Parents toxiques, quelles conséquences ?



gaul
Cette question a été posée par Gaul, le 16/11/2009 à à 15h11.  * 
Vous trouverez peut être plus d'information dans l'annuaire de Web-Libre, dans la catégorie Parents.

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 bougainvilliee a écrit [05/04/2011 - 10h26] 
bougainvilliee

Bonjour Doune,
L'histoire n'est pas finie...
Il reste encore quelques pages au carnet, que je transcris toujours dans la question : "quel est, selon vous, le portrait d'une mère abusive ?"

Ce carnet est suivi de deux ou trois extraits de lettres, de la mère à sa fille, qui éclairent davantage encore la problématique.

En fait la fille épousera Théo (le garçon qu'elle fréquente). Mais, sans que celui-ci en saississe le sens, elle ira tous les week-ends, été comme hiver, de son poste d'institutrice dans les Cévennes jusqu'au village où habite sa mère, à plus de 100 kilométres, tenter sans doute d'obtenir de sa mère, l'affection qu'elle en espèrait, mais, en fait n'entendre que ses récrimination contre Théo (le mari de la fille).

Dès lors le couple est fragilisé. Théo, ne comprenant rien, et espérant sauver son couple, entreprendra une psychanalyse (démarche que Yolande refusa, toujours).

Il eurent trois enfants (2 filles et un garçon). Mais Yolande s'avèra bientôt, elle aussi, une mère abusive.
Théo tenta de lui faire prendre conscience du mal qu'elle faisait à ses filles. Elle lui répondait, désesperée : "Mais, je ne peux pas faire autrement !"

Finalement ils divorcèrent (Théo, qui avait le sens de ses responsabilités, ayant attendu que ses enfants soient d'âge adulte pour le faire).
La cadette se suicida, l'aînée des filles, à la suite de la disparition de sa jeune soeur, coupa les ponts d'avec sa mère, tout comme le fils, et se refusa à avoir des enfants.




Le doute est ma seule certitude


 bougainvilliee a écrit [05/04/2011 - 10h32] 
bougainvilliee

Bonjour Doune et liloupilou,
Je sais votre douleur et votre désespérance qui roge tous vos jours, ne vous laissent jamais en paix.
Comme je la ressens et la partage.




Le doute est ma seule certitude


 Doune a écrit [05/04/2011 - 13h29] 
Doune

Bonjour à tous,
Merci Bougainvilliee pour vos encouragements, votre soutien, mais aussi pour ce partage que vous acceptez de faire avec chacun de nous, d'un morceau de votre vie.
Car, d'après vos témoignages précédents, je crois comprendre à quel point Yolande vous était proche, n'est-ce pas ?
Cela porte un autre regard sur le journal , que je vais m'empresser de relire.
Car je m'interroge: comment, auprès d'une mère si profondément "atteinte", Yolande a-t-elle pu ainsi perpétrer des actes identiques ?
Pourquoi n'a-t-elle pas pris conscience de tout cela, et surtout, comment a-t-elle pu le faire subir ainsi à ses propres enfants ?
Il me semblait cependant que son attitude plus jeune l'orientait vers un détachement à l'égard de sa mère ? Je vais relire, et je vous tiendrai au courant de mes observations...




 bougainvilliee a écrit [05/04/2011 - 14h16] 
bougainvilliee

Merci Doune d'avoir tout compris,
Et mon impuissance (parce que l'amour que l'on porte à un être doit être entier) et à mon désespoir de n'avoir pas sû protéger ceux qui en avaient besoins (il est vrai qu'ils se faisaient complices de leur bourreau et que j'étais celui qui gênait).




Le doute est ma seule certitude


 Doune a écrit [05/04/2011 - 15h19] 
Doune

Je comprends, et cependant, je pense que vous avez fait le maximum pour protéger vos enfants, au moins, vous êtes resté...
Celui qui a la clairvoyance peut effectivement gêner, mais il peut aussi permettre aux autres, ceux qui veulent s'en sortir, de pouvoir le faire, ce qui a certainement été le cas de votre fils, qui a pu se libérer de l'emprise...
A quel moment avez-vous pris conscience du mal que votre ex-femme faisait à ses enfants ? Est-ce par le biais de la psychanalyse ou, bien avant, vous êtes -vous rendu compte qu'elle dysfonctionnait ?
A quel moment avez-vous pris connaissance du journal intime ?
Autre question qui me perturbe: votre ex-femme avait-elle la même attitude que sa propre mère envers ses enfants ? Peut-on presque "calquer" les propos du journal à ce que vous avez vécu, ou bien la manipulation était -elle différente ?
On comprend à travers le site que la nocivité se transmet beaucoup de mère en fille. C'est aussi ce que m'a expliqué une psy que j'ai rencontrée dernièrement et qui m'a expliqué mon schéma familial du point de vue de la généalogie. J'étais stupéfaite de découvrir à quel point cette fatalité tombe selon un schéma prédéfini, avec un poids inévitable posé sur la fille et la fille aînée de surcroît.
Quant à vos enfants, vous sembliez dire que votre fils s'est échappé, ce qui n'est malheureusement pas le cas de votre fille, conduite au suicide par sa mère... Vous semble-t-elle avoir subi davantage ou était-elle plus fragile ?
Merci encore une fois pour votre collaboration et vos précieux témoignages car j'imagine que cela ravive en vous des douleurs infinies...
J'espère que cette correspondance vous aide d'une manière ou d'une autre...




 Doune a écrit [05/04/2011 - 22h37] 
Doune

Ce qui m'a vraiment surprise en relisant le site concernant cette mère abusive, c'est à quel point Yolande semblait être dans la rébellion. Après, ce sont peut-être les propos de la mère et sa seule vision des choses qui donnent cette image là, peut-être, je répète, biaisée de la fille.
On a l'impression en observant le comportement de Yolande qu'elle cherche néanmoins à désobéir à sa mère, qu'elle veille à ne pas être celle que sa mère souhaite, en ne respectant pas toujours les règles qui lui sont imposées, en ne réussissant pas tout "parfaitement". C'est ce que je ressens en lisant, et j'en suis d'autant plus surprise que , par ailleurs, cette même fille va continuer à être guidée par la toxicité de sa mère et continuer à la voir, allant même jusqu'à faire subir à sa propre famille ce contre quoi elle semble avoir lutté !
Maintenant, et c'est une autre version des choses, plus plausible, peut-être que Yolande a tout fait pour convenir à sa mère et que les attitudes de pseudo rebellion que l'on peut pressentir sur le site ne sont en fait que les traces des désillusions de la mère, toujours insatisfaite malgré les efforts de sa fille.
Comment l'avez-vous ressenti,Bougainvilliee, vous qui les avez côtoyées ?




 Doune a écrit [12/04/2011 - 15h36] 
Doune

Bonjour à tous,
Bougainvilliee, avez-vous disparu ou ai-je été trop intrusive dans mes questions ?




 Doune a écrit [26/04/2011 - 23h50] 
Doune

Que se passe-t-il sur ce site ? Plus personne n'intervient ...
Où êtes-vous tous ?




 bougainvilliee a écrit [27/04/2011 - 10h50] 
bougainvilliee


Bonjour Doune,
Nous sommes toujours là, et lisons régulièrement les interventions.
Comment ai-je ressenti les choses, me demandes-tu.

J'étais jeune et insouciant, je n'ai pas réalisé sur le moment... J'ai compris bien plus tard, les raisons de comportements, qui me semblaient, alors, bizarres, mais auxquels je n'attachais pas d'importance, sur le moment.
Mais il est vrai que l'on cachait beaucoup de choses, y compris les rapports particuliers et conflictuels entre Yolande et sa mère.

Il se peut qu'un jour j'en parle plus longuement.

Et toi, comment vas-tu, comment les choses évoluent-elles pour toi ?

Le journal intime m'a longtemps été caché. Je ne sais plus à quelle date j'en ai eu connaissance, par contre la correspondance échangée entre Yolande et sa mère (et donc le conflit entre elles) m'a toujours été caché (Je n'ai découvert les extraits qui complètent le carnet intime), que très récemment.

