Parents toxiques, quelles conséquences ?



gaul
Cette question a été posée par Gaul, le 16/11/2009 à à 15h11.  * 
Vous trouverez peut être plus d'information dans l'annuaire de Web-Libre, dans la catégorie Parents.

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 Doune a écrit [15/01/2011 - 20h37] 
Doune

Merci, merci pour votre présence à tous,
il est vrai que si je me pose la question que vous mettez en évidence, la réponse est non, je me suis toujours attachée à ne pas traiter mes enfants ainsi.
Espérons que toutes ces questions que nous nous posons nous permettent effectivement d'avancer...
Qu'il est long et douloureux, le chemin...
Courage !




 Doune a écrit [16/01/2011 - 20h54] 
Doune

Bonsoir à vous tous,
Je me sens apaisée ce soir.
Je commence à ressentir le bénéfice de la séparation d'avec mes parents.
Que dire ? Comment décrire cette impression de soulagement, ce poids qui lentement s'estompe?
Je ne fais qu'entr' apercevoir cet espace de liberté qui se dessine autour de moi, mais je sens que la direction est bonne car ça me fait déjà du bien.
Aujourd'hui et hier, j'ai pu décider par moi-même d'aller me promener avec mes enfants et mon mari, sans rendre de compte à personne, sans m'inquiéter de qui que ce soit, sans prendre des nouvelles de quiconque, simplement faire ce que j'avais décidé, au moment où je l'avais décidé.
Pas d'appels, pas de compte-rendu de ce que j'avais fait, personne au téléphone pour me dire que sa journée à elle avait été médiocre, comme d'habitude, donc pas de culpabilité pour moi...
Est-ce ça , le bonheur ? Oui, je sais que j'en approche...
Simplement la possibilité de pouvoir vivre ma vie...
Je commence à comprendre, parce qu'elle ne l'est plus en ce moment, la manière dont ma vie a été polluée, et, surtout, le bien que ça peut faire de se sentir libre de ses mouvements..
Je suis sur le bon chemin, il faut que je continue ainsi et que je me tienne loin d'eux, jusqu'à ce que je goûte, ENFIN, totalement à ma Vie, la mienne pas la leur...
Amicalement à vous tous.




 lanatop a écrit [17/01/2011 - 10h47] 
lanatop

Bonjour à tous, Je n'ai jamais quitté ce forum d'échanges et je lis chacun de vos messages postés. Doune, votre témoignage et votre douleur me touchent...beaucoup de choses se ressemblent dans nos vécus! De mon côté, j'ai été arrêté 3 semaines en fin d'année, pas de nouveaux évènements... mais je pense que j'ai craqué moralement et physiquement par suite de trop d'accumulation..Pour résumer, j'ai coupé les ponts avec mes parents (puis par enchainement avec mon seul frère qui ne comprend pas mon attitude..) depuis 18 mois..Moi aussi je devais rendre compte de tout à mes parents, et pratiquement à chaque acte, chaque choix, chaque décision, j'en prenais plein la tête, puisque je suis incapable aux yeux de mes parents d'élever mes enfants et de mener une vie "sensée" d'adulte..Au début, j'ai ressenti ce même soulagement, d'être libérée d'un énorme poids, de ne plus me plier à leurs choix ou exigeances, de ne plus me justifier, de ne plus obéir...Plier, je l'ai fait longtemps (30 ans...j'ai 43!), en espérant avoir des retours affectueux, des félicitations de la part de mes parents, choses dont j'ai fait le deuil aujourd'hui... Bref, suite à cette rupture, pour moi de grosses difficultés subsistent: on habite à 300 mètres les uns des autres, 2 de mes 3 enfants voient mes parents quasiment chaque jour (mais j'ai repris les rennes de leur éducation qui m'avaient été enlevées depuis si longtemps..), alors forcément la haine, la vengeance de mes parents est de faire passer des messages très très durs via mes enfants à mon intention...C'est une série très violente d'attaques régulières, d'insultes etc...et même si je minimise devant eux ce qu'ils me rapportent, au fond de moi ça fait bouchon....D'autre part, habitant dans une commune rurale et donc petite en nombre d'habitants, mon père ne se gène pas pour saccager ma réputation, alors que j'ai grandit la et que tout le monde ou presque me connait..ils se font passer pour les victimes de leur garce de fille...ingrate, jalouse, méchante, puisque je tourne même le dos à leur fils, donc mon frère qui lui est un saint. Du coup, on limite nos sorties dans le village au maximum, on se cache même à la limite parfois, car le regard des gens qui auraient entendu la version paternelle m'attère et me fait peur, car je sens que j'ai peu de solutions face à cela. J'ai entrepris une psychothérapie en fin d'année, c'est dur à chaque fois, déjà defaire le constat du manque d'amour de mes parents et de compréhension, et puis de constater à quel point ils m'ont court circuité de l'éducation de mes enfants pendant longtemps où je me suis débattue entre un divorce puis une dépression etc..la seule aide apportée fut alors de "garder" mes enfants, et donc de me les enlever et de les travailler pour qu'ils me détestent et me rejettent, chose que les enfants ont réalisé en grandissant et qu'ils n'ont pas fait, au contraire, donc en plus de faire le deuil de mes parents, je dois réapprendre à être mère (mes enfants sont ados!) , à rattraper le temps perdu aussi. Voila pour ces nouvelles, moi aussi je me débat, parfois je suis fatiguée de ce combat, car les attaques sont comme je le disais régulières, sans parler de menaces verbales, tjs via les enfants à mon encontre.C'est dur à vivre! Merci pour ce forum, merci à tous et courage! Lanatop




 Doune a écrit [18/01/2011 - 10h28] 
Doune

Bonjour à tous,
La pression mise par mes parents est considérable:
Hier, ma mère est allée voir mes filles à la sortie de l'école, puis a appelé. C'est mon mari qui l'a vue à l'école, puis qui lui a répondu au téléphone: résultat, elle se victimise: "mais je n'ai rien fait! Je ne comprends pas pourquoi ma fille ne veut plus me voir! "
Mon mari a tenté de lui expliquer ce qu'il en était, pourquoi on en était arrivé à cette situation, mais rien à faire, autant parler à un mur...
Ce devrait être si simple: elle pourrait accepter de me voir, en faire la demande, et, pour une fois, écouter et essayer de comprendre mon malaise...
Mais, je le vois et je le sais, ce n'est pas possible..
Que c'est dur à vivre, cette culpabilisation systématique, ce harcèlement quotidien...
Lanatop, je vous comprends si bien, en même temps vous savez qu'il est plus qu'utile de protéger vos enfants, qui risquent à leur tour de subir ce que vous avez vécu ( si ce n'est déjà fait...). Mais je sais à quel point il est difficile de leur bloquer le passage, c'est un vrai rouleau- compresseur qui agit sur notre vie.
Alors comment tenir face à cela ?
En ce qui me concerne, c'est la nuit que tout revient, avec violence: multiplication des cauchemars, violence des pensées où je me sens seule, parmi mes démons...
Et le matin, tant de difficultés à me lever, à mettre en route la machine, à savoir qu'il va falloir tenir une nouvelle journée sans savoir ce qui nous attend, à lutter contre les pensées négatives...
Et puis cette idée qui me taraude depuis hier: comment mes parents pourraient comprendre l'ultimatum donné alors que, jusqu'à présent, j'étais la petite fille obéissante, celle qui écoutait tous les soucis, sans se rebeller ?
Que de questions laissées sans réponse.Et même si l' on sait qu'il n'y aura jamais de réponse...
Amicalement




