Parents toxiques, quelles conséquences ?



gaul
Cette question a été posée par Gaul, le 16/11/2009 à à 15h11.  * 
Vous trouverez peut être plus d'information dans l'annuaire de Web-Libre, dans la catégorie Parents.

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 Doune a écrit [28/02/2011 - 14h34] 
Doune

Bonjour à tous,
en ce moment, en ce qui me concerne, je suis plutôt
down que up. Baisse de régime, baisse de moral, je sens que les crises d'angoisse m'oppressent, ne se déclarant pas encore, mais si proches.. Résultat: rien envie de faire, aucune énergie, plus de motivation...
Vous avez raison, Liloupilou, que c'est difficile de vivre après tout ça...
L'éloignement me pèse, c'est très lourd, je doute, puis je suis sûre, et je me sens si seule. S'il n'y avait pas mes filles, je crois que je lâcherais...
Mais elles sont là et il me faut lutter chaque jour, tenir, faire semblant. Je crois que c'est le plus dur, la lutte pour montrer que tout va bien, que l'on ne va pas craquer et pour cacher aux autres ce que l'on ressent vraiment. La peur de montrer nos faiblesses et nos fragilités.. L'impression que les autres ne pourront pas comprendre à quel point c'est difficile, et la culpabilité de se dire qu'il y a pire, et que si on veut dépasser cette souffrance , on peut le faire, puisque les autres ne voient pas cette démarche comme insurmontable...
Courage à tous ceux qui affrontent cette situation!




 framboise72 a écrit [28/02/2011 - 15h20] 
framboise72

Parents toxiques oui il y en a!L'alcoolisme est aussi d'une toxicité totale,mon géniteur était alcoolique chronique et est revenu après près de trente ans d'absence,se faire aimer,se faire plaindre surtout,de la vie,de sa maladie,de ses parents,ce qui m'avait rendu malade et malheureuse.J'avais coupé les ponts car il m'apportait rien,rien de bon.Sauf un peu d'argent,mais ca répare quoi?Rien!bref...J'ai découvert un homme caractériel,invivable,alors que je l'avais idéalisé.Pas génial pour l'estime de soi.En plus mon beau père a eu aussi des problèmes avec la boisson et était insupportable voire méchant très critique par périodes,on était les connes,ma mère et moi,car on pensait pas comme lui,on rentrait pas dans son jeu.Bref,il avait huit ans d'âge mental.Un gamin.Aujourd'hui il boit plus,mais j'appréhende qu'il redevienne violent,et critique,aussi j'ai senti la nécessité de mettre des distances avec lui,et j'ai fait deux hospitalisations en clinique ou le psy m'a conseillé fortement de mettre des distances,de penser à moi.Ceci dit je ne suis pas sûre que les enfants toxiques n'existent pas non plus.L'alcool a abimé mon père et mon beau père les rendant toxiques,et caractériels surtout,mais je pense que les enfants nuisibles existent aussi hélas sans qu'ils aient forcément des mauvais parents.Il n'y a pas que les parents dans la vie,ni dans la construction de l'enfant je pense,il y a aussi les profs,éducateurs,copains...tout un environnement qui favorise le bien être ou au contraire le mal être de l'enfant.Mais je pense pas qu'il faille que tous les parents tombent dans une psychose non plus.J'ai souffert indéniablement a cause des mauvais penchants de mon beau père surtout,mais je pense pas qu'il faille avoir peur d'être un parent toxique,si on boit pas,si on maltraite pas son enfant.Tous ne le sont pas.Avant on parlait pas de ce terme,car ca n'existait pas on parlait de maltraitance physique ou psychique.Mais tous les parents ne sont pas maltraitants.Ni étouffants,et même si on a eu un parent étouffant,on peut s'en sortir.En coupant les ponts,ou mettant des distances,en se réappropriant sa vie.En vivant pour soi.




 bougainvilliee a écrit [28/02/2011 - 19h09] 
bougainvilliee

Bonsoir,

L'important, en toute chose c'est de se respecter et de respecter les autres
De ne jamais se laisser entraîner dans l'irrespect de ce que nous sommes, ni par notre entourage, ni par nos amis (qui n'en sont pas dans ce cas), ni par nos parents (qui ne sont, alors, pas dignes de nous).

On est vraiment soi que dans la solitude, dès que nous sommes plusieurs nous devons faire des compromis.
Choisissez des relations qui vous élèvent et vous apportent bonheur et fierté d'être.

Il faut savoir atteindre les hauteurs et nettoyer les bas.

Quelqu'un avec lequel nous ne sommes pas bien, ne mérite pas d'être bien avec nous.
Que ce soient nos parents ou toute autre personne.




Le doute est ma seule certitude


 Gemini a écrit [04/03/2011 - 07h08] 
Gemini

Bonjour voila je suis nouveau ici, je cherchais sur le net des discutions sur les parents toxiques et aparament je suis tombé au bon endroit, je me reconnais completement dans la description qua faite Ancolie, et je tien a dire que cela ma enormement touché car venant d'une famille toxique j'ai failli croire que j'été cinglé, il y a un ans et demi de ça j'ai decidé de couper les ponts avec eux cela a eu pour consequance, chantage financier,affectif,,,etc en bref ils ont fait en sorte de m'isoler totalement de leurs ''monde parfait'', étant donné que je suis jeune (24ans en mai) je me suis retrouvé avec rien, toute mon existance j'ai essayer de me rebeler mais pas besoin de vous expliquer la suite vous la connaissez deja, malgré la distance je continue toujours a faire les même cauchemards voyant mes parents me torturer sans pouvoir me defendre, le bonus dans cette famille c'est qu'en plus des remontrance, insulte et autre salauperie il y'avait aussi les coups, mon pére et ma mére me battaient car je refusait d'entrer dans le moule contrairement a mes fréres et soeurs qui eux sont de parfait petits soldats je vous epargne les details, je pensais pouvoir leurs echaper mais d'aprés ce que j'ai pu lire ici cela nous poursuit toute notre vie, ils nous ont volé notre identité, j'ai pu ramasser quelques fragmants de qui je suis mais cela est insuffisant pour me reconstruire et encore moin fonder quelque chose, je ne sais pas si vous avez réussi a refaire vos vie mais pour ma part je pense que c'est perdu d'avance. j'avais toujours un petit espoir qu'un jour ils se renderaient compte du mal qu'il m'on fait mais aparament c'est mort, la veille de mes 23ans je me suis ouvert quelques veines a l'avant bras et suis aller me coucher en esperant en finir et en même temps partir en beauté (une grande victoire que cela aurait du étre), mais malheuresement le landemain matin je me suis reveillé avec mon lit completement taché de sang, les coupures que je m'été fais au cutteur n'étés finalement pas assez profonde et se sont vite refermé durant la nuit c'est bête hein. Je vivait dans un luxe incroyable tant que je me soumetais a leurs regles, mais j'ai choisi de me liberer et me suis retrouvé par la même occasion completement fauché, diplomé qu'a moitier car au moment de mon évasion j'avais arreté les etudes de banque que mon ''pére'' avait prevu pour moi, par principe quoi. le fait de ne plus pouvoir me controler été intolérable pour eux a un tel point que mon pére essaya de me faire mettre en prison. Je ne sais pas si vous avez vecu le même degré de violence que moi mais je me sens a present partir, comme si je n'éxistais plus comme si on m'avait pri mon âme, je me sens un peu con de raconter tout ça ici, de toute façon je doute que quelqu'un me lise et encore moin me réponde vue que le topic date de 2009, bref au moin j'aurais vider un peu mon sac.




 lanatop a écrit [04/03/2011 - 09h27] 
lanatop

Bonjour,

Mais si Gemini, il y a des gens pour te lire! Je comprends ta souffrance, moi aussi cela fait presque 2 ans que j'ai coupé les ponts avec ma famille toxique, et je vis toujours sous leurs menaces, leurs chantages, à travers mes enfants (j'ai 43 ans!)...Mes parents viennent de changer de régime matrimonial, pas seulement pour protéger le "survivant" de leur salope de fille, mais aussi, et c'est le but pour me déshériter, au profit de mon frère qui lui est un bon fils, aimant, n'ayant jamais coupé le cordon malgré son mariage et qui vit confortablement entre sa mère et sa femme, car elle lui apporte l'une et l'autre tout le luxe dont il a besoin. alors cette décision au niveau de l'héritage, je le vis mal, pas pour l'argent, on en a tous besoin, mais ça ne me rend pas malade et je ne suis pas sur terre pour amasser, mais ça me touche car la j'ai le sentiment que l'on me raye de la carte totalement, que je perds mon identité puisque les souvenirs de mes grands parents paternels (bibelots, meubles etc..), je ne les aurai pas..Moi aussi parfois je me dis que ma mort les soulagerais certainement, mais voila j'aime la vie et mes enfants et frachement, mes parents comme les tiens ne méritent pas que l'on fuit ainsi la vie...As-tu essayé de consulter un psy, histoire de mieux appréhender ton identité et de te "construire"??

