Parents toxiques, quelles conséquences ?



gaul
Cette question a été posée par Gaul, le 16/11/2009 à à 15h11.  * 
Vous trouverez peut être plus d'information dans l'annuaire de Web-Libre, dans la catégorie Parents.

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 bougainvilliee a écrit [19/03/2010 - 19h43] 
bougainvilliee

Bonjour, Marie L, ancolie, lanatop, liloupilou, takave, attalia, jazzy, et toutes les autres… J'ai lu avec intérêt ta position… Je la comprends puisque tu es femme… Tu te situes donc, dans ce problème, en tant que fille et mère… J'ai relu ton précédent message, mais je n'ai pu te situer… J'ignore si tu faisais partie d'une fratrie et comment elle se composait et comment tu te situais dans celle-ci… autrement dit combien de frères et sœurs avais-tu… et si tu étais, la deuxième fille, par exemple et s'il y avait des garçons avant ou après toi… C'est important la position que l'on a, à l'intérieur d'une fratrie… Toujours pour te répondre… Il ne t'as échappé que les témoignages était essentiellement féminins… Et qu'il s' ce agissait pour le principal, d'un rapport mère-fille… Je ne peux donc m'interroger que sur ces témoignages… Nous avons noté, en général, que le père était soit absent… soit diminué… En tous cas s'impliquant peu… Je me suis expliqué sur ce fait… Par contre les mères sont omniprésentes et toutes puissantes… facilité par la mise à l'écart du père… J'ai essayé d'en analyser les raisons… et de la mère et du père… Dans l'ensemble nous avons donc une mère, à laquelle parfois s'adjoint, une grand-mère, toute puissante et un compagnon qui se retire de l'arène, se porte forfait, et s'intéresse à autre chose… C'est ce que j'ai cru percevoir… mais peut-être me trompes-je… Il faut savoir que biologiquement, l'enfant est une partie de la mère… (je sais que ce n'est pas tout à fait vrai, mais c'est vécu ainsi par la mère…). En effet, elle porte l'enfant en elle durant plusieurs mois. Il est durant tout ce temps dans son ventre… Lorsqu'il naît… Lorsqu'elle l'expulse… Elle vit cela (je crois) comme une perte d'une entité qui faisait jusque là, au fil des mois, partie d'elle-même… Souvent les femmes disent, après leur accouchement, qu'elle ressentent un grand vide… De plus, il se produit un déplacement d'intérêt… Celui que l'on portait jusque là, à la mère… se focalise sur le nouveau né… La mère a à ce moment là une impression d'abandon… Il s'ensuit qu'elle pense n'avoir de valeur qu'en tant que mère… Aussi va-t-elle être davantage mère, fin de continuer être… Tout cela la renforce dans son désir (inconscient de toute puissance… Toute puissance qui peut aller, nous le savons aujourd'hui, jusqu'à l'infanticide : qui peut donner la vie, à droit de vie et de mort sur ce qu'elle a produit). Toujours est-il que la femme ressent un attachement à son enfant, plus fort que celui du père, qui est extérieur à tout cela. Et qui à pour rôle d'être le séparateur… Celui qui s'oppose à la fusion-confusion entre la mère et le nourrisson. En effet, l'enfant lui-même, quand il est nourrissons, ne se différencie pas de sa mère… Or cette symbiose doit un jour cesser, afin que l'enfant devienne un jour adulte et autonome… C'est au père qu'est dévolu ce rôle ingrat et difficile… Un homme est fragile, lui aussi… Si la mère est davantage mère que femme… Il devra lutter à la fois contre sa compagne et contre l'enfant qui se trouve bien dans cette confusion. S'il n'est pas aidé et considéré, souvent il abandonne. Avez-vous remarqué que dans l'ensemble les compagnons ou maris, sont dénigrés. Ils le sont parce qu'ils sont des séparateurs, de la fille avec la mère… c'est ce que craint la mère… On fait atteinte à son rapport avec sa fille (Même si ce rapport est perverti, c'est un rapport)… Si la fille, entre deux feux… L'amour exclusif de sa mère et le désir d'être elle-même avec son mari, ne sait plus où elle est… Et prends parti parfois pour sa mère, dont elle attend amour et reconnaissance, en dépit de tout… Le mari qui a épousé une fille et non sa mère… ne comprends plus et peut lâcher prise… C'est la raison des divorces dans ces couples, même si on trouve à ces séparations des motifs-paravents autres… S'il y a déjà des enfants dans ce couple, l'homme, ayant quelques responsabilités, restera, ne serait-ce que pour protéger ses enfants de la toute puissance maternelle, mais il est à penser que rebuté, il s'enferme dans une indifférence à son rôle de père… Il se sauvera ainsi, en étant absent… en ayant un métier prenant… une passion quelconque ou des maîtresses… (là on va l'enfoncer encore plus)… A moins qu'il ne suive, par faiblesse ou par amour, les comportements inadaptés de son épouse… (Il rejoindra la mère, et ils deviendront alors, "parents toxiques". Lors de l'adolescence de l'enfant, les plis seront pris, et l'adolescent n'aura plus de recours… Dans tous les cas, j'admire la prise de conscience de toutes ces jeunes femmes, qui commencent à comprendre… En espérant qu'elles puissent apaiser leurs blessures adolescentes... Cordialement.




Le doute est ma seule certitude


 macha a écrit [03/05/2010 - 14h48] 
macha

Bonjour,

J'ai 42 ans je suis mère de famille au moi aussi victime d'une famille toxique.

C'est avec beaucoup d'émotion que je viens de lire tous les témoignages dans cette rubrique que je viens de découvrir "par hasard". Je m'y suis vraiment retrouvée. A vous tous, enfants victimes de ces familles machiavéliques, je pose la question suivante : Avez-vous l'impression d'être systématiquement "le vilain petit canard empêcheur de tourner en rond ?". Je vous remercie de vos réponses, j'ai vraiment besoin d'être rassurée car je me pose des questions. Je me dis que je ne suis pas normale, mon frère et ma soeur (respectivement 35 et 36 ans) ne sont jamais en conflit, ne posent aucun problème à ma mère à qui ils demandent un avis sur tout et pour tout, sans jamais la contrarier.

Effectivement, je réalise que dès que je m'oppose un tant soi peu à ses comportements ou ses propos, elle fait la tête (au mieux) ou coupe les ponts en remontant toute ma famille contre moi (ce qui se passe en ce moment). Merci de vos réponses et de vos témoignages. Je vous souhaite beaucoup de courage, car même s'il est simple de couper les ponts, l'emprise psychologique est terrible. A bientôt !




 JM91 a écrit [19/05/2010 - 08h45] 
JM91

Bonjour à toutes,

c'est marrant de ne voir que des femmes sur ce blog pour parler des parents toxiques. peut être que les hommes n'aiment pas se confier. En tout cas je vis la même chose que vous, marié, 47 ans deux adorables garçons, ma mère passe son temps à critiquer tout ce que je peux faire et dire, rien ne trouve grâce à ses yeux. Cela vaut aussi pour ma sœur qui elle à 62 ans. Pour elle nous ne sommes pas adultes, l'éducation que je donne à mes enfants n'est pas la bonne, n'ayant pas de diplôme je suis en train de passer un master à l'université, pour elle ca ne sert à rien je suis trop vieux etc etc. Elle passe son temps à ressasser ses maladies imaginaires, son enfance malheureuse pendant la guerre, elle ne parle que d'elle et tout tourne autour de son nombril. Le dernier WE j'ai voulu faire ma BA je l'ai invité 5 jours en Normandie pour lui changer les idées, et elle nous a fait chier 5 jours 24/24. Mon fils de 8 ans qui est un adorable petit garçon clame et contemplatif est sorti de la maison en me disant "papa je n'en peux plus, mamie elle parle tout le temps et elle ne comprend rien". J'ai donc décidé de la prendre entre 4yeux le WE prochain et de faire un point strict avec elle. Ma soeur sera là aussi car elle n'est peut plus non plus et nous sommes solidaires. Jusqu'à ce WE je disais jamais ma mère n'ira en maison de retraite cela ne se fait pas de laisser tomber ses parents (culpabilité quand tu nous tiens), depuis ce WE j'ai décidé qu'elle ne viendrait jamais à la maison et irait en maison de retraite si nécessaire. Stop ! je ne mettrais pas ma vie de couple en danger pour elle. Vous voyez les filles les garçons ca peut aussi souffrir de parents toxiques. Au plaisir de vous lire et de vous répondre, mais franchement n'allez pas chez le psy, envoyez chier vos parents ca coûte moins cher et accessoirement ca fait plaisir et ca permet de grandir dans sa tête.




 lanatop a écrit [19/05/2010 - 09h18] 
lanatop

bonjour à toutes et vous JM91, Un petit point sur mes parents "toxiques"..C'est toujours autant la galère, malgré que personnellement, j'ai coupé les ponts depuis septembre, deux de mes fils voient très régulièrement mes parents et c'est surtout le plus jeune qui prend les méchancetés de ma mère dans la figure..Etant donné que je ne reviens pas vers elle en m'écrasant comme je l'ai toujours fait, sa haine semble se décupler au fil du temps, quitte à traiter mon gamin "d'aussi taré que sa mère" à la moindre petite bêtise ou remarque...Comme vous JM91, quoique j'ai pu faire professionnement est nul, avant avec un mi-temps il fallait que je me bouge le c..pour trouver un autre job, depuis quelques années j'ai un emploi stable, plein temps et bien non seulement je suis à son avis bien trop grassement payée, mais en plus ce n'est pas un travail d'être dans un bureau..Pour quelqu'un qui n'a jamais travaillé...c'est une critique bien lamentable...Evidemment, tout ce que j'ai pu faire dans ma vie a toujours été qualifié de nul: avoir mes enfants, changer de voiture etc..a chaque fois j'ai reçu les foudres ou insultes de ma mère, à tel point que je me demande maintenant si ça ne relève pas d'un problème psychiatrique plus profond..sans parler du piedestal ou elle a mis mon frère dès sa naissance, et maintenant sa femme, c'est l'inverse de moi, tous leurs actes sont bénis, mais comme Macha, aucun conflit ne les a jamais opposé, tout est parfait et organisé entre eux, jamais rien sans l'aval de mes parents..moi je ne leur ai causé que des soucis et fait que des caprices depuis mon premier souffle, ça fait plaisir..Je passe sur les tentatives de ma mère pour mettre le bazar dans mon couple, elle a un jour "convoqué" mon mari pour lui dire des "choses sur moi" , style des relations que j'ai pu avoir (à son avis) avec des amis ou connaissances, et ceci avant notre mariage...bref de la délation que mon mari n'a pas voulu écouter venant de ma mère, sentant le piège ou elle voulait le mener..je passe aussi sur des coups de fils auprès de mes amis pour qu'ils me persuadent de faire telles ou telles choses et pas l'inverse (dans des décisions importantes de ma vie ou je ne voulais pas écouter ma mère!). Le pire, je viens d'apprendre que le fait que les ponts soient coupés est diffusé par mes parents dans leur entourage, avec comme prétexte des futilités, ou évidemment je passe pour la dernière des saletés jalouse et égoïste...Bref, je suis encore pire que le vilain petit canard de la famille, je suis la sorcière, la râtée...Alors bien sur vivre ça au jour le jour c'est très difficile surtout habitant dans la même petite commune, parfois j'ai le moral par terre, parfois je suis en colère, parfois je pleure..le pire pour moi étant les insultes envers moi ou mes fils et à ce "désamour".Je pense parfois à une psychothérapie, mais effectivement ça ne résoudra rien puisque j'ai eu la force de couper les ponts et que je ne vis plus sous la coupe de mes parents comme j'ai pu le faire durant 40 ans..(j'ai 42 ans..) Mon frère se fait discret et fait l'innocent tout en défendant mes parents, l'intéret matériel y étant pour beaucoup, et un homme sans aucun caractère ne peut pas comprendre ce que moi je ressends et ai vécu, bref, je n'ai plus rien à lui dire et je m'aperçois que si l'on a jamais été très proches c'est que nos éducations ont été très très différentes ,les règles n'ont jamais été les mêmes.. Il faut que je continue à m'endurcir face à ces attaques, et que je m'habitue à ce constat de ne pas avoir été aimé de mes géniteurs.. voila, bon courage à vous tous! Lanatop