 lanatop a écrit [18/01/2011 - 13h12] 
lanatop

bonjour,

Doune: Je vis la même chose...pour mes parents je ne donne plus de nouvelles depuis 18 mois..je suis la salope, la garce, c'est ce que l'on dit à mes enfants, je ne suis pas "famille", mais comment se sentir bien dans une famille quand une seule personne (mon frère) compte et qu'il possède toutes les qualités, il est l'ange dans tous les sens du terme, n'a jamais coupé le cordon ombilical, et se laisse porter entre sa mère et sa femme, moi je suis le démon, celle qui a toujours tenté de se rebeller,d'où pas mal de conflits dès l'adolescence avec ma mère, mais en fin de compte au fil du temps, je n'ai fait que rechercher en tout son approbation, du jour où je suis venue habiter dans la même commune, et que je suis devenue mère à mon tour...Moi ce qui me fait le plus de mal c'est d'être obligé de supporter leurs actes de sabotage derrière mon dos, peut-être car ils savent que moi je ne parle pas ou à très peu aux gens autour de moi et que donc je n'irai pas parler de ça aux alentours, ils ont quand même fait fort en informant mes employeurs de ma pseudo folie et de mon silence à leur égard...
Non mes enfants vivent les choses différement, mais ils sont parfois obligés ceci dit de plier au chantage de leur grand parents (du style si tu ne viens pas nous voir le 25 décembre, tes cadeaux iront à la poubelle...), je crois qu'ils en ont pris leurs parties et se sont habitués en quelque sorte, et puis ce sont des garçons, donc..Mon 2ème fils a eu l'honneteté de dire les choses disant qu'il en avait marre d'entendre tant de choses méchantes sur sa mère, et qu'il voyait bien que seul mon frère et sa femme comptaient, les différences affectives ou matérielles étant flagrantes, du coup, il a été mis dehors de chez ses grands-parents avec interdiction de revenir ou alors en s'excusant platement, ce qu'il ne fera jamais car il en a trop gros sur le coeur...
ainsi va ma vie, mais depuis 2 mois, à force d'accumuler, j'ai des problèmes de stress ou spasmophilie, avec des troubles divers qui m'ont obligé de prendre du repos et donc de ne plus travailler, mais je refuse encore les anti dépresseurs, jusqu'à quand?

Amicalement et tenez bon!

Lanatop




 Doune a écrit [18/01/2011 - 14h28] 
Doune

Le plus terrible dans tout ça, c'est qu'il semblerait, à la lecture de ce que vous écrivez, que l'éloignement ne soit pas pour autant garant d'un équilibre de vie.
Vous sentez-vous vraiment mieux depuis votre rupture avec eux ? Qu'est-ce qui fait que vous avez craqué depuis deux mois ? Y a-t-il eu un événement particulier ?




 lanatop a écrit [18/01/2011 - 15h31] 
lanatop

Non l'éloignement n'est que "de corps" puisque l'on habite à 300 m les uns des autres et j'ai laissé le choix à mes enfants de "gérer" leurs visites chez leurs grands parents, car ils sont en âge de choisir..Ceci dit ils se sont bcp rapprochés de moi, de la famille que j'ai refait avec mon 2ème mari...mais je pense qu'ils aiment aussi leurs GP alors c'est normal qu'ils puissent les voir à leur guise!

Non pas d'évènements particuliers en novembre, sauf une accumulation de fatigue, de soucis de vie les attaques permanentes ou presque de ma mère via mes enfants..Le docteur et la psy m'ont dit que mon corps a voulu dire stop...Je me demande si l'approche des fêtes aussi n'a pas joué...Ceci dit j'ai repris mon travail mais ma santé est en dents de scie...dernièrement mon père a été honoré de par ses fonctions municipales et je n'ai pas pu assister à cette cérémonie ce qui au fond de moi m'a blessé et je reporte bcp de culpabilité sur la "folie" de ma mère puisque si les choses en sont la c'est de son fait!

Le rêve serait de déménager...partir loin...mais voila ce n'est pas si facile professionnellement parlant...

Amicalement




 Doune a écrit [18/01/2011 - 20h01] 
Doune

Je comprends,
Je me doute que ce n'est pas simple de tout quitter, changer de vie...
Mais alors , quelles solutions reste-t-il ?
Est-ce que nous sommes dès lors condamnés à vivre avec ça ?
En effet, j'imagine que la présence des petits-enfants justifie les liens, est un argument de plus pour prendre contact, d'une manière ou d'une autre. Moi, ce n'est que le début de la ruptture, et cependant, elle a déjà tenté d'agir par ce biais.
Mais quelle vie nousn est alors réservée ? Si même la distance n'est qu'un leurre et que les attaques reviennent sans cesse, nous rappelant irrémédiablement notre décision et la culpabilité qui s'en suit.
Je suis sûr que vous avez raison , Bougainvilliee, en affirmant qu'il faut vivre caché pour vivre plus "heureux", mais comment faire ? Cette décision ultime n'est pas si simple. Je vais voir comment les choses évoluent, se mettent en place, si je paux maintenir mes engagements indépendemment du harcèlement, voir si ceui-ci se fait ou non de plus en plsu pressant...
J'ai simplement vu hier à quel point ma mère pouvait influer sur ma vie, même à distance: comme je vous l'ai expliqué, elle a tenté de voir mes filles, puis a appelé mon mari. J'ai sur le coup eu l'impression que cet appel ne me faisait rien, que mon mari avait très bien agi, et que dès lors, je maitrisais la situation..
Puis, le soir , mouvement de panique lié à tout autre chose (du moins en apparence ) avec cette impression que je n'arrivais plus à tout faire dans ma maison, panique totale devant ce qui me restait à f




 Doune a écrit [18/01/2011 - 20h05] 
Doune

(suite) faire.: repassage, ménage, coucher les enfants... Résultat: je m'en suis pris à mon mari, luin reprochant de ne pas m'aider... Lien improbable au départ entre les deux événements, et cependant, il me paraît aujourd'hui évident que j'ai une fois encore déplacé ma colère: m'en prendre à mon mari était plus simple que m'énerver contre ma mère... Mais alors que faire ? Décharger sa colère ? Leur parler sous peine de ne pas être comprise ? Ou la laisser me harceler en fais




 Doune a écrit [18/01/2011 - 20h07] 
Doune

Pardon pour l'ordinateur et le texte coupé, ça aussi, je ne le maîtrise pas...
en faisant semblant de me dire que ça ne m'atteint pas, en faisant la sourde oreille, et conséquence, je déplace ma colère ?
Problème insoluble en apparence ...
Qu'en pensez-vous, mes compagnons d'infortune?




 Doune a écrit [30/01/2011 - 13h22] 
Doune

Bonjour à tous, quelques nouvelles du front... D'abord, un conseil à tous , que j'ai pu mettre en pratique cette semaine: allez voir sur le site "karpman, le triangle diabolique", vous y trouverez, je suis sûre, comme moi, un complément d'informations concernant votre histoire et la spirale infernale dans laquelle vous êtes enchaînés. Nous en reparlerons, pour ceux que ça intéressent... Quant à moi, déjà trois semaines sans nouvelles ou presque, je tiens à peu près le cap fixé, malgré le harcèlement fréqauent. Mais que de hauts et de bas vertigineux ! Hier, alors que je croyais mon frère en voie de s'échapper lui aussi et de suivre mon parcours, ( il allait bien mieux ), il a de nouveau bu et m'a exposé, déballé tous ses problèmes pend




 Doune a écrit [30/01/2011 - 13h26] 
Doune

pardon, je continue...
pendant 3 heures.
Et moi, j'étais encore celle qui écoutait, incapable de lui dire merde, de le renvoyer dans ses "clous"...
Quelle colère de nouveau, que de cauchemars cette nuit, le constat, encore, que je jouais de nouveau le rôle de celle qui écoute, sans protester...
Combien de temps vont-ils encore me pourrir mon atmosphère ? Pourquoi ma colère est-elle bloquée? Pourquoi ne pas tous les envoyer chier , tout simplement..
De l'air, laissez-moi respirer...




 lanatop a écrit [30/01/2011 - 20h40] 
lanatop

Courage Doune, je crois que que votre démarche de les envoyer ch.., de couper les ponts etc, se fera avec le temps! Trois semaines que vous tenez bon donc c'est un bon début, je trouve!