Une grande part des choses m'a été dissimulée et reste pour moi, encore, pleines d'interrogations, il manque beaucoup de pièces au puzzle.

Je n'ai pris conscience du problème, lorsque la fille aînée de Yolande devint anorexique, et vis la façon dont Yolande phagocytait ses enfants, garçon compris.
Malgré les difficultés que cela générait dans le couple, je suis resté, pour tenter de protéger ces enfants, jusqu'à leur majorité et jusqu'à qu'ils eussent une situation.
Mais, en dehors du fils qui s'enfuit, elle réussit à regrouper se filles autour d'elle et en amena la cadette au suicide. La fille aînée comprenant les danger rompit alors avec elle.




Le doute est ma seule certitude


 jleli a écrit [17/05/2011 - 08h02] 
jleli

Bonjour à vous, Je viens de lire tous vos messages et je suis en plein dedans. Je croyais de j'étais seul avec mes doutes et mes remises en cause permanentes. J'ai bientôt quarante ans. J'ai 2 enfants et une femme merveilleuse... dsl je ne peux pas continuer à écrire ce message...




 bougainvilliee a écrit [17/05/2011 - 10h25] 
bougainvilliee

Bonjour jleli,

Je comprend ta souffrance... nous la comprenons tous, car nos vies sont autant déchirées que la tienne... l'arrêt que tu donnes à ton message , nous fait sentir ta désespérance et la profondeur de ta blessure.

Si on peut te soutenir nous le ferons avec nos propres blessures.




Le doute est ma seule certitude


 jleli a écrit [20/05/2011 - 08h42] 
jleli

Bonjour,
A vous lire, j'ai été très ému par vos récits et réflexions sur le sujet. Vous avez eu un grand courage et beaucoup d'analyse sur vous même et votre entourage pour verbaliser tout cela. C'est ce dont je vais essayer de faire ces prochains jours/mois. Merci pour vos témoignages.
A très bientôt. Toutes mes pensées vous accompagnent




 intruder01 a écrit [27/05/2011 - 02h09] 
intruder01

Bonjour a tous, je recopie ici mon texte de la page 5, je cherchais a avoir une réaction de votre part :
Quelques mise a jour ( que j'ajouterais plus tard, en résumé je ne sors plus de la chambre, de 'crainte' de mon père qui me critiquerait, et me parlerait de façon a assoir son autorité et montrer sa domination. Résultat : chaque jour qui passe et je m'ancre de pensées négatives a son propos, je réalise qu'en fait je ne suis pas tranquille en sa présence, je me sens moins que rien.
Depuis quelque temps je ne m'occupe plus de mes affaires persos (en fait je me mens : je ne le fais juste pas pour ne pas justifier a mon père POURQUOI je ne l'ai pas fait, car en vérité je ne veux pas lui donner d'explications, et je sais qu'il aime ça venant de moi, me demander pourquoi ceci ou cela, subtilement, et je m'enferme dans ce cercle vicieux. J'ai mes valeur, et l'autre jour, ma mère m'envois un message pour me dire que mon père a remis de l'argent sur moncompte : 1. On ne parle plus, il peux me demander avant de le faire, même si je sais que cela part d'ue bonne intention, je refuse son argent sans me demander en plus.
Depuis ce jour la, j'ai un sentiment d'igeriorite qui m'habite, je ne m'estimes plus, je le remarque dans mon comportement avec les autres , je me sens petit, irresponsable et sujet a des menaces externes auxquelles je ne peux pas répondre ( mêlé a un sentiment de paranoïa) . Bref, je suis bloqué, diaphragme bloqué, sentiment de depersonalisation, quand je pense a mon père je pense au sérieux tendu en permanence, je pense a comment je dois me tenir, parler, et toujours en essayant de me protéger de ses phrases subtiles.
Simple, j'ai un mécanisme de défense contre lui, je n'arrive pas a l'abaisser, car je sais qu il est prompt a critiquer, devant la famille, et c'est blessant. C'est mon intuition qui parle, je suis déconnecte de toute émotion quand je pense et dans la même pièce que lui. C'est bizarre, je me sens inférieur, je me contrôle je me contracte , pourtant je sais o combien il est imparfait, défaitiste, pessimiste, mais toujours joyeux en dehors de la sphère familiale .
Voici mon texte :




