a reçu beaucoup d'amour, on peut en donner beaucoup… Sinon cela demande des efforts insurmontables… Et on n'est jamais sûr d'en donner assez… et si on le donnes bien… On en donne trop parfois… au point de noyer ceux que l'on aimes… Mais si mal… si maladroitement… Mais c'est vrai que cela se joue entre "être mère ou femme"… Mais cela ne s'invente pas… Cela se transmet… Agatha Christie, en parle beaucoup dans se romans policiers… Cet homme rejeté, qui n'est plus rien que l'ombre de sa femme… On peut reprocher aux pères leur discrétion… Mais ils souffrent et ont soufferts autant que vous… Si c'est possible rapprochez-vous d'eux… Surtout s'ils se sont séparés de votre mère… Ils pleureront avec vous l'amour perdu… L'amour qu'ils n'ont pas pu vous donner et dont ils étaient remplis… Leur amour rejeté par la femme qu'ils aimaient… et à qui ils passaient tout, pour conquérir, où reconquérir l'amour de leur femme… Ils n'ont pas pu remplir leur rôle de père… et s'en maudissent aujourd'hui… Mais ils ne comprenaient pas ce qui leur arrivait dans leur couple.. Ils se sont battus, débattus comme ils pouvaient… avant souvent d'abandonner la partie et de se réfugier dans un mutisme désespéré… Ils ont pris le parti de n'être rien… Mais leur amour, pour vous, qu'ils n'ont pu exprimer et là, en eux, lourd comme du plomb… Cordialement.




Le doute est ma seule certitude


 ancolie a écrit [18/03/2010 - 22h08 ]  
ancolie

Je ne suis pas certaine, Bougainvilliée, que nous sommes seulement en recherche d'amour "primordial". En tout cas, pour ma part, ce n'est pas le cas. Il s'agit d'une recherche d'amour tout court.
J'ai eu quelques amis dans ma vie, mais même dans mes relations amoureuses, je n'étais pas en mesure de faire un choix éclairé, qui me convenait. Je le comprends aujourd'hui après un long travail sur moi-même.
Je vous explique. Un enfant dont la personnalité a été systématiquement annihilée grandit sans points de repère qui lui sont propres, qui lui conviennent à lui, en fonction de son moi réel. Il adopte les repères de ses parents, les seuls considérés comme valables et normaux. Conclusion, lorsqu'il rencontre quelqu'un avec qui il développe une relation affective, ce quelqu'un correspond aux critères de sa famille, et non aux siens. Mais il n'en est même pas conscient puisqu'il ne sait pas qui il est réellement.
Il faut ajouter à cela le rejet systématique du compagnon par la famille, qui le considère comme un intru, un individu qui va "dénaturer" leur fille, l'influencer, la pervertir (forcément, puisque cet homme, de par sa présence, va faire perdre une part du pouvoir qu'exerce la famille sur sa fille.)
La relation amoureuse finit alors souvent par tourner court, car la victime de parents toxiques se retrouve dans la même situation que ce qu'elle a toujours connu : une impression de manque de reconnaissance, une souffrance, de la déception face à ce qu'elle croyait être de l'amour et un espoir d'avoir enfin sa place.
Pour ma part, j'avais toujours des relations avec des hommes très cartésiens, ce qui ne me convient absolument pas car je n'ai rien à partager en profondeur avec eux. Mais je n'en étais même pas consciente. Comme on avait toujours "diabolisé" tout ce qui était artiste, poète, original, dans ma famille, je n'aurais jamais imaginé, à l'époque, une relation avec un homme de ce genre.

Il m'a fallu très longtemps pour prendre conscience de ce phénomène. Aujourd'hui, je suis sortie de ce cercle vicieux.

Là ou vous voyez juste, c'est qu'effectivement, nos mères ont elles-mêmes été victimes de leur propres mère, et ainsi de suite. Néanmoins, comment expliquer qu'à un moment donné, elles n'aient pas réagi, comme nous le faisons nous-mêmes. Il nous a fallu du temps, certes, mais nous nous prenons en main, nous tentons de sortir de cette dépendance. De plus, je ne voudrais pas sembler présomptueuse, mais je n'ai pas le sentiment de faire peser sur les épaules de mes enfants le poids qu'on a fait peser sur les miennes. Et au vu des témoignages sur ce site, il me semble que les autres non plus. Peut-on dès lors dire qu'elles ont réellement été victimes, elles aussi. N'auraient-elles pas plutôt reproduit l'éducation qu'elles ont reçue sans se poser de questions, la jugeant adéquate et parfaite ?
S'il y a phénomène transgénérationnel, je pense qu'il y a aussi pour une part le caractère qui intervient.
Le point commun entre nous toutes, victimes, est, me semble-t-il, la présence d'une grande sensibilité dans notre caractère : un côté un peu artiste, farfelu, non-conformiste; ce qui est le total opposé de nos mères. Est-ce donc notre différence qui a entraîné ce besoin de nous casser ?
Personnellement, j'ai une soeur. Elle a exactement le caractère de ma mère. Et bien elle n'a jamais subi ce que moi j'ai subi. Je me suis même déjà posé la question : "Au fond, n'est-ce pas toi qui, à cause de ta grande sensibilité, n'a pas supporté certaines remarques. Peut-être t'es-tu fait un film, depuis toujours ?" Cette question m'a hantée longtemps. Je n'arrivais pas à admettre que ma mère et ma grand-mère m'aient tant fait de mal. Je me disais que j'exagérais sans doute. Pourtant, ma souffrance était bien présente. J'ai un jour trouvé un site intéressant sur lequel des tests sont proposés, afin de voir si nous souffrons de blessures émotionnelles et mesurer le degré de ces blessures intérieures : http://www.eveildelaconscience.ca/bradshaw.pdf Il est très intéressant car il permet de se rendre compte qu'effectivement, même si c'était inconscient, on nous a fait du mal, nous n'avons rien inventé. C'est très déculpabilisant.