Pour ma part, rien ne va plus ,j'ai refait des crises d'angoisse assez effrayantes depuis la fin de semaine (sensation d'étouffement, de malaise imminent, voire de mort imminente etc..) depuis la fin de la semaine dernière, alors que je tenais le cap sans trop de mal physique, et sans taper dans ma boite de xanax, et voila une nouvelle attaque a eu lieu (passant par mon fils comme tjs), mon père a vu une personne de connaissance et ne s'est pas gêné pour raconter "sa" version,comme quoi je suis une fille ingrate, jalouse de mon frère d'ou ma "coupure" de pont général, cupide, intéressée et bonne à rien en définitive à part les rendre malade lui et ma mère qui ont tout fait pour moi...Cette personne, ainsi que celles a qui tous cela sera raconté sont des gens que je cotoie notamment dans mon travail, donc la on touche un côté de ma vie où il est difficile d'intervenir..Alors je devrais m'en foutre, mais je n'y arrive pas car c'est une attaque directe en fin de compte qui pourrait me jouer des tours niveau professionnel et qui me touche de plein fouet...Du coup, j'ai appelé ma psy pour essayer de la voir plus vite que le prochain RV programme, mais la je ne vais pas bien du tout, et comme vous, Doune, c'est ma vie de famille qui en prend un coup, mon mari, les enfants en supportent les conséquences, et tout ça me fait mal au plus profond de moi, et je ne trouve pas de solutions! Pour info, je me tais vis à vis de mes parents, je ne parle pas de ce conflit en dehors de mes amis intimes et proches, qui eux comprennent et ne sont pas surpris outre mesure...Je trouve ça abject de m'avoir détruite dans les yeux de mes fils par des critiques incessantes pendant des années surement dans le but de les récupérer et de les voir me tourner le dos, mais ce qui se passe maintenant me laisse aussi détruite tout compte fait que d'avoir courbé l'échine et jouer à l'autruche pendant....25 ans sur la vraie personnalité de mes "géniteurs" enfin je crois, et je l'ai surement déjà écrit ici, que j'ai tjs espéré lire des sentiments dans les yeux de ma mère envers moi....

Bon courage Doune, tenez moi au courant de vos soucis, je les comprends si bien...

Lanatop




 Doune a écrit [30/01/2011 - 22h01] 
Doune

Toujours ces similitudes, toujours ces vies brisées, et en même temps , ces doutes, ces espoirs perpétuels de les voir enfin coprendre, se rapprocher de nous...
Lanatop, ils vous ont touchée dans un domaine que vous aviez peut-être su protégezr jusqu'à maintenant, le travail. C'est ignoble car cela donne à penser que tout peut être sali, epiété, dévasté, même ce qui nous paraissait hors d'atteinte!
Comment préserver des domains privés où ils ne mettent pas leur salles pattes ?
Lanatop, vous devrez g




 Doune a écrit [30/01/2011 - 22h08] 
Doune

vous devrez garder la tête haute, et penser que ceux qui osent croire à leurs boniments ne méritent pas votre attention! Précieux conseils, n'est-ce pas, mais si difficiles à réaliser, je le sais bien ! Courage, tenez bon ! Ce soir, soirée chez des amis, que l'on voit peu, mais très sympas et chaleureux. Lui nous raconte son parcours: enfance gâchée avec une mère maltraitante et alcoolique, capable par exemple de partir en vacances le soir même où elle a enterré sa fille aînée! Mère cruelle, sans sentiments, coeur de pierre... Notre ami, donc son fils, nous dit qu'il a rompu les ponts avec sa mère, me répond à moi qui lui demande si cela n'a pas été trop difficile ( c'est évidemment qque chose qui me concerne, même si l'ami en question ne connait pas mon vécu !) que cela s'est fait rel




 liloupilou a écrit [30/01/2011 - 22h10] 
liloupilou

et en même temps toujours ce doute de s'être peut être trompée, d'avoir mis des mots sur des comportements, et de se dire que ces mots n'ont peut être pas lieu d'être, de se dire que la méchante, la détraquée, c'est peut être nous, et qu'ils ont peut être raison ......qu'on leur a fait bp de mal..... et tout qui tourne et se bouscule, qui revient en vagues nous angoisser et rendre les dimanches difficiles, car le lendemain, même si cela coûte, il faudra faire face......




 Doune a écrit [30/01/2011 - 22h14] 
Doune

Pardon pour ttes ces interruptions, je ne le fais pas exprès...
Je reprends:
que cela s'est fait sans réelle douleur et qu'il n'avait pas le choix: face à une telle mère, il faut couper ! Et puis il me dit que les épreuves qu'il a vécues l'ont endurci, qu'après de telles difficultés, on apprend à ne plus faire de cadeaux... IL ajoute même à un moment que je suis trop gentille, sans mépris, comme ça, juste parce qu'il connait mon caractère...
Alors vous vous doutez bien à quoi tout cela me renvoie: pourquoi moi suis-je si indulgente ? Suis-je trop bonne trop conne, comme l' a suggéré mon mari ?
Qu'est-ce qui nous distingue tous, présents sur ce site qui avons autant de mal à rompre sans jeter un regard derrière nous, de cet




 Doune a écrit [30/01/2011 - 22h26] 
Doune

Je ne sais pas ce qui se passe avec cet ordinateur depuis qques temps... Pardon...
...de cet ami qui me parlait ce soir?
Sommes nous si vulnérables parce qu'on nous a conditionnés ainsi ? Ou parce que nous sommes attachés à eux malgré ce qu'ils nous ont fait ? D'ailleurs( j'en viens à douter ce soir alors que je souffrais cet après-midi) est-ce que vraiment nous avons tant souffert ? Si nous étions dans la même souffrance que mon ami, pourquoi alors ne pas faire comme lui ? La situation nous conviendrait-elle ?
Je n'ai d'ailleurs ce soir pas parler de moi, de mes problèmes , d'une part car ils m'ont paru presque futiles ( encore cette capacité à se mettre en retrait ? ) et parce que j'avais presque honte d'oser me plaindre...
Si vous pouvez réfléchir et m'éclairer de vos précieuses lanternes...
Je suis sûre, puis je doute, sans cesse... peut-être (sûrement ) ont-ils réussi à me priver de mon libre-arbitre ? C'est peut-être encore la différence entre des parents qui sont toujours défaillants, toxiques ouvertement ( comme la mère de mon ami )et ce mode opérationnels de nos géniteurs qui consiste à tant mêler le chaud et le froid que nous ne savons plus, nous doutons même de ce qui étaient nos certitudes il y a peu...
Ou alors, nous sommes vraiment des esprits faibles...