Bon courage!

Lanatop




 bougainvilliee a écrit [04/03/2011 - 16h18] 
bougainvilliee

Bonjour,
Je viens de lire ton témoignage lanatop, on y voit bien la différence de traitement entre la fille et le garçon, qui est un trait marquant dans cette situation, et qui démontre en général que ce comportement vient de la mère.
Peu importe que le garçon soit l'aîné ou le cadet. Il n'est pas traité de la même façon, parce qu'il est à fois un jeune mâle, toujours respecté dans les sociétés traditionnelles et parce qu'il n'y a pas de confusion sexuelle (mère-fille).

Tandisque la fille (dans cette confusion) est mieux cernée par la mère. Car la fille est en quelque sorte le prolongement de ce qu'est la mère (aux yeux de la mère).
Prolongement ou autre soi-même, dans lequel, la mère, perçoit les défauts, les carences ou les risques qui sont les siens (ceux que la mère porte en elle et qu'elle transpose sur sa fille).

Quand au déshéritage, je comprend très bien ce que vous ressentez : une injustice.

Or à bien y regarder vous avez déjà vécu beaucoup d'injustices dans lesquelles votre frère (à son corps défendant) avait une préférence.
Si votre frère est le cadet et que vous soyez l'aînée, le caractère injuste et sexuel (de ces injustices) en est accentué.

Vous n'êtes pas la seule à vivre ce drame, et vous avez toute ma délicate compréhension.




Le doute est ma seule certitude


 bougainvilliee a écrit [04/03/2011 - 16h33] 
bougainvilliee

Bonsoir,
Je viens, également, de prêter attention à l'intervention de "Gemini".

Pour être dans le cas qu'il décrit, il doit, sans doute être fils unique.
Car en principe cela tombe sur une fille et généralement la fille aînée.

Tomber est bien le mot, car dans une fratrie, l'enfant désigné et harcelé, est en quelque sorte le paratonnerre qui protège les autres (tant que cela tombe sur lui ou elle, cela ne tombe pas sur nous disent les autres frères et soeurs, dont il n'y a de ce fait, rien à attendre).

Le fait de menacer son fils de prison, ressemble aux menaces de Maison de Correction ou d'hôpital psychiâtriques, qui sont également employées.

Je conseille à Gimini d'aller faire des consultations chez un psychologue (ou psychiatre) pour se garantir d'un témoignage, dans une telle situation.




Le doute est ma seule certitude


 lanatop a écrit [04/03/2011 - 17h33] 
lanatop

Oui, je suis bien la fille ainée et la seule fille..mon frère est un dieu vivant depuis sa naissance, aucun défaut, aucune colère de sa part, aucune exigeance (puisque tout arrivait avant qu'il en émette l'idée franche..), alors moi je suis devenue le vilain petit canard, capricieuse, ne causant que des soucis, ruant dans les brancards, bref, j'étais l'enfant difficile..je passe sur les mots sévères, les jugements dévalorisants...A l'âge adulte, cette attitude s'est démultipliée, tous mes choix étaient critiqués, j'étais systématiquement "lynchée" de paroles négatives, traitée d'incapable, de fainéante, de mauvaise mère, d'irresponsable, de dépensière, et cerise sur le gâteau, "je gachais ma vie" alors que mon frère la réussissait lui!Et que dire d'une mère qui prédit à sa fille enceinte un enfant "débile mental" à l'image de son père et de sa famille paternelle... Moi aussi dernièrement on m'a traitée de folle, bonne pour l'asile, et cela a été dit à mes enfants...avec moquerie et rire de la part de mes parents! Idem, les menaces de venir m'expliquer la vie, de porter plainte contre moi pour des faits qui sont faux en plus, bref, mes parents cherchent une faille pour m'atteindre car ils voient que je ne reviendrai pas vers eux, ni vers mon frère qui a choisi le parti de ses intêrets...Par contre, ma belle-soeur qui a été dans un premier temps rejetée par ma mère car forcement elle lui volait (tardivement) son fils et ne correspondait pas aux critères physiques de ma mère est devenu en peu de temps une sorte de Mère thérésa bis, bref, elle est devenue, à l'image du fils béni, une belle-fille idéale, sans défauts et au contraire, bonne, généreuse..C'est peut être ce qui a d'ailleurs provoqué la rupture avec mes parents car je ne trouvais plus ma place parmi eux, j'étais devenu celle qui gène, que l'on critiquait ouvertement...et je ne parle pas de l'aspect financier puisque je paye chaque mois mes parents pour les quelques déplacements et repas que mes enfants prennent chez eux, et cela est aussi devenu le nerf de la guerre, c'est un du, une dette, une exigeance...Bref, comment surmonter tout cela, à part la fuite... amicalement. Lanatop




 Gemini a écrit [04/03/2011 - 17h39] 
Gemini

Bonjour, tout dabord merci pour vos réponse je ne m'attendais pas a ce que cela soit aussi rapide, pour répondre a Bougainvilliee j'ai un grand frére et une petite soeur, quand j'été gosse mes parents me repetaient en permanance que j'été leurs ''ennemi'', qu'ils avaient raté mon education et qu'ils allaient rattraper le coup avec la plus petite qui est une ''batante'' selon eux, pour ce qui est de mon grand frére c'est le parfait petit soldat, ne fesant ni bêtise ni quoique se soit qui pourrait contredire ses gentils et merveilleux parents, sans cesse leurs donnant raison et ne prenant aucune decision sans leurs accort (ptin il a 26 ans quand même), rapportant mes moindre faits et gestes, c'est quand même marrant de grandir dans une famille ou quand on entre dans une piece tout le monde s'arrete de parler histoire de bien vous faire comprendre que vous n'avez pas votre place, sans parler de ma mére qui sans arrete me disait que tout cela été de ma faute et qu'il fallait que je presente mes excuses a tout bout de champ (me suis jamais excusé :-D ). Pour ce qui est de la menace de me mettre en prison c'est un soir ou j'avais peté un cable de voir ma mére, mon frére et ma soeur tout contant de vivre dans la soumission absolu et quand mon pére a débarqué j'lé prevenu que s'il bougeait je lui peterais le visage (aprés 3 ans de boxe anglaise, croyez-moi ça vous sculpte le corps), monsieur a eu la trouille de sa vie ce soir la, il est parti en courant au comissaria le plus proche, et comme il avait besoin de temoins il me dit de venir se battre avec moi dehor dans la rue...(pitoyable je sais), ensuite je suis parti completement ecoeuré de voir ça et ne suis jamais revenu. Et donc voila je suis le méchant petit canard de cette famille parfaite, Lanatop j'ignore comment tu as fais pour avoir le courage de faire ta vie en ayant des enfants (perso j'aurais pas le courage) en tout cas chapeau. Un psy ?? pourquoi faire ? je suis quelqu'un de trop mefiant pour aller raconter a un inconnu ma vie, je suis du genre orgueilleux alors aller entendre quelqu'un me dire ce que je sais deja je ne pense pas que cela m'aidera a trouver qui je suis, je pense que c'est quelqu'un chose que l'on doit faire sois même vous ne croyez pas ? vous ferais-je peur a cause de mon histoire ?? :-D




 lanatop a écrit [04/03/2011 - 18h36] 
lanatop

Mon frère a bientôt 40 et ne prend aucune décision sans consulter mes parents..et pourtant il est marié....mais voila c'est vie en commun quasiment..Alors moi qui ai tjs aimé mon indépendance, et décider par moi seule...quitte à faire des erreurs d'ailleurs mais je considère que c'est la vie de faire de bons ou de mauvais choix!
Pour moi le psy est une aide à me détacher de cette toile d'araignée qu'ils ont tissé autour de moi,et surtout de me détacher le plus possible de leurs critiques, jugements, menaces etc...Bref, j'ai du boulot, mais elle m'aide à reprendre confiance en moi ou plutot à prendre confiance à moi..Ce qui est aberrant et désolant à mon grand âge! :-)
Je pense que la psychothérapie est une démarche de toute façon très personnelle...