 Marie L a écrit [19/05/2010 - 09h34] 
Marie L

Cher JM91,

Pour ceux qui n'ont pas les moyens ou ne sont pas prêts à cette dépense, un psychiatre ne coûte rien. Ne dites surtout pas aux victimes de parents toxiques de ne pas aller voir de psy car c'est le seul moyen de dénouer les relations familiales.
Vous pouvez rompre tout contact avec vos parents, les remettre à leur place, les envoyer promener ou autre ... vous ne vous en sentirez pas moins coupable. Des parents toxiques font des dégâts considérables et les victimes de ce genre de parents doivent se réparer, si ce n'est pour eux (comme vous ou moi-même au début, ils n'en sentent pas le besoin), si ce n'est pour leur conjoint (on le pense toujours assez fort pour s'en sortir), il faut le faire pour nos enfants.
En effet ce genre de relation toxique, si elle n'est pas décryptée sérieusement, se transmets de génération en génération, inconsciemment. J'ai un ami du même âge que vous (j'ai moi-même 40 ans), qui comme vous, a pris conscience de la toxicité de sa mère et l'envoie balader, mais sa relation avec son fils aîné est tout aussi toxique (cela commence vers 13 ans) et il ne se rend compte de rien, pense que son fils est en cause ... j'étais pareille avec ma fille aînée jusqu'au jour où j'ai appris que son fils aîné, à 16 ans, avait fait une dépression et une tentative de suicide. Cela a été mon déclic.
Et je vous assure que sans le décryptage de la relation toxique de mes parents avec moi (faite avec un psy et les livres que j'ai cité plus haut dans cette page) je n'aurais pas pu construire en deux ans la relation saine et magique que j'ai aujourd'hui avec ma fille de 15 ans alors que cette ami vit au jour le jour des hauts et des bas avec son fils (qui de son côté souffre à son tour d'une relation toxique).
Ce travail sur soi est absolument nécessaire pour faire notre deuil de "parents aimants" que nous n'aurons jamais (seuls 10% des parents toxiques changent à l'issue d'une confrontation avec leurs enfants dans le cadre de ce travail).
Enfin un bon psychologue vous recevra 1/2h tous les 15 jours pendant 18 mois, vous fera travailler entre chaque séance et à l'arrivée vous sauverez vos enfants et toutes les générations qui suivront pour moins cher qu'un abonnement à un club de gym. Mais attention c'est un travail sur soi très difficile et qu'on a très souvent envie d'abandonner : il faut beaucoup de courage et de persévérance mais croyez-moi les résultats sont spectaculaires.




 Marie L a écrit [19/05/2010 - 09h57] 
Marie L

Chère Lanatop,

Je me permets de vous donner un conseil car j'ai beaucoup regretté de ne pas l'avoir fait : posez des mains courantes à chaque fois que vous le pouvez, garder toutes les preuves de ce dont vous parlez (messages, courriers, attestations de vos amis qui ont reçu ses appels ...) et notez tout ce que vous rapportent vos enfants de vos visites chez elle. Elle ne sera au courant de rien (c'est le principe de la main courante), mais vous aurez accumulé tous les éléments qui m'ont fait défaut quand mes enfants adolescents mais pas majeurs ont refusé de retourner chez leurs grands-parents et que ceux-ci nous ont envoyé devant le juge. Le juge a accordé aux grands-parents tout ce qu'ils demandaient puisque je n'avais aucune preuve et que mes frères se comportant comme le vôtre ne m'étaient d'aucun secours. Mes enfants adolescents qui n'ont même pas été interrogés sont contraints d'y retourner.
Sachez que de très nombreux parents sont assignés en justice par des parents toxiques qui obtiennent un droit de visite et hébergement faute de preuve de ces relations toxiques.
Je vous souhaite de n'en avoir jamais besoin, mais gardez chaque preuve précieusement.




 lanatop a écrit [19/05/2010 - 10h34] 
lanatop

Chère Marie L, Malheureusement ces insultes ou critiques sont toujours verbales, et me sont rapportés par mes fils..J'avoue que parfois après de telles réflexions, je me suis demandée si je ne pouvais pas porter plainte pour harcèlement..J'ai 3 fils, le plus grand de 17 ans parait "neutre", il laisse couler, le 2ème est banni depuis 9 mois de chez eux car il a dit à sagrand-mère qu'il en avait marre d'entendre des insultes envers sa mère et de voir les différences de comportement de mes parents entre moi et mon frère, ma mère lui a interdit de remettre les pieds chez elle sans oublier de l'insulter copieusement de sale petit.C..etc..(il a 14 ans) ,le dernier va déjeuner les jours d'école chez ma mère et elle l'a obligé à dormir une fois par semaine chez elle..en fait , j'ai coupé les ponts et me suis aperçue que ma mère m'avait court-circuité dans mon rôle de mère ,même si ça m'a soulagé durant ma période de divorce qu'elle s'en occupe, c'était plus calme pour eux..Certes..mais depuis la naissance de mon ainé, étant sous leur coupe, j'ai laissé ma mère s'approprier les enfants et maintenant le reproche ultime est que je ne veux plus les lui donner..Or j'estime qu'ils sont en âge de choisir..Je n'accepte pas le chantage moral et affectif qu'elle fait à mon cadet..J'ajoute que j'ai appris que durant ses années ou elle avait très souvent les enfants, elle leur distillait sa haine envers moi sans cesse par des critiques et des insultes à mon égard ..histoire de les détourner de moi sans doute, moi la mauvaise mère.., de minimiser mes responsabilités de mère, quitte à prendre des décisions pour eux, les inscrire à la natation (pour me réclamer la somme des leçons ensuite..) ou signer les mots scolaires..Bref, j'avoue j'ai laissé couler alors le clash est d'autant plus violent quand on fait le constat de tout ça! Mais cette emprise était très forte,et je me sentais devoir "obéir" et "filer droit"..Ce sont mes enfants qui m'ont ouvert les yeux et j'en ressends de la honte parfois de ma faiblesse..J'ajoute qu'à cette prise de pouvoirs sur mes enfants, je devais payer une pension "alimentaire" pour les frais de repas ,d'eau voire de lessive ou d'essence..et ça c'était aussi le nerf de la guerre, réclamé rubis sur ongle dèsle 25 de chaque mois, quitte à venir sonner chez moi pour me réclamer cet argent..Je paie toujours pour avoir la paix,encore faiblesse je sais...Ce sont mes enfants qui sont chargés de me la réclamer en contre partie des dépenses faites pour eux...Voila c'est bien triste et très franchement je ne suis pas fière d'écrire tout cela! Merci à vous! Lanatop




 Wisty a écrit [19/05/2010 - 11h18] 
Wisty

bonjour à toutes et tous,
La lecture de vos réactions, me bouleverse, devant ces situations invivables, et pourtant bien réelles. A travers ces récits, j'ai connu ce parallèle ; avec la chance d'en être subtilisée à temps, ce qui m'a permis en tant qu'adulte d'y faire face à des renouements de contacts parentaux. Vous me faites réaliser vos souffrances d'adolescente, ce qui reste marqué durant la vie, avec la difficulté de surmonter cet engrenage psychologique que cela implique.
@ A toi jazzy, ta description est géniale, à toutes les compréhensions, rien à ajouter. Le ressenti est bien exploré.
Outre cela, il est important, de tourner la page, et de prendre d'autres horizons. Avec courage.
Amicalement.




Wisty


 paladin a écrit [19/05/2010 - 14h48] 
paladin

Merci pour vos témoignages qui me rappellent que l'on peut s'en sortir. Je ne pense pas en être encore là, malheureusement. J'ai 33 ans et je me sens toujours dans la peau d'un gamin. Je vis toujours chez mes parents, après une parenthèse de quelques années en dehors, à vivre seul. Il m'a fallu revenir après un déménagement "forcé", n'ayant trouvé nulle part où me reloger. Je n'ai toujours pas de vie professionnelle, peu de vie sociale (elle ne me satisfait pas), jamais eu de vie amoureuse. J'ai l'impression d'avoir gâché 15 ans de ma vie à vouloir ressembler à l'image que mes parents voulaient. Ils m'ont donné une éducation correcte, mon père ne m'a jamais physiquement mais qu'est-ce qu'il peut être violent verbalement : jamais content, toujours à se plaindre d'un tel où de ce qu'il voit à la télé... Ma mère très soumise, qui ne s'est jamais énervée contre lui. C'est simple, tout passe par mon père. En décalage complet avec l'éducation qu'on m'a donnée : la tolérance, le respect des autres et de soi-même, l'amour pour son travail... Ca ne concerne pas mon père : il jure souvent, gueule souvent, s'habille mal (toujours en bleu de travail alors qu'il vient de prendre sa retraite d'ouvrier, les main sales à table). Je n'ai rien contre les ouvriers, ne pensez pas que je me plains d'eux : mais pour moi, c'est plus Lénine, Marx, Jaurès et vraiment pas mon père : il n'a jamais été syndiqué, déteste la politique ("tous des pourris..."), ne pense qu'à sa pomme.
Du coup je me renferme sur moi puisque je ne partage rien avec lui où ma mère.
Bien sûr, ça choque : "tu ne penses pas à la famille", "tu es un bon à rien, va travailler sur les chantiers..." (alors que c'était les premiers à dire que je n'étais pas fait pour les tâches physiques). Cette année, j'ai décidé de reprendre mes études par correspondance, ils n'étaient pas très chauds. Je l'ai fait mais ils ne m'ont jamais poussé, encouragé, motivé. Là j'ai des examens dans quelques semaines. Je me sens mal, j'aurais pu faire mieux, bosser sérieusement. J"avais la possibilité de faire un stage, je ne l'ai pas fait. J'ai reçu la convocation il y a moins d'un mois, je ne les ai pas prévenu.J e reste dépendant d'eux, ne pouvant pas me déplacer au centre d'examens (je n'ai pas le permis auto). Je sens la catastrophe. En même temps je cherche mais je ne me sens aucune attache avec eux, donc je ne vais pas parler de mes goûts, de mes envies avec eux, de ce qu'il m'arrive en bien ou en mal. J'aimerais tellement avoir un meilleur rapport, est-ce possible ?




 Lambda11 a écrit [19/05/2010 - 15h40] 
Lambda11

Bonjour Paladin !

Sans avoir pris le temps de lire les deux pages de témoignages au-dessus (faute de temps, que leurs auteurs m'en excusent), je prends donc le train en marche et m'arrête un instant sur le tien pour y répondre...

Ce que je perçois de ton problème se résume, à mes yeux, par-delà l'effet toxique d'un père tyrannique et violent, à un problème de désir d'indépendance, bien légitime à 33 ans. Ce n'est pas un âge canonique, et ne crois pas être un Tanguy pour autant.

Dans de nombreuses traditions, la trentaine correspond en effet à un âge de maturité aboutie. Pour les chrétiens, par exemple, Jésus a mené, à Nazareth, une vie pieuse, obéissante et laborieuse auprès de ses parents, avant de se lancer sur les routes de Galilée pour y précher l'Evangile, entouré de disciples qui devinrent sa "nouvelle famille".

Je ne te dis pas pour autant d'aller te faire moine ou, à l'inverse, de te jeter dans une relation amoureuse et conjugale... Mais juste de réfléchir à ton indépendance. Elle te semble compromise à cause de ta condition de sans-emploi et du fait de ne pas avoir le permis de conduire. Mais je t'assure que tu as tort et que tu te mets des obstacles devant toi qu'il t'est tout à fait possible de surmonter.

Inutile de foncer dans une quelconque église (où tu trouverais toujours quelqu'un pour t'embrigader !) ni dans une agence matrimoniale, mais simplement va voir une assistante sociale ! Très rapidement, elle t'aidera à mettre en place les aides financières te permettant d'obtenir une place dans un foyer pour adultes dans un premier temps, et à te remettre sur les rails de l'emploi, même si cela doit passer par une formation, qu'elle ne manquera pas de te proposer en fonction de ton profil.

Le permis de conduire ne me paraît pas une condition sine qua non pour travailler. J'ai le souvenir d'un ami journaliste reporter, qui a fait le tour du monde de par son métier, sans même savoir conduire !... Mais si c'est trop pénalisant pour toi, l'assistante sociale pourra te renseigner sur les facilités offertes aux jeunes en recherche d'emploi pour passer leur permis (même si je crains que l'âge soit limité à 25 ans, mais faut toujours se renseigner, il y a parfois des conditions particulières). Quoi qu'il en soit, dès que tu auras un travail, il te sera possible de financer par toi-même cette démarche.