 Doune a écrit [02/02/2011 - 22h53] 
Doune

Bonsoir,
Nouvelle "attaque" ce soir: ma mère, qui a lu la lettre que je lui avais fait parvenir, était en larmes, m'accusant de lui avoir fait 12 pages de reproches ! Elle a laissé un message sur le portable de mon mari:" ça ne peut plus durer, je ne peux pas subir autant de reproches, je vais très mal, il faut que ma fille m'explique..."
Lui expliquer quoi ? J'ai déjà tout écrit dans les 12 pages de lettre ! J'étais prête à la revoir tout de suite, un vieux réflexe sans doute... de culpabilité... Ma maman est mal, à cause de moi, en plus !
Puis, j'ai réfléchi: je lui ai parlé de mes souffrances dans la lettre, et elle me répond en me parlant des siennes.. Immédiatement, je percute que le schéma dont je ne veux plus risque de nouveau de se réactiver: elle va me prendre par les sentiments, me parler de sa souffrance, et je vais craquer, et reprendre contact.. Non, il vaut mieux attendre, lui laisser le temps de réfléchir, si elle en est capable ! Et préserver la protection que j'ai mise en place, ne pas céder au chantage... Je suis encore bien trop fragile pour lutter contre ses attaques... Bonne résolution, n'est-ce pas ?




 lanatop a écrit [03/02/2011 - 10h09] 
lanatop

Doune,

Il faut résister et je pense, oui, laisser votre mère "digérer".ceci dit et c'est vrai aussi vous allez passer pour la vilaine fille vous aussi! C'est fou, mais ma mère aussi a toujours tendance à parler de ses propres souffrances et d'annuler les miennes.Un exemple, lorsque j'ai divorcée, elle m'a dit que si elle tombait malade ce serait de ma faute, et que j'avais qu'à me secouer au lieu d'éprouver un certain mal être, elle est mon frère avaient par contre toutes les raisons du monde de pleurer, étant donné ce que je leur faisais subir! Depuis que j'ai coupé les ponts, c'est à mes fils qu'elle fait cet éternel chantage, disant à ses petits-enfants qu'elle aurait toutes les raisons de se suicider à cause de moi!
vous avez eu du courage d'écrire ces 12 pages, et de lui les envoyer, moi j'ai pensé à cette démarche mais je pense que comme votre mère elle ne comprendrait pas et ce serait à ses yeux qu'un amas de critique, de plus, mon père serait capable de montrer mes écrits un peu partout pour prouver ma méchanceté et mon ingratitude.

De mon côté, je digère peu à peu l'incident perturbateur de la semaine passée, qui m'a bien rendue malade! Mais je n'oublie rien! J'envisageais avec l'aide de mon psy d'aller parler à mon père, de tenter de m'expliquer avec lui, mais la il été trop loin et je ne le ferai pas!

bien à vous, tenez bon surtout! Et essayez de ne pas trop culpabiliser, nous sommes les victimes!




 bougainvilliee a écrit [03/02/2011 - 17h59] 
bougainvilliee

Bonsoir,

La seule solution faire le mort. Ni écrire, ni penser.

Ne leur laisser aucune adresse, aucun moyen de vous joindre. Ne répondre à rien. Couper rééllemént les ponts.
Faire comme mon fils, dont on ignore tout. Qui a coupé les ponts avec tout le monde, amis, connaissances, belle famille. Il a effacé son passé pour vivre son avenir, seul.

Mais ne vaut-il pas mieux, en effet, être seul que mal accompagné.




Le doute est ma seule certitude


 liloupilou a écrit [03/02/2011 - 18h19] 
liloupilou

bonsoir, ce soir plus down que up..... j'ai envie d'avoir de leur nouvelles, savoir s'ils vont bien..... mais ils ne répondent jamais ... je doute.... je me dis que je ne pourrais plus être heureuse car c'est tjrs en arrière plan de ma vie.... et cela personne ne le comprend.... je n'arrive plus à me concentrer, je ne lis plus.......je ne vois pas d'issue...... car même en "coupant les ponts" leur présence et là et elle est très envahissante....




 bougainvilliee a écrit [03/02/2011 - 18h35] 
bougainvilliee

Bonsoir,
Ce n'est qu'une question d'imprégantion.

Ils vous ont bien ligotés et vous avez pris ces liens pour de l'amour, alors que ce n'était qu'un attachement, dont vous n'avez pas besoin d'eux pour être vous même.

Votre vie ne leur appartient pas, mais à vous seule.
C'est le seul bien qui soit à vous.




Le doute est ma seule certitude


 lanatop a écrit [03/02/2011 - 20h09] 
lanatop

Je ne connais pas vos parents, mais si vous estimez qu'ils sont vraiment toxiques alors ne bougez pas! Ils n'attendent que ça, que vous reveniez, que vous repreniez votre place de bonne petite fille qui les écoute..Je sais, pourtant, combien c'est difficile, j'ai vécu ça 20 ans avec ma mère, elle ne m'appelait jamais, c'était toujours moi qui le faisait, et quand on se "disputait", je revenais, échine courbée, en demandant en quelque sorte son pardon et je rentrais dans le rang!

Je comprends votre souffrance, votre mal être, franchement! Tenez bon!

Vous avez raison Bougainvilliee, il faut partir, couper les ponts, mais moi pour le moment, je ne peux pas, financièrement et professionnellement parlant, et pourtant je le voudrais beaucoup, partir, changer de région, mais mes fils garderaient contact de toute façon avec leurs GP.Simplement, je subirais moins l'humiliation qu'ils me font porter au fil des jours à travers ce déballage public!

Bien à vous tous!




 Doune a écrit [04/02/2011 - 08h50] 
Doune

Bonjour à tous,
C'est très étonnant, nous en sommes tous au même stade, à peu près au même âge, à nous interroger...
C'est une tardive prise de conscience, mais il vaut mieux tard que jamais..
C'est comme si nous savions tous que nous ne pouvons plus subir les assauts comme avant, et, pourtant, que de difficultés à lâcher la main de ceux qui ont été comme des guides spirituels pour nous jusqu'à présent. Une fois la main lâchée, nous ressentons comme un grand vide, qu'il va falloir remplir, pour une fois, par nos vies, nos envies, ce qui nous habite, nous, indépendamment de ce qu'il nous ont fait croire ! A nous de trouver qui nous sommes, mais , surtout, ne pas laisser le vide s'installer car c'est le chemin direct vers la dépression.
J'ai rencontré dernièrement _ le "hasard fait bien les choses ! _ une femme de 46 ans qui ne voit plus sa mère toxique depuis 20 ans environ: elle me disait que c'était encore difficile, mais qu'elle n'avait pas fait le deuil de sa culpabilité. Elle vit avec, a su l'apprivoiser et l'a mise très loin, au plus profond d'elle-même. J'ai trouvé ses propos très intéressants car il ne faut peut-être pas se dire que tout va s'arrêter d'un coup, comme si rien ne s'était passé, mais nous devons réapprendre à vivre pour nous, avec notre passé, mais sans plus leur permettre de s'infiltrer ainsi dans nos vies et de ne plus laisser personne décider à notre place !
Dur combat, mais nous pouvons y arriver... Courage, mes amis!