 bougainvilliee a écrit [04/03/2011 - 20h53] 
bougainvilliee

Bonsoir,

lanatop parle à 43 ans de son grand âge... C'est pour me tracasser qu'elle dit ça ?

Quand à la psychothérapie, si elle est moins bien acceptée par les hommes, c'est pourtant une méthode extraordinaire. Enfin on peut se libérer, enfin on peut tout dire, se débraguetter (excuser l'expression, mais c'est la plus appropriée). Enfin quelqu'un qui vous accepte, sans vous juger, qui écoute votre plainte, votre désespérance, le plus profond et secret de votre être.

Qui avons nous pour cela, quelle oreille, quel esprit qui ne nous oblige à rien, qui est compréhension et acceptation...
Il ne faut pas négliger, au travers de présupposés, le regard du conscience humaine qui sait. Net comprend, ce que nous sommes dans notre faiblesse humaine et notre désespérance.




Le doute est ma seule certitude


 Gemini a écrit [04/03/2011 - 23h19] 
Gemini

il n'y a pas de certitude consernant le fait qu'un psy ne nous juge pas, comment réelement savoir si il est vraiment a notre écoute ?? comment étre sure que cette personne qui est payé pour dire aux autres ce qu'elles ont envi d'entendre est vraiment la pour nous aider ? perso je n'ai jamais consulté de psy, en general c'est plutot l'inverse je suis toujours a l'écoute des autres et je m'éfforce de les conseiller quand je le peut, desolé d'étre aussi pessimiste mais je pense qu'il faut une grande confiance envers le psy pour aller lui raconter notre vie, venant d'une personne qui ne demande pas d'honoraires je comprendrais que cela soit sincert, mais du moment que je sais que psycologue est un métier je ne sais pas je doute un peu, j'ai des amies qui ont du consulter plusieurs terapeutes avant de trouver le bon.

j'ai une question pour vous, comment peut-on se reconstruire a partir de rien, avec seulement quelques fragment d'identité ?? j'ai l'impression que c'est infaisable :(




 bougainvilliee a écrit [05/03/2011 - 03h21] 
bougainvilliee

Bonjour,
D'abord, on peut se reconstruire et avoir confiance en soi et en la vie.

Cela dépend de la personnalité et la votre semble s'y prêter.

En ce qui concerne le Psy... je parlais davantage du Psychanalyste que du Psychothérapeute.
Bien entendu c'est une question de confiance... Mais je pense que lorsque cous aurez confiance un grand pas sera fait.

Bien sûr il faut choisir son psychanalyste, comme en toute chose. Cela prend parfois du temps, mais cela en vaut la peine.
Peut-être êtes-vous méfiant, et je le comprend, peut-être avez-vous des idées personnelles sur leur rôle (qui n'est pas un rôle, mais un état).
Un psychanalyste, ne vous dit pas ce que vous voulez entendre, ni ne vous conseilles, car il est une oreille, une écoute, une écoute de votre inconscient et de la façon dont il est et s'est structuré, comment il fonctionne, comment il s'exprime, qu'elles sont ses douleurs, ses déviations, et comment il évolue.
Il parle peu pour vous suivre dans ce que vous êtes, il vous guide, éventuellement et rarement, dans les méandres de votre souffrance, s'interroge sur le pourquoi de vos bifurcations, de vos échappatoires, de vos masques...
C'est vous qui êtes le sujet et qui lui apportez la matière de vos douleurs, il vous apprend, sans rien dire, par "empathie", à vous réparer.
C'est généralement long parce que lorsqu'un arbre est tordu, il faut du temps et de nombreuses attelles pour le redresser. Si on le redresse trop vite, il casse.

Pourtant pour avoir confiance en vous et en la vie, en votre devenir, il faut se colleter avec un psychanalyste... votre psychanalyste.
Ce peut être cher (mais au final on n'y pense plus), il peut être éloigné de vos lieux de vie habituels...

Bon courage... en venant sur ce site vous faites vos premiers pas vers une libération plus large, plus pleine, plus assurée.




Le doute est ma seule certitude


 Doune a écrit [05/03/2011 - 13h56] 
Doune

Bonjour à tous, anciens et nouveau,
j'ai lu avec attention les propos de Gemini
Je conseille également la psychothérapie comme élément indispensable à la construction d'un avenir meilleur.
Je suis passée par là et suis convaincue que la renaissance ne peut passer que par la libération de la parole.
Les lectures sont aussi un point d'ancrage important, permettant le recul et théorisant de manière claire ce par quoi nous sommes passés. Ainsi, le fameux et incontournable" parents toxiques", mais aussi, G. Corneau " victime des autres , bourreau de soi-même" (merci Lanatop ! ), puis Neuburger "Les familles qui ont la tête à l'envers", G. Poussin" Il n'est jamais trop tard pour rompre ces liens qui nous étouffent"....




 Doune a écrit [05/03/2011 - 14h01] 
Doune

Le suicide, auquel nous avons tous pensé demeure, il me semble, un moyen de fuite qui ne pourra résoudre les problèmes et qui aurait l'inconvénient majeur de donner raison à nos géniteurs: ainsi, la faiblesse dont ils nous tarent depuis si longtemps deviendrait un acte réel et ils pourraient croire qu'ils ont réussi. Cela ne les ferait pas pour autant réagir dans leur mode de fonctionnement, ce ne serait pas une remise en question de leurs erreurs, et nous, nous y aurions laissé, non seulement notre âme, mais aussi notre corps...




 Doune a écrit [05/03/2011 - 14h11] 
Doune

ALORS? QUE FAIRE ?
Arrêter de subir leurs assauts permanents, trouver au plus profond de nous la petite flamme qui n'a jamais disparu, la lueur vive qu'ils n'ont jamais pu éteindre, afin de la raviver et de la faire grandir. Ce que Corneau nomme l'individualité doit désormais prendre la place de la personnalité, entité vacillante qui est construite à partir des pulsions inconscientes. Faisons fuir ce "personnage" qui a pris notre place dans le seul but de nous protéger des coups de nos parents! Il est temps de quitter le petit enfant qui a encore l'espoir fragile, mais vivace, de sauver et récupérer ses "vrais" parents ! Il est l'heure de devenir lucide , adulte, et de lâcher leur main ! Certes, ce qui nous attend est un vide sidéral sur lequel nous devrons reconstruire des bases solides, masi si nous tenons encore leurs mins, nous ne saurons jamais ce qu'il y a au plus profond de nous et nous ne connaîtrons jamais le bonheur d'êtrelibres et ENFIN, heureux.