 intruder01 a écrit [27/05/2011 - 02h10] 
intruder01

Bonsoir a tous. J'ai 25 ans, Je suis un homme. Je me reconnais dans vos témoignages.
Je vais simplifier au maximum : je suis l'ainé d'une famille de 4 personnes avec ma sœur qui a toujours été supporté par mon père, toujours dans le jeu ensemble, toujours souriants et amusés. Et moi sous la coupe de la mère dépendante affective a tendance anxieuse, la soi disant femme parfaite. Mon père ne m'a rien appris, aucune valeur aucun principe, rien. Il a toujours été sérieux avec moi il ne rigolait jamais, comme pour garder son rôle de père castrateur qui intimide. Il a réussit. Ma mère ? Toujours mielleuse envers moi. Quand elle s'engueule ace mon père elle vient me proposer des trucs a manger ou autre et si j'ai le malheur de m'énerver parce que je lui repete sans cesse que si je veux un truc je le prends. Elle se réconforte, mon père m'entends gueuler et elle retourne voir mon père et tout va mieux. Vous réalisez le cercle vicieux ? Je suis utilisé.
Comment l'ai je remarqué ?
Revenons en arrière. Il y a 3 ans mon père m'a menacé avec une arme blanche alors que j'étais sans défense juste parce que je ne voulais pas sortir de la maison parce que je l'insupportais.
Idéalisant mon père je me suis dis que quelque chose n'allait pas chez moi, j'ai fait une grosse dépression et je suis allè a un hp 2 semaines pour m'éloigner de chez eux. N'ayant personne a qui et comment parler de ça, c'était la seule option. Erreur, ils l'ont mis sous traitements lourds et je me renfermais encore plus.
(parenthèse : depuis mon adolescence quand je fais irruption dans le salon ou toute la famille est la, ma mère est toujours la première a m'adresser la parole très vote et très enjouée, et je me souviens très bien que je parlais a voix plus haute que les autres qui riaient tout bas et sarcastique (je m'en suis rendu compte tard).
Conséquence : a chaque fois que ma mère me parle on dirait une actrice qui surjoue, et qui me demande toujours des choses, et du je ne réponds pas je reçois les regards hostiles des autres membres qui veulent dire ' t es pas normal tu peux repondre' conséquence 2 : une forte anxiété chez moi, une peur du silence, parce qu'a tout moment la mère va poser une question et je dois être préparé.. Conséquence 3 : la sérénité n'existe plus, et les autres membre de la famille qui voient et entendent mes échanges avec ma mère les gardent en mémoire.
Les ' si tu répond pas t es pas normal ' .
A 19 ans je rencontre et emménage avec une femme, la mère pleure pour m'avoir quelques jours chez elle et mon père s'en fout est content que je me tire. Je romps 2 ans apres et je reviens du Vietnam. De retour chez mes parents on sent une bonne humeur une légèreté, je capte les mauvais réflexes de la mère, des autres envers moi, ils sont plus tendres, j'ai muri et je me dis ' je vais les aider pendant que je trouve un endroit ou vivre '
Le temps passe et je ne trouve pas le courage d'aller bosser et trouver un appart, les critiques reiennent peu a peu...
Je sens que j'ai muri mais quelque chose ne vas pas. C'est une impression que je traine avec moi :
Je penses que j'ai raté des histoires, que j'ai un train de retard sur ce qui est raconté dans la famille,
Vous savez quand je mentionnais plus haut, lorsque je rentre dans le salon on change de sujet, on parle de moi etc... C'est resté d'ici.
Conséquence ? Quand je vais quelque part et que je suis en retard, j'ai un air décalé parce que je vois tout le monde qui a sympathisé, et je me sens extérieur comme si je devais faire le triple d'effort pour avoir la meme 'intimité'.
En écrivant ici, je réalise certaines choses...la maintenant.
Il a un an maintenant, apres m'être isolé Dan ma chambre parce que je ne savais pas communiquer 'dixit mon pere' et que comme je m'énervais ou ne répondais pas aux questions de la mère, j'étais out. J'ai la sœur avec qui je parlais un peu mais me faisait sentir que ne voulait pas parler. Il n'y avait pas de dialogue, pas d'échange.
Donc il y a un an... Je décide de faire un autre truc, j'ai pensé que j'avais jamais fais des rencontres en abordant un ou une inconnue moi meme. Alors je décide de le faire de mon cote, je m'exerce.
Au fur et a mesure, j'ai un jour rejoint un groupe de 5 personnes qui ne se sont jamais rencontré, dans le but simple de s'amuser.
Je suis arrivé au rdv en premier avec l'un d'eux, et les 4 autres... J'assistais pour la première fois de MA vie, a un petit regroupement d'inconnus qui vont faire connaissance et socialiser. Et j'etais le premier arrivé !
On a passé un weekend ensemble, j'ai peu parlé parce que je n'avais pas grand chose a dire mais une chose était certaine : personne ne de jugeait, tout le monde s'amusait.
Quand je suis revenu chez mes parents ensuite, je leur ai dis que j'avais rencontré des personnes sympas, et ils me questionnaient (ma mère et ces questions ethniques...) . Bref sans trop m'etaler,ils sentaient une différence chez moi. Je me sentais quelque part accepté et aimé ou non, j'étais a l'aise avec ce groupe.
Alors j'ai gardé cette aisance comme référence, et je l'ai appliqué a la vie de tous les jours.
Résultat : je commençais a VIVRE. je ne m'occupais que de moi, en respectant les autres, sans jamais les déranger.
Ça a commencé avec la famille.
Je n'avai plus cette 'panique' de ne pas savoir quoi dire a mon père, et au contraire, je repondai a toutes les questions de la mère, en fait c'est la manière d être qui a changé, j'étais calme et je me disais que chacune de ces questions a son importance e j'y répondrais, on a le temps...
Alors tout a changé, ma mère ne se répétait plus, moins en tout cas, elle n'avait plus d'emprise sur moi parce que j'étais tellement de bonne humeur permanente dans la normalité que ses questions dvenaient inappropriées, et cette fois c'est la sœur qui corrigeait la mère pour lui dire que ça ne la regardait pas ou ' qu'est ce que cette question ? '.
Autre chose marquante, mon père me vouant serein et faisant mon chemin, vouant qu'il n'y avait aucune dispute que tout était positif... Il se taisait encore plus,
Il était très observateur avec un regard confus, comme s'il cherchait un truc qui n'allait pas, je le vouais mais je ne disais rien, je gardais la bonne humeur et j'ai appris un truc aussi avec le groupe.
Quand on es Dans la meme pièce, tout le monde participe, du quelque chose de dit, personne ne doit faire semblant de ne pas entendre.
Et c'est un truc que j'avais développé, et que mon père a enclenchè quand il parlait tout bas quand je rentrais dans le salon tout jeune.
Exemple typique : ils parlent d'un sujet ensemble et rigolent entre eux, en parlant suffisamment fort et moi je faisais mon truc ou juste écoutais.
J'avais changé ça : des que n'entre dans la pièce , j'écoute, je demande de quoi on parle et je participe.
Donc j'avais changé un truc énorme !
Tout le monde participais, c'était une conversation d'adulte ou chacun participe, en toute légèreté.
Quand la sœur parlait au téléphone et que je suis dans la chambre et qu'elle de laisse aller, e le lui fait remarquer de manière amusée . Pour dire ' hey, je suis la! '
J'ai donc recontré un autre femme, qui elle est autonome bosseuse, aimante, enjouée, sincère, spontanée, et terre a terre. Rien voir avec aucune des femmes se j'ai connues jusqu ici. Une femme de qui j'ai appris beaucoup de choses et déconnecté a les émotions.
Elle a vu en moi selon ses dires quelqu un avec une belle âme, sincère, gntleman, respectueux.
Elle avait une confiance aveugle en moi. Et moi aussi, mais j'ai fait une erreur qui a tout fait basculer. Et elle a déduit que j'avais en fait AUCUNE confiance en moi.
Donc je ne suis plus avec elle et je suis retourné de nouveau chez mes parents.
je me suis isolé 5 jours, personne a qui parler, mes parents m'ont juste dis 'ah' quand j'ai annoncé la séparation,
Je suis de retour dans mon lit. Et je me lève a 18h !
Je revois la famille qui discutent entre eux et je réalise qu'ils sont en fait très pessimiste et ne rigolent jamais entre eux... Ils restent dans un ton de voix grave et sérieux... Jamais un rire amusé. Généralement sarcastique.
Petit détail de fin : ma mère est souvent moquée gentiment de la famille parce QU elle fait EXPRÈS de mal prononcer des mots en français, et elle prend plaisir a se faire corriger.
Quand j'entends et vois ça, je ne le supporte pas, car je ne me vois pas me moquer de la mère, meme en rigolant.
Ce qui fait qu'il me manque un truc.
Exemple : ma mère prononce mal un mot en français > mon père le corrige en rigolant (moi je regarde la scène) puis il me regarde en rigolant et la je rigole, et la mère me regarde et me dit : tu te moques de moi ?
Pervers, non ?
J'avais appris bon nombre d'e trucs pour avoir une vie harmonieuse et je me bats.. Plus maintenant.
J'avais supprimé modifié pleins de trucs : ne plus interpréter ou demander immédiatement quand quelqu un faisait un 'regard qui en dit long ' , demander tout de suite a quelqu un qui finissait sa phrase par un ' ok d'accord avec les mimiques qui en disent longs' , supprimé le dialogue intérieur, ne PLUS juger, parler de ce que je fais de sorte a ne pas recevoir de critiques : c'est le plus dur.
Parce que, quand tu changes pour ton bien dans une famille toxique, adopter de nouvelles attitudes, tu es OBLIGé d'être en contrôle de ce que tu fais. Si tu montre une faille, c'est de nouveau la descente aux enfers...




 houda la prof a écrit [29/09/2011 - 01h47] 
houda la prof

Je suis une femme marocaine, bien éduquée à croire ma mère, bien instruite selon ma mère et qui réussit sa vie , c'est ma mère qui le dit
J'ai épousé un jeune homme, d'une grande famille qui m'a boko plu et qui AVAIT plu à ma mère.
Ma mère se mele de tout ce qu'on fait, même au lit.
Elle nous a envenimé la vie. Mon mari m'a quitté, il n'en pouvait plus
Ma mère m'a encouragé à se débarasser de lui.
Mon père, lui, est une vraie larve, il est absent, écrasé, il ne sert à rien. Si quand même, il fait les courses, il lave la vaisselle, fait le plancher, tout ce que maman avec ses 100 kilo ne peut pas ou ne veut pas faire. Font-il encore l'amour? je ne crois pas qu'elle peut lui permettre d'être au dessus d'elle!
Disons qu'il l'on fait au moins deux fois pour m'avoir moi et ma soeur
j'ai 27 ans. je suis professeur, je dirige une classe de 40 élèves et ma mère me dirige comme une gamine. Elle se permet de me gronder devant tout le monde, de m'humilier à chaque fois que l'occasion se présente.
Mon mari était le seul qui pouvait lui tenir tête. Elle a réussit à nous séparer.
Comment pourrais-je faire?
J'aime mon mari et juis sur que lui aussi m'aime. Mais ma mère ne permettrait jamais qu'on se remette ensemble.
Aidez-moi !




 cochise_fr a écrit [29/09/2011 - 05h50] 
cochise_fr

Bonjour,
A votre âge, et avec votre éducation, Houda_la_prof, il faudrait quand même songer à couper le cordon ombilical qui vous relie à votre mère. Vous avez en plus les moyens financiers qui vous permettent votre indépendance et je suppose que votre mari travaille aussi.