 bougainvilliee a écrit [19/03/2010 - 13h40 ]  
bougainvilliee

Merci ancolie de ton long message, qui a suscité en moi bien des intérêts. En ce qui concerne la soeur dont tu fais cas... J'aimerai savoir qui est l'aînée ? C'est important la composition d'une fratrie... Jusqu'à présent les témoignages faisaient état d'un frère, mais plus jeune. Le problème dans ce cas, c'est que le garçon venant en seconde position, a plus d'intérêt pour les parents que la fille qui pourtant est l'aînée, et qui ressent cette injustice... De fait nos origines sont paysannes... C'est dans la culture paysanne des siècles passés, que tout cela prends racines… L'héritier d'un domaine, d'une ferme, était avant tout un garçon… Cela venait du fait qu'une fille, si elle se mariait, tombait sous la coupe du mari… C'était ainsi… La fille ne faisait plus alors partie de sa famille, mais de la famille du mari… C'est pour cela que, symboliquement, elle perdait son nom de jeune-fille, pour adopter celui de son mari, c'est-à-dire de sa nouvelle famille. Et ainsi sa dot et éventuellement le domaine dont elle pouvait hériter, allait enrichir l'autre famille… Une fille était, potentiellement, une perte… Le garçon, lui, était voué à rester dans sa famille, à en garder les biens et à en hériter… Ainsi c'était toujours l'aîné des garçons qui héritaient… Quel que soit le nombre de sœurs qui l'aient déjà précédé… Cette importance et valorisation des garçons, restent encore très présent dans notre culture… Aussi n'est-ce pas étonnant que les mères privilégient leur garçon au détriment de leur filles. Je connais, personnellement, un homme, qui a eut d'abord deux petites fille… puis, quelque temps après était venu un garçon… Alors qu'il n'avait rien manifesté à la naissance de ses deux petites filles… Lors de la naissance du garçon, il se précipita chez Monsieur le curé pour faire sonner les cloches… Maintenant, regardez autour de vous, le nombre de dames qui, dans les héritages, privilégient leur garçon, sans tenir trop compte de leurs filles… C'est souvent, encore aujourd'hui, le garçon, qui héritera, prioritairement, de la maison familiale… C'est, c'est vrai, en contradiction avec les mouvements culturels actuels, qui prônent l'émancipation des femmes… Mais c'est ainsi… Les poids culturels ancestraux sont toujours pesants dans les mentalités… D'ailleurs parler d'émancipation, c'est assez dire que la femme, au regard du plus grand nombre, n'est toujours pas émancipée… Vos mères encore moins… Cordialement.




Le doute est ma seule certitude


 Marie L a écrit [19/03/2010 - 15h40 ]  
Marie L

Il ne faut pas confondre la relation mère-fille avec la notion de "parents toxiques". On parle de "parents toxiques" lorsque l'un des parents est toxique (abusif, pervers, manipulateur, violent, déficient, critique ...) et que l'autre parent est soumis au premier. Et cela peut être le père qui est toxique et la mère soumise ou le contraire. Et lorsqu'un seul des deux parents est toxique (et ce n'est pas forcément la mère), l'enfant trouve amour, réconfort et soutien auprès du second parent, capable d'entrer en conflit avec son conjoint pour protéger son enfant. C'est pourquoi le parent soumis, qui fermera les yeux sur son enfant qui souffre, est aussi toxique que le parent abusif.
Par ailleurs, comme vous l'avez souvent souligné, dans une fratrie il arrive souvent que cette toxicité des parents ne concerne que l'un des enfants, mais ce n'est pas forcément ni l'aîné ni la fille et certainement pas selon le caractère de l'enfant : l'enfant maltraîté par des "parents toxiques" l'est en fonction de l'histoire personnelle de ses parents (sa fille pour un père qui a subi une mère castratrice, son fils aîné pour un père qui a du élever ses frères à la disparition de ses parents ...). L'enfant n'est absolument pas responsable, ni par son caractère, ni par son comportement.
Ce qui fait la différence entre les parents toxiques et les parents imparfaits (que nous sommes tous), c'est qu'à un moment donné, devant la souffrance de leur(s) enfant(s), les parents imparfaits vont se remettre en question et essayer de changer (et il y en a à toutes les générations), tandis que les parents toxiques vont dire à leur(s) enfant(s) : "désolés que tu ailles mal, c'est de ta faute car nous avons tout bien fait", et ne se remettront jamais en question (et il y en a aussi à toutes les générations).
Enfin les "parents toxiques" ne font pas subir à leur enfant une "injustice" mais une "maltraitance psychologique".
Il est important de remettre à leur place les responsabilités : les enfants victimes de "parents toxiques" passent leur vie à se culpabiliser, alors qu'ils ne sont que des victimes. La seule responsabilité qu'ils ont est de briser le cycle pour ne pas reproduire cette toxicité sur leurs propres enfants.




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