 Doune a écrit [05/03/2011 - 14h21] 
Doune

Cela, pour autant, ne peut passer que par la souffrance, le deuil de perdre ce qui nous permettait de rester vivant jusqu'à présent; mais si on y réfléchit bien: n'était-ce pas plutôt de la survie ? Y a-t-il beaucoup de moments où vous êtes en accord avec vous-mêmes ? D'ailleurs, n'avons-nous pas tous à peu de choses près perdu notre identité propre, celle-ci ayant toujours été mise à mal et piétinée ?
Alors, je pense qu'il faut faire le grand saut dans le vide ! pas celui qui nous conduirait à disparaître définitivement, mais celui qui nous amènerait à tuer cette part de nous-même qui nous garde dans l'enfance, la douleur et dans la soumission. Nous connaissons si bien ce schéma destructeur, pourquoi le quitter au bénéfice de l'inconnu et du vide? Ne vaut-il pas mieux souffrir dans le connu que de plonger dans le vide ?
Eh bien non, non et non !
Nous avons aussi droit au bonheur, nos parents ont fait leurs choix, dont nous ne sommes pas responsables et encore moins dépendants.
Les aider ne sert à rien, objectivement, et mourir avec eux ne conduirait qu'à une mort supplémentaire.




 framboise72 a écrit [05/03/2011 - 14h41] 
framboise72

Lanatop,43 ans c'est pas un grand âge!J'ai 39 ans et me considère pas vieille,loin de là,même si je suis plus une gaminette.Vous avez quelqu'un pour vous aider à prendre confiance!Il était temps mais il est jamais trop tard pour cela.Vous avez 43 ans et alors?Moi j'ai attendu l'âge de 36 ans et demie pour commencer à m'affirmer et m'imposer,et dire ce que j'avais sur le coeur,tout dire.Ben oui!J'ai fait une adolescence à la trentaine,et pas à quatorze ans comme la plupart des filles.Mais bon tant pis!J'ai pas pu faire d'adolescence à l'âge ou j'aurai du la faire.Je souffrais trop.Je me sentais trop négligée par mon père notamment et j'avais pas bien de copines.C'est comme ça!Alors j'ai fait ma crise d'ado bien plus tard.L'important est de s'émanciper tôt ou tard,et il n'y a pas d'âge.Il y a des femmes qui s'émancipent à cinquante ans même!Moi je suis pas tout à fait émancipée non plus ni sûre de moi,mais j'y arriverais.Il m'a fallu deux hospitalisations quand même mais bon,elles m'ont apporté du bon.Pas que du mauvais.Plus de bon que de mauvais en réalité,et du temps pour penser à moi,être seule avec moi,et penser à des projets,envies...Bon courage.Ne donnez pas raison à vos parents.Vous n'êtes pas tarée.Vos parents le sont.Moi j'ai cru des années que j'étais tarée,que si mon père m'avait laissée,c'était ma faute.Or j'ai découvert à trente et un ans,que la tare c'est lui qui l'avait,l'alcool l'avait rendu taré,plus ou moins.Abruti du cerveau du moins.Mais le mien de cerveau ne l'est pas.




 Doune a écrit [05/03/2011 - 14h48] 
Doune

J'essaie ici de partager avec vous le long cheminement qui m' a conduite à tenir ces propos et de vous convaincre vous autant que moi.
Ces pensées conduisent à ce raisonnement dont la principale difficulté est d'être tenu à l'écart de l'affectif. Car c'est bien là que le bât blesse: le raisonnement tenu est cohérent, logique si on le tient sans prendre en compte la souffrance, la culpabilité.
Mais je pense que pour s'en sortir, il faut garder la tête froide , mettre de côté les sentiments ( facile à dire, mais... ) et voir nos parents comme ceux qu'ils sont actuellemnt et pas comme ceux de nos rêves.
Une anecdote pour étayer mon propos:
Mes filles souhaitait revoir ma mère , que je ne fréquente plus depuis deux mois. Je décide hier de satisfaire leur souhait et permet à celle-ci de les emmener au cinéma. Résultat: ma fille aînée de8 ans me confie hier soir que sa mamie lui a montré une lettre écrite parune autre petite fille de sa connaissance, laquelle lui écrivait qu'elle n'avait plus de mamie et voulait bien prendre ma mère à la place. Ma fille a très bien compris la manipulation et les mots qui l'accompagnaient: "tu vois, comme je ne vous vois plus, je vais vous remplacer", ou quelque chose de cet ordre-là. La preuve était faite: comme elle ne peut plus m'attaquer, elle le fera avec mes filles ! En aucun cas, elle ne souhaitait par amour voir ses petites-filles, mais cherchait un moyen , encore présent, de faire mal et de reprendre le pouvoir.
Même si je me doutais de l'issue de cette rencontre, elle m'a permis de voir que cela ne pouvait pas en être autrement et que je devais protéger mes enfants coûte que coûte.
J'apprends au fur et à mesure, j'avance et chaque pas franchi est un élément de moins en leur possession.
Aujourd'hui, je regarde avec plus de lucidité les actes commis, et je peux VOIR, leurs conséquences.
Jamais plus, je l'espère, je ne les laisserai faire du mal à mes enfants, et, s'ils ne peuvent pas procéder autrement, nous ne les verrons plus.
Voilà quelques éléments de ma courte expérience, qui, je l'espère, vous permettront à vous aussi d'avancer.
Vos commentaires ou suggestions seront évidemment les bienvenus.
Courage !




 Doune a écrit [05/03/2011 - 20h09] 
Doune

Mon père va mal, ma mère va mal, mon frère va mal...
Et moi, qui se demande si je vais bien ?????!!!!!!!




 Gemini a écrit [05/03/2011 - 22h17] 
Gemini

Bonsoir, ne craignez-vous pas que l'on puisse se servir contre vous le fait que vous consultiez un psy ?? si je vais consulter, mes parents s'en serviron a coup sur pour perpetuer leurs mal. Je remarque que vous tous sur ce topic avez des enfans, je présume que comme la mére de Doune vos parents ont surement tanter de vous atteindre par leurs intermédiaire, je trouve ça lache et pitoyable de leurs part. cela ne donne même pas envi de fonder quoique se soit, le fait de savoir que je pourrais avoir des gosses qui me serait enlever par ces bourreaux me rend malade. je voudrais savoir un truc, pourquoi avez vous attendu aussi longtemps pour envisager de couper les ponts avec vos parents ?? avez-ils un moyen de pression ou une sorte de chantage finnancier comme pour moi ??




 lanatop a écrit [06/03/2011 - 10h18] 
lanatop

Désolée, l'allusion à mon "grand âge" n'était qu'une boutade..hormis que oui, c'est tard pour prendre conscience que je dois me "construire" car jusque la j'ai été conditionnée, imprégnée par mes géniteurs, et bien que j'ai toujours fait mes propres choix de vie, toujours avec la critique harcelante de ma mère principalement, j'ai maintenu le cap et fait à mon idée, pour information, même le fait de changer de voiture a toujours mis ma mère dans des états d'hystérie, simplement pour elle je voulais faire la fière..et vivre dans le luxe, d'ailleurs ma dernière voiture est une renault très courante, mais on a dit aux enfants que je roulais en "carrosse"....Non pour moi, la pression financière ne m'a jamais retenue, car je n'ai jamais rien demandé et si mes parents m'ont aidé à un moment donné c'était (avec le recul) pour me garder près d'eux ,enfin surtout mes enfants...Simplement, pour ma part, je ne voulais pas admettre que ma mère était toxique, d'ailleurs je ne connais cet état que depuis 2 ans, j'ai joué à l'autruche, ne voulant pas admettre ou voir les problèmes, et surtout surtout, j'attendais le jour où mes parents seraient fiers de moi et m'aimeraient comme ils aiment mon frère, verraient mes qualités, même en connaissant mes défauts, mais voila ce jour n'est jamais arrivé, et n'arrivera jamais, et dur le constat de voir que c'est illusoire..De plus avec leurs tractations actuelles pour me déshériter et mettre tout au nom de mon frère, juste pour ne pas avoir obéit et agit avec leurs avals en toute circonstance, j'avoue que je suis en colère...car pour moi, et je me répète, ils m'enlèvent mon identité, les souvenirs de mes aïeux, et lèsent mes enfants également et la c'est dur, très dur!