 rosely a écrit [07/02/2011 - 23h51] 
rosely


Bonjour,

Je vous livre un résumé rapide de mon expérience que j'espère vous donnera le courage d'agir dans le sens de votre liberté.
Comme vous, je suis issue d'une famille très toxique, avec des parents qui détenaient la vérité suprême. De ce fait, ils imposaient à leurs enfants un modèle d'existence unique qu'on devait absolument respecter. J'ai eu le courage d'épouser l'homme que j'aimais mais qui ne répondait absolument pas aux critères familiaux. J'ai donc subit beaucoup de pression, d'insultes, de menaces de la part de mes parents, de mes frères et s%u0153urs.
Ils ont tout fait pour me séparer de mon mari qu'il ne jugeaient pas digne d'eux! Je n'avais pas le droit d'exister en tant qu'individu à part entière, a chaque fois que je les voyais, je devais constamment me dévaloriser pour jouer une personnalité qui leur plaise et qui ne correspondait absolument pas à ce que j'étais.
A 37 ans, j'ai décidé de leur dire en face tout le mal que je pensais d'eux, puis de rompre définitivement avec l'ensemble de cette famille toxique: parents, frères, soeurs, grands parents, amis de la famille, cousins, cousines, tantes, oncles...
Après avoir rompu avec eux, ce fut très difficile, car le fait de rejeter ses parents, fait qu'on se rejette soi-même... Psychologiquement, physiquement ce fut terrible...
Heureusement que le soutient de mon époux et ma compréhension de la vie m'ont permis de dépasser toutes ces souffrances. Je me suis reconstruite pour ne plus être leur fruit malsain mais être ma propre %u0153uvre. Je me suis redonnée vie, en devenant mon propre parent. J'ai appris à m'aimer et à aimer, car eux m'avaient conditionnée à me détruire et à tout détruire autour de moi, comme eux (mon mari, ma fille ...).
Aujourd'hui, deux ans après, je suis très très heureuse de mon choix. Je revis ! je me sens libre, heureuse, belle et aimée par mon mari et ma fille qui a 17 ans.
Professionnellement j'ai beaucoup évolué depuis cette rupture. J'impressionne par la qualité de mon travail, alors qu'auparavant je me sentais tellement dévalorisée que je fournissais un travail insuffisant, comme on m'avait conditionnée à être...
Je vous encourage vivement à couper définitivement les liens avec votre famille toxique, à vous éloigner d'eux et à vous reconstruire en laissant enfin s'exprimer ce petit enfant qui est en vous ... Je vous encourage à vous aimer et à permettre qu'on vous aime comme vous le méritez. A la laisser le mal derrière vous et à avancer vers l'amour, la liberté, la paix et le bonheur.
Forte de cette grande expérience, je souhaite partager avec les personnes qui souhaitent rompre définitivement avec leur lignée malsaine pour se reconstruire dans le respect de eux-même et donc des autres. Je peux sincèrement vous aider ou vous conseiller si vous le souhaitez
Courage, vous y êtes presque...
Rosely :-)




 Doune a écrit [08/02/2011 - 14h09] 
Doune

Merci, Rosely,
merci pour ces propos d'encouragement qui arrivent à point nommé: depuis deux jours, après une lettre de mon père et un message de ma mère, je n'étais pas loin de me dire que je ne pourrais peut-être pas tenir longtemps face à ce harcèlement perpétuel, que j'avais sûrement eu tort de vouloir couper ainsi, et que de toute façon, même loin, j'étais encore sous leur emprise; bref, en un mot, je ne cessais de me questionner sur la cohérence de mon choix...
Et puis, vous voilà, messagère d'espoir, qui mettez en avant votre bonheur et, manifestement, la possibilité qu'il est envisageable de dépasser les limites...
Bravo, tout d'abord, quelle force il vous a fallu pour combattre !
Puis cela me donne envie d'en savoir plus... Je vais me diriger sur votre site et voir ce qu'il en est...
Merci et courage à tous. C'est un bel exemple qui nous est donné.




 rosely a écrit [08/02/2011 - 19h16] 
rosely

Bonsoir Doune,

Votre choix est très cohérent, vous souhaitez vous respecter, vous aimer en vous éloignant de vos bourreaux. Si vous reprenez contact avec vos parents, vous allez devenir aussi malsaine que votre mère avec vos enfants et votre mari...
Il faut absolument persévérer dans votre cheminement de rupture de ces liens qui vous conditionnent à la souffrance.
Pour aller mieux, vous devez déménager, comme vous l'a dejà préconisé Bougainvilliee. Vous devez jeter toutes les photos, souvenirs que vous avez d'eux... Vous ne devez absolument pas mettre vos enfants en contact avec eux, sinon ils vous pourriront vos enfants comme ils ont détruit votre frère et vous-même
Le vide que vous ressentez depuis votre rupture avec eux correspond à la perte de votre identité. Vous existiez grâce à eux ans la souffrance, sans eux vous ne savez plus exister...
Vous devez vous reconstruire une nouvelle identité qui vous respecte: le temps et l'énergie que vous donniez à vos parents, donnez-les à vous-même et à ceux que vous aimez: faites vous plaisir, occupez-vous de vous-même: allez à la piscine, en ballade, jouez avec vos enfants, occupez-vous de votre mari... Faites ce qui vous ferra du bien. Si le désir n'est pas là, forcez le...
Toutes vos actions positives à votre égard porteront leurs fruits, il faut persévérer et être patiente...
Pour info, j'ai aussi été boulimique évidemment à cause de mes parents, depuis ma rupture avec eux, j'ai retrouvé spontanément une taille de guêpe, je me suis reconstruite, je vis enfin ma vie et pas leur vie de merde!
Je suis entrain de créer une association pour aider, conseiller bénévolement les personnes qui souhaitent se libérer de leurs parents toxiques. Le site est en cours de construction, il sera en ligne vers le 15 février 2011.
Voici l'adresse: www.parentstoxiques-seliberer.fr

Courage à tous.
:-)




 liloupilou a écrit [08/02/2011 - 19h28] 
liloupilou

je lis tous ces témoignages avec bp d'attention. J'ai le sentiment actuellement de tout pourrir, mes relations amicales nott, je mets un point d'honneur à ce qu'on ne m'aime plus...... je réagis de façon paradoxale..... je suis une peste..... et j'arrive à ce que finalement je ne souhaite pas, être isolée et seule...... autodestruction à mort ..... je n'arrive pas à sortir de ce cercle là..... bouger, se faire plaisir, réagir..... je n'en ai ni l'énergie, ni l'envie..... je suis toute cassée à l'intérieur.... et mes proches ne me comprennent pas et se lassent..... et c'est normal finalement......toute mon énergie je la met dans mon travail pour paraître normale..... mais combien de temps est ce que cela va durer..... d'autant que les relations au travail se tendent tous les jours davantage, individualisme forcené...... bah !




 bougainvilliee a écrit [09/02/2011 - 11h39] 
bougainvilliee

Bonjour liloupilou

Une interrogation s'est fait jour, en moi, à la lecture de ton intervention.
Vivrais-tu seule ? Et n'aurais tu pas une tendance à l'anoréxie ?

Ceci m'intéresse pour comprendre la génèse d'une auto-destruction à partir du désir d'indépendance et donc se réaliser, d'une femme, face à un (ou les deux) parents toxiques.

Merci de me répondre et me permettre de comprendre (en filigrane se trouve le comportement très atteint de ma fille aînée).




Le doute est ma seule certitude


 liloupilou a écrit [09/02/2011 - 12h33] 
liloupilou

ni seule, ni anoréxique......