Prenez votre liberté sans demander l'avis de vos parents, ce qui n'oblige pas à ne plus les voir, mais ce qui vous permet de ne plus avoir à supporter leur emprise.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 bougainvilliee a écrit [06/10/2011 - 07h58] 
bougainvilliee

Bonjour "houda la prof",

J'ai mis beaucoup de temps à te répondre, car j'ai pris le temps de la réflexion.

Malgré son côté abrupt, la réponse de '"cochise" n'est pas à négliger.

Sur France-Inter, la psychanalyste Claude Halmos, a abordée le sujet (il y a deux ou trois jours) avec pertinence. Je pense que l'on peut avoir la rediffusion de son intervention sur internet.

Le problème bien cerné par cette psychanalyste, tiens plus à un attachement envers es parents, qu’une emprise d’eux sur leur enfant.

Le besoin d’amour et de reconnaissance, nous l’attendons de ceux qui nous semblent les plus proches (ceux qui nous ont donné vie).

Or eux-mêmes ont leurs problèmes et leurs tares.
Aussi le seul moyen de vivre une vie qu’ils ne peuvent vous donner, c’est de se détacher d’eux et de ne pas prendre en compte leur souffrances, qui, en réalité ne viennent pas de nous, mais de leurs propres parents.
Car, inconsciemment ils vous font payer leurs souffrances.

Vous ne les consolerez pas, vous ne réparerez rien en leur sacrifiant votre vie.
Mais, en vous éloignat d'eux, vous mettrez fin à l’engrenage pernicieux de la reproduction inconsciente de ce mal-être.

Vous avez un travail, une autonomie. Coupez tous les fils qui vous attachent à votre mère et vivez votre vie. La douleur sera là au creux de vous, mais vous vous sauverez.

Pour votre père, son drame est consommé… Il ne le comprend sans doute pas. Son mal-être fait parti de sa vie.
Vous ne le sauverez pas, il ne voudra pas, il ne pourra pas.

C’est de vous et de vous seule, de votre volonté, que vous obtiendrez votre liberté.

Il vaut mieux vivre seule, que mal accompagnée.

D’autant que votre mère trouvera toujours des reproches à un homme qui tentera de se mettre entre elle et sa fille (victime).
Vous en savez quelque chose.

Ne laissez pas sans cesse un être (votre mère) qui ne fait parti que de votre passé, vous saccager votre présent et la relation de celui que vous aimez.




Le doute est ma seule certitude


 tamny a écrit [12/01/2012 - 04h45] 
tamny

Je viens de vous lire et je me reconnais a travers vos témoignages. juste vous dire quee j ai réussi a couper les ponts avec ma mère il y a un mois de cela mais que le plus difficile reste encore a faire.
En coupant les ponts avec ma mere, j'ai aussi du le faire avec ma famille et mon propre fils de 18 ans qui me traite maintenant comme ma mere l a toujours fait. Pour ma part, j ai dit a mon fils que s il n acceptait que je sois différente avec mes défauts et mes qualités, c était son problème a lui et pas le miens. je l ai accepter pendant 18 ans avec ses defauts et qualites.
Ma mere a donc, selon mon opinion, reussi a endoctriner ma famille et mon fils. Tant qu elle fera partie de la vie de mon fils je ne pourrait qu aimer ce dernier en secret sans jamais pouvoir lui dire ouvertement, de toute façon je ne suis qu une menteuse et une hypocrite selon leurs dire. Tout ça parce que j ai appris au cours des dernières années a dire ce que je pensais au lieu de toujours me craser et me taire comme je l avais pendant 37 ans. C est difficile pour ses personnes de se faire dire autre chose que ce qu ils pensent et crois et on devient un boulet lourd pour eux. Ça va de sois que le boulet s est éclipsé et je les laisse faire. un jour ils comprendront peut être sinon, je ne suis pas plus malheureuse d avoir couper les ponts bien au contraire, sauf pour mon fils. Il me manque beaucoup mais je n ai pas le droit de céder meme si cela est parfois au dessus de mes forces.
Tout ce que mon fils trouve pour m attaquer depuis un mois il s en sert et moi, chaque fois je dois recommencer au debut ma demarche mais je ne lui laisse pas voir ma faiblesse et ca m aide. J ai compris entre temps que ce qu ils aiment voir c est justement ca, la faiblesse; ca les valorise et ca leur donne une apparence d etre plus fort. C est quand ils vont se retrouver a leurs tour qu ils vont peut etre comprendre. Du moins je l espere....
merci de vos temoignages, ils m ont fait me rendre compte que je ne suis pas seule a vivre ce calvaire trop longtemps endure...... si vous avez des trucs ou des conseils pour amoindrir la souffrance bien ancree, je les lirai avec plaisir ainsi que tous les temoignages a venir....
merci, ca m a fait du bien de pouvoir en parler et de me vider le coeur un peu parceque ca devient très lourd a porter quand on est seuls.....




 intruder01 a écrit [27/01/2012 - 18h51] 
intruder01

J'ai une question, plutôt un ressenti :Pourquoi j'ai l'impression que mes parents me connaissent mieux que quiconque?Pourquoi a force de rester proche d'eux je sens un oeil inquisiteur - meme s'il n'est pas verbalisé - Ce ressenti d'être sous les 'projecteurs' en permanence?J'ai remarqué un fait intéressant, et qui saute aux yeux, J'essaie de ne jamais me faire remarquer.Aujourd'hui en tout cas.Adolescent, je me faisais remarquais simplement en ouvrant la bouche. Je n'etais pas concentré, et je pense avoir été un enfant roi. Ma mere a toujours et encore cette voix qu'elle prend comme si j'étais une petite chose a défendre.J'ai 28 ans. Je suis un homme.Et devinez : J'en perds de mon moral, mon humeur, et de ma libido! Je suis en ce moment addict au sexe - pas bien! - au passage je n'aurais pas pensé que ça m'arriverait, mais c'est une autre histoire.. Heureusement que je suis loin d'une vision purement utilitaire et accessoire de cet échange magnifique qu'est l'amour (physique) . Je commence a me sentir rabaissé, sans meme les paroles de mes parents, je me sens a 6 pieds sous terre, pourtant je n'ai rien fait a personne, et je n'arrête pas de me le répéter ' je n'ai rien fait a personne ' . Je sens un complexe d'infériorité absolument injustifié de ma part.Je vois l'image d'un petit garçon qui doit se taire, se crisper en présence de -SURTOUT- mon père, et ma mère de nature anxieuse a été transmis depuis mon enfance - ce que je ne réalisais pas.Elle est toujours inquiète, constamment sous anxiolytiques, et ses sautes d'humeur commencent a paraitre une normalité vicieuse au quotidien qui en arrive a modifier ma perception des personnes a l'extérieur, quand quelqu'un fait quelque chose d'un peu étrange, décalé, peu commun, je trouve cela normal, comme si je devais rester a la surface et rester spectateur, et l'autre joue.Un exemple frais de ce soir, très fatigué d'une marche, je me suis assis quelques minutes a la gare avant de rentrer, occupé a lire un mail sur mon portable, quelqu'un s'approche et me demande si j'ai une cigarette, je réponds Non, je ne fumes pas. Il reste planté la, puis continue, en me tutoyant cette fois-ci : Tu sais a quelle heure ferme la gare? je réponds - Normalement a 1 heure du matin.. - Et je retourne sur mon mail - je veux dire je suis occupé . Un metre plus loin il se retourne, et demande : - Tu vas prendre un train? - Je réponds : Non, non.. Pourquoi? - Lui : Quoi pourquoi? J'ai pas le droit de demander si tu prends un train? - Ici, au lieu de répondre ' Et moi, je n'ai pas le droit de demander 'pourquoi' ? - J'ai réfléchi pour répondre a sa question qui paraissait une évidence, et j'ai donc répondu : Si biensur, mais je me suis demandé si on se connaissais.. ' Et j'ai poursuivi : ' Et vous? ' Il a terminé par ' J'attends quelqu'un en fait ' et il est parti. Comme ça, ca parait normal, anodin.Il n'y a peut être pas vraiment de rapport, mais le rapprochement est celui ou je sens que mon père, avec qui j'ai vécu sous le meme toit pendant plus de 20 ans, me semble inconnu.J'ai l'impression qu'il est en compétition verbale tout le temps avec moi.Et cette situation influe sur mon comportement avec les autres, craintifs de me dire : tout ce qu'il dit est calculé - Pourtant, les autres ne sont pas mon père.Je n'ai pas d'idée sur le processus pour m'en défaire.Ecrire ici est une sorte de thérapie. Merci a vous.




