Je ne sais pas d’où t’est venue cette idée qu’un battement d’aile de papillon pouvait déclencher une tornade ! Il est sûr que depuis certains temps, l’on a évoqué la théorie du chaos sous le terme « effet papillon ». Maintenant, si effectivement ta question porte sur les théories de Laplace, Poincaré et surtout Lorenz, le problème est déplacé ailleurs comme dans la chanson de Bénabar (sourires)… La théorie du météorologue Edward Lorenz se fonde, en 1972, sur des sortes de prédiction, que l’on peut considérer aussi sérieuses que celles de Nostradamus (c’est dire !), et ce Monsieur prétendait que le battement d’ailes d’un papillon au Brésil pouvait éventuellement provoquer une tornade au Texas… À cette hypothèse, il répondait en effet : « Si un seul battement d’ailes d’un papillon peut avoir pour effet le déclenchement d’une tornade, alors, il en va ainsi également de tous les battements précédents et subséquents de ses ailes, comme de ceux de millions d’autres papillons, pour ne pas mentionner les activités d’innombrables créatures plus puissantes, en particulier de notre propre espèce…. Si le battement d’ailes d’un papillon peut déclencher une tornade, il peut aussi l’empêcher »….
En bref, il s’agit là d’une métaphore pour dire que les puissants nous cachent tout… Mais qu’un seul battement d’aile d’un électron libre peut révolutionner la machine en ralliant d’autres comparses et que c’est peut-être bien ce premier battement d’aile qui va provoquer une variation telle qu’elle pourra engendrer une tornade en bousculant les conditions atmosphériques (soit les conditions sociales et politiques par extension)… C’est comme un grain de sable qui fait tomber une immense dune…
Cela dit, un effet minime peut-il avoir de telles incidences, là est la question et à cette question, la réponse est non d’après des études récentes de météorologues mais la question n’est pas forcément idiote transposée au contexte humain politique et social !
… Mais pour parler nature… Les papillons ont déserté nos cités car ils n’aiment que les herbes folles et pas les jardins étudiés et, chose bien plus grave, les abeilles ont disparu elles aussi et là…. Les conséquences sur la biodiversité pourraient être dramatiques sans que personne, ou si peu de personnes, ne s’en fassent l’écho.