Je suis assez d’accord avec Lizouille. En effet, comme cette grippe A H1N1 est très contagieuse, de nombreuses entreprises et administrations seront désorganisées par des absences cumulées de personnel. Il faut donc prévoir des masques, et obéir au principe de précaution mais aussi envisager la modification du travail de chacun.
On peut toujours trouver qu’on en fait trop mais mieux vaut trop que pas assez. C’est donc, de manière tout à fait exceptionnelle, que l’on pourra demander des heures supplémentaires au personnel non malade ou un changement dans la nature du travail à accomplir.
Là où le bât blesse c’est que cette décision sera prise de manière unilatérale et qu’un refus du salarié de travailler plus ou de changer de travail pourra entraîner son « licenciement pour faute ou économique selon le motif de la modification envisagée »… Il faudra que soient maintenues « les activités essentielles » de l’entreprise. Cela veut dire par exemple qu’une jeune maman qui doit venir chercher ses enfants à la crèche à telle heure serait bien ennuyée si son patron lui demandait de travailler plus tard. Dans le cas d’un refus de sa part, elle pourrait peut-être être licenciée…
L’employeur pourra aussi demander à son salarié qu’il fasse du télétravail : dans ce cas, le matériel pourra être fourni, installé et entretenu par l’employeur mais il pourra aussi s’agir du matériel personnel du salarié : dans ce cas, l’employeur devra l’adapter et l’entretenir.
De nombreuses dérogations dans les horaires pourront avoir lieu (suspension du repos hebdomadaire, allongement de la durée quotidienne du travail, régime d’astreintes, heures supplémentaires qui ne seront pas imputables au contingent des heures supplémentaires s’il s’agit de travaux urgents de prévention ou de réparation des accidents, etc.). … Les inspecteurs du travail sont priés de montrer souplesse et réactivité c’est-à-dire qu’ils ne diront rien du tout si la cause de « nécessité » a été invoquée par l’entreprise. Un salarié pourra aussi être « prêté » à une autre entreprise… Dans ce cas, on peut imaginer qu’une entreprise « prête » son salarié à une autre mais qui est située beaucoup plus loin et si le salarié n’a pas de voiture, il devra se débrouiller comme il peut !
Bref, un scénario qui pourrait bien se produire si la France passait à l’alerte 6 ce qui est très envisageable à l’automne et une situation qui bouleversera toutes les règles du droit du travail…