Doit-on encore mourir en France pour ses idées politiques ?



lisa74r
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 lisa74r a écrit [06/06/2013 - 19h08 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
lisa74r

Clément Méric, militant d'extrême gauche, est mort à 18 ans, étudiant en Sciences Politique, il a été agressé par des militants d'extrême droite ! il en est mort ! Celà ne devrait certes plus être ! Mourir pour ses idées politiques ! La France est t-elle devenue intolérante ? Cela ne découle t'il pas de cette crise fianancière sans fin, du malaise engendré par cette politique qui ne résoud pas le chomage, l'exclusion, etc... que l'on nous rabache sans cesse sans pouvoir résoudre quoi que ce soit ou tout simplement des discours de certains chefs de partis politiques ? Qu'en pensez-vous ?




 cochise_fr a écrit [06/06/2013 - 21h01 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
cochise_fr

Bonjour,
On peut aussi mourir à l'école:

http://www.francebleu.fr/justice/deces-d-un-etudiant-de-l-ensam-un-chalonnais-avoue-624374

elle est super la vie d'aujourd'hui.!!




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 betinaweb a écrit [06/06/2013 - 21h17 ]  
betinaweb

On peut mourir partout effectivement,mais les deux cas sont différents,Clément Méric est mort tabassé par des skins extrémistes qu'il ne faut pas contredire.

Ils ont tué et ne se sont pas rendu après leur crime alors que dans l'autre cas c'est une fête qui a mal tourné et le gars s'est rendu.

Quand je dis que les extrêmes sont dangereux.....




"La connerie,c'est la décontraction de l'intelligence" Serge Gainsbourg.


 papiguy a écrit [06/06/2013 - 22h27 ]  
papiguy

On peut ajouter que l'étudiant de l'ENSAM n'avait pas utilisé un poing américain.
Dans le cas de Clément Méric, l'agresseur a bien utilisé un poing américain. Cela démontre la volonté, sinon de tuer, du moins de blesser. Ce n'est pas une bagarre d'étudiants éméchés, c'est une agression délibérée. Ces groupuscules d'extrême droite sont organisés en milices qui ne sont pas sans rappeler le début des SA en Allemagne.




 cochise_fr a écrit [07/06/2013 - 03h24 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Il faut rappeler que les idées n'ont jamais tuer personne....même les pires.

C'est la violence qui tue le plus souvent, liée ou pas avec un manque d'éducation qui ne fait reconnaître que la force comme mode d'expression, justement en opposition avec ceux ou celles qui ont des idées à défendre, que l'on soit ou pas d'accord avec elles.

Hors, la violence sous toutes ses diverses formes n'est pas condamnée en France, à commencer par les cours d'école et les centres éducatifs divers et variés. Bien sur les actes graves sont condamnés, mais si peu et si peu nombreux au regards des dégâts faits par la violence qu'on peut se demander légitimement si ce n'est pas une incitation à continuer.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 simon30z a écrit [07/06/2013 - 07h18 ]  
simon30z

Oh, que si cochise, la violence peut être engendrée par des idées... notamment des idées facistes, extrémistes, racistes, vous parlez de manque d'éducation, ce que vous dites, c'est bon dans les quartiers ou sévissent de petits ou plus gros délinquants, qui eux n'ont que, comme idée première de gagner de l'argent, en vendant de la drogue et qui défendent leur "territoire", contre d'autres dealers, ce qui faut aussi d'ailleurs éradiquer. Là dans le cas de Clément Méric il est question d'idées politiques, ca n'a rien à voir, il faut éradiquer de toute urgence ces groupuscules d'extrême droite, si l'on ne veut pas voir revenir des futurs "Hitler" et tous les drames engendrés lors de la période de dernière guerre mondiale. Il faut prendre garde, de ne pas banaliser les actes de ces gens d'extrême droite qui sont un relent puant de ce qui s'est passé il y a plus de 60 ans !




 carter a écrit [07/06/2013 - 09h39 ]  
carter

Si des idées peuvent engendrer de la violence ; ce n’est pas non plus une raison pour les interdire ! Ne détruisez la liberté d’expression au non d’une autre valeur comme la non-violence ou la paix sociale ! Non seulement la liberté d’expression permet dans la majorité des cas cette paix sociale que vous chérissez tant; mais elle est de surcroît l’essence même de la démocratie. Car la base de la démocratie, c’est le DOUTE. Ce doute s’exprime par l’idée que l’on considère que nul ne détient la vérité (du moins, en ce qui concerne les questions sociales et sociétales) et donc que la vérité- en ce qui concerne ce que doit être la vie dans la cité. On ne parle pas de Science par exemple- résulte forcement d’un consensus social. Les questions sociales et sociétales doivent donc être débattues ; et donc toutes les idées sont bonnes à dire et à défendre.

A la rigueur, plus ce consensus se produit par la dialectique entre des idées extrêmes, plus la démocratie est vigoureuse car le débat est alors plus large. Bref, les athéniens de l’Antiquité auraient pissé sur notre société actuelle du « politiquement correct » et y verraient la marque (non sans raison) d’une dictature soft (enfin… soft…de moins en moins) …tellement soft que les cons y sont nombreux à vouloir interdire des idées au nom de la protection de la liberté d’expression (Avouez que c’est le summum du non-sens et du double langage cher à Orwell !)