 Doune a écrit [09/02/2011 - 22h45] 
Doune

Merci, Rosely
J'espère conserver la ligne droite que je me suis fixée.
C'est très dur puisqu'actuellement, la "persécution" ne cesse pas. Je me rends compte que j'ai tenté de couper des liens physiques, mais ils continuent à me poursuivre, par des lettres, des messages adressés à mon mari, à mon frère, qui me les communiquent. .. Donc, les liens ne sont pas coupés, ils ne peuvent pas me laisser e paix.
Dernièrement, j'ai reçu une lettre de mon père, notifiée "URGENT". Je l'ai ouverte, pensant au pire. Rien de tel, simplement un délire de plus où il me listait tous les problèmes financiers de mon frère, avec toutes les sommes dans le détail qu'ils avaient été "contraints" de lui donner depuis quelques mois. Il stipulait: "ta mère et moi, nous ne pouvons pas continuer à lui verser de l'argent car sinon, nous allons nous retrouver sur la paille". Aucune trace de mon mal-être, aucune prise en considération de ma douleur, demon absence depuis quelques semaines! Alors , pourquoi une telle lettre, à caractère officielle (elle commençait par "objet: problèmes financiers de ton frère" !) ?
Simplement pour garder le contact et me soumettre de nouveau à mon rôle: celle qui doit dire à mon frère qu'iol doit arrêter ses conneries, puisqu'eux ne sont pas capables de le faire !
Ce n'est donc pas si simple. En mêlme temps, un changement de vie à l'heureactuelle ne se fait pas du jour




 Doune a écrit [09/02/2011 - 22h47] 
Doune

au lendemain, changement de maison, de travil, d'école, d'amis... Est-ce ça , le prix de la liberté ? Oui, vous allez me dire! Mais en attendant, comment leur échapper ?




 rosely a écrit [09/02/2011 - 22h53] 
rosely

Bonjour,

La majorité des personnes qui essaient de rompre avec leurs parents toxiques, souffrent énormément psychologiquement, des fois même physiquement (ce fut mon cas) et n'arrivent plus à vivre normalement ... Elles sont déchirées entre reprendre contact avec leurs parents malsains et continuer à subir leurs violences ou continuer à faire semblant de vivre dans la douleur, l'angoisse et le désarroi.
Cette situation est certainement dût au fait que même adulte, on attend, on espère toujours recevoir un jour l'AMOUR que nos parents DEVAIENT et DOIVENT, nous donner pour nous affranchir, pour couper le cordon, pour avoir l'autorisation de vivre...
Le fait de savoir que ses parents se dégradent nous atteint, nous traumatise, car nous savons qu'ils se rapprochent de la mort et s'ils venaient à mourir, il n'y aurait plus d'espoir de recevoir ce breuvage miraculeux qui nous permettrait enfin de vivre normalement.
Tant que vous n'avez pas reçu l'Amour inconditionnel de vos parents, vous n'aurez pas l'autorisation de vivre. Vous allez alors détruire tout ce qui vous rapproche de la vie: l'amitié, les plaisirs sains, votre couple, vos enfants, votre corps ...
Il est impératif de comprendre avec ses tripes que tous les parents qui n'ont pas donné l'Amour à leurs enfants lorsqu'ils étaient petits, ce n'est pas adulte qu'ils leurs apporteront cette énergie nécessaire à la vie.
Pour vous en sortir, il faut absolument que vous preniez conscience que vos parents n'ont tout simplement pas d'AMOUR, ils savent que détruire, cela à été leur choix de vie et vous n'y pouvez RIEN.
Vous devez vous éloigner d'eux, faire le DEUIL de cet Amour qu'ils vous donneront JAMAIS.
Ensuite à vous d'aller chercher l'Amour, l'énergie nécessaire à la vie dans les relations à votre époux, dans l'amitié, dans la relation à vous-même: en vous aimant. Le sport (courir) m'a beaucoup aidé...
Au début, cette démarche vous paraîtra très dure, car le petit enfant qui est en vous croit fermement que ses parents lui donneront un jour l'Amour qu'il a tant besoin, de plus vous n'êtes pas conditionnés à puiser votre énergie dans d'autres relations saines. Il faut persévérer, se mettre des coups de pied au 'cul' (désolée) pour apprendre à vivre autrement. Ensuite cela devient un réflexe, il n'y a plus de douleur, plus d'attente et d'angoisse car vous avez fait ce deuil et vous avez appris à vous ressourcer autrement.
Vous pourrez enfin vivre pleinement, profiter de la beauté de la vie, aimer et être aimé.
Vous avez déjà fait un grand bout de chemin en prenant conscience que vos parents sont toxiques, il faut continuer, la lumière n'est plus très loin. Courage

Amicalement. ;-)




 Doune a écrit [10/02/2011 - 13h44] 
Doune

Merci encore à vous, pour tous ces mots d'espoir, même s'il est douloureux d'entendre la confirmation qu'il n'y a pas d'autres solutions....
Merci de vous préoccuper de ceux qui sont encore sur le chemin alors que vous, vous semblez avoir atteint votre but.
Merci pour tous vos conseils si précieux: en effet, peu de gens sur ce site sont parvenus là où vous en êtes; d'où l'aspect capital, à valeur d'exemple, de votre parcours...
Amicalement




 Doune a écrit [10/02/2011 - 13h48] 
Doune

Juste une question, Rosely:
Ce chemin, l'avez-vous entreprise seule ou avec l'aide d'une aide psychologique ?
Y a-t-il eu un événement particulier, une attitude inacceptable qui vous ont permis de "débrancher", ou est-ce l'accumulation qui vous a conduite à couper les ponts ?




 rosely a écrit [10/02/2011 - 19h58] 
rosely

Bonsoir Doune,

C'est l'accumulation et la constatation que plus le temps passait et plus mes ex-parents devenaient encore plus malsains, qui m'ont décidées à couper tous les liens définitivement.
Vers l'âge de 24 ans, j'ai entrepris une psychothérapie à laquelle j'ai mis un terme au bout d'un an.
Pour choisir mon psy, j'avais rencontré quatre thérapeutes, et un seul m'a convaincue de continuer... je me méfiais déjà de ce milieu, car mon ex-grande sœur est psy et cela ne l'a pas aidé à être plus équilibrée, bien au contraire, elle est encore plus tordue que ses géniteurs: elle se drogue ( et trouve cela très bien!) en plus d'être une perverse narcissique comme eux... Elle a aussi tout fait pour me séparer de mon époux. Elle est le fidèle allié de mes ex-parents et la garante du bon respect des schémas familiaux...
Ma thérapie avec ce psychiatre m'a aidée à voir à quel point mes ex-parents étaient nocifs et particulièrement avec ceux qui sortaient de leur cadre, comme moi. Mais cela ne m'a pas convaincu à couper les ponts, je pensais que je devais leur pardonner, et qu'ils deviendront meilleur avec l'age... Malheureusement ce fut qu'un leurre et une grande perte de temps. Avec l'âge ils sont devenus encore plus vicieux et malsains. Ils manipulaient ma fille contre son père (mon epoux) qu'ils n'acceptaient pas , car mon mari m'aimait sincèrement et ils en étaient jaloux... De plus ils créaient volontairement des problèmes et ils attendaient que je les règle. Ils inversaient les rôles: ils attendaient que je fasse leurs parents... Ils exigeaient que je divorce pour me garder uniquement pour eux et faire de moi leur mère qu'ils n'avaient plus...
De plus je constatais que je devenais comme mon ex-mère:
Le fait d'aimer un modèle malsain, fait que nous nous calquons inconsciemment sur celui-ci : je commençais à ressentir une colère permanente vis à vis de mon mari, comme mon ex-mère: elle déteste son mari et c'est cette haine qui les unit.... Toutes ces prises de conscience m'ont décidée à m'éloigner le plus rapidement d'eux avant que je devienne à leur image puis que je contamine ma fille et mon mari...
Le plus long fut ces prises de conscience, ensuite une fois les liens rompus, ce fut très difficile pendant environ trois mois, puis plus le temps passait et plus mon état physique et psychologique s'amélioraient. Il m'a fallu un peu de temps pour me purifier de toute cette souillure...
Des livres m'ont aidée à mieux me comprendre, particulièrement certains livres de Guy Corneau.
Aujourd'hui je suis très heureuse et pour rien au monde je ne retournerai chez cette famille.
Doune, j'espère avoir répondu à vos questions, si vous en avez d'autres, je me ferai un plaisir de vous répondre.
Amicalement.
;-)