 Wisty a écrit [27/01/2012 - 18h58] 
Wisty

Bonjour,

Des parents toxiques, sont juste des parents qui mettent des bâtons dans les roues aux
projets de leurs enfants, allant jusqu'à faire intervenir certaines relations.

Est-ce de la jalousie ? On pourrait le supposer. ;-)




Wisty


 framboise72 a écrit [27/01/2012 - 19h15] 
framboise72

Des bâtons dans les roues je sais pas mais ce sont des parents qui font du mal a leurs enfants,quelque soit l'âge,qui les punissent sans raison,les rabaissent,sans cesse,leur disent des choses méchantes voir abusent d'eux physiquement ou moralement.Voila de mon point de vue le parents toxique,celui qui met des batons dans les roues ne l'est pas forcément,il peut agir et contrecarrer un projet par peur pour son enfant ou parce-que le plan est néfaste.C'est autre chose... :-o




 framboise72 a écrit [27/01/2012 - 19h27] 
framboise72

le parent toxique est avant tout un ex enfant ayant souffert je pense.Ca n'excuse pas ses attitudes loin de la mais ca peut expliquer.Ceci dit l'enfant attend forcèment la reconnaissance de ses parents et il dépend d'eux pour répondre a bougain;Il en va de sa survie!!et il ne peut faire autrement.Adulte il doit certes cesser d'attendre la reconnaissance et l'amour mais en tant quenfant il ne le peut pas.De plus je ne sais pas si on choisit pas inconsciemment ses parents.J'ai lu des choses a ce sujet,et des témoignages et je me demande si on ne choisit pas de naitre dans une famille pour dépasser ses parents,leur montrer leurs failles,et les dépasser surtout.Enfin cet avis n'engage que moi mais je pense qu'il ny'a pas de hasard.ON doit apprendre de ses parents comme on leur apprend des choses.Ceci est le résultat d'années de psy et ce n'est pas terminé pour moi.Mais je ne pense pas du tout etre née par hasard ni etre issue de tels parents par hasard.Même si mon père est mort.JE pense qu'on a a régler des choses anciennes ou choses,et qu'une fois réglées on a un beau chemin de vie.Et quo'n murit et comprend énormément de choses.DOnc hasard pas sur!!




 LO30 a écrit [27/05/2012 - 23h58] 
LO30

Je n'avais jamais entendu parler du terme "parents toxiques", la vérité, je n'aurais jamais osé parler de mes parents dans ces termes, et pourtant.... En vous lisant toutes et tous, je me retrouve,plus ou moins, à chacun son histoire et sa sensibilité.Quand j'étais petite, j'étais très moche, et ma mère très belle, j'ai compris plus tard qu'elle avait honte de moi: à 10 ans, elle m'envoyait seule m'habiller dans les magasins et passait payer après,avec le temps, elle a vieilli, je me suis arrangée, fait recoller mes oreilles, refait le nez,jusqu'en 2conde,1ère de la classe, etc...C'était jamais assez pour qu'on m'aime:à 18 ans, j'en ai eu marre qu'on me dise "tu feras ce que tu veux quand tu seras indépendante financièrement",je suis partie, mariée,divorcée,j'ai 50 ans,crée mon entreprise suite chomage à 30 ans,dépression, tentative suicide, tjrs besoin de se justifier, envers n'importe qui,manque de confiance, personnalité pas construite:vu une super psy,2 fois seulement:"Madame, le problème, ce n'est pas vous, c'est vos parents, faites le deuil de cette relation qui n'est pas normale, on ne choisit pas ses parents,ils ne sont pas obligés de vous aimer et réciproquement, vous, vous faites la démarche pour comprendre et recoller les morceaux, mais, eux ne se remettront jamais en question: en deux mots, en quelque sorte, faites le deuil de vos parents,ce n'est pas facile, çà prendra du temps, mais il est temps de penser à vous.Depuis, la situation a évolué,c'est de l'humour, il en faut,en mal bien sur, je suis rejetée à 100% par mes parents, et mes frères font bloc avec eux:plus de contact, on habite à 5 mn,petit à petit j'essaie de me construire grace à mon compagnon qui est très patient,la vie est courte et je me dis que si je ne mets pas un coup de pied au cul à 50 ans, après, je ne serais plus assez souple pour le faire,lol.Je m'occupe de moi, des gens qui le méritent, de mes animaux, au fond de moi cependant,je reste tjrs triste du fiasco de cette relation avortée qui me semble anormale, car injustifiée.Je n'ai pas d'enfants, mais 2" belle" belle-filles, je m'applique à ne pas reproduire ce que je vis et j'ai vécu.Un grand merci à mes grands parents qui m'ont élevée jusqu'à l'age de 12 ans, ils resteront à jamais mes repères.Un dernier mot: on n'a pas mérité çà,donc on ne doit pas culpabiliser, facile à dire,et regarder devant, car le temps file vite.GO.........




 steph34 a écrit [02/07/2012 - 20h24] 
steph34

Eh bien, que de choses écrites et dites ! Je n'ai pas pris le temps de tout lire, pardonnes moi d'avance.
Quelle est la conséquence de consommer un champignon toxique ? un champignon est bien vivant donc la comparaison est possible. La personne qui le consomme est alors malade et peut même mourir si elle n'est pas soignée.
Un parent toxique, ce doit être la même chose à la seule différence, c'est que l'on est pas attaché à ce champignon poison mais qu'un enfant est attachée à son parent poison.
Les liens du sang sont parfois plus fort que cette toxicité...




Au revoir


 Anonyme a écrit [22/08/2012 - 19h16] 
Anonyme

Cheiba

Bonjour, j'ai aujourd'hui 49 ans, et ai aussi une mère toxique, hier j'ai reçu un mail d'elle m'informant qu'elle mettait en place sa succession au profit exclusif de ma fille unique. Dans la lignée transgénérationnelle elle m'a tout simplement "zappée", et cela a des répercussions sur ma relation à ma propre fille, car en réalité comment soi même se sentir "une bonne mère" quand on a toujours été vécue et ressentie comme une "mauvaise fille". C'est très douloureux à vivre, cela a eu des répercussions sur toute ma vie affective, échecs, divorce et aujourd'hui je suis seule et très souvent totalement démunie..C'est un enfer à vivre et même si je fais un travail sur moi, en effet, si l'on comprend "intellectuellement", affectivement c'est une autre paire de manches, et cela ne cessse de nous rattraper, par vagues successives.