Bon courage à tous!




 bougainvilliee a écrit [06/03/2011 - 16h11] 
bougainvilliee

Bonsoir,

Certes tu as quelque part raison Gemini, mais n'est-ce pas le but de ces parents de vous paralyser, au point d'être incapable de trouver vos solutions, et être ainsi une proie plus facile.

D'ailleurs vous n'avez pas à en faire publicité et le garder pour vous (ce sera votre jardin secret) et attention un secret divulgué, à qui que ce soit, même votre compagne ou compagnon, n'est plus un secret. Une fois dit, il ne vous appartient plus et vous ne le contrôlez plus.
Un secret ne se partage pas, à moins de perdre son état de secret.

Quand à lanatrop, le fait de se sentir blessé par les décisions de ses parents, c'est laisser entendre que ces décisions ont encore une impact sur nous et que nous dépendons encore d'eux, que l'on est encore engluée dans leur toile d'araignées.




Le doute est ma seule certitude


 lanatop a écrit [06/03/2011 - 20h13] 
lanatop

Je suis lucide sur le fait d'être tjs engluée dans cette situation, mais tant que je ne pourrais pas m'exiler avec mes enfants, je ne vois pas d'issue...Oui, je suis blessée car favoriser leur fils me raye de la carte et c'est comme si je n'avais jamais existé, alors forcement c'est dur! Je l'ai déjà écrit, c'est comme si je n'avais plus d'identité, comme si je n'étais jamais née...En plus voir mon frère s'enrichir peu à peu car mes parents vendent des biens et lui paient des factures, des travaux chez lui, alors qu'il n'est pas nécessiteux, ça me met la pression, il profite tout à fait de la situation et ne ressent aucun scrupules...pour moi le mot "frère" n'a aucun sens à vrai dire!




 liloupilou a écrit [06/03/2011 - 20h45] 
liloupilou

qui parmi nous ne se sent pas englué ? surtout des jours comme aujourd'hui "fête des grands mères"...... j'en suis à appréhender toutes les fêtes et tous les anniversaires......je me sens mieux de septembre à novembre, car il n'y a alors aucune date critique........
je dois aller mieux parce que je ne raconte même plus ce que je vis, je dois aller mieux, non ?




 bougainvilliee a écrit [07/03/2011 - 09h20] 
bougainvilliee

Bonjour,

Oui, liloupilou, ne pas trouver nécessaire de parler de ce que tu vi, c'est ne pas y accorder d'importance.

Lorsque tu n'attendras (si ce n'est déjà fait) plus rien (plus rien de bon) de tes géniteurs, tu te sera libérée d'eux. Ne les trouvant pas indispensables et même gênants (engluants, contre-productifs) et donc être une entrave à ton épanouissement, tu prendras le dessus sur eux.

Faire que ce ne soit plus eux qui mènent le jeu, mais toi.

Les rendre dépendants de ton affection, que tu donnes ou retires.
Les regarder non comme des êtres tout puissants, mais des êtres sans intérêts, faibles, englués dans leurs méchanceté et leurs contradiction, de pauvres êtres qui ne savent et ne comprennent même pas ce qu'ils font.

Faire que cela soit eux qui aient besoin de vous et non l'inverse.
Vous êtes adultes, aujourd'hui, vous allez votre pleinitude, alors qu'eux vont vers leur déclin.




Le doute est ma seule certitude


 intruder01 a écrit [15/03/2011 - 06h37] 
intruder01

Bonsoir a tous. J'ai 25 ans, Je suis un homme. Je me reconnais dans vos témoignages.
Je vais simplifier au maximum : je suis l'ainé d'une famille de 4 personnes avec ma sœur qui a toujours été supporté par mon père, toujours dans le jeu ensemble, toujours souriants et amusés. Et moi sous la coupe de la mère dépendante affective a tendance anxieuse, la soi disant femme parfaite. Mon père ne m'a rien appris, aucune valeur aucun principe, rien. Il a toujours été sérieux avec moi il ne rigolait jamais, comme pour garder son rôle de père castrateur qui intimide. Il a réussit. Ma mère ? Toujours mielleuse envers moi. Quand elle s'engueule ace mon père elle vient me proposer des trucs a manger ou autre et si j'ai le malheur de m'énerver parce que je lui repete sans cesse que si je veux un truc je le prends. Elle se réconforte, mon père m'entends gueuler et elle retourne voir mon père et tout va mieux. Vous réalisez le cercle vicieux ? Je suis utilisé.
Comment l'ai je remarqué ?
Revenons en arrière. Il y a 3 ans mon père m'a menacé avec une arme blanche alors que j'étais sans défense juste parce que je ne voulais pas sortir de la maison parce que je l'insupportais.
Idéalisant mon père je me suis dis que quelque chose n'allait pas chez moi, j'ai fait une grosse dépression et je suis allè a un hp 2 semaines pour m'éloigner de chez eux. N'ayant personne a qui et comment parler de ça, c'était la seule option. Erreur, ils l'ont mis sous traitements lourds et je me renfermais encore plus.
(parenthèse : depuis mon adolescence quand je fais irruption dans le salon ou toute la famille est la, ma mère est toujours la première a m'adresser la parole très vote et très enjouée, et je me souviens très bien que je parlais a voix plus haute que les autres qui riaient tout bas et sarcastique (je m'en suis rendu compte tard).
Conséquence : a chaque fois que ma mère me parle on dirait une actrice qui surjoue, et qui me demande toujours des choses, et du je ne réponds pas je reçois les regards hostiles des autres membres qui veulent dire ' t es pas normal tu peux repondre' conséquence 2 : une forte anxiété chez moi, une peur du silence, parce qu'a tout moment la mère va poser une question et je dois être préparé.. Conséquence 3 : la sérénité n'existe plus, et les autres membre de la famille qui voient et entendent mes échanges avec ma mère les gardent en mémoire.
Les ' si tu répond pas t es pas normal ' .
A 19 ans je rencontre et emménage avec une femme, la mère pleure pour m'avoir quelques jours chez elle et mon père s'en fout est content que je me tire. Je romps 2 ans apres et je reviens du Vietnam. De retour chez mes parents on sent une bonne humeur une légèreté, je capte les mauvais réflexes de la mère, des autres envers moi, ils sont plus tendres, j'ai muri et je me dis ' je vais les aider pendant que je trouve un endroit ou vivre '
Le temps passe et je ne trouve pas le courage d'aller bosser et trouver un appart, les critiques reiennent peu a peu...
Je sens que j'ai muri mais quelque chose ne vas pas. C'est une impression que je traine avec moi :
Je penses que j'ai raté des histoires, que j'ai un train de retard sur ce qui est raconté dans la famille,
Vous savez quand je mentionnais plus haut, lorsque je rentre dans le salon on change de sujet, on parle de moi etc... C'est resté d'ici.
Conséquence ? Quand je vais quelque part et que je suis en retard, j'ai un air décalé parce que je vois tout le monde qui a sympathisé, et je me sens extérieur comme si je devais faire le triple d'effort pour avoir la meme 'intimité'.
En écrivant ici, je réalise certaines choses...la maintenant.
Il a un an maintenant, apres m'être isolé Dan ma chambre parce que je ne savais pas communiquer 'dixit mon pere' et que comme je m'énervais ou ne répondais pas aux questions de la mère, j'étais out. J'ai la sœur avec qui je parlais un peu mais me faisait sentir que ne voulait pas parler. Il n'y avait pas de dialogue, pas d'échange.
Donc il y a un an... Je décide de faire un autre truc, j'ai pensé que j'avais jamais fais des rencontres en abordant un ou une inconnue moi meme. Alors je décide de le faire de mon cote, je m'exerce.
Au fur et a mesure, j'ai un jour rejoint un groupe de 5 personnes qui ne se sont jamais rencontré, dans le but simple de s'amuser.
Je suis arrivé au rdv en premier avec l'un d'eux, et les 4 autres... J'assistais pour la première fois de MA vie, a un petit regroupement d'inconnus qui vont faire connaissance et socialiser. Et j'etais le premier arrivé !
On a passé un weekend ensemble, j'ai peu parlé parce que je n'avais pas grand chose a dire mais une chose était certaine : personne ne de jugeait, tout le monde s'amusait.
Quand je suis revenu chez mes parents ensuite, je leur ai dis que j'avais rencontré des personnes sympas, et ils me questionnaient (ma mère et ces questions ethniques...) . Bref sans trop m'etaler,ils sentaient une différence chez moi. Je me sentais quelque part accepté et aimé ou non, j'étais a l'aise avec ce groupe.
Alors j'ai gardé cette aisance comme référence, et je l'ai appliqué a la vie de tous les jours.
Résultat : je commençais a VIVRE. je ne m'occupais que de moi, en respectant les autres, sans jamais les déranger.
Ça a commencé avec la famille.
Je n'avai plus cette 'panique' de ne pas savoir quoi dire a mon père, et au contraire, je repondai a toutes les questions de la mère, en fait c'est la manière d être qui a changé, j'étais calme et je me disais que chacune de ces questions a son importance e j'y répondrais, on a le temps...
Alors tout a changé, ma mère ne se répétait plus, moins en tout cas, elle n'avait plus d'emprise sur moi parce que j'étais tellement de bonne humeur permanente dans la normalité que ses questions dvenaient inappropriées, et cette fois c'est la sœur qui corrigeait la mère pour lui dire que ça ne la regardait pas ou ' qu'est ce que cette question ? '.
Autre chose marquante, mon père me vouant serein et faisant mon chemin, vouant qu'il n'y avait aucune dispute que tout était positif... Il se taisait encore plus,
Il était très observateur avec un regard confus, comme s'il cherchait un truc qui n'allait pas, je le vouais mais je ne disais rien, je gardais la bonne humeur et j'ai appris un truc aussi avec le groupe.
Quand on es Dans la meme pièce, tout le monde participe, du quelque chose de dit, personne ne doit faire semblant de ne pas entendre.
Et c'est un truc que j'avais développé, et que mon père a enclenchè quand il parlait tout bas quand je rentrais dans le salon tout jeune.
Exemple typique : ils parlent d'un sujet ensemble et rigolent entre eux, en parlant suffisamment fort et moi je faisais mon truc ou juste écoutais.
J'avais changé ça : des que n'entre dans la pièce , j'écoute, je demande de quoi on parle et je participe.
Donc j'avais changé un truc énorme !
Tout le monde participais, c'était une conversation d'adulte ou chacun participe, en toute légèreté.
Quand la sœur parlait au téléphone et que je suis dans la chambre et qu'elle de laisse aller, e le lui fait remarquer de manière amusée . Pour dire ' hey, je suis la! '
J'ai donc recontré un autre femme, qui elle est autonome bosseuse, aimante, enjouée, sincère, spontanée, et terre a terre. Rien voir avec aucune des femmes se j'ai connues jusqu ici. Une femme de qui j'ai appris beaucoup de choses et déconnecté a les émotions.
Elle a vu en moi selon ses dires quelqu un avec une belle âme, sincère, gntleman, respectueux.
Elle avait une confiance aveugle en moi. Et moi aussi, mais j'ai fait une erreur qui a tout fait basculer. Et elle a déduit que j'avais en fait AUCUNE confiance en moi.
Donc je ne suis plus avec elle et je suis retourné de nouveau chez mes parents.
je me suis isolé 5 jours, personne a qui parler, mes parents m'ont juste dis 'ah' quand j'ai annoncé la séparation,
Je suis de retour dans mon lit. Et je me lève a 18h !
Je revois la famille qui discutent entre eux et je réalise qu'ils sont en fait très pessimiste et ne rigolent jamais entre eux... Ils restent dans un ton de voix grave et sérieux... Jamais un rire amusé. Généralement sarcastique.
Petit détail de fin : ma mère est souvent moquée gentiment de la famille parce QU elle fait EXPRÈS de mal prononcer des mots en français, et elle prend plaisir a se faire corriger.
Quand j'entends et vois ça, je ne le supporte pas, car je ne me vois pas me moquer de la mère, meme en rigolant.
Ce qui fait qu'il me manque un truc.
Exemple : ma mère prononce mal un mot en français > mon père le corrige en rigolant (moi je regarde la scène) puis il me regarde en rigolant et la je rigole, et la mère me regarde et me dit : tu te moques de moi ?
Pervers, non ?
J'avais appris bon nombre d'e trucs pour avoir une vie harmonieuse et je me bats.. Plus maintenant.
J'avais supprimé modifié pleins de trucs : ne plus interpréter ou demander immédiatement quand quelqu un faisait un 'regard qui en dit long ' , demander tout de suite a quelqu un qui finissait sa phrase par un ' ok d'accord avec les mimiques qui en disent longs' , supprimé le dialogue intérieur, ne PLUS juger, parler de ce que je fais de sorte a ne pas recevoir de critiques : c'est le plus dur.
Parce que, quand tu changes pour ton bien dans une famille toxique, adopter de nouvelles attitudes, tu es OBLIGé d'être en contrôle de ce que tu fais. Si tu montre une faille, c'est de nouveau la descente aux enfers...






 Doune a écrit [17/03/2011 - 17h59] 
Doune

Bonjour à tous,
sans liens directs avec mes parents depuis plus de 2 mois...
C'est très dur, notamment quand ils cherchent à reprendre contact:
Ex: ce dimanche, ma mère m'a laissé un message "poignant", me demandant de la revoir, pour lui parler, me disant que je lui manquais, etc...
Puis, le lundi, c'est mon père qui me laisse une lettre, dont voici quelques extraits:
"Vous me manquez beaucoup, et peut-être que je suis responsable de ce qui arrive. Nous avons bcop de difficultés à ns comprendre, sans doute parce que notre façon de voir la vie est assez éloignée." ( C'est le moins que l'on puisse dire, mais on y croirait presque, non ? )
Puis: " Je suis prêt à faire des efforts pour parler. Je me reconnais coupable de n'avoir pas su vous apporter à toi et à ton frère ce que vous étiez en droit d'attendre quand vous étiez plus jeunes et je vous en demande pardon " . Attitude surprenante: est-il sincère ou me manipule-t-il ?
Sur le coup, je vous avoue que j'ai envie d'y croire, résultat: je suis destabilisée, paniquée et je culmpabilise de nouveau...




 Doune a écrit [17/03/2011 - 18h07] 
Doune

Puis la suite de la lettre, que je perçois différente, du moins en ce qui concerne le ton employé:
" Vous tenez mes petites-filles éloignées de moi, ce qui devient parfaitement insupportable !" ( ce qui est faux, puisqu'elles voient leur grand-mère quand elles le souhaitent et que mon père n'a jamais demandé à les voir... ). Puis : " Ta mère me fait continuellement des reproches et je ne sais plus quoi penser de tout ça sinon que tout doit s'arrêter au plus vite. Merci de nous faire un signe rapidement."
Et il signe de son prénom, ce qui me semble très impersonnel, non ?
Qu'en pensez-vous ? J'ai vraiment besoin de votre aide, de vos conseils, je ne sais plus s'il faut que je m'explique avec eux ou si je dois maintenir mon éloignement .
Mon mari, qui a eu ma mère 45 minutes au téléphone hier ( appel désespéré de ma mère ) , me dit qu'il faut tenir bon, qu'ils n'ont pas changé ...
Et vous, que pensez-vous detout ça ?




 bougainvilliee a écrit [18/03/2011 - 12h13] 
bougainvilliee

Bonjour Doune,
Les conseils de ton mari sont sans doute bons...

C'est dur... c'est pour cela que l'on attachait les marins aux mâts des bâteaux lorsque les sirènes chantaient.

Un autre attitude vous ferait retomber et vous relever avec plus de souffrances.
ll n'y a rien de pire qu'un échec, une déception ou un regret.

Une naissance est toujours douloureuse, pour renaître c'est la même chose.