 Doune a écrit [10/02/2011 - 21h05] 
Doune

Bonsoir à tous,
Rosely, la manière dont vous parlez de vos parents me fait penser à un divorce , à une véritable rupture. Le terme "ex" est ainsi révélateur. Il m'intrigue et me confronte au chemin que vous avez effectivement parcouru pour en arriver là...
Il est vrai que vous n'avez pas raconté le pouvoir nocif de vos parents, en quoi il consistait, peut-être parce que celui-ci ressemble à s'y méprendre à ce que nous racontons tous sur ce site....
Vous n'avez peut-être pas envie de raviver ces souvenirs, alors peut-être pourriez-vous répondre au moins à cette question: si vous avez lu les informations que j'ai transcrites au sujet de mes parents, pensez-vous que leur attitude ressemble à celle de vos parents ? Croyez-vous, d'après votre expérience, que j'en sois moi aussi réduite à la coupure définitive avec eux ?
Je ne vous contraint pas à prendre ce qui vous paraîtra alors comme une réelle responsabilité, mais j'ai simplement encore besoin d'être sûre que mes parents sont vraiment toxiques, et que je suis bien dans la même lignée de tous ceux qui osent affronter leurs craintes sur ce site....
Cela peut sembler étrange de ne pas être totalement sûre, mais il est vrai que j'ai encore des doutes, et que, alors qu'il est plus facile pour moi de plaindre ceux qui témoignent ici, il est beaucoup plus dur pour moi d'avoir du recul sur ma situation et de juger les actes de mes propres parents en toute objectivité...
Par ailleurs, je souhaiterais avoir quelques titres , plus précis, des ouvrages de Corneau, qui paraissent avoir été salutaires pour vous...
Merci encore, amicalement




 liloupilou a écrit [10/02/2011 - 21h09] 
liloupilou

je crois doune que nous sommes tous comme cela....dans le doute
bougainvilliéé j'ai trouvé votre demande presque agressive, sans nuance..... en fait je n'ai pas aimé ces questions trop directes




 Doune a écrit [10/02/2011 - 21h25] 
Doune

Liloupilou,
Je voudrais tant pouvoir vous aider, je sens votre désarroi, l'impression que la contamination s'étend de plus en plus autour de vous.
En ce qui me concerne, j'ai toujours eu des garde-fous, des personnes que j'ai choisies, qui m'entourent, me protègent...
A ce sujet, un immense merci et de tendres baisers à ma copine d'Alsace, toujours fidèle depuis des années, qui suit le déroulement de ma vie et mes tourments sur ce site et est présente régulièrement, aux moments les plus difficiles.
J'ai toujours été plus ou moins consciente qu'il fallait que je m'entoure de personnes droites, claires, comme mon mari et de nombreux amis afin de garder une certaine lucidité au milieu de la folie.
Je te jure que les amis font la différence, même s'ils ne remplaceront jamais l'amour de nos parents, ils sont là pour te prouver que tu existes et que tu mérites d'être ailmée...
Tu me sembles avoir plus que jamais la nécessité de t'entourer de personnes saines. Mais il fautd'abord penser que tu le mérites... Moi, mes parents ne m'ont jamais pris ça ! J'ai toujours eu beaucoup d'amis, et je me suis toujours épanouie auprès d'eux. Il faut que tu t'ouvres de nouveau, que tu croies en tes capacités d'être aimée par d'autres, et je refuse de te voir lâcher des mots qui ne te correspondent sûrement pas comme "peste" par exemple... Ne serait-ce pas l'image négative que tes parents ont figée que tu es en train d'intérioriser ?
Réagis, bats-toi, ne les laisse pas gagner, tu es qq'un de bien, j'en suis sûre....




 jesuites2 a écrit [10/02/2011 - 22h20] 
jesuites2

Bonjour à tous, Petite question...comment s'y prendre quand on est la copine d'un gars qui a des parents toxiques pour lui faire réaliser la situation car il ne le voit pas du tout...tout en douceur car je deviens rapidement la méchante qui n'aime pas ses parents! J'aimerais avoir vos conseils car il veut absolument déménager près d'eux (ils font beaucoup de pressions et culpabilité) et j'y songe également vu que je l'aime et je ne veux pas le perdre mais tout ca me fait terriblement peur! Merci!




 rosely a écrit [10/02/2011 - 23h23] 
rosely

Bonsoir à tous,
Doune, le pouvoir nocif de mes parents consistait à m'avoir donnée une enfance et adolescence pleine de violence puis adulte, de vouloir m'imposer leurs choix.
Ils ont baigné toute ma jeunesse dans leurs conflits, ils passaient leur temps à se taper dessus et à se haïr. Leur préoccupation majeure était leurs conflits, moi je n'existais pas, ils ne se préoccupaient pas du tout de mes besoins. Enfant, ils m'ont obligée à prendre un parti, évidemment, j'ai pris celui de la victime: mon ex-mère. De ce fait mon ex-père m'insultait régulièrement car j'étais contre lui... De plus je devais faire la mère pour mes deux petits frères, car elle était toujours épuisée après ses conflits. Elle n'assumait pas ses enfants... Mon ex-père détestait mon ex-frère aîné, il passait son temps à le battre pour tout et n'importe quoi. Mon ex-mère le laissait faire, elle était son complice, mais devant les enfants, elle se faisait passer pour une victime, elle disait qu'elle avait peur...Elle n'avait aucun instinct maternelle.
Jeune adulte, mon ex-grand frère a évidemment mal tourné (hôpital psy), mes ex-parents m'ont beaucoup culpabilisé de son malheur, je devais constamment m'occuper de lui, alors qu'eux ne faisaient rien pour lui...
D'après mon ex-père, il n'a absolument rien à se reprocher vis à vis de personne, ni de moi, ni du grand frère. D'après lui, il n'a fait aucun mal à personne et il est une personne très respectable... Devant les voisins, les amis, il joue à l'intellectuel: il se cultive, il lit beaucoup, il séduit... tout le carnage qu'il a commis ne le perturbe absolument pas, il ne le reconnaît même pas d'ailleurs!
De plus mon mari ne leur a pas convenu, ils m'ont violemment insultée et menacée pour mon mariage et à la naissance de ma fille. Puis ils ont tout fait pour que je divorce en parlant continuellement en mal de mon mari et en manipulant ma fille contre son père.
Adulte, j'ai compris qu'ils sont tous les deux aussi malsains l'un que l'autre et inséparable malgré la haine qu'ils éprouvent mutuellement. Ils sont toujours mariés, alors que depuis ma plus tendre enfance, j'entendais régulièrement mon ex-mère crier qu'elle n'en pouvait plus et qu'elle allait divorcer...
Doune, j'ai bien lu les informations à votre sujet, je trouve effectivement que le mode de fonctionnement de vos parents ressemble à celui de mes ex-parents.
Par-contre, je ne pourrai pas vous dire si vous êtes réduite à la coupure définitive avec vos parents ou pas. Il vous faut certainement encore un peu de temps pour mieux les comprendre et vous comprendre afin de prendre la meilleur des décisions. Il est impératif de bien la murir...
Il faut absolument que vous lisez le livre (si ce n'est déjà fait) de Susan Forward 'Parents toxiques' , ce livre m'a permis de voir plus clair dans mon ex-famille.

Voici les deux livres de Corneau qui m'ont aidée à mieux me comprendre:
- Victime des autres, bourreau de soi-même
- N'y a-t'il pas d'amour heureux ?

