Bah...bah...bah... votre vocabulaire est déjà piégé!
primo, le libre-échange n'existe pas étymologiquement parlant car le commerce est toujours régulé par des instances fussent-elles nationales ou internationales. S'il était « libre », dites-moi alors pourquoi est-il si contrôlé par autant d'administrations, de « codes » comme le droit des affaires. Bref, les instances internationales ne cherchent qu'à faire au niveau international ce que font les état font au niveau national : réguler le commerce ; principalement pour les besoins des dominants ; comme jadis le roi régulait le marché au centre de sa cité et s'appropriait les taxes.
Si le « libre-échange » existait réellement, alors le pauvre aurait le droit de prendre son barbecue pourrave et vendre au marché sa bouffe, comme dans les souk du Moyen-Orient (au à la rigueur, il existe encore là-bas un « vrai » libre-échange). Si vous faites ça en France, vous tombez sous la loi pour commerce illégal ; à moins bien sur de créer votre entreprise et de faire les démarches nécessaires auprès d'administration. Ce qui fait que vous vous retrouvez face à des « barrières à l'entrée » pour tout commerce potentiel. Le rôle de l'OMC n'est que de continuer cet esprit de régulation du commerce afin que ses dividendes aillent dans les bonnes poches La seule différence dans la régulation internationale, c'est que, libéré de l'avis des peuples, elle s'offre un partage du butin digne des fantasmes les plus fous pour les dominants, contrairement à la régulation des Etats qui, pour conserver une certaine paix sociale, a des obligations de justice sociale, et donc de redistribution des gains (au moins pour les démocraties) %u2026
Mais, si on aime les mots, c'est une drôle de vision du libre-échange, Ou du moins, le mot « libre-échange » devient orwellien ; et on devrait plutôt parler de « commerce administrativement géré »
Secundo, il me semble que le libre-échange actuel est un mot qui n'a rien à voir avec sa définition primaire Pour Adam Smith, le libre échange, c'est la circulation des biens et des personnes ! Or, à ce jour, le libre-échange ne concerne nullement les personnes%u2026puisque les frontières sont pour la plupart fermées aux immigrés et pour longtemps.
Les mots sont piégés et vous oubliez que le « libre-échange » ,si on le prend au mot , n'existe plus depuis belle lurette.
Ceci dit, je pense que nous allons à court terme vers plus de protectionnisme (par exemple, un protectionnisme européen ); seule façon de gérer les crises qui vont poindre à l'horizon. Donc je répondrais oui, les États doivent gérer le chaos d'une finance dérégulée (car en fait, le libre-echange actuel concerne principalement la finance et libre circulation des capitaux...)
"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"