 mistigree a écrit [05/09/2012 - 17h13] 
mistigree

Bjr a tous j ai lu beaucoup d post et ca m a beaucoup touché j ai une histoire similaire aussi mais apres toute cette histoire douloureuse j ai encore du mal a voir mes parents comme toxiques j me pose des questions . j ai hesité longtemps avant de poster j ai pas envie d passer pour une looseuse ....dur de raconter tout ca mais j ai trop besoin d avis
il y a un an j ai fais la connaissance d un homme que je croyais l homme de ma vie beau musclé ; souriant ; gentil ; adorable mais qui plus tard c est transformé en un sadique sans affect violent ....j ai appris au bout d huit mois que c etait un pervers narcissique et j ai appris a connaitre cette pathologie et pourquoi il m avait choisie et pris dans ces filets.
j suis suivis par une psy et j ai beaucoup lu sur la manipulation et c est seulement la il y a un an donc a 29 ans que j me suis rendue compte que j avais un probleme de manque d confiance du a la manipulation et l humiliation causé par ma famille .
une faille affective que les pervers narcissique cerne tres vite pour vous enfoncer encore plus .
avant ca je n avais pas conscience que ces gens la existent .
je suis la ptite derniere d une famille de sept enfants j ai six soeurs ainés ; petite deja je ressentais des crises d angoisse sans savoir pourquoi .
j ai tres peu d souvenirs d mon enfance seulement d mon adolescence assez difficile .
mes parents etaient fermés au dialogue j ne recevais pas beaucoup d affections quand mon pere etait ennervé il m insulter de salope et de putain ; plus tard tu ramassera les poubelles !!pauvre cloche ! dur a entendre a cet age la .
des que j avais un projet professionnel ma mere me disait que j étais sur mon ptit nuage pourtant j visait pas la lune ....
lors des reunions de famille le dimanche en general j avais le droit aux moqueries et aux regards meprisant de certaines de mes soeurs mais bien sur c est moi qui le voyais mal .
mes neveux qui avaient l age d etre des cousins avaient des propos méchants ;tjrs sur moi vous allez penser que c est pas possible ; une crise d calimero toute la famille contre moi pourtant c est la pure verité mais meme a moi on m a fait croire que j etais trop susceptible on me disait d me défendre ; j me suis défendu une fois tellement bien que mon neuveux c est retrouvé avec un coquard mais la mechante dans l histoire c etait moi .
bref ca encore c est rien .
a 20 ans j ai fais ma premiere tentative de suicide
ma soeur m a dit que j etais complètement folle que j fesais du mal aux parents !!que j devrais avoir honte !!
ca n ma pas vraiment aidé ....
par la suite mon pere a eu un cancer et tout d suite des rumeurs dans la famille comme quoi j l avais terriblement stréssé
8-O
j ai decidé d m éloigner car mon pere avec sa chimio avait besoin d repos et j me sentais de trop ...chose étonnante j suis donc partie chez l une d mes soeurs ds une autre region ; pour attaquer ma vie active . Mais la cohabitation c est tres mal passé j me suis retrouvé en hp . c est la que le cauchemars commence vraiment .
je suis resté en hopital psy un an ; avec une seule visite et quelle visite j m en souviens tres bien j etais invisible ; mes soeurs et ma mère parlaient entre elles d leurs ptite vie tranquille d leurs vacances de leurs dernier barbecue !!!!!!!
jusque la ; est ce moi qui prend tout mal??ou y a t il un réel probleme??j continues
j suis rentré sur brest ma ville d origine peux d temps apres cette visite car mon pere etait ds ces derniers jours d vie ; elles m ont fait rapatrié a l hopital psychiatrique bien a ma place ... j ai assisté a sa mort chose horrible l enterrement a suivi et meme ds un moment penible comme celui la j ai eu l droit a des sourires en coin ; des regards méprisants pire qu avant il y avait des gens d la famille qui n m avaient même pas dit bonjour . J SUIS INVISIBLE .J SOUFFRE EN SILENCE .
apres ca j me suis retrouvé en foyer et quelques mois plus tard j ai rencontré quelqu un avec qui j ai partagé ma vie pdt 6 ans . :-)
Il a vu des comportements inadmissibles comme il disait bien souvent ; il m a avoué avoir parlé a ma mere mais seulement apres des années car a l epoque apres tout cela j etais en pleine depression trop fragile . pendant que ma mere me rabâchais qu il fallait que j travail elle lui disait de me quitter car je n etais pas capable comme j etais gravement malade . j etais quelqu un a éviter . et toute la famille pensent ca de moi sincèrement.
j ai demander a consulter mon dossier medicale a ma grde surprise j n avais rien d pathologique ou psychotique ; a ma grde surprise oui parce que leurs comportements etaient donc non explicable.
personne ne m adresser la parole on me laissai ds un coin ....
une fois j ai demandé des explication a ma mere ; par la suite elle m a telephoner pour me demander d venir un mercredi en famille pour accompagner mes ptits neveux en ville j ai accepter tout d suite j etais tellement heureuse d les voir......arrivé le mercredi pas d enfants mes trois soeurs sont arrivés elles etaient a quatres(avec ma mere) a me crié dessus me dire que j n avais pas le droit de parler comme ca etc alors que j n avais demandé que des explications....jusqu a me faire craqué pleuré . ce sont peut etre que des details pour certains c est juste un tout petit bout de ce que j ai vecue j veux le faire partager car je ne sais pas ce que cela signifie famille toxique?? j suis perdue a l heure actuelle j ai coupé les ponts je ne vois plus personne . et donc voila c est a ce moment que j rencontre mon pervers narcissique 8-O merci d m avoir lu




 mistigree a écrit [05/09/2012 - 17h59] 
mistigree

ma derniere TS j l ai faite en fevrier dernier mais ratée c con hein
chose nouvelle j m interdit d manger parce que j n m aimes pas pour 178 m j suis descendue a 38kilos et encore envie d descendre c est mes amis qui on employé ce therme un peu fort pour moi "anorexie"
depuis j suis remonté car j ai ete hospitalisé mais la j n m alimente plus
en plus j ne sais pas quoi faire d ma vie perdue j suis cassée
isolé socialement presque plus d amis :)))voila ma life fun




 cesare a écrit [10/09/2012 - 12h43] 
cesare

Je viens de m'apercevoir à mon tour que cela fait 43 ans que je vis avec des parents toxiques, même à des milliers de km j'ai vécu leur pression, soit par l'affectif, soit par la punition.
Ma vie de couple en a malheureusement supporté les conséquences. Il y a trois ans j'ai commencé à décompenser, sans vraiment savoir ce qui m'arrivait.. est ce arrivé à d'autres ?




 Anonyme a écrit [09/12/2012 - 13h55] 
Anonyme

Bonjour, je suis un peu soulagee de me sentir moins seule dans la situation de famille toxique. Pas besoin de raconter mon histoire, elle est similaire et douloureuse. J'aimerais savoir pourtant, pourquoi mes soeurs sont acceptees aimees et aidees financierement alors qu'elles n'ont pas l'air du genre a se plier? Ou n'est ce qu'une apparence ? J'ai quarante ans, n'ai pas reussi a fonder ma propre famille, pas de conjoint ni de travail stable. Est-ce possible de rattraper tout cela et comment ? faut-il voir un psy (financierement je n'ai pas les moyens) Merci de repondre, et merci de partager votre experience !




 liloupilou a écrit [23/12/2012 - 21h54] 
liloupilou

des années sont passées depuis mes premiers témoignages, et les choses n'ont pas vraiment changées..... je pleure moins, j'ai toujours aussi peur d'eux, cette période de l'année est toujours aussi terrible..... je n'ai pas le sentiment que l'on puisse s'en sortir.... il faudrait pouvoir se débarasser de cette culpabilité permanente, de cette dépendance finalement..... moi je n'ai pas pu..... courage à tous et à toutes




 furby a écrit [21/01/2013 - 16h02] 
furby

Il est enrichissant de voir qu'on est pas seule à ressentir cette culpabilité... En ce qui me concerne j'ai 40 ans et cela fait un an que j'ai coupé les ponts avec mon père que je qualifierai de manipulateur pervers. Depuis un an je suis toujours mal à l'aise avec ça et rêve très souvent de mon père.
Je pense qu'il est long de se sortir de ce sentiment de culpabilité, parce que c'est un mécanisme, une sorte de programmation qu'on finit par nous imprimer dans le cerveau à force de nous faire porter le chapeau de tout et n'importe quoi.
Il faut garder cela à l'esprit, que c'est juste un mécanisme et ne pas s'identifier à cela. Prendre de la distance avec cette émotion et alors à force ça finira par s'estomper. Et ça prendra le temps que ça prendra. S'il y a bien une chose que j'ai apprise c'est qu'il ne faut pas être pressé...
Lisez tous les bouquins et les articles sur internet que vous pouvez trouver sur la confiance en soi, la résilience, le thème de la manipulation et comment s'en sortir, regardez aussi les documentaires et émissions.
Faites des activités que vous aimez et pour lesquelles vous vous sentez doués.




