Personne n'est autorisé à générer, pour autrui, des nuisances quelles qu'elles soient ! Le bruit n'échappe pas à la règle !
Bien sûr, il y a des tolérances : il serait indéfendable, par exemple, de porter plainte contre le voisin qui rénove son appartement... sauf s'il le fait en dehors des heures tolérées par la loi : je crois que c'est interdit formellement entre 22h et 8h00... (à vérifier !)
Le mieux, si tu veux faire la fête, par exemple, c'est de prévenir tes voisins (de les inviter, pourquoi pas ?) et de faire ne sorte que, passé 22h, l'ambiance "boite de nuit branchée" fasse place à quelque chose de plus soft ! Mais, si tu fais la fête à un rythme aussi endiablé que le bruit généré à la cantonade, tes voisins risquent fort de ne pas se montrer très compréhensifs longtemps et de porter plainte.
Il faut se mettre à leur place : passer de nombreuses nuits blanches quand on a une vie professionnelle remplie, par exemple, ce n'est pas envisageable !
Et puis, la tranquilité est un droit !
Si tu es, au contraire, victime d'un joyeux fêtard, bonne chance : ce n'est pas gagné d'avance : si l'on est en train de reconnaître le droit de respirer un air dépourvu des émanations nocives des fumeurs, on n'a pas encore franchi le cap de s'attaquer aux nuisances sonores.
La raison est toute simple : les problèmes de santé engendrés par la mauvaise qualité de l'air sont si désastreux qu'ils coûtent trop cher à la collectivité (ceux qui croyaient que c'était pour notre bonheur, levez le doigt !
). Comme on ne risque pas de s'attaquer aux autres sources de pollutions (industrie automobile, pétrolière, chimique, etc...), on s'en est pris aux fumeurs ! (Ceci dit, je ne m'en plaint pas, voilà des années que je ne peux pas aller au restaurant à cause des indélicats qui m'enfument ma zarzuella sous prétexte qu'ils ont terminé leur repas ou qu'ils ne sauraient attendre entre deux plats : sympa pour le cuisinier et pour les autres convives, parmi lesquels de jeunes enfants ou des personnes ayant des problèmes respiratoires !) Donc, pour revenir à notre sujet, comme on n'a pas encore quantifié ce que les nuisances sonores coûtent à la société en frais de soins, d'arrêts de travail et de mortalité (n'oublions pas que l'état, qui a investi dans l'éducation de notre jeunesse, compte bien récupérer - ce qui est somme toute normal - son investissement sur notre travail d'adulte ! Si nous mourrons trop tôt, ça ne le fait pas !!!)... comme on n'a pas ecore quantifié cela, donc, les indélicats bruyants ont encore de beaux jours devant eux !
Reste les petits cylindres de mousse qu'on peut se visser dans les oreilles : ce n'est pas le must, côté confort, mais ça évite la maison de repos !