Se mettre, téléphoniquement, sur liste rouge ou changer de numéro de téléphone.
Lire une lettre, c'est laisser à l'autre le moyen d'agir sur vous.
Lorsqu'on est capable de les renvoyer au destinataire, l'on a fait un grand pas.

Bon courage, et sachez que votre compagnon est le seul auprès de vous, qui vous aime vraiment et tient à vous... c'est lui, et lui seul, qui vous accompagnera durant toute votre vie.




Le doute est ma seule certitude


 lanatop a écrit [18/03/2011 - 13h33] 
lanatop

Bonjour Doune, Je comprends votre mal être, vos parents cherchent sans doute à vous culpabiliser, à vous affaiblir en s'apitoyant...Je pense que vous devez écouter votre mari également.. Pour ma part, je me demande parfois si mes parents sont bien des "toxiques" ou bien si simplement ils me détestent, car les miens ne se remettent jamais en question, c'est moi la mauvaise, la méchante, celle qui a toujours posé des soucis, alors que eux sont de bons parents..C'est moi qui ait toujours fait mal, qui ne les a pas écouté...Du coup, face à votre témoignage, je m'interroge! bon courage! Lanatop




 Doune a écrit [18/03/2011 - 17h49] 
Doune

Merci à vous pour votre soutien,
Effectivement, Bougainvillié, je parlais il y a peu avec une amie fidèle du chant des sirènes, le comparant à l'appel incessant de mes parents...
C'est comme une voix à laquelle il est difficile de résister, comme un appel envoûtant. Peut-être en effet que comme Ulysse, il est nécessaire de se boucher les oreilles pour y résister, tout calfeutrer, ne rien ouvrir... Je vais essayer car je me suis rendu compte que c'était leurs messages qui me déstabilisaient et me faisaient douter.
iANATOP? JE PENSE QUE LA TOXICITE PEUT REVËTIR DIFFERENTES FORMES; mES PARENTS UTILISENT PARFOIS DES INSULTES ,MON PERE EN TOUT CAS, ET DES REPROCHES; mAIS IL EST SÜR QUE LEUR HABILITE EST INCROYABLE CAR ILS mélangent sans cesse le chaud et le froid. Ainsi, en ce moment, comme je leur échappe, ils ont l'intelligence de faire appel à ma pitié, tout en glissant implicitement qu'ils n'ont rien fait et que je suis seule responsable. Mais c'est là que la perversité est terrible: s'ils m'attaquaient directement, je verrais clair dans leur jeu, donc ils jouent sur mes sentiments pour me détourner de mon but et me ramener vers eux.
J'ai alors bcp plus de mal à savoir si c'est moi qui fais fausse route ou si j'ai raison, et c'est bien là la difficulté. D'où mon besoin d'avoir en face des personnes plus objectives pour me montrer leur "jeu" !
Quant à vos parents, peut-être sont-ils moins habiles, ou peut-être que le temps de séparation est plus important et qu'ils sont suffisamment énervés pour vous montrer leur vrai visage! Mais d'une manière ou d'une autre, si vous sentez qu'ils ne vous reconnaissent pas en tant que tel, c'est qu'ils sont toxiques, je pense...
Courage...




 liloupilou a écrit [25/03/2011 - 15h50] 
liloupilou

bonsoir.... fais tu fausse route Doune, c'est une question que je me pose tous les jours
j'ai eu mon père au téléphone il y a qques heures et je bascule à nouveau ..... ils sont méchants !
ma vie est terriblement vide et aujourd'hui c'est l'envie d'en finir qui domine pour ne plus souffrir, pour ne plus me sentir coupable, pour ne plus penser.....
je suis complètement détruite..... et c'est vrai que je me sens mieux quand je n'ai pas de contacts avec eux mais que ces contacts me manquent et leur absence m'est finalement insuportable...... il n'y a pas d'issue....




 bougainvilliee a écrit [25/03/2011 - 19h24] 
bougainvilliee

Bonjour, toutes,

Votre souffrance vous l'avez reconnue, vous en connaissez la source.
Je comprends votre lutte, votre combat.
Pensez à ceux et à celles qui subissent, sans rien comprendre de ce qui leut arrive, et qui subissent en pensant que les choses sont ainsi faites...

Sur ce site de "Web-libre", il y a une question qui complète celle-ci, C'est :
"Quel est, selon vous, le portrait d'une mère abusive ?"
Cette question a été posée le 24/03/2011.




Le doute est ma seule certitude


 intruder01 a écrit [26/03/2011 - 06h18] 
intruder01

bonsoir, si vous avez des reactions par rapport a mon temoignage, je suis preneur. bonne journée :-)




 liloupilou a écrit [01/04/2011 - 14h20] 
liloupilou

bonsoir
aidez moi svp
je viens de recevoir une lettre de mon père à destination de mon mari que j'ai ouverte
Reproches en tout genre et pour finir l'ultimatum, "ou tu t'expliques sous 15 jours, ou on vient chercher l'explication chez toi, ou tu débarrasses le plancher"
Je pense que la réaction de mon mari va être de choisir la troisième solution si je lui montre cette lettre, car il en a marre de cette situation et nos réactions ne sont pas au miens en ce moment
svp aidez moi




 Doune a écrit [01/04/2011 - 19h39] 
Doune

bonsoir, Liloupilou,
Sur quoi fonde-t-il cet ultimatum, si ce n'est pas trop indiscret ?
Et en quoi es-tu obligée de montrer la lettre à ton mari, si tu es persuadée que cela ne va pas arranger votre relation ?




 liloupilou a écrit [02/04/2011 - 09h11] 
liloupilou

sur rien Doune.... ils veulent savoir pourquoi mon mari a coupé les ponts avec eux et ne souhaite plus les voir
mon mari s'est déjà expliqué là dessus mais ils ne veulent pas "entendre" ses explications
ils veulent en fait qu'on se sépare pensant qu'alors je deviendrai à nouveau la petite fille sage et obéissante qu'ils ont connus, qu'ils reprendront de l'ascendant sur moi......
s'ils viennent à la maison cela se passera forcément mal......mon père et mon mari peuvent en venir au main, je crois.....
Je pense qu'il me faudra appeler la police car ils sont capables de "camper" devant chez moi jusqu'à ce que qqun en sorte......
je suis complètement cassée et je me dis que si je disparais maintenant je ne serai plus un enjeu .....
aidez moi svp, puis je porter plainte .....




 bougainvilliee a écrit [02/04/2011 - 18h20] 
bougainvilliee

Bonjour,
La lettre appartient à ton mari , puisqu'elle lui était destinée.
Elle n'aurait pas due être ouverte par toi, mais parlui seul. Et c'est à lui de prendre ses responsabilités.
C'est avec ton mari qu'est ta vie actuellement. Tes parents, tu les as quittés pour lui.
Il n'y a pas lieu de de faire entre ton mari et toi, une césure.




Le doute est ma seule certitude


 liloupilou a écrit [02/04/2011 - 18h49] 
liloupilou

en même temps mon mari ne souhaite plus de relations avec eux, il est fatigué, fragile, et la lettre est blessante......je pensais répondre parce que mes parents c'est mon probleme et lui montrer la lettre et la réponse.....




 bougainvilliee a écrit [03/04/2011 - 08h06] 
bougainvilliee

Bonjour,
Il ne faut pas en faire ton problème. tu es censée ne pas avoir connaissance de cette lettre.
Il ne me semble pas qu'il y ait lieu d'y répondre. Et surtout pas toi, à qui la lettre n'était pas destinée.
Faire comme si elle n'existait pas ou n'avais pas existé. La détruire, sans doute.

Y répondre c'est montrer que l'on la lue, que l'on y a attaché de l'importance, c'est maintenir un lien.




Le doute est ma seule certitude


 bougainvilliee a écrit [03/04/2011 - 08h07] 
bougainvilliee

Maintenir un lien avec ses bourreaux, c'est de la dépendance, du masochisme.




Le doute est ma seule certitude


 liloupilou a écrit [03/04/2011 - 08h18] 
liloupilou

.... et s'ils viennent à la maison réclamer leurs explications, c'est pire, et devant les enfants, mon mari risque d'être violent...... et là ce n'est tjrs pas mon problème ?