 Anonyme a écrit [18/02/2013 - 04h50] 
Anonyme

Bonsoir

J'ai lu beaucoup de vos posts. J'ai l'impression que vous êtes mes soeurs. Seules les filles et même hommes mais je pense plus les filles rebelles a la toxicite familiale se retrouve sur ce meme chemin. Le chemin de l'enfant abandonné. Nous sommes des orphelines meprisees par des parents incapables d'assurer leur role de parents.

J'ai fait une longue psychotherapie qui m'a sauve. J'ai repris confiance en moi. Ma psy m'a fait faire le deuil de mes parents en me demandant de les pardonner. Les laisser partir et ne plus nourir aucune rancune envers eux car c'est cela le piege. Elle me l'a bien signifie. Il faut un moral beton pour comprendre su'ils sont eux meme dans le trouble. En gros, on ne peut meme pas leur en vouloir. Cela n'est pas de leur faute . Par contre ne pas cautionner leur comportement est essentiel. On est pas obliger d'aimer tout le monde mais les respecter, c'est possible.

Cela etant dit, je ne les vois plus depuis 10 ans. Mais suel doulagement! Vous imaginez que ma mere m'a rejete des mes 13 ans quand elle a vu que j'etais forte a tous niveaux. Elle m'avait chosis a moi pour m'aliener sur les 6 enfants. J'etais la chouchoute de mon pere. Elle a casser notre relation pere/fille en nous accusant d'etre un petit couple. Mon pere a choisis de m'abandonner et resultat... Pere, mere freres et soeur sur mon dos. J'ai heureusement eu un oncle qui m'a ecoute. A ce moment la, j'ai repris confiance en moi.

Aujourd'hui je suis mariee, 4 enfants. Seulement voila.. On apelle ca le karma en bouddhisme. Ca me poursuit. Mon mari a grandit aussi dans une famille toxique. Je crois que pour lui c'est encore plus dur. Il n'arrive pas a faire le travail que j'ai fait. Du coup, je redeviens le vilain petit canard de la famille. Ou plutot la belle famille.




 Anonyme a écrit [03/03/2013 - 01h45] 
Anonyme

Bonjour,
J'ai 42 ans et j'ai grandi dans une famille toxique, je suis l'ainée, mais quand ma soeur est née je suis très vite passée pour inexistante, et lourdement punie de la moindre jalousie que ma mère provoquait !! En grandissant elle me lançait des pics lourds et méchants, mon père soutenait ce que disait ma mère... A l'adolescence c'est ma soeur qui a reprit le flambeau en cotoyant mes amis, et en me dévalorisant mais dans mon dos ; j'étais déjà très timide, renfermée et sans aucune confiance en mois et je n'avais pas besoin de cela à cette époque. A l'age adulte ma soeur continue les pics méchants et négatifs à mon égard, et moi pendant longtemps je me remettais en question car je pensais que ce qu'elle me disait reflétait réellement ce que l'on voyait et pensait de moi ; alors je n'osais pas trop parler, ni agir, ni être moi finalement. Et si je m'affirmais, ma soeur me le faisait payer, ou si j'avais une bonne idée, un joli vêtement, un joli bijou, elle allait immédiatement se le/la procurer et se l'approprier comme sa propre idée et son propre choix. Et ses enfants viennent me dire un peu plus tard "pourquoi tu as acheter le même vêtement que maman". Du coup, je m'habille banalement et prend un vieux sac à main quand je dois la voir. Je n'arrive pas à l'inviter chez moi à cause des mauvaises réflexions, et surtout je n'arrive pas à décorer mon intérieur car je ne sais pas ce que j'aimerais voir comme déco. Puis à 41 ans, j'ai été enfin enceinte, et là, c'est comme si j'avais retrouvé la vue : ma soeur me lance une méchanceté et je lui réponds qu'il s'agit de son propre point de vue et que je ne pense pas la même chose qu'elle me concernant. Et là, elle s'est mise à me crier des tas de propos méchants et incohérents, en tout cas cela ne lui a pas plus. Et oui, j'avais osé m'affirmer et elle avait perdu le contrôle de mes pensées!!! Mais je ne m'en suis pas aperçue immédiatement ; quand je l'ai appelé pour lui annoncer ma confirmation de grossesse, puis pour prendre des nouvelles de ses enfants et d'elle, elle ne m'a jamais répondu, et n'a jamais pris aucune nouvelle de moi pendant ma grossesse, elle a vu mon bébé 1/4 d'heure à la maternité, mais ne m'en demande jamais de nouvelle. Depuis son agissement, elle s'est beaucoup rapproché de ma mère qu'elle snobait depuis 20 ans, et son comportement devant ma mère est comme s'il n'y avait jamais eu aucune tension entre elle et moi.
Aujourd'hui, je peux dire que je suis libre par rapport à cette soeur qui refuse de me voir (qui m'a clairement dit qu'elle ne voyait pas l'intérêt, alors qu'on se voyait régulièrement avant ma grossesse) mais maintenant qu'elle voit souvent ma mère, celle-ci ne peut s'empêcher de lui raconter tous mes faits et gestes, et parle beaucoup de mon petit garçon (ce qui rend très jaloux le plus jeune des enfants de ma soeur) !!! Ma soeur a eu ses enfants avant moi malgré qu'elle soit plus jeune, et j'adore ses enfants.

D'autre part, mon compagnon qui lui aussi sort d'une famille toxique, a pris la suite de ce comportement, et il est très autoritaire et rabaissant, il ne peut pas parler sans m'aboyer dessus et avec tous les reproches de ce que j'ai fait ou pas fait ! je l'agace et il a du mal à me supporter et me crie tout le temps dessus, alors je lui dis que l'on a qu'à se séparer (car je n'en peux plus c'est trop lourd), mais j'ai peur d'être seule car j'ai du mal à trouver un homme qui m'aime et me respecte ; je pense que je manque d'estime de moi-même. Je crois souvent avoir dépassé ce problème mais il me rattrape toujours... avez-vous des solutions ??




 Anonyme a écrit [04/04/2013 - 19h18] 
Anonyme

Cà y est, je suis sur la bonne voie. J'ai enfin trouvé un nouveau logement dans une grande ville. Tout es ok avec le colocataire qui est également le propriétaire. Je devrais emménager d'ici quelques jours, quitter ma famille toxique, fuir la morosité ambiante qui m'aide pas à aller mieux. Une dernière petite étape : l'annoncver à ma famille et entendre leurs commentaires négatifs. Allez courage !




 Xoa a écrit [08/07/2015 - 12h05] 
Xoa

se','0',this);">Bonjour à tous,

Que d'émotions à la lecture de ces 6 pages d'avis qui ne font que transcrire mon histoire...
On est en 2015 mais je vous écris quand même comme on lancerait une bouteille à la mer.

Pour ma part, j'ai 28 ans et je dirais que je n'ai aucune vie propre (à "moi"). Depuis toujours, mes parents contrôlent tout et si j'ai le malheur d'oser dire mon avis, ce que je veux, etc... je me fais rembarrer avec des "On fait tout pour toi blabla" (exactement la même chose que j'ai pu lire ici et là). Bref, me faire culpabiliser... Sinon, ils ont toujours une bonne critique gratuite devant des invités, mes amis ou autre... Toujours... Pardonnez-moi ce fil décousu, je m'y retrouve tellement dans vos posts que je ne sais même plus que mettre dans le mien.

J'ai des amis (dont l'un semble comprendre un peu comment sont mes parents même si le sujet semble le saoûler) et les autres s'en foutent (sont sympas mais ils sont très passifs et ne réagissent pas quand je décris l'attitude de mes parents). Sinon, jamais eu d'histoire d'amour sérieuse (d'ailleurs, j'ai quasi rien vécu dans ce domaine). Bref, je me sens relativement seule.

