Permettez-moi Mesdames, d'emprunter vos pseudos et mots pour ce sketch :
- " Regarde Wisty comme cette personne est chaleureuse, rayonnante, pleine de bonté " dit framboise72
- " Comment cela, pourquoi me dis-tu cela ? " répond Wisty
- " Cela se voit à ses yeux, non ? "
- " Désolée framboise72, ce regard est trompeur. Cela doit cacher quelque chose ".
- " Non, je sais bien ce que je vois " s'écrie framboise72.
Imaginons maintenant cette personne qui regarde framboise72 et Wisty. Comment cela se passe-t-il pour lui, conscient de sa bonté ?
D'un côté l'une fait la preuve que l'image qu'il a de lui-même s'inscrit dans la réalité et s'y reflète et il se donne beaucoup de peine pour que framboise72 vienne confirmer ce qu'il pense de lui-même et il se dira " j'ai besoin que l'image de moi reflétée par les autres soit en concordance avec mon image de moi intérieure. "
De l'autre côté, toujours conscient de sa bonté, cela ne passe pas et c'est perçu comme trompeur par Wisty et il se dira " je ne peux donner à tous ce qu'on espère de moi, il m'est impossible de combler les attentes que je suscite sans cesse en donnant à chacun ".
Il semblerait pour lui que quoiqu'il soit ou fasse, quoique que les autres en pensent, ce sentiment profond de sa valeur est inattaquable puisqu'il n'a rien à restaurer et qu'en plus, les autres le font pour lui.
Notre cerveau rectifie notre perception, rien n'est vrai, tout est vrai et c'est à l'acuité de la blessure qu'ouvrent en nous certains regards, certaines paroles, certains actes des autres que nous pouvons identifier les zones les plus investies et les plus sensibles de notre ego, et en dresser la carte. Au coeur de son image de soi-même, nous pouvons repérer les terrains minés par les doutes, fragilisés par les expériences anciennes.
Un regard, aussi minime soit-il, ressenti comme malveillant aura un retentissement très fort s'il heurte une des fragiles poutres maîtresses de notre étayage, ou s'il menace seulement un de ces périlleux équilibres maintenus au prix de beaucoup de peines, de peurs, ou de volontarisme, et parfois de souffrance.
De ce qu'il veut, peut laisser voir ; de ce que je veux, peux voir... Cela devient labyrinthique, non ?
" Carpe diem "