Nul doute qu'ensuite, en chemin, à travers toutes ces démarches pour te lancer dans ta vie d'homme, tu ne rencontres enfin une jeune femme qui sera ravie de vouloir entamer un bout de chemin avec toi...

C'est tout le bonheur que je te souhaite ! ;-)




"Les paroles s'envolent, les écrits restent !"


 liloupilou a écrit [19/05/2010 - 16h38] 
liloupilou

mes relations ne sont pas arrangées ... elles se seraient plutôt tendues.... je suis allée voir un psychiatre et j'ai été déçue par son manque d'écoute.. elle m'a donnée des conseils que j'ai essayé de mettre en pratique mais évidemment cela n'a pas fonctionné.... je ne peux m'en sortir que lorsque j'essaye d'oublier, mais dès que j'y repense, je sombre dans un désespoir vraiment noir et je me dis qu'il n'y a pas d'issue
c'est un sentiment terrible que celui de ne pas être capable de gérer ce genre de problème, de voir que tout ce que l'on met en oeuvre et que l'on met du temps à construire est balayé d'un revers de main......c'est terriblement destructeur pour l'amour et l'image de soi, et destructeur tout cours.... cela pousse à imaginer des solutions définitives que l'on ne peut pas se permettre de réaliser....
et en même temps je ne peux pas vivre avec ce sentiment de culpabilité constant.....
comment sauter du train ?




 Marie L a écrit [19/05/2010 - 17h36] 
Marie L

Chère Liloupilou,

On dit qu'il faut voir 3 à 4 psy pour trouver le bon, ne désespérez pas et en attendant lisez des livres, vous y trouverez le réconfort, comme sur ce forum, de vous rendre compte que vous n'êtes pas seule à vivre cela et qu'on finit par s'en sortir, mais vous y trouverez aussi des solutions qui vous permettront de respirer un peu. A chaque fois que la solution définitive m'apparaît comme la seule solution, je me plonge dans ce travail sur moi et les idées noires s'en vont car je suis active et non plus passive.
La première fois que j'ai vu mon psy, il a posé son diagnostic en moins de 10 minutes : tout mon désespoir devenait "normal", mes souffrances étaient répertoriées, existaient ailleurs que chez moi et donc je commençais déjà à ne plus être coupable. Il ne viendrait à l'idée de personne d'aller voir son médecin avec de l'arthrose en disant : "j'ai très mal c'est de ma faute, je suis coupable d'avoir si mal". Et bien avoir des parents toxiques se diagnostique et se soigne.
Je viens de rédiger et effacer 3 fois quelques pistes que j'aimerais vous donner (notamment celles de Stéphanie Hahusseau), mais je ne suis pas psy et j'ai peur de mal vous les transcrire.
Allez sur un site internet de vente de livres, tapez "parents toxiques" vous tomberez sur le livre de Suzan Forward qui est la base et ensuite dans la rubrique "ils ont aussi acheté ces livres-là" vous trouverez des tas d'autres titres qui traitent de toutes nos douleurs et difficultés : choisissez en lisant les résumés, ceux qui vous semblent les plus proches de votre réalité. Mais oubliez les méthode coué, préférez les livres de travail (j'ai donné quelques titres plus haut dans ces pages).
Et n'oubliez pas que le travail sur soi est très difficile et on ne progresse qu'avec une volonté de fer : accrochez-vous le ciel est bleu au bout.
Bleu paradisiaque ... un peu comme aux Maldives. Mais il se mérite !
Pour moi, chaque livre lu et travaillé a déchiré un morceau du voile noir. Ma "volonté de fer" vient du fait que je fais ce travail pour donner à mes enfants une Maman heureuse et équilibrée. Trouvez votre raison de faire ce travail et ne lâchez pas.




 liloupilou a écrit [19/05/2010 - 17h55] 
liloupilou

bonsoir et merci pour votre réponse....
j'ai mis bp de temps avant de prononcer le mot de harcèlement et bien le double avant de parler de relations toxiques.... lorsque j'ai utilisé ce terme devant la psychiatre que j'ai rencontrée, elle a dit que ce n'était que des mots.... et c'est important pour moi aujourd'hui de mettre des mots sur cela.... du coup au lieu d'avancer j'ai reculé de plusieurs pas.... un fil peut être sur les psychiatres toxiques qui vous ajoutent un peu plus de culpabilité là où il n'y a pas besoin de forcer le trait.....
j'ai lu le livre de Suzan Formard et j'ai essayé de mettre en pratique sa méthodologie.... mais je dois pas être très douée .... c'est vrai que je cherche avant tout des solutions pour maintenir le lien....




 JM91 a écrit [19/05/2010 - 20h41] 
JM91

Marie,

je comprend parfaitement que certaines et certains trouvent l'écoute dont ils ont besoin chez le psy, il n'y a pas de dénigrement de ma part, bien au contraire. Mais parfois dire maman tu m'emmerdes fait un bien fout aussi. Oui ils sont nos parents oui d'une certaine façon ils nous aiment mais cela ne justifient pas tout. Une fois ma mère m'a dit "si tu déménages de notre ville ou si tu pars en province je me suicide", je lui ai dit pas de problème c'est ton choix pas le mien et je suis parti travailler un moment à Toulouse (je suis parisien). J'ai ensuite rencontré il y a 13 ans ma femme et nous habitons à 35 kms de chez elle, elle est toujours vivante .....




 bougainvilliee a écrit [19/05/2010 - 23h20] 
bougainvilliee

Qu'est-ce que c'est qu'un parent ? Un être qui était là lorsque nous sommes sorti du néant.
Ce fut eux, cela aurait tout aussi bien être les voisins... En tous cas ce sont des inconnus... des gens de hasard... Nous n'avons rien à attendre d'eux... s'ils nous donnent de l'amour... C'est très bien... La plupart des gens en donnent à leur chat ou leur chien... Nous n'avons pas de reconnaissance à attendre d'eux... Ni à leur apporter...

Ou ils se comportent bien... et alors on peut vivre un peu avec eux, comme avec des gens de rencontre... ou ce sont des gens sans intérêt...

Alors, il vaut mieux être seul que mal accompagné...

Laissons les continuer leur vie comme ils l'entendent... et vous, qui ne leur devez pas grand chose (après tout, ils ont pris leur pied en vous faisant), continuez votre vie, sans vous inquiéter davantage d'eux...




Le doute est ma seule certitude


 JM91 a écrit [20/05/2010 - 07h37] 
JM91

Marie,

bravo pour votre comportement avec vos enfants, je fais de même aussi et entendre ceux ci me dirent tu es un papa formidable, ouvert à la discussion, sévère (il le faut) mais juste rempli mon coeur de joie. Je n'ai jamais dit cela aux miens. Simplement j'écoute, je suis dans l'emphatie avec eux, je conseille sans forcer, je dirige sans ordonner, je conçois qu'ils aient une vision différente de la mienne, je les aide à ouvrir les portes du monde et je suis surpris de leur degré d'autonomie et de décision, de sens critique pour deux petits bouts de 6 et 8 ans. Qu'ils ne viennent plus me voir un jour ne me fait pas peur même si je souhaite profiter d'une relation basé sur le respect et la conscience avec eux dans la durée, ils choisiront ce qui est le mieux pour eux, mais je me refuse à toute critique de leurs choix futurs, ils seront adultes et décideront en conséquence quelles qu'en soient les conséquences, je ne fais que les amener à l 'endroit ou ils prendront leurs envols.
Avec mes parents, j'ai été jusqu'à me droguer tellement je me considérais comme une merde face à leurs reproches, et sortir de cela (héroïne) a été la chose la plus dure que j'ai faite, ceci explique peut être mon regard sur les psys. J'ai maintenant la carapace suffisamment étoffée pour prendre sur moi et vivre ma vie. Je fais même exprès d'aller voir ma mère pas rasé le WE, avec des converses et un jean passablement usé car je sais qu'elle n'aime pas et qu'elle va critiquer, ca la fait chier et ca me plait ;-) Quand je suis avec les enfants ils sont bruyants et je ne dis rien ca la fait chier et ca me plait, faites vous des plaisirs comme cela cela fait un bien fout de retourner les évènements.




 paladin a écrit [20/05/2010 - 15h24] 
paladin

Le problème est qu'on culpabilise de se faire plaisir et qu'on se sent mal de ne pas se faire plaisir, c'est un cercle vicieux sans fin. Du coup, on n'ose plus rien faire et à attendre la suite, c'est encore pire !




 bougainvilliee a écrit [20/05/2010 - 21h22] 
bougainvilliee

JM91, tu es un bon père et c'est bien, très bien... Mais c'est rare... et encore faut-il que tu ais une compagne qui t'aime et t'admire...

Ainsi notre apparition au monde de la conscience est une loterie... Suivant le hasard tu te trouves dans une famille, qui va t'aimer et t'aider; te soutenir, pour que tu deviennes un homme... ou bien tu te retrouve avec des parents, qui sont ce qu'ils sont, et ne peuvent croire en eux que s'ils infériorisent leur entourage...

Considerez vos parents comme des gens fréquentables ou infréquentables et agissez en conséquence...




Le doute est ma seule certitude


 betina a écrit [20/05/2010 - 21h43] 
betina

Bonsoir Paladin,

Vous n'allez pas passer votre vie à culpabiliser,il vous faut vivre et pour cela prendre des distances avec vos parents,c'est aussi ça grandir.

Si vous ne pouvez affirmer votre personnalité avec eux,il faut vous éloigner au plus vite et vivre votre vie comme vous l'entendez.

Les parents,nous élevons nos enfants,nous les poussons hors du nid,pas toujours facile c'est vrai de voir sa progéniture s'envoler.Mais passé le cap,c'est une chance de voir des adultes nous rendre visite chacun avec sa personnalité et sa façon de vivre.
Notre réussite pour nous parents est de voir nos enfants heureux pas de les rendre malheureux.

Vous n'êtes plus le petit garçon de vos parents mais un homme,agissez pour votre bien vivre.Bon courage à vous.




"La violence est le dernier refuge de l'incompétence".Isaac ASimov "la connerie c'est la décontraction de l'intelligence" S.Gainsbourg


 JM91 a écrit [21/05/2010 - 16h19] 
JM91

Bonjour Bougainvilliée,

tu as raison et merci pour tes encouragements, pendant très longtemps je n'ai pas voulu avoir d'enfants (perte de liberté, contraintes diverses) et puis un jour j'ai dit oui. Et à partir de là il faut y aller à fond, tu ne peux plus reculer, dire je me suis trompé, tu n'as plus le droit. Alors je leur donne tout l'amour dont je suis capable, je ne culpabilise absolument pas en essayant d'être le père idéal cela n'existe pas, quand je promet je fais ce que j'ai promis, je leur explique que je n'aime pas jouer à leurs jeux comme parfois ils n'aiment pas jouer au mien car nous n'avons pas le même age et nous essayons de nous trouver des intérêts communs, c'est mieux que de faire comme la majorité des parents qui font semblant de jouer avec leur enfants pour paraître normaux aux yeux des autres. Moi je leur apprend à regarder pousser les fleurs, a avoir une regard critique sur le monde qui les entoure, nous partageons une passion (pour le moment) a faire pousser des légumes dans un potager, ce leur plait ca me plait. Nous jouons au tennis ensemble car ils aîment cela en ce sens qu'ils ne font pas cela pour faire plaisir à papa (je m'en tape je ne reproduis pas mon moi sur mes enfants) mais bien parce qu'ils s'éclatent en jouant et quand le jeu part en vrille et bien tant mieux ils ré-inventent d'eux mêmes.
Soit une homme mon fils veut dire respecte toi, pleure quand tu en as envie, fait que l'on te respecte, soit toi même.
par contre faire des construction en KAPLA ou jouer à quatre pattes au cheval, non car je ne le sens pas et je ne le fais pas bien.




 bougainvilliee a écrit [21/05/2010 - 19h18] 
bougainvilliee

J'apprécie ce que tu écris JM91... Mais tout en te lisant, me revenait la sentence de Sigmund Freud : "eleves vos enfants du mieux que vous pourrez... de toute façon ce sera mal..."