Amicalement, :-)




 Doune a écrit [11/02/2011 - 11h04] 
Doune

Merci mille fois, Rosely, pour ce nouvel éclairage.
Apparemment , la violence physique était davantage présente au sein de votre famille que dans la mienne.Mes parents ne nous ont jamais vraiment frappés, seuls leurs mots et leurs attitudes faisaient mal.
J'ai effectivement lu le livre de S. Forward, qui m'a confrontée à des scènes que je connaissais déjà.
Merci à vous d'avoir pris le temps, à la fois, de lire les renseignements donnés sur le site me concernant et d'avoir évoqué votre vie. Il est important pour moi de vous entendre confirmer que je ne suis pas dans l'affabulation. En outre, je sais que c'est à moi et moi seule qu'appartiendra la décision ultime de couper ou non avec mes parents. Je m'emploie à y réfléchir et je prendrai le temps nécessaire, s'ils me le laissent, pour trancher définitivement...
Je constate en effet de nombreuses similitudes dans nos vies respectives: les duels incessants, le parti pris systématique de la pseudo- victime, l'égoisme forcené de nos parents, et la tragique destinée de ceux que nous aimons, sans parler de nous-mêmes...
En ce qui me concerne, après une expérience difficile lors de mes fiancailles en 1995 ( mon père m'a fait pleurer par ses insultes...), je ne me suis mariée qu'en 2009, après une avancée sur le domaine psychologique ( j'aurais été incapable de le faire avant !...). J'ai alors organisé mon mariage seule et en cachette de tous, prétextant alors que je n'invitais les gens que pour fêter les 40 ans de mon mari. C'était la seule solution que j'avais pour jouir pleinement de cet événement , sans leurs interventions nocives. Je me rends compte aujourd'hui à quel point cette façon de faire n'est pas normal, mais à l'époque, cela me semblait presque naturel puisque je n'avais pas d'autres solutions... Mes parents ont appris la veille ce que je m'apprêtais à faire ( publication des bans malgré mon intervention à la mairie..). Résultat: mon mère est venus me dire que mon père était couché, hors de lui depuis qu'il avait appris la nouvelle (nouvelle qui réjouirait tout parent normal! ) et qu'il ne voulait pas venir.
J'ai dit à ma mère qu'il n'était pas obligé d'être là, bien au contraire, mais il est venu quand même car, sinon, qu'auraient dit les gens ?
Le lendemain, en préparant la salle (ils étaient là tous les deux avec moi) , j'ai demandé à une amis d'être présente afin qu'elle puisse parer les "coups" qu'ils allaient forcément me mettre. Ce fut le cas, il me lança pic sur pic, mais ma copine a très bien joué son rôle de protectrice.
Moi, j'ai savouré entièrement mon mariage , en faisant abstraction du reste. Il ne m'a pas adressé ensuite la parole, si ce n'est le soir, me surprenant une cigarette à la bouche et me lançant un regard assassin, ainsi qu'un" tu fumes maintenant ,




 Doune a écrit [13/02/2011 - 11h21] 
Doune

et j'ai très rapidement jeté la clope ( influence, quand tu nous tiens....)
Je me rends compte en en parlant à quel point cette manière de me marier était étrange, anormale, même si je ne l'ai pas pris en compte à l'époque...
Merci à tous deme permettre de réfléchir et de me repositionner ainsi.
Amitiés




 Doune a écrit [13/02/2011 - 11h23] 
Doune

Toujours, en conclusion, ce leitmotiv: pour vivre heureux, vivons cachés....




 Doune a écrit [13/02/2011 - 14h52] 
Doune

Jésuites 2,
Surtout, première chose: déménager, oui, mais le plus loin possible d'eux ! Ce serait une erreur grossière de s'installer à proximité...
Tu dois avoir lu nos divers témoignages et avoir compris la toxicité de ces parents-là.
Il faut s'éloigner s'il en est encore temps, ne pas céder aux désirs de ton ami, qui sont en fait les souhaits de ses parents, pas les siens.
Quant à ta manière de procéder, il faut garder le cap, infléchir ton compagnon pour tenter de leur barrer la route...
En ce qui me concerne, je n'ai pas permis à mon mari de le faire, car il savait pertinemment à l'époque qu'entre eux et lui, je n'aurais pas fait le bon choix... Combien je le regrette aujourd'hui, j'aurais dû le laisser me protéger. Apparemment, ton ami n'en est pas encore au stade de la lucidité, toi oui. Ne te laisse pas convaincre, c'est toi qui a raison! Montre lui peut-être ce site, fais lui lire nos interventions, s'il en est capable.
Conserve ton libre arbitre, positionne toi, tente de lui expliquer par des exemples concrets à quel point ses parents lui, vous, font du mal.
Mais en aucun cas cède à leurs demandes !
Le fait de déménager ne te paraît peut-être pas une étape décisive aujourd'hui, tu as peut-être en regard le fait de faire plaisir à ton ami, mais c'est lapire option, car au bout du compte, vous serez tous les 2 perdants, juste parce que le peu de terrain qu'ils auront gagné là, ils le tiendront pour acquis, et ne s'en contenteront pas: ainsi, après cette première victoire, ils engageront une autre bataille, sûrs de leur fait ...
Il est préférable de ne pas les laisser vous atteindre , et , ce, tout de suite. Je te conseillerais même de refuser de les voir s'ils font du mal à ton ami ou à toi-même: te positionner très vite sera le meilleur service à long terme que tu rendras à ton compagnon. Il est important de refuser ce que lui-même ne peut pas refuser, juste pour lui montrer que personne n'a le droit d'imposer des choses à autrui ! Même si lui te soutient que c'est toi la méchante...
Bon courage pour le combat qui s'annnonce, mais il est essentiel que tu gardes le cap!!!
Amicalement




 rosely a écrit [13/02/2011 - 18h36] 
rosely

Doune, Je vous remercie aussi pour votre témoignage, cela est très enrichissant de connaître le parcours d'autres personnes dans la relation à ses parents. C'est un domaine malheureusement encore peu remis en cause, car il fait très mal...
Jésuits2, je vous conseille aussi vivement d'aménager le plus loin possible de vos beaux-parents. Votre ami à peut-être besoin de temps pour comprendre. Achetez-vous le livre de Susan Forward 'Parents toxiques', sans lui recommander de le lire mais en le laissant à sa portée. Il le lira peut-être par curiosité et cela lui permettra d'être plus lucide vis à vis de ses parents. Bon courage à vous.




 bougainvilliee a écrit [14/02/2011 - 11h41] 
bougainvilliee

Bonjour,

Je prie liloupilou, de m'excuser. Je ne pensais pas la Blesser. Sans doute la formulation de mes questions étaient-elles maladroite à ses yeux. Je n'en avais pas l'intention.

Nous sommes tous blessés, ici, dans cette question.

Il y a donc lieu que de témoigner.




Le doute est ma seule certitude


 liloupilou a écrit [14/02/2011 - 12h57] 
liloupilou

pas de problème bougainvilliée..... ces qques jours ont été difficiles pour moi, et oui, nous sommes à fleur de peau, mais aussi à fleur de tout......et tout touche et tout blesse...... je ne crois pas être dans une phase d'autodestruction, en filigrane peut être mais j'ai surtout envie de m'en sortir........... en fait je suis surtout très instable, passant d'un grand désespoir à un très relatif optimisme..... j'ai le sentiment d'avoir tjrs vécu à travers le regard des autres et le regard de mes parents, m^me s'il n'est absolument pas bienveillant, me manque finalement .... pour exister peut être......
à mon tour de m'excuser si j'ai été brutale...... je pense être devenue très sauvage et les questions me genent ..... je ne suis pas du tout au bout du tunnel......




 liloupilou a écrit [25/02/2011 - 14h05] 
liloupilou

up and down de nouveau..... qqun me dit...."c'est peut être parce qu'ils veulent te voir heureuse" et le processus infernal se remet en place..... culpabilité, doute, culpabilité....... mais qd cela s'arretera t il ?




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