 Doune a écrit [04/04/2011 - 08h57] 
Doune

Sens-tu ton mari suffisamment fort pour les accueillir ? Dans ce cas, c'est à lui de prendre le relai et à lui seul car il ne sera pas brouillé par les liens affectifs, contrairement à toi. En même temps, même si je sais que c'est la seule solution, je sais et comprends à quel point elle est dure à appliquer...
Quant à en finir de la manière dont tu le penses, c'est une solution à laquelle j'ai moi-même pensé ! On se dit: voilà, si je ne suis plus là, ma famille sera libérée de cette emprise... Mais si on réfléchit plus en avant, ce n'est pas une solution car ta famille ne mérite pas de te perdre, n'est-ce pas ? En même temps, je sais , parce que je la vis en ce moment et je sens combien elle m'épuise,que cette lutte est odieuse.
Courage, et quitte ces pensées suicidaires !




 Doune a écrit [04/04/2011 - 08h58] 
Doune

Et, finalement, si ton mari est violent, c'est peut-être ce qu'ils auront cherché et mérité. Tu n'y peux rien...




 bougainvilliee a écrit [04/04/2011 - 10h10] 
bougainvilliee

Bonjour,
La position de Doune est appréciable.

Mais mettre fin à ses jours, n'est pas un bonne solution, car ce serait encore fuir devant vos bourreaux, qui vous déclareraient peu équilibrée : la preuve. Et ils auraient tôt fait d'expliquer à partir de là le pourquoi de votre rejet.
De plus cela risque de retomber sur le dos de votre compagnon (ce serait nécessairement lui qui vous aurait amené là, s'empresseraient-ils de dire autour d'eux).

Dans le même esprit que celui de cette question, j'aimerais avoir votre sentiment (au travers de votre vécu), sur le témoignage développé dans la question :
"Quel est selon vous, le portrait dc'une mère abusive ?

Merci.




Le doute est ma seule certitude


 lanatop a écrit [04/04/2011 - 12h39] 
lanatop

bonjour j'ai connu moi aussi ce genre d'ultimatum...rompre avec mon petit ami notamment..entendre des insultes sur mon mari plus tard, histoire de bien casser son image à mes yeux etc..j'ai souffert de tout ça, de ces violences verbales, de ces chantages pendant très longtemps 15/20 ans....alors je comprends votre douleur, mais franchement, vous êtes une adulte, vous avez un mari, alors ne laissez pas faire vos parents, ne leur laissez pas quartier libre sur votre vie, votre couple, votre maison..vos parents agissent surement de la sorte pour vous faire culpabiliser et vous faire fléchir, tenz bon!




 rosely a écrit [04/04/2011 - 17h48] 
rosely

Bonjour,
Si vous vous unissez clairement avec votre mari dans votre tête et dans votre coeur, partager cette lettre avec lui. Dites lui que pour vous votre choix est clair et que vous souhaitez absolument préserver votre vie de couple contre ces parents malsains.
A deux, vous serez plus fort pour les affronter. Prenez le temps de réfléchir avec votre époux à cette situation ou vos parents se pointeraient chez vous, en imaginant tous les scénarios possible pour pouvoir réagir et vous défendre du mieux possible. Car si on est pris par surprise, on peut avoir des réactions inappropriées qu'on risque de regretter. S'il faut en venir aux mains, il faut l'accepter, parfois c'est le seul moyen de faire plier certains prédateurs: leur montrer qu'on est plus fort qu'eux et qu'on a pas peur d'eux. Vous pouvez acheter une bombe lacrymogène qui vous permettra de les neutraliser facilement sans qu'il y ait des conséquences physiques.
Devant votre mari, dites clairement à vos parents que vous ne voulez plus de leur affection empoisonnée. Une fois que les parents comprennent qu'ils ne peuvent plus récupérer leur fille ou plutôt leur bien, il abandonne, c'est bien ce que j'ai vécu...
Déposer une main courante à la police, peut aussi vous rassurer et faire comprendre vos parents que vous êtes plus que déterminés.
Il faut répondre à leur lettre en affirmant votre choix: votre époux plutôt que eux, que vous n'avez pas peur d'eux, que vous ne souhaitez plus de liens malsains avec eux et que s'ils feraient intrusion dans votre vie privée, vous n'hésiterez pas à les malmener avec l'aide de votre époux et de la police.
Il est essentiel que vous leur montrez que vous n'avez plus peur d'eux, que vous n'êtes plus dépendante de leur affection et que votre choix est clair. Ils doivent accepter et respecter sincèrement votre époux ou ils doivent disparaître de votre vie.
Vous devez prendre votre liberté vis à vis de vos parents, malheureusement ce n'est pas eux qui vous la donneront, à vous de vous battre pour l'acquérir. Si vous êtes sûre de votre désir de préserver votre vie de couple, vous vaincrez.
Courage l'Amour de soi t donc de ceux qu'on aime déplace des montagnes :-)
Rosely
http://www.parentstoxiques-seliberer.fr




 Doune a écrit [04/04/2011 - 21h27] 
Doune

Rosely a parfaitement raison, à deux, on se sent plus fort. Mon mari m'épaule et me soutient beaucoup, et je me suis enfin mise à lui faire confiance. Liloupilou, il est nécessaire de déléguer à ton mari ce que tu ne te sens pas capable de faire seule.
Quant au portrait d'une mère abusive, Bougainvilliee, selon moi, évoque celui d'une mère qui ne respecterait en rien la vie de son enfant et vivrait par procuration sa propre vie à la place de celui-ci, et réciproquement.
Je suis allée sur le site où vous témoignez de ce qui est arrivé à l'une de vos proches et où vous livrez ce journal intime, portrait terrible de cette mère qui abuse en permanence de sa fille. C'est stupéfiant, terrible, incroyable et nous sommes là au paroxysme de la maltraitance: ainsi, cette mère écrit ce qu'elle fait vivre à sa fille , et ce qui est étonnant, c'est que l'écriture ne joue pas son rôle de mise à distance: la mère ne se rend pas compte du mal qu'elle peut faire, alors qu'une simple relecture de ses propos devrait la confronter à sa folie...
Cela prouverait que ces parents toxiques ne vivent effectivement pas dans la même réalité que nous et que leurs actes ont une double interprétation: celle des gens sensés qui voient en eux des personnes hautement néfastes, mais aussi leur propre lecture des événements , qui correspondrait alors au fait qu'ils sont persuadés qu'ils ont raison et que ce sont eux les persécutés !




 Doune a écrit [04/04/2011 - 22h04] 
Doune

Bougainvilliee,
Je viens de lire les dernières interventions sur le site concernant les mères toxiques. Ce qui me frappe et ressemble tant à ce que j'ai vécu, ce sont ces multiples intrusions dans la vie des enfants, mais toujours avec une apparente bienveillance, comme s'ils agissaient toujours pour notre bien.
Ou plutôt, en nous faisant insidieusement comprendre , mais toujours de manière implicite, et donc souvent indétectable, que nous ne pouvons en fait pas agir seuls, sans eux ...
Ils s'y prennent toujours de la même manière, en instituant le doute sur nos décisions; souvent, si nous résistons, en affirmant que nous nous trompons de voie, puis en amenant des arguments particulièrement bien choisis qui nous amènent à la remise en question... Mon père , en ce qui me concerne , et non ma mère, a ce talent prodigieux. Elle ,ne fait aujourd'hui que transmettre ou imiter-bien mal- ce processus !
Une autre question vient à mon esprit, Bougainvilliee, à laquelle vous n'êtes pas obligé de répondre: que sont devenus les protagonistes de cette histoire ? La fille a-t-elle réussi là où sa propre mère avait échoué face à la "mémé" ? A-t-elle dénoué ses liens toxiques contre lesquels elle semble avoir lutté ? Ou a-t-elle elle-même transmis cette toxicité à ses propres enfants ?




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