Je reconnais que cette phrase n'est pas encourageante... Mais continue à être ce que tu es...

En ce qui concerne "bétina", je retiendrai cette jolie phrase : "... prendre des distances avec ses parents, c'est aussi grandir."...

J'aurais dis "murir" ou "devenir adulte".

Mais la phrase a d'autant plus d'importance qu'elle vient d'une mère... une mère qui adore ses filles...
et qui, au travers de cette phrase, accepte déjà qu'elles grandissent, qu'elles mûrissent, qu'elles deviennent adultes... c'est-à-dire comme elle, sexualisée, avec un compagnon, et un jour mères, elles aussi...

Au delà cela implique l'acceptation de la confrontation avec ses parties d'elle-même... ces images renvoyées d'elle... et au final qu'elles se détachent d'elle, pour vivre pleinement leurs trop courtes vies...

Merci bétina.




Le doute est ma seule certitude


 betina a écrit [21/05/2010 - 19h37] 
betina

Et oui Bougainvillée,nos enfants nous appartiennent pas,notre amour débordant peut nous faire commettre des erreurs mais pas trop car les enfants savent remettre les parents gentiment à leur place de parents et c'est très bien ainsi et nous ne devons pas oublier que nous aussi,nous avons quitté nos parents et que nous ne voudrions pas les avoir derrière nous dans tout ce que nous faisons.

Les parents aussi mûrissent avec les enfants.Mon fils et mes deux filles sont de beaux adultes,ils sont ma fierté de mère,et cela suffit à me combler.




"La violence est le dernier refuge de l'incompétence".Isaac ASimov "la connerie c'est la décontraction de l'intelligence" S.Gainsbourg


 bougainvilliee a écrit [21/05/2010 - 22h57] 
bougainvilliee

Mais les parents "toxiques" (on remarquera, les mères pour les filles, les pères pour les garçons...

Ce qui implique une rivalité sexuelle inconsciente) pensent que leurs enfants leur appartiennent... et jouent avec la reconnaissance et le besoin d'amour de leurs enfants...

Ils empêchent, ainsi, leurs enfants de mûrir et les veulent dépendants d'eux... et leurs enfants jouent le jeu, alors que ce sont les parents qui ont besoin de reconnaissance et d'amour.

Mais ils l'expriment mal... pensant qu'ils vont être rejetés...

Leur demande est, alors, revendicatrice...

Il faudrait que leur enfants comprennent que ce sont eux les maîtres du jeu et que leurs parents, sont dépendant affectivement d'eux...

Mais c'est vrai qu'ils compensent cette faiblesse affective, par un pouvoir financier ou de méchanceté...

En réalité ce sont des faibles... et leurs enfants au lieu de jouer leur jeu... devraient être condéscendants avec eux... Ce qui les remettraient à leur place en faisant cesser ce jeu cruel qui se transmet, inconsciemment, de génération en génération...




Le doute est ma seule certitude


 ancolie a écrit [29/05/2010 - 17h44] 
ancolie

Me revoici, après un éloignement relativement long de ce site. Besoin de penser à autre chose, de prendre le large par rapport à tous les problèmes, besoin aussi de faire le point intérieurement, de digérer toutes les informations lues, vécues; de les intégrer pour mieux les comprendre et, finalement, surmonter les obstacles et démarrer une nouvelle étape de ma vie. Je reviens pour apporter l'espoir à tous ceux qui souffrent encore, tous ceux qui n'ont pas encore réussi à briser le cercle vicieux dans lequel ils se trouvent. De par mon vécu (j'en ai parlé longuement sur ce site) j'en suis arrivée à la même conclusion que vous, Bougainvilliée : les parents toxiques sont en réalité des enfants qui eux-mêmes ont eu des enfants. Il s'agit d'hommes et de femmes qui n'ont jamais atteint la maturité d'un adulte. Ils sont empêtrés dans leurs propres manques, leurs propres souffrances, qu'ils enfouissent bien profondément en eux. Ils se donnent l'illusion d'être adultes en respectant des dogmes, des croyances, des règles de moralité auxquels ils se soumettent (car ce sont leurs seuls points de repères) et auxquels ils forcent leurs enfants à se soumettre. L'enfant qui se rebelle, l'enfant qui se sent des ailes pousser dans le dos et qui lui, est prêt à prendre la route qui le mènera à une vraie maturité, est systématiquement cassé et étouffé, car il renvoie ses géniteurs à leurs propres manques, à leur petitesse, à leur souffrance, et, bien que profondément cachée, cette dernière menace alors de rejaillir. Danger ! "Il faut étouffer les besoins de cet enfant au plus vite, sous peine de prendre conscience que je suis passé(é), moi, père ou mère, à côté de ma vie, à côté de l'essentiel." Comment accepter un tel échec ? Il faut pour cela une fameuse dose d'humilité, or, c'est justement ce dont manquent, entre autres, ces parents-là. L'humilité n'appartient qu'à ceux qui ont confiance en la Vie (avec un V majuscule), qu'à ceux qui se savent uniques et merveilleux (car ils ont véritablement été aimés pour ce qu'ils sont). Ceux-là ne sont pas en perpétuel besoin de reconnaissance. Je comprends parfaitement la culpabilité de beaucoup d'entre-vous, je la comprends d'autant mieux que je suis passée par là, je l'ai vécue jusque dans mes tripes; j'en ai souffert, et il m'a fallu 41 ans pour m'en libérer. Même si c'est la seule voie possible, il est facile de dire à l'autre : "La seule solution est de prendre ses distances par rapport à ses parents,ne culpabilisez pas..." L'enfant de parents toxiques culpabilise pour deux raisons majeures, me semble-t-il : D'une part, comme il n'a reçu aucune reconnaissance de ce qu'il est réellement, il a été obligé de renoncer à lui-même. Il n'avait d'autre choix, sous peine de perdre l'amour parental. Or, un enfant a besoin d'amour et de sécurité pour grandir. Cet enfant a donc grandi sans points de repères qui lui sont propres, qui lui conviennent. Il a grandi avec les points de repères parentaux, eux-mêmes boiteux puisque reposant sur des croyances toutes faites. La personnalité de cet enfant (devenu adulte) de parents toxiques s'est donc construite sur des sables mouvants; il ignore qui il est véritablement et, tout au fond de son coeur, il a peur: peur de déplaire à ces gens qui lui ont donné la vie et dont il attend indéfiniment une reconnaissance qui ne viendra jamais. D'autre part, dans les familles toxiques, les rôles sont inconsciemment inversés : les parents toxiques, comme je l'ai expliqué plus haut, sont des enfants dans un corps d'adulte. Je suis persuadée que, de façon inconsciente, l'enfant victime perçoit depuis toujours cet état de fait. Sans doute ne l'admet-il pas, mais il le perçoit. Ainsi, cet enfant grandit-il avec, pesant sur ses épaules, la responsabilité du bonheur de ses propres parents. Combien de fois ne lui répète-t-on pas : "Si tu continues à être méchant, je serai triste... Si tu continues, tu vas me faire mourir..." Dans une famille saine, les parents tentent d'aider leur enfant à grandir en devenant petit à petit autonome, en lui donnant confiance en lui et en ses capacités. Dans la famille toxique, les parents agissent pour que leur enfant reste dépendant d'eux et pour qu'il ait confiance en leurs capacités à eux. Ils ne peuvent faire autrement, sous peine d'être confrontés à leur propre vide. Les parents toxiques sont des parents vides de toute substance, de toute richesse intérieure. (C'est pour cela qu'il s'attachent à des valeurs extérieures telles que l'argent, les croyances toute faites...) Voilà pourquoi l'enfant culpabilise de s'éloigner de ses parents toxiques : parce qu'inconsciemment, il est le parent de ses propres parents. Parce qu'inconsciemment, ses parents se remplissent de son merveilleux potentiel, de sa personnalité extraordinaire qu'ils ont certes, toujours cassés et étouffés, mais qu'ils savent présents quand-même; et qu'ils envient. Comportement étrange et paradoxal ! "Tu es un être merveilleux, tellement plus merveilleux que moi, alors, je te casse car ton existence me renvoie à mon propre vide. Je te casse mais juste ce qu'il faut, juste assez pour me faire oublier ma petitesse, mais pour que je garde quand même l'illusion que je suis un parent aimant et parfait. Et si tu te rebelles, et bien, c'est toi qui es méchant et ingrat vis-à-vis de moi." Souvent, ces parents adoptent un comportement toxique vis-à-vis d'un seul de leurs enfants : celui qui a une personnalité très différente d'eux. Les frères et soeurs ne subissent pas brimades et éternelles remontrances. Et c'est logique : l'enfant différent n'entre pas dans la normequi leur convient à eux, cette norme sur laquelle ils ont fondé leur système de fonctionnement, cette norme qui remplit leur être. Du coup, l'enfant-victime est totalement esseulé car il n'est même pas soutenu par les frères et soeurs. Il devient le vilain petit canard de la famille et quand il se rebiffe (même devenu adulte), tout le monde fait bloc contre lui. Sachez cependant une chose, et c'est ceci qui est ESSENTIEL : vous tous qui écrivez sur ce site, vous tous, enfants de parents toxiques... Le fait que vous ayez pris conscience de votre souffrance, le fait que vous vous libériez par les mots est merveilleux. Malgré toutes les humiliations que vous avez subies depuis toujours, vous êtes là à vouloir vous en sortir. Vous n'avez pas sombré dans la folie, vous ne vous êtes pas suicidés. Vous avez continué vaille que vaille votre route, le coeur anéanti, ankylosé, anesthésié, mais battant quand-même. Vous êtes en train de vous réveillé. Ce réveil se fait dans la douleur, certes, mais il se fait. C'est une nouvelle naissance, et il n'existe pas de péridurale pour cet accouchement de vous-mêmes. Vous êtes des êtres merveilleux et exceptionnels, car on vous a mis à genoux et vous avez traversé une forme d'enfer. Pourtant, vous êtes en train de vous lever, de vous éveiller enfin à votre propre lumière. Vous êtes mes frères et soeurs de coeur, car je suis passée par les mêmes chemins que vous... Sachez que la douleur creuse en notre coeur de profonds abysses. Mais une fois qu'ils sont creusés, notre coeur est bien plus grand pour contenir toutes les splendeurs de notre être réel. Je vous encourage à poursuivre votre quête de vous-mêmes. Levez-vous et marchez fièrement. Le meilleur est à venir.




 Mimi062010 a écrit [10/06/2010 - 09h55] 
Mimi062010

Bonsoir Ancolie!
suite à ton dernier message où je me suis reconnue ,j'aimerais pouvoir communiquer avec toi en privé.
Si c'est possible... dis moi comment faire.

je suis fille unique ,née de parents toxique .
Et présentement je suis dans une période critique ,où j'aurais besoin d'aide pour me permettre de voir plus clair.
Après 52 ans dans cette enfer ,je dois avouer que j'ai subit tout un lavage de cerveau.
Alors ton aide,tes conseils serait bien apprécier,parce que j'avoue que je ne sais pas trop vers qui me tourner.
Bon courage à tous et à toutes!
Mimi




 bougainvilliee a écrit [10/06/2010 - 15h09] 
bougainvilliee

Ancolie, j'ai beaucoup aimé ta réflexion...

Je pense que ceux ou celles qui analysent ainsi la situation où ils se trouvent, ont de grande chance d'obtenir un soulagement à leurs difficultés.

En ce qui concerne le fait que c'est un enfant qui est pris pour cible au milieu d'une fratrie. Nous abordons ici le problème, de ce qu'on appelle en systémique, "l'enfant paratonnerre"...

C'est assez long a expliquer... Mais ils se trouve qu'un enfant soit choisi (sur des critères plus ou moins inconscient), il sera le canard-boîteux...

Et les autres frères et soeurs (inconsciemment aussi) acceptent ce jeu là, car cela leur évite de subir eux-mêmes, directement, la confrontation parentale...

Lorsque il s'agit d'un enfant unique, comme dans le cas de "Mimi"... il est tout désigné...

Sinon ce peut être la fille aînée ou la dernière... On n'explique pas tout en psychologie... car celle-ci se heurte aux différences...

Si les différences extérieures sont patentes : on est grand, on est petit, on est blond, on est poilu, on est frisé... ect... Elle a quelque difficulté à saisir des niveaux différents d'intelligences ou de compréhension, si ceux-ci ne sont que légèrement marqués... Elle part donc d'une du principe que tout le monde serait pareil... au même niveau...

Ainsi tous les parents toxiques ne sont pas les mêmes et obtiennent des résultats différents...

Le bonheur searait d'avoir des parents dépassés... à qui les vies de leurs enfants échappent...

C'est quand les parents se croient tout puissants, ou pensent détenir la vérité, qu'ils sont terribles...

Je constate, encore une fois, qu'il y a peu d'hommes qui se sentent ici concernés par ce problème...

Ce que j'aimerai savoir c'est si les intervenants font parti d'une fratrie (autrement dit, s'ils ont des soeurs), et qu'elle est leur position (aînée, cadette, entre deux frères, entre une soeur et un frère), avec les différences d'âge ...

Mais c'est en général les filles qui sont touchées, et j'ai expliqué pourquoi...

J'aimerais également savoir qu'elles sont celles ou ceux qui souffrent d'anorexie boulimie ?...

Je reconnais que je viens de mal répondre à la questionn'ai pas bien répondu à la question, mais l'on peut se reporter à mes réponses précédentes...

Affectueusement à tous et toutes.




Le doute est ma seule certitude


 lanatop a écrit [10/06/2010 - 16h18] 
lanatop

Bonjour,

Moi aussi j'ai beaucoup aimé le raisonnement d'Ancolie,et mon dieu qu'elle trouve les mots justes face à ce dégât...Il me reste après avoir compris que j'étais le canard boiteux, à faire mon deuil de cet amour parental, amour que j'ai recherché pendant 40 ans..et qui m'a incité à courber l'échine face à la toute puissance que ma mère (et parfois mon père) m'imposait car je recherchais très souvent son approbation, un compliment, un mot gentil...j'ai beau cherché il n'y en a presque jamais eu...aujourd'hui c'est encore le deuil de cet amour qui me peine le plus et d'entendre ma mère me maudire et me traiter de tous les noms possibles à mes fils..pour qu'ils me les répètent je suppose puisque l'on ne se parle plus depuis presque 1 ans..
Pour répondre à Bougainvillée, déjà je suis l'ainée ensuite j'ai un frère né difficilement, prématuré, entre la vie et la mort plusieurs jours donc moi j'ai été relégué à l'arrière plan dès sa naissance (6 ans après moi) mon frère ne comprend pas mon conflit avec ma mère, il tombe dénue même si je le sais naïf, il marche à fond dans cette surpuissance de mes parents sur lui car il s'est toujours laissé gérer et comme dit ma mère lui ne nous a jamais causé aucun soucis, jamais aucun caprice , aucune colère, aucune dispute ou désaccord..A côté je passe pour la garce de première forcément...!
Ensuite dire que j'ai été boulimique non mais encore maintenant la nourriture me rassure...et j'ai un problème de poids qui s'est aggravé depuis qq années et que j'ai mis sur le compte de mon divorce, de mes problèmes pour reconstruire une famille recomposée..




 ancolie a écrit [16/06/2010 - 13h50] 
ancolie

Bonjour à tous et toutes,

Pour commencer, je répondrai à votre question, Bougainvilliée, concernant la fratrie. J'ai une soeur qui est 4 ans plus jeune que moi. J'ignore si la place dans la fratrie a une influence sur le phénomène des parents toxiques. Vous me direz ce que vous-même, vous en pensez. Il me semble qu'il s'agit plutôt d'un problème de "personnalité". L'enfant dont la personnalité ne "colle pas" avec les valeurs admises dans la famille toxique sera dénigré et "cassé", car, aux yeux de sa famille, il représente le mal, l'inacceptable. Cette famille est persuadée de bien agir en faisant tout pour le ramener dans le "droit chemin"... (Du moins, ce qu'elle juge être le droit chemin). Je pense même qu'elle agit par "amour", même s'il s'agit d'un amour malade.
Par exemple, pour ma part, depuis toute petite, j'ai toujours été une rêveuse, assez sans soucis; j'ai toujours eu un côté féminin très développé par rapport aux femmes de la famille : j'aimais avoir de longs cheveux, des robes de princesse... En grandissant, je voulais des jupes droites au dessus du genoux... Tout cela était banni est réprouvé : On me coupait les cheveux de force, je ne pouvais pas acheter les vêtements que j'aimais, et quand, plus grande, je le faisais, ces vêtements disparaissaient de ma garde-robe, à tout jamais.
Ce n'est qu'un simple exemple, mais il me paraît évocateur. Pour ma famille, c'était mal (et ce l'est toujours) de ressembler à une femme qui puisse être attirante ou désirable.

Pour répondre à Mimi062010, je ne pense pas qu'il soit possible de communiquer en privé par ce site. Mais si vous trouvez le moyen de le faire, je vous répondrai avec grand plaisir.

Je tiens à redire à tous et toutes qu'il est possible de sortir de ce cercle infernal de la dépendance aux parents toxiques. On passe, certes, par des phases de grandes souffrances, de questionnements, de doutes profonds, mais je sais aujourd'hui que ce sont ces phases-là qui, justement, nous poussent à évoluer. Elles sont difficiles à vivre, mais salutaires.
Recentrez-vous sur vous-mêmes, n'hésitez pas à vous montrer égoïstes, de temps en temps, à penser à vous, à prendre soin de vous. Le bonheur des autres ne repose pas sur vos épaules : chaque individu est seul responsable de son propre bonheur.
Courage, les ailes qui n'ont jamais pu être déployées sont ankylosées... Mais elles fonctionnent parfaitement. Surmontez la douleur, les peurs, les doutes, et envolez-vous pour devenir enfin vous-mêmes.




 bougainvilliee a écrit [20/06/2010 - 10h08] 
bougainvilliee

Sur ce sujet, voir la dernière intervention de Claude HALMOS, psychanaliste, sur France-Inter, je crois...




Le doute est ma seule certitude


 cat2003 a écrit [28/06/2010 - 15h12] 
cat2003

Mon Dieu, quel soulagement de lire que ce que l'on vit n'est pas unique. On se croît toujours à tort isolé mais en réalité non. J'en viens à me poser une question : combien y-at-il de familles toxiques ? Autour de moi, mes proches, personne n'a de parents comme les miens. Je me rends compte que je ne suis pas seule et que ce n'est pas moi qui est problème mais mes parents. D'ores et déjà un immense merci sincère à vous tous qui témoignez, vous êtes un grand bol d'air frais qui permet d'apaiser la douleur le temps de lire vos mots. Une chose m'interpelle cependant à la lecture de tous vos témoignages qui sont criants de vérité et tous bouleversants (l'hypersensibilité est le trait de caractère qui revient le plus chez les enfants/adultes, victimes d'emprise psychologique d'une famille toxique j'ai l'impression) est qu'il a l'air de s'agir de milieux sociaux plutôt aisés. Peut-être que je me trompe et que le milieu social n'a rien à voir mais j'ai quand même ce sentiment, que ce sont souvent des parents qui s'imposent la bien-séance et le bien-pensant qui sont les plus virulents et les plus exigeants avec leur(s) enfant(s). Peut-être pour qu'ils ne soient pas seuls à s'imposer cette mascarade de gens biens, ils imposent coûte que coûte à leur(s) enfant(s) de subir comme eux ont subis et subissent encore. J'avoue avoir de grandes difficultés à gérer mes parents qui sont d'une affligeante toxicité mais que je n'arrive pas à détester ou pleurer. Je suis dans un état latent, je subis toutes leurs attaques, je suis tjs à la limite de la dépression mais je reste là à attendre que leurs méchancetés s'abattent sur moi. Comment peut-on arriver à faire le deuil de personnes vivantes et ce d'autant plus quand il s'agit de ses parents ? J'ai bien lu et compris que mes parents auraient pu en être d'autres, que c'est en quelque sorte le hasard mais soyons honnêtes, ce sont nos parents. C'est ce cap que je n'arrive pas à passer. Je ne connais pas les nuances, c'est blanc ou noir chez moi, tout est à l'extrême. C'est la raison pour laquelle je ne sais comment les enterrer dans ma tête et les bannir de mon coeur. Je suis admirative des gens qui arrivent à être détachés des événements qu'ils vivent. Moi, tout est vécu à 200% et tout prend une ampleur considérable. Imaginez donc la culpabilité que je peux avoir. En tout cas vous tous, me donnez l'espoir de pouvoir m'en sortir et m'en dépétrer même si ce ne sera pas facile. Je suis d'accord avec bcp qui disent, qu'il faut lire des livres sur le sujet, écrire ses ressentis pour soi-même afin d'avancer dans son travail sur soi mais je reste cependant sceptique sur les bienfaits de la psychanalyse, psychothéraie ou autres méthodes de psychologie... Encore un GRAND MERCI A TOUS CEUX QUI PARTICIPENT A CE FORUM !




Ne fais pas aux autres ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse !


 lanatop a écrit [15/07/2010 - 17h29] 
lanatop

Bonjour à tous et toutes..

Comment allez-vous au milieu de vos familles respectives??
Moi je me sens mal depuis quelques jours et je tourne sans cesse les mêmes choses dans ma tête...Même si je ne vois plus mes parents depuis presque 1 an, nous habitons très proches les uns des autres et j'ai appris que pas mal de gens étaient au courant de "mes frasques" envers eux...Je suis la mauvaise fille, qui ne leur parle plus, qui leur a tourné le dos et qui n'est qu'une jalouse après tout ce qu'ils ont fait pour moi...Alors j'en suis réduite à ne plus sortir, à éviter tous ces gens?? comment vivre avec cette colère face à toutes les insultes qui me sont distillées à travers mes enfants?? comment vivre avec le regard des voisins, des connaissances qui ont entendu une version bien pauvre de la situation?? ET comment peut-on infliger ce genre de choses à sa propre fille??
Voila mes réflexions du jour..je n'ai même pas de haine, encore moins de culpabilité mais par contre je ressends une énorme énorme colère, et je me sens démunie face à ce flot de jugements si négatifs...

Bon courage à vous toutes!

LANATOP




 liloupilou a écrit [15/07/2010 - 21h04] 
liloupilou

bonsoir
sortir du cercle.... j'en suis encore à tenter de trouver des solutions....
mon fils a eu son bac, il a appelé son papy du parking du lycée, fier de pouvoir le lui annoncer
Félicitations lui a dit mon père mais si ton père était moins débile nous pourrions fêter cela ensemble.....
cela, c'est le quotidien de nos relations et cela influe bien sûr sur mes enfants.....
6 mois que je ne les ai pas vus, 6 mois que j'appelle sans succès, 6 mois que je crains finalement qu'ils me répondent tant le violence est forte.... 6 mois que cela a pollué pas mal de mes relations avec des amis, des proches tant j'en veux à tout le monde, puisque je m'en veux, puisque je leur en veux.... des années que tout est pourri.....




 cat2003 a écrit [20/07/2010 - 09h24] 
cat2003

Bonjour

Que de difficultés pour tous ceux qui sont confrontés et immergés de grès ou de force dans ce type de famille et de relations....

Que dire si ce n'est que l'acceptation de soi ne passe pas par l'acceptation des autres.

Une réflexion me venait hier soir. Qu'attendre de tous ces gens qui ne nous aiment pas tels que nous sommes devenus ? Que dire à ces gens qui se sont forgés une opinion sur nous sur les simples dires de quelques uns comme nos parents ? Que ces gens soient au courant ou non, avons-nous besoin de leur compassion, de leur pitié ou de leur compréhension pour avancer ?

Quelle que soit la situation, quels que soient les mots prononcés ou les événements révélés, les gens continueront de médire. Il faut arriver à y être insensible et ce n'est une mince affaire. Tout en vous disant cela, j'essaie de m'en convaincre moi-même car c'est vraiment dur.

Je crois qu'il faut savoir demander de l'aide là où elle se trouve et laisser de côté le reste.

Je suis pour ma part en détresse, tout comme toi Liloupilou et je mords tous ceux qui m'approchent alors que j'ai besoin d'aide. Je ne sais pas être aidée puisque je me suis toujours débrouillée seule et que mes très chers parents m'ont appris à me taire et à paraître aux yeux des gens celle pour qui tout va bien.

Mais passe un moment où la façade ne suffit plus et le contexte que l'on vit a des influences de plus en plus néfastes sur notre entourage d'amis, de collègues, de couple ou autres....

Comment éviter le chaos en chaînes ? Je n'ai pas la solution mais je sais que parfois regarder un film que l'on aime bien car il nous fait rire, écouter une musique que l'on aime danser ou chanter peut pendant ce laps de temps nous mettre un peu de baume au coeur.

En attendant bon courage




Ne fais pas aux autres ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse !


 lanatop a écrit [20/07/2010 - 11h28] 
lanatop

Bonjour,

Bien sur que c'est très dur de devoir accepter le jugement que les gens se sont forgés sur des dires de ses propres parents..tout parait très lisse, de l'extérieur,mes parents passent pour des gens "biens", et peu de monde peut comprendre ce que sont réellement des parents toxiques..

Mon père donne sa version auprès de gens que je cotoie,après certes ils en penseront ce qu'ils voudront, jugeront de même..et ça fait mal, malgré tout!

Ma mère me maudit de plus en plus, ça en devient de la "folie douce" tant sa haine est extrême, elle est insultante, mauvaise, méchante, je crois que si l'on devait se revoir elle m'arracherait les yeux au sens propre (en plus elle peut être violente physiquement et pas seulement verbalement).

vous avez raison Cat2003, il faut essayer de relativiser, et vivre...

Bon courage!




 Mimi062010 a écrit [20/07/2010 - 21h20] 
Mimi062010

ah moi depuis la fin du mois de mai ,ca va plus du tout ! Dans mon premier message je disais que j'étais en ''période 10' onClick="correctionSuggest('reponse','2',this);">critique'' j'ai le goût de vous en dire la raison ... ma biologique qui m'a tenue en otage depuis ma naissance ,et bien elle est décédée ,sa fin de vie a été comme elle a vécue dans le mensonge ,le déni ,l'hypocrisie ,la méchancetée . Faut vraiment pas avoir de coeur pour agir ainsi même jusqu'à la toute fin! Maintenant je suis orpheline comme on dit , mon père alcoolique,infidèle et violent étant décédé il y a de ca 10 ans déjà . Lui aussi n'a pas donner sa place . Ils ont été complice tout au long de leur vie .En m'utilisant ,me culpabilisant ,me faisant vivre dans la peur chacun à leur facon jusqu'à mes 52 ans . Je n'ai jamais trouver de sens à ma vie et laisser moi vous dire que j'en vois encore moins aujourd'hui ! J'ai subit les conséquences de tout ces mauvais traitements ,violence verbale ,négligence ,abus sexuel d'un oncle (qui même au courant de ce fait à laisser complètement indifférent mes parents.) Tous ca a laisser beaucoup de traces parce que j'ai eue et j'ai encore beaucoup de problèmes de comportement . Et qu'est ce qui me reste de tout ca ,rien,je me sens complètement démunie ! comme si jamais rien ne c'était passer ,et en plus je sais bien qu'on me juge du fait que j'ai refuser de me présenter aux funérailles,malgré que j'ai dû tout organiser . Justice ne sera jamais faite ,je n'aurai jamais réparation pour tout ce mal ! Vraiment dégueulasse . je vous reparle plus tard ! Mimi




 lmvr1924 a écrit [29/07/2010 - 15h53] 
lmvr1924

Bonjour,

Apparemment je fais aussi partie du Club...C'est rassurant mais terrifiant de se dire que cela reste répandu.. J'ai aujourd'hui 26 ans. Cela fait 7 ans que j'ai totalement coupé les ponts avec mes parents et mon frère (de deux ans plus jeune). Pendant l'enfance et l'adolescence, j'ai été très isolée avec mon frère du reste du monde. Ma mère travaillait à domicile, nos écoles étaient à 5 min à pied....Idéal pour ne pas nous perdre!! Encore aujourd'hui je n'arrive pas à l'expliquer mais sans réellement m'interdire d'avoir une vie sociale et sortir (même goûters anniversaires...) ils ont réussi à me façonner à leur façon. Combien de fois j'ai pu entendre une telle est une traînée : jeune fille de 17 ans qui discutait devant l'immeuble avec un garçon...
Evidemment je n'ai manqué de rien matériellement parlant mais affective ment 0. J'ai toujours pensé que notamment ma mère me faisait payer le fait que je sois responsable de sa relation avec mon père. J'ai apparemment été concu relativement tôt dans leur "histoire"...ma mère avait 21 ans mon père 18 ans, je suis née...mon père n'est revenu qu'1 à 2 ans après...pour l'épouser.
A 16 ans, j'ai entamé une relation avec un garçon...bien sûr c'était en cachette.. A 19 ans, je pars de chez moi pour vivre avec ce garçon qui est devenu mon époux aujourd'hui. Si je suis partie c'est que je me sentais en danger car je n'arrivais plus à les supporter....mais je ne les ai jamais affronté...je suis partie sans rien dire: je leur ai laissé une lettre expliquant mon mal être chez eux.
Mon époux a tenté de parler à ma mère il y a 1,5 ans. Elle lui a parlé 5 min. Pour elle si j'étais parti c'est que j'avais honte d'eux...et bcp autres bêtises... Mon époux a essayé de la faire réagir en lui demandant comment pour des parents est il possible de ne pas se préoccuper du devenir de leur enfant, quoiqu'il se soit passer? Ce qui m'a blessé et qu'elle a dénigré mes beaux parents actuels. Elle ne les connait pas mais comme ils n'ont pas vendu la mèche quand je suis partie , ceux sont eux les responsables. Mes beaux parents m'ont accueilli dans leur famille sans demander quoique ce soit...
Suite à cette visite, j'ai décidé de l'appeler soit 6 ans après mon départ. La conversation a duré 20 sec. Elle m'a dit alors tu es contente? Je n'ai pas compris surtout qu'elle l'a répété plusieurs fois... Du coup j'ai dis hé bien oui je suis contente ou plutôt heureuse....Elle répond névrosé "ah oui!" . J'ai dit oui et cela pose t il un problème? Elle est partie dans un délire: pourquoi tu as fait ça? Tu m'as enterré vivante...Je lui ai dit que je l'avais expliqué dans la lettre, et que mon futur mari le lui avait dit de vive voix...Elle n'a rien écouté...Elle a continué à dire pourquoi? Alors je lui ai dit qu'elle était méchante et qu'elle changerait jamais et j'ai dit au revoir avant de raccrocher. Depuis pas de nouvelles alors 1 an après je n'ai même pas hésiter à NE PAS les Inviter à mon mariage...A quoi bon...nous avons fait un pas vers eux....rien en retour. Au passage, un oncle avec qui j'avais repris contact ne comprenait pas cette situation. Je le voyai régulièrement 1 an avant mon mariage. Il avait toujours été en contact avec mes parents. Il a vite compris qu'il ne pourrait pas jouer le rôle d'intermédiaire mais il respectait mon choix et mon futur époux. Surprise, le jour de mon mariage, il n'est pas venu... J'ai su qu'il n'avait pas accepter le fait que je n'ai pas invité mes parents.... j'ai trouvé ça gonflé d'autant qu'il connaissait très bien mes positions et sa façon de réagir me fait dire que : ON est accepté tant qu'on fait profil bas mais dès qu'on prend nos propres décisions nous sommes des traitres....

Aujourd'hui je ne souhaite pas reprendre de contacts avec ma famille.....Même si l'éloignement dure depuis plus de 7 ans, j'ai de belles séquelles: manque de confiance en moi, anxiété, dépression depuis 2 ans.... J'essaye de voir des psy...même si ça ne résout pas grand chose pour le moment. Ce que je sais c'est que plus je serai loin de leur contact plus le temps me permettra de vivre MA VIE.

merci pour votre lecture.




 lanatop a écrit [29/07/2010 - 17h23] 
lanatop

Que de choses vécues dans votre témoignage également..et je trouve très vrai votre phrase "ON est accepté tant qu'on fait profil bas mais dès qu'on prend nos propres décisions nous sommes des traitres....

Je crois que vous avez eu raison de couper les ponts effectivement!! Et malheureusement, on retrouve les mêmes séquelles chez la plupart d'entre nous: manque de confiance, état plus ou moins dépressif, etc...Moi c'est des hauts et des bas mais beaucoup de séquelles au fond de moi! Ma génitrice monte en puissante niveau haine à mon encontre et c'est toujours très difficile à vivre, sans parler de ma "réputation" qui est salit..et de quel droit ??

continuez dans cette voie de vouloir vivre libre votre vie, vous êtes jeune, vous avez tant de belles années devant vous!!

bon courage!




 lmvr1924 a écrit [29/07/2010 - 19h48] 
lmvr1924

Bonsoir Lanatop!!

Il est vrai que j'ai encore de belles années devant moi....mais j'ai depuis 2 années la sensation de devoir vraiment me faire suivre par un psy ou autre. Mais le psychiatre qui m'a suivi le plus longtemps (1 an presque) ne m' a pas apporté beaucoup de choses à part la prise AD. Je l'ai presque forcé à me faire arrêter ces medicaments auxquels j'étais réticente depuis le début. J'ai stoppé les consultations car aucun travail sur mon problème....Depuis peu, je vois un autre psy qui est spécialisé dans les thérapies cognitivo comportementaliste...aussi je pense aussi voir une sophrologue pour m'apprendre à lâcher prise parfois. Un long chemin m'attend....Et que c'est dur de s'en sortir même avec de l'aide et même avec ma nouvelle belle famille qui m'épaule.....

En parlant de réputation, je sais que mes parents et mon frère ont peint une image de moi monstrueuse autour d'eux....pour justifier mon comportement....Ma chance est que je ne côtoie aucune de ces personnes alors c'est plus facile....Faut un courage et des nerfs terribles pour le supporter au quotidien..

Aussi je pense que ce type de sujet est complètement tabou...A tel point que parfois je pouvais me convaincre que peut être que le problème venait de moi.

Bien à vous :-/




 liloupilou a écrit [29/07/2010 - 21h50] 
liloupilou

mon histoire chaotique se poursuit.... coup de fil de ma mère ce soir car cela fait deux semaines que je ne les ai pas appelés (ils ne répondent jamais) Elle me dit que mon père est malade, qu'il ne veut pas se faire soigner, qu'ils ont un revolver et peuvent se mettre 2 balles dans la tête.... ne veulent pas me voir tant qu'ils n'auront pas eu un "rendez vous avec mon connard de mari" qui doit s'expliquer........je vous passe les détails .... à bout, je suis à bout et bizarrement sans réaction, sans affect....je ne ressens plus rien..... est ce normal docteur ?




 lmvr1924 a écrit [29/07/2010 - 23h04] 
lmvr1924

Bonsoir liloupilou,

Il semble que vous soyez à bout... En lisant vos anciens mails, j'ai pu comprendre que vous aviez plus ou moins commencé à voir un psy. Le 1er, voir le 2eme, 3eme :( n'est pas forcément le bon.... Mais sachez que tout ne peut pas venir du psy....Le plus gros travail reste de votre côté....Ce travail d'affirmation de vous même et de communication avec vos parents demande du temps, de la parole, de l'accompagnement et d'autant plus difficile car vous êtes en contact quasi permanent avec la source de vos ennuis: la relation avec vos parents. Aussi, quand je parle de communication il s'agit de parfois dire NON ou STOP sans avoir de remords, regrets, anticipation négative... Mais avoir des "manipulateurs" en face de soi est compliqué d'autant plus que ceux sont vos parents. Ils veulent avoir le contrôle sur tout et vous amener là où ils le souhaitent sans jamais penser à vous. Dans mon cas, après une rupture complète j'ai réussi à prendre du recul et me dire qu'au final ils aimaient l'enfant qu'ils avaient façonné mais non l'adulte que je devenais....Alors que j'aspirais à des choses simples et saines : des études, un fiancé...UNE VIE où je puisse m'épanouir.... Je ne vous incite pas à couper les ponts chaque histoire est différente...
Avez vous des frères ou soeurs? En tout cas, que se soit dans votre entourage ou auprès d'un professionnel il est important de pouvoir se livrer.




 Majuscule a écrit [01/08/2010 - 15h47] 
Majuscule

Bjr. J'ai réussi à me "détacher" de parents toxiques, d'un ex-mari toxique, d'un compagnon-parent toxique et même de patrons toxiques. Que de deuils ! A chaque fois, j'ai dû faire face à des pertes difficiles et, à force, on doute de soit. Pourtant, aujourd'hui, je me sens sûre, confiante. Mon environnement change pour le mieux et je m'applique à ce qu'il reste sain. Je sais aussi mieux ce que je veux et ne me laisse pas impressionner par le blabla de personnes dépendantes affectivement. Je réagis vite et ai confiance en ce que je ressens. Je ne me critique pas sans arrêt et suis assez au clair sur ce qu'il se passe autour de moi s'il se passe quelque chose de négatif. Par contre, mes enfants "adultes" sont également toxiques. Tous mes discours et interventions ont été qualifiées de mauvaises et condamnées par leur père depuis toujours alors que nous n'étions plus ensemble. Aujourd'hui, qui je suis, mes demandes de coopération, d'autonomie, sont systématiquement critiquées et le travail de libération est à continuer avec eux. Marquer, délimiter, me détacher pour ne pas me perdre dans leurs mensonges et tentatives de manipulation. Pas facile à accepter ni facile à vivre, car il y a une part en moi qui reste triste. Pour moi, le rêve qui a suivi le cauchemar n'est pas venu réparer le passé. Alors, plus qu'à continuer la route courageusement. Devenir mon propre maître et choisir les conditions de vie qui me sont acceptables. Je crois que c'est ça "être le créateur de sa vie". Ne pas attendre que l'entourage change. Aller chercher sa vie, là où elle s'est arrêtée et la broder, la rapiécer jusqu'à ce qu'elle nous ressemble. L'amour pour sûr est au bout du chemin et il passera par nous.




 liloupilou a écrit [06/08/2010 - 21h34] 
liloupilou

à quoi cela sert de s'accrocher, d'essayer de s'en sortir..... je ne peux pas choisir entre la culpabilité et la soumission..... je ne vois pas d'autres voies..... et je ne trouve pas autour de moi d'écoute et de compréhension.... j'ai souvent envie de disparaitre et de laisser tout ce petit monde se débrouiller.... je suis enfant unique et je n'ai personne auprès de qui me tourner..... mon mari est lassé, mes amis ne me comprennent pas et j'ai honte de me confier à eux, j'ai honte de tout ce que mes parents me disent.....j'ai vu plusieurs psy et cela ne s'est pas bien passé.... je suis fatiguée...




 Mimi062010 a écrit [07/08/2010 - 20h40] 
Mimi062010

Liloupilou... non pas grand chose à faire avec des gens comme ca! mais une chose peut être ,n'attend pas comme moi la fin de leur existence pour te réveiller et prendre connaissance que tu as perdu un temps précieux à faire leur caprices et 4 volontées ,sans compter le tord que tu te fait. Prends tes distances et soit aussi entêter qu'eux mais de facon à te protéger ''toi'' fait le pour toi pour ton bien ,oublie toutes ces histoires de culpabilitée ,mon avis plus ta culpabilité est forte ,plus ils ont de l'emprise sur toi ,parce que se sont eux qui l'ont créer cette culpabilité afin que tu soit soumise à leur facon. Au delà d'être tes biologiques ils sont avant tout des adultes , disons le ''malade mentalement ''égoiste ,sans coeur . qui avait une responsabilitée le jour de ta naissance ,celle de te donner le meilleur pour que tu soit capable de faire face à la vie et de la réussir afin que tu sois heureuse ,en te sentant supporter par ta famille .Sinon à quoi bon faire des enfants. Alors ne fait pas l'erreur de te laisser détruire ,ca ne vaut pas la peine , fait toi violence et soit aussi égoiste et sans coeur dans ton intéret à toi. Donne toi le droit d'être comme ca ,ils le sont bien eux . En tout cas ca c'est mon avis après tout les évènements qui se sont produit dernièrement dans ma vie et laisse moi te dire que si j'avais su j'aurais prit mes distances bien avant ca et j'aurais saisie les occasions de bonheurs qui se sont présenter ,au lieu de saboter ma vie. Bon courage ma chère!




 lmvr1924 a écrit [07/08/2010 - 23h13] 
lmvr1924

Bonjour LIloupilou,

Gardez en tête l'essentiel: votre mari et vos enfants. Ceux sont eux VOTRE famille. Au final, frère, soeur, oncle, tante, père, mère.....Ne sont pas indispensables, pas essentiels....surtout quand ils ne pensent pas à votre bonheur et celui de votre famille. Le cycle de la vie tourne alors essayer d'oublier, de vous éloigner de celui de vos parents....Vous n'y avez plus votre place.....Et puis si vous pensez qu'aucune discussion n'est constructive avec eux...alors prenez une grande distance avec vous...Peut être auront ils un électrochoc ou sûrement peut être pas mais en tous cas vous saurez sur qui comptez: votre mari et vos enfants. Vous n'êtes pas seule...Prenez une décision, pliez vous....Ce sera dur mais ça passe.....avec le temps. D'autant que je pense que votre mari peut et doit vous accompagner dans cette démarche de coupage de ponts permanent ou pas.

Bien à vous




 larose divoire a écrit [08/08/2010 - 03h49] 
larose divoire

je vais me séparer de mon compagnon depuis 12 ans car il a une famille toxique. Il a 58 ans, moi 56 mais il dit (suite à la perte de sa femme de façon dramatique, sa mère a élevé sa fille de 8 mois au détriment des autres grands parents) et déclare qu'il est redevable. Quelle mère peut elle faire sentir à son enfant qu'il est redevable alors que c'est le rôle d'une mère d'être présente quand nos enfants ont besoin de nous. A partir du moment où nous aons habité ensemble cela a été un grand chambardement (je n'ai pas voulu laissé nos cles à sa mère) et pourtant j'ai toujours essayé de maintenir le lien "pour lui faire plaisir" mais en supportant les insultes, les critiques (je suis allée chez le psy parce que j'avais moi une famille "anormale", j'avais mal élevé mes enfants mais les psys me disaient toujours "non c'est vous qui êtes dans le vrai". J'ai déclaré une fibromyalgie depuis 2005. Grâce à une psychologue dans un centre anti douleur où je suis suivie j'ai avance et le 19 juin 2010 j'ai pu répondre aux "méchantes paroles". Et j'ai vu mon compagnon d'un oeil nouveau "un petit garçon de 6 ans devant sa famille (soeur, mère et sa fille qui a maintenant 30 ans). J'ai pris les clés de la voiture et je suis allée chez des amis. Lorsqu'il m'a dit quelques jours plus tard "que sa famille ne voulait plus me voir" j'ai senti comme un gro poids qui se levait de mes épaules (j'ai imaginé que mes parents décédaient depuis longtemps me soulevaient un carcan" et j'ai mis 4 jours à m'apercevoir que je n'avais plus de douleurs. J'avais un traiement très très lourd (dont un an et demi de morphine), je suis en invalidité à 50% et en quelques jours les médecins qui me suivaient ont arrêté tout anti douleur. Je revis, je fais chaque jour des progrès physiques (aujourd'hu c'était plongeon dans la piscine et dos crawlé). Depuis le 19 juin sa fille, ses soeurs, sa mère l'appelent tous les jours au moins une fois et lui mettent une pression considérable. Je dois préciser que je ne suis pas la 1ère à le quitter comme cela mais la seule à avoir vécu 12 ans avec lui... J'en suis désolée pour lui car ce n'est pas un méchant garçon mais moi il faut que je sauve ma peau car il est hors de question que je retombe dans la maladie.




 scorpionne a écrit [05/11/2010 - 14h28] 
scorpionne

Bonjour,

je suis nouvelle sur le forum, car j'effectuais une recherche sur les parents toxiques, et j'ai été dirigée ici.

Je cherche des gens avec qui parler. Je suis fille unique, j'ai 28 ans et mon père m'a beaucoup diminuée en m'étouffant et contrôlant toute ma vie.

Au jour d'aujourd'hui, je suis incapable de m'assumer, d'être autonome, ni d'avoir confiance en moi, et donc de créer des relations sociales, affectives et amoureuses saines.

J'espère pouvoir en parler ici avec ceux qui connaissent ce genre de situation ....




 bougainvilliee a écrit [05/11/2010 - 17h46] 
bougainvilliee

Bonsoir,

Une seule solution, la fuite.

Sauvez votre peau...

On reste pas impunément dans un milieu toxique... on fini toujours par en être intoxiqué.

Il vaut mieux être seul ou seule, que mal accompagné.

De toute façon, un jour ou l'autre vous serez seul ou seule.
Les amours dévorantes... mangent ceux qu'elles prétendent aimer.




Le doute est ma seule certitude


 Ferréol a écrit [29/12/2010 - 01h29] 
Ferréol

Moi aussi je subis des parents toxiques. J’ai 43 ans et je me sens aujourd’hui sorti de leur emprise mais pas encore de leur imprégnation néfaste.

Ce qui est particulièrement toxique chez eux c’est l’absence de conflit et une communication indirecte et paradoxale. Quand je les voyais, leur mode de communication des émotions était surtout non-verbal. La façon dont ma mère exprimait sa morosité par des soupirs d’épuisement était très culpabilisant. Chez mon père, ce sont ses raclements de gorge qui manifestaient un énervement incompréhensible. Ils ne pouvaient pas exprimer leurs émotions de façon claire et saine. Ils ne pouvaient pas avoir avec moi une relation continue et sereine (de l’affection en somme) soit que celle-ci était coupée par une contrariété soudaine, soit qu’il était interdit de se réjouir. Cela me laissait désemparé, redevable de mon soutien et de mon attachement perpétuels.

Le premier bénéfice que j’ai eu à m’éloigner d’eux en déménageant en province (j’étais parisien) il y a 10 ans a été d’espacer ce nuage émotionel toxique et de laisser des temps de répit où je me suis rendu compte combien je me sentais mieux de les voir moins.
Il y a 5 ans, j’ai décidé de ne plus les voir du tout. Leur communication dans le non-dit a continué d’une autre façon. Un coup de téléphone ou une simple lettre sont très efficaces pour envoyer un mal-être dont il est difficile d’identifier l’origine. Cela agit comme une bombe à retardement par une succession de petites attaques qui mettent des sentiments négatifs (le sentiment d’être nié ou mal-aimé). Ensuite ce malaise s’installe dans des états d’âmes moroses voire de colère qui pouvaient durer plusieurs jours. Mais peu à peu j’ai appris à décrypter les agressions d’un contenu angoissant, culpabilisant glissées au milieu d’informations insignifiantes. C’est en analysant à froid les expressions qu’ils d’employaient par téléphone et que je notais par écris que j’ai pris conscience de la toxicité de leur mal-être et que je me suis révolté, leur demandant d’expliquer leur comportement paradoxal.

Mais je n’ai pas eu d’écoute réelle. Ils se sont lassés de mes demandes d’explications et ont cessé de me parler au téléphone. Je crois qu’en vieillissant, ils sont aussi moins habiles et qu’ils se sentent un peu démunis pour se défendre face à une spontanéité dont ils n’avaient pas l’habitude et ils n’aiment pas que leur orgueil soit égratigné.

Aujourd’hui, grâce à mon épouse qui m’a soutenu toutes ces années, je ne me sens plus dans une dépendance affective vis-à-vis de mes parents. Je n’ai plus besoin de m’en protéger en permanence. Je n’ai plus de colère, ni de tristesse. Je les trouve navrant d’immaturité et d’égoïsme. Ils ont tout gâché et se sont servis de moi, de mes frères et soeurs pour se soulager de leur mal-être. Je leur dois d’avoir reçu une éducation, et leur en suis reconnaissant mais je ne leur dois pas mon affection. Je la dois à mon épouse et à mes enfants. Pour eux, je dois maintenant me nettoyer de tous les comportements paradoxaux qui m’ont imprégné dans la sauvagerie traumatisante du non-dit des émotions. Je me réapproprie doucement mes émotions, j’apprend à les nommer. Je redécouvre les petits bonheurs simples de l’existence où on se sent exister par soi-même, ou l’on peut partager sainement dans les mots ses joies et ses peines.

Aussi merci à vous, pour vos témoignages si dense d’humanité. Cela me réchauffe le cœur de vous lire. Continuez à vous battre pour défendre votre sensibilité qui est si précieuse, pour protéger vos enfants d’une transmission délétère, pour leur offrir une affection saine.




 bougainvilliee a écrit [29/12/2010 - 02h44] 
bougainvilliee

Bonjour Ferréol,

J'ai lu avec attention ton témoignage, qui m'a touché.

Je t'ai trouvé très mûr et je pense que pour achever l'oeuvre de libération que tu as entreprise, il serait bon que tu en parles.

Aussi, je te conseille de faire une psychanalyse, si tes moyens te le permettent.

Il est temps, et le bénéfice que tu en retireras sera incommensurable.
Car je pense que, au niveau ou tu en es et en fonction de ta personnalité (qui s'apprécie à la lecture de ton message) tu as désormais besoin de cela.
Je dirais, au vu de ton parcours, que c'est pour toi, une néccessité.
Que d'ailleurs, me semble-t-il, tu dois ressentir.

Si cela te convient, choisi bien ton psychanalyste, c'est très important.

Je te souhaite bon courage et confiance.




Le doute est ma seule certitude


 Doune a écrit [06/01/2011 - 18h46] 
Doune

bonjour à tous
Je viens de consulter votre site avec cette désagréable impression de lire ma vie à travers les vôtres, et en même temps, cela rassure de voir que l'on n'est pas seul au monde, et j'espère pouvoir communiquer avec vous afin de mieux comprendre ce qui me pose tant de difficultés et m'empêche de quitter mes parents nocifs. Hier, j'ai dit pour la première fois à ma mère que je ne voulais plus les voir quelques temps, mais je doute encore de mon choix, et m'interroge sur leur toxicité. Voilà mon histoire, que je vais tenter de résumer en quelques phrases.
J'ai 37 ans, et vis en couple avec un mari formidable et 2 magnifiques petites filles de 5 et 8 ans. En apparence, le bonheur, d' autant que je suis enseignante, un métier que j'ai choisi et qui me plait. Un ami m' a dit il y a quelques semaines: "ce sont ceux qui ont tout pour être heureux qui se plaignent le plus souvent" . De nouveau, cette p..... de culpabilité qui est toujours là, et qui pousse au silence, depuis tant d'années... Personne ne voit, personne ne sait, personne ne vous croit, alors il vaut mieux se taire. Cependant, qu'est-ce qui m'empeche de vivre, qu'est-ce qui retient mon oxygene et m'empeche de respirer ?
Je n'ai pas de réel souvenir de mon enfance, puis, très vite, l'omniprésence des engueulades entre mes parents, sans fin, avec toujours ce souhait de leur part de me mettre au milieu d'eux pour que je prenne part aux conflits et que je les règle à leur place. La gentille petite fille qui ne voulait pas que ses parents se disputent et à qui l'on faisait croire qu'elle pouvait seule diminuer les conflits... Aujourd'hui encore , cette petite fille est là, à croire qu'elle seule détient les clés du bonheur de ses parents. Mais à quel prix ? Au prix de ma propre existence; meme si je me suis toujours battue pour exister !Mon frère est né 9 ans après moi, qui a subi aussi des difficultés et des insultes, mais il avait un autre role dans cette systémie diabolique: alors que j''tais l'ainée, ayant le devoir de résoudre les problèmes ( vaste leurre , puisqu'ils ne veulentpas que les problèmes soient résolus, mais cela permet d'entretenir le lien !), tandis que mon frère était le petit, qu'il fallait protéger, ce que ma mère croit savoir faire depuis longtemps, qui était finalement incapable de réussir seul, et à qui on devait "pardonner "toutes les incartades.Résultat: après de multiples betises de tous ordres, un mariage et un enfant dont il ne sait pas encore s'occuper encore auj. ( comment un enfant pourrait-il s'occuper d'un autre enfant ?) un net penchant pour l'alcool et un divorce , actuellemnt , il est chez moi, où il tente progressivement de se reconstruire, puisqu'au milieu de tous ces problèmes, la seule réaction de mes parents a été de l'enfoncer un peu plus, et, surtout, de tenter de le récupérer en leur pouvoir.Mon père est un pervers narcissique J'ai enfin pris connaissance de ce terme il y a 2 ans, quand, à bout de force de porter la famille et ses problèmes, ( en meme temps que ma propre famille relèguée au second plan en fonction de l'énergie qui me restait pour m'occuper d'eux) j'ai fait de grosses crisesd'angoisse et des malaises fréquents; Mais même là, absence sentimentale des parents, qui continuaient à ne penser qu'à eux. Le pervers narcissique est un habile manipulateur, qui distille son venin sans que l'autre s'en aperçoive, qui vampirise sa famille au point que l'on se croie coupable et que lui peut agir en toute impunité, fracassant tout sur son passage et laissant autour de lui des miettes de vie, mais quand meme des miettes car le but n'est pas de étruire la totalité des gens car il faut encore pouvoir s'en servir !
Je suis quq'un d'hyper sensible aux autres , attirée par la littérature, les mots, le raisonnement, et donc , si différente de lui; quq'un à abattre, quoi ! Ou du moins dont il faut abattre la personnalité. Meme si je ne suis plus auj. celle que j'étais ( prise de poids, boulimie, manque de confiance ...), il reste toujours des bribes de moi dans la mesure où j'essaie encore d'exister à travers mes amis ( qui ne sont bien sur que des incapables et des ivrognes !!! ) et comme je l'ai toujours fait désepérément. En me donnant le rôlre de celle qui doit se battre pour eux, mes parents m'ont peut-être appris à me battre contre cette fatalité qu'il faisait en meme temps peser sur moi: ainsi, j'ai pu enterprendre mles études que je voulais, et suis prof de français, meme si mon père voulait que je fasse des maths, meme si auj., il me dit:" tu ne vas quand meme pas te contenter de ce boulot tte ta vie, j' ai faitdu sport à outrance, meme qd il me traitait de grosse et m'en croyait incapable, je me suis mariée avec un "con" évidemment et un "bon à rien" alors que mon mari est là depuis 19 ans et qu'il me soutient dans les épreuves que nous vivons et j'ai meme eu des enfants, que je suis bien sûr selon lui "incapable d'élever"... Bref, je ne raconterais pas ttes les multiples brimades subies, vs les connaissez aussi bien que moi. Mais je l'ai toujours affronté en faisant l'inverse de ce qu'il tentait de m'imposer. Mon point faible reste mes sentiments; envers mon père car il n'est pas évident de voir le pervers qui est en lui. Enfant, puis encore récemment; il est resté jusqu'à peu mon papa , mon héros dans ma tête de petite fille, et surtout, celui dont je cherche désepérément à me faire aimer. D'ailleurs, comment analyser, comment se douter qu'un père ne puisse pas aimer sa fille ? C'est cela qui est difiicile à intégrer pour les enfants de parents toxiques. S'ils ne nous aiment pas, c'est forcément notre faute, n'est-ce pas, forcément nous les coupables comme on a si souvent voulu nous le faire croire ...
Ensuite , ma mère, qui m' a toujours placée de son côté, qui a voulu que je la protège ( et non le contraire! ). Elle était malheureuse avec un tel mari, et qui d'autre pouvait le savoir mieux et l'aider mieux que sa petite fille, qui vivait la meme chose et étaitl e parfait témoin des coups encaissés? Alors, très jeune, je suis partie au combat, au point que cela m'a conduite, vers 20 ans, à aider ma mère à déménager, à la meubler et à enfin,croyais-je, l'extirper des griffes du "monstre". Mais peine perdue, elle y est retournée 1 an après, incapable de choisir le bonheur au malheur. Il est vrai que les attaques ont alors été nombreuses et violentes( menaces de mort, il a failli écraser mon frère en voiture....) de la part de mon père. Mais là encore j'étais là pour barrer la route, puisque mon père ne savait pas au départ où elle habitait et s'adressait à moi . Puis mon père a fait une attaque cardiaque ( la dernière arme pour apitoyer ma mère ? ) et elle est revenue. C'est moi qui ait alerté les pompiers, devant lesquels, agonisant, il a encore trouvé le moyen de m'humilier .
J'ai appris à la meme époque que ma mère avait en fait un amant depuis quelques années ( le suivant parmi de nombruex autres, comme j'allais l'apprendre plus tard). Je connaissais cet homme depuis plusieurs mois, croyant naivement que c'était un ami. Comment soupçonner l'adultère, alors que ma mère me demandait depuis tant d'années de réparer leur couple ? C'était mon père, le méchant, pas elle ! Cet amant m'a pris par les sentiments; m'a révélé qui était mes parents, accentuant sur la culpabilité de mon père et la nécessité pour ma mère d'aller voir ailleurs, pour trouver un peu de bonheur... Il m'a révélé son avortement quques années plus tôt. Tiens , ma mère avait été enceinte!... ETC ETC.. Quels chocs, quelle violence cet après midi là de voir ainsi défiler des éléments dema vie , d'autant qu'ils étaient communiquer par un tiers, ma mère n'ayant même pas eu le courage de me dire les choses en face ! J'ai été anéantie suite à ce discours, je me suis effondrée pendant des années, tout en continuant mon chemin, mais je n'a plus jamais été la meme qu'avant. Puis j'ai été alors "abusée" parma mère qui a profité du fait que j'étais étudiante à dijon pour arranger des weekend avec son amant. On sortait à l'époque tous les 3 , moi croyant qu'une fois encore, c'était moi qui lui devait ce bonheur là, alors que j'avais l'impression de trahir mon père et de faire l'inverse de ce que je ressentais vraiment. Mais je ne savais plus ce que je voulais ni qui j'étais. Seul comptait le fait de tenir la route et de ne pas montrer à ma mère ce que jeressentais pour ne pas la blesser. C'est alors tellemnt facile d'abuser d'une personne faible !Ce qui est commun chez les victimes de parents abuseurs, c'est le fait de s'oublier, de cacher sa souffrance au plus prfond de soi. Qui pourrait nous croire, de toute façon, ce sont des pârents tellement formidables en apparence. Mais quand la porte se referme...
Ensuite , ces 10 dernières années, et, ce, depuis que ma mère est retournée vivre chez mon père, elle multiplie les tentatives de suicide, les séjours en hôpital psy et les plaintes continuelles: c'est toujours une victime; de tout, de mon père, des autres... Je suis toujours rentrée dans son jeu , jouant mon rôle à laperfection: le bon petit soldat qui avance et secourt sans jamais se plaindre ,allant voir les psy, qui d'ailleurs confirmaient que ma mère n'avait personne d'autre que moi sur qui s'appuyer, allant la récupérer dans des états lamentables, abrutie par un mélange de médicaments et d'alcool, allant parfois la séparer des personnes avec qui elle se battait physiquement...Et j'en passe et des meilleurs. Mon père, lorsque je ne me manifestais pas, m'ordonnait d'aller secourir soit ma mère, soit mon frère, alors que c'aurait du être à lui de le faire.Mais je trouvais ça normal à l'époque, je l'avais toujours fait ! Lui,jouait, utilisait "ses marionnettes", futiles objets que nous étions devenus entre ses mains puissantes. Et lui contemplait ce spectacle en continuant à distiller son poison, éternel vampire...
Malgré tout, un récent travail de psychothérapie ( depuis 4 ans ), des événements récents qui ont multiplié leur violence à mon égard m'ont fait cheminé peu à peu, m'ont fait prendre du recul et m'ont conduit à dire hier à ma mère "STOP, JE N EN PEUX PLUS !" J'en suis là, avec un arrêt de travail à la clé ( pour la première fois, j'essaie de penser à moi, et je ne tente plus de lutter pour ce qui peut me faire du bien ), mais je sais que les hostilités vont reprendre et j'appréhende de lâcher prise, meme si je sais qu'il en va de ma survie. Sa réaction au téléphone ,n' a pas été surprenante( je l'ai très peu laisser parler, de peur qu'elle ne me reprenne dans ses filets): "qu'est-ce que je t'ai fait ?' sanglotait-elle ( n'oublions pas que le bourreau, c'est mon père et uniquement lui, elle, s'abrite derrière le monstre, en assènant les memes coups! ), pour terminer par "je te remercie," où on entendait hormis le reproche, la culpabilisation systématique et cinglante...
Voilà, pardon d'avoir été aussi longue, je suis loin d'avoir tt dit, mais suffisemment pour que vous me donniez vos conseils: ai-je bien agi dernièrement ? Mes parents sont-ils effectivement toxiques? Car je suis encore a un stade où j'en doute, j'imagine que vous êtes tous passé par là. Merci d'avance pour vos réponses. Bon courage à vous...




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