Hélas ! Cette liberté d’expression a un cout : elle peut engendrer de temps en temps des polarisations extrêmes entre des groupes aux idées extrêmement divergentes. Mais c’est un prix à payer si on veut in fine pacifier les hommes via la création d’un consensus social.

Bref, ne détruisez pas la liberté d’expression .Déjà qu’elle est déjà bien mal en point en France ; eu égard à toutes ces lois liberticides qui prétendent nous dicter ce que nous devons penser (lois mémorielles, etc.) ; alors, svp, n’en rajoutez pas ! Elle est si mal en point dans notre pays que les endoctrinés ne comprennent toujours pas que la liberté d’expression est par définition totale ou alors, ce n’est plus de la liberté d’expression ! Car si elle n’est pas totale ; il est fort à parier que celui qui dictera ses limites le fera selon ses propres intérêts…et c’est justement ce que l’on ne souhaite pas en libérant la pensée : que la classe dominante impose sa vérité au peuple ! (ce qui est en soi contradictoire avec l’idéal démocratique où ce serait justement l’inverse que l’on souhaite…)

La liberté d’expression équivaut à dire que nul ne doit être inquiété pour ses idées. Point barre. Toute entrave à cette idée forte détruit l’idée même que nous avons une liberté d’expression. Force est de remarquer que ce n’est plus vraiment le cas en France (chapeau aux américains d’être restés intransigeants avec la logique élémentaire quant à cette notion) …

Ne devenez pas des dictateurs au nom de la protection de la démocratie ! (voir tous ces crétins qui veulent interdire les partis extrémistes sans voir que ce serait un processus par définition antidémocratique !)


A la rigueur, Carter se montre fin psychologue. On va pas se mentir ; nombreux sont les militants qui fantasment sur les années 40 alors que, justement ou malheureusement pour eux, rien ne permet aujourd’hui de rejouer la scène (d’où cette vision toujours tournée vers les fascistes du passé sans voir-comme l’avait compris Pasolini- que le capitalisme et sa société de consommation est l’ultime fascisme). Il faut dire qu’en 40, tout était simple : le combat du Bien contre le Mal, de la Liberté contre le Fascisme, était facilement repérable alors que notre monde actuel est devenu si compliqué qu’on ne distingue plus aussi bien les bonnes actions politiques des mauvaises…

Mourir pour ces idées, nombreux sont ces militants qui en rêvent…eux qui ont l’impression qu’ils auraient pu être des Jean Moulin en 40 !

En un sens, notre Méric termine en en beauté son parcours militant. Il a réalisé le petit rêve secret de nombreux de ses acolytes qui fantasment sur leur destinée entre un film porno de Marc Dorcel et la lecture d’un Bourdieu ; s’imaginant défendre la Liberté, rêvant de gloire éternelle en bottant le cul des méchants fachos qui veulent détruire le Bien dans un éclat de rire satanique…

Bref, Carter vous exhorte à réfléchir à deux fois avant d’interdire les partis extrémistes : voulez-vous empêcher nos petits militants du divin Bien de jouir de ces petites sensations fortes qui font le sel de la vie ? Voulez-vous les interdire de fantasmer sur l’idée qu’ils pourraient, comme leurs aïeux, mourir pour leurs idées ; les poings américains des skinheads remplaçant la torture des agents de la Gestapo ?




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 papiguy a écrit [07/06/2013 - 11h12 ]  
papiguy

Le problème n'est pas la liberté d'expression, ni la démocratie, mais la violence d'une minuscule minorité (de paumés ou de pervers) qui prend l'alibi d'idées extrémistes pour se donner un façade de légitimité.
Ce sont des idées comme celles professées par Venner qui fournissent la matière: la nation et la civilisation occidentale sont en danger. Les gouvernants sont les artisans ou les complices de cette mise en danger, et il est légitime d'utiliser tous les moyens pour s'opposer à cette menace, y compris la violence.

On se demande bien pourquoi un parti comme le Front National, qui se veut maintenant respectable, entretient des relations douteuses avec ces groupuscules, en les utilisant par exemple pour assurer le service d'ordre de ses manifestations. Sans aller jusqu'à faire le parrallèle entre les SA, chargé des basses besognes, et le parti nazi à la façade respectable....
en naviguant sur les sites de ces groupuscules on peut noter que les conditions de recrutement insistent sur l'importance accordée aux aptitudes "sportives" des militants, ce qui est bigrement important pour défendre des idées (le poing américain à la main).

Interdire ces groupuscules au nom de la lutte contre des idées fascisantes ne serait pas conforme à la loi s'il n'y a pas d'incitation à la violence et à la haine raciale...
Ces groupes renaitraient sous d'autres appellations et par ailleurs, l'interdiction rendrait la surveillance un peu plus difficile.




 cochise_fr a écrit [08/06/2013 - 01h20 ]  
cochise_fr

Bonjour,
Oh mais si, il s'agit bien de la liberté d'expression....quelle que soit cette expression.

Si au moins un des deux a tapé sur l'autre, c'est bel et bien pour ne pas lui reconnaître son droit d'expression. Quand bien même aurait il été insulté que ce n'est toujours qu'un droit d'expression, qui n'autorise pas à se foutre sur la gueule sous prétexte qu'on ne s'exprime pas de la même façon.

Limiter le droit d'expression, quelles que soient les justifications données, c'est mettre en péril le droit même à l'expression en délivrant des droits à penser bien à certain, ceux là même qui peuvent alors être bourreaux ou victimes en fonction des circonstances.

Ce ne sