Le Kazakhstan est une république indépendante depuis 1991, lors de la fin de l’URSS. Il s’agit d’un pays d’Asie centrale qui est situé à cheval entre l’Europe et l’Asie et qui a des frontières avec la Russie, l’Ouzbékistan, la Chine, le Kirghizistan et le Turkménistan tandis qu’il est bordé par la mer Caspienne et la mer d’Aral. La partie européenne est semi-désertique. Son Président est Noursoultan Nazarbaïev (ancien cadre soviétique sans cesse réélu avec de très gros scores dignes des états les plus contredits) et son premier ministre Karim Massimov. Le Parlement n’est représenté que par un seul parti, celui du Président. Avec un territoire équivalant à cinq fois la France, le Kazakhstan n’a que 15 millions d’habitants.
Actuellement, la France lui fait les yeux doux car le Kazakhstan a de très importantes ressources pétrolières que l’on dit équivalentes à celles de l’Irak quoiqu’avec des nappes plus profondes et ce pays produit aussi 13 % de la production totale d’uranium dans le monde (17 % de réserves mondiales).
Nicolas Sarkozy a fait une visite éclair à Astana, la capitale du Kazakhstan et a annoncé qu’il voulait faire de ce pays « un allié stratégique ». Pour ce faire, 24 accords ont été signés : fourniture de deux satellites d’observation de la Terre, de matériels de communication militaire sécurisé, un accord d’exploitation d’énergie par Total, la vente de matériels ferroviaires par Alsthom, la construction d’un oléoduc, etc., … mettant ainsi de côté les questions des droits de l’Homme qui posent problème au Kazakhstan ainsi que la question de la démocratie, l’opposition n’ayant guère de possibilités de s’exprimer. Mais Nicolas Sarkozy a mis en avant d’autres critères pour balayer ces questions comme le renoncement à l’arme nucléaire, la paix qui est installée dans le pays, le respect des minorités ethniques et religieuses, etc.
Outre les ressources pétrolières et en uranium, Nicolas Sarkozy voit aussi dans ce rapprochement avec le Kazakhstan un point d’appui en Asie centrale afin de pouvoir éventuellement contourner la Russie pour l’approvisionnement en hydrocarbures (un oléoduc sera construit pour relier le champ pétrolier de Kashagan à la mer Caspienne en passant par l’Azerbaïdjan et la Turquie). Quant au contrat de Total et GDF Suez pour l’exploitation d’un champ gazier, il est d’une valeur d’un milliard d’euros ! Autre point d’intérêt : l’uranium… Areva a signé des accords avec le Kazakhstan jusqu’en 2039 et en coopération avec les Kazakhs, l’entreprise française pourrait fournir le marché chinois, outre le marché français….
Une bonne affaire pour Nicolas Sarkozy et les grandes entreprises françaises même s’il faut passer l’éponge sur le manque de démocratie qui règne dans ce pays….