Aujourd'hui, la situation est pire que tout... Je viens de me faire construire une maison pas très très loin de chez mes parents (pas juste à côté de chez eux non plus, dieu soit loué). Et après toutes mes lectures, ici, d'une part, je réalise que la fuite est la seule solution et que là, dans l'immédiat, c'est impossible... D'autre part, mes parents m'ont financièrement aidé pour la maison (ce que je ne voulais pas mais ils m'y ont forcé en me gueulant dessus et en me disant que j'étais pas normale, qu'ils faisaient tout pour m'aider) donc je me sens redevable, ne serait-ce que financièrement (même si, vous l'avez compris, moralement aussi).
Et là, je pète les plombs (mais sans faire ch... personne bien sûr): ils choisissent (même si je les empêche dans la mesure du possible) tout dans MA maison. Si je n'avais pas forcé, la maison serait peinte qu'en blanc, ils viennent de choisir ma cabane de jardin, ils voulaient choisir la cuisine, ce sont eux qui choisissent la date dans laquelle je vivrai dans ma maison (j'ai les clefs depuis belle lurette). Ils font en sorte que je ne fasse que dalle (peintures tout ça...) dedans et me crient dessus à la moindre occasion et repousse sans cesse le moment où j'y vivrai. Et je ne peux rien faire... Ils me disent que si je continue, ils me laisseront tout gérer seule (hors, lorsque c'est prévu, bien sûr, c'est possible même si c'est dur, seule mais du jour au lendemain, c'est très difficile à envisager, évidemment). Et bien sûr, si ça se faisait, je me ferai engueuler tout le temps, traiter d'ingrate, etc... Hors, en attendant, je vis toujours chez eux... Bref, ils savent très bien que je ne peux rien faire et de toute façon ce n'est que de la rhétorique. Ils ne me laisseraient pas faire seule. Ils gueuleraient encore plus fort, ils m'humilieraient encore plus (ce qu'ils savent le mieux faire) pour que je capitule... Et ça marche, le quotidien avec des personnes qui vous font vivre cet enfer est insupportable...

J'hésite encore à prendre la boîte de médicaments de mon père... Je n'en peux plus.

Je sais pourquoi je suis boulimique... Je sais pourquoi je suis dépressive (je n'ai aucune vie à moi, en plus d'être seule, je ne peux même pas avoir la joie de faire mes choix, de prendre des initiatives, d'être autonome). Et je confirme: ils ont toujours raison, ne se remettent jamais en question.

...

Ahh, et le pire, c'est que personne ne comprenne, de l'extérieur (à part cet ami mais bon, c'est tout nouveau et ça ne change rien, de toute façon). Mes parents font parfaits, vu de l'extérieur.

Merci à vous de m'avoir aidé à comprendre que ce n'était pas moi le problème (difficile de ne pas le penser quand, en plus, vous avez des frères et soeurs qui ne subissent pas ce traitement). Et de m'avoir aidé à comprendre que c'est parce que je suis très sensible que je subis tout cela... Et oui, certaines personnalités font que vous êtes une cible toute trouvée... Même si, nous ne sommes pas responsables pour autant... enfin ça, c'est facile à dire hein...




 Anonyme a écrit [08/07/2015 - 12h13] 
Anonyme

bonjour xoa
toujours là et pas de solution à ce problème....... juste la distance, plus d'appel....... mais psychologiquement cela a détruit ma vie pro, ma vie perso, mes relations avec mes enfants......... je me dis svt que la seule solution serait de disparaitre complétement, de ne plus être un enjeu, de ne plus être rien.......
c'est un cancer, une araignée, une pieuvre........ une pourriture dont je ne me débarrasserais jamais.......
bon courage à toi, fais toi aider, psy et autre ....... tu es jeune...... moi à 56 ans ....... je n'ai plus la force......
je t'embrasse




 Xoa a écrit [21/07/2015 - 01h07] 
Xoa

Bonjour Anonyme (lol)!

Désolée pour la réponse tardive, je n'ai rien reçu pour m'avertir de ton message...
Merci de m'avoir répondu déjà!
Tu sais, j'ai beau avoir 28 ans, je me sens déjà épuisée... Je n'ai tellement ja56' onClick="correctionSuggest('reponse','56',this);">mais été prise au sérieux que raconter tout ça à un psy... Si seulement quelqu'un pouvait s'en rendre compte que je n'aie à expliquer quoique ce soit...
Je n'ai pas la force de leurs dire m... et aurevoir à tout jamais (ce qui serait tellement bénéfique pourtant).
J'aimerais tellement rencontrer quelqu'un et me barrer de là... ça ne résoudrait pas tout mais le recul, ça fait du bien!
56 ans, de nos jours, c'est encore jeune, tu as encore plein de belles choses à vivre!
Raconte-moi tout... J'ai lu toutes les pages mais en diagonale...
Bisous!




 jleli a écrit [23/07/2015 - 20h13] 
jleli

Bonjour,
Je pense que c'est un poids qu'on aura toute notre vie, avec la culpabilité, les doutes et remords qui vont avec. On a besoin de fuir et après quelques temps on se demande si ça vient pas de soi ou alors on minimise le temps passant. Erreur grave.
Pour ma part je note depuis quelques années mes douleurs sur un cahier, histoire de ne pas oublier justement pour ne pas culpabiliser ni avoir des remords.
Je me suis interdit de dépendre d'eux, je préférerais encore être sdf.
Je m'interdis aussi de me confier à eux comme on devrait pouvoir le faire dans une famille normalement constituée. Au lieu de m'aider ils m'enfonceraient même en pensant m'épauler ! Surréaliste
Je les vois Max 24h 3 a 4 fois par ans car j'en est besoin (ce sont mes parents) mais jamais plus avant que ce dégénère. Je reste en dehors de leur système et je me rappelle tout ce qui s'est passé grâce à mon cahier.
Maintenant si jamais ils poussent le bouchon trop loin je réduirai encore jusqu'à zéro s'il le fallait.
Je ne leur pardonne pas car il n'y a rien a pardonner, on ne parle donne pas quelqu'un qui est malade que je sache
Je suis triste de ne pas avoir de ´parents' , assurant réellement cette fonction !
J'ai du me construire moi même et forcément ça prend plus de temps et ça sera incomplet à la fin mais j'assume et j'en suis conscient
Je ne suis pas une victime
La vie est belle
Courage
Il va falloir que j'achète un nouveau cahier , je les vois un peu plus l'été !
Désolé s'il y a des fautes, j'écris sur mon smartphone mais je voulais écrire après avoir reçu l'alerte mail
A




 Xoa a écrit [07/08/2016 - 18h18] 
Xoa

Bonjour,

J'écris mais je ne sais pas pourquoi... Juste marre d'être seule... J'écrivais que j'avais des amis, mais c'est faux... Enfin, j'en ai: le genre qui ne pense jamais à moi, ne prend pas de nouvelles, etc...

Je suis célibataire depuis toujours.

Et mes parents régissent ma vie... Ce qui semble être le coeur du problème. Pas de vie à soi... quel intérêt?

Je n'en peux plus...

C'est les vacances, je ne pars pas en vacances (pas d'amis, pas de copain), pas en week-ends, pas une journée à la plage, rien...

C'est nul, la vie est nulle. J'en ai marre.

Je dois rendre rapport à mes parents sur tout ce que je fais même si je vis chez moi. Peux même pas lier connaissance avec des gens tranquillement, faut tout leurs dire et bien sûr, ils n'apprécient jamais mes connaissances... En même temps, ce sont toujours des gens bizarres, faut bien l'avouer... le genre qui ne bosse jamais sous n'importe quelle raison, le genre qui ne t'appelle jamais, etc...

C'est marrant, la vie, pour moi, c'est nager à contre-courant. Y'a jamais quelque chose qui colle, qui se passe bien... Je suis seule, désespérément seule.

Je suis dépressive, boulimique, j'ai des tocs, je suis très angoissée, etc... J'ai peine à croire que je suis comme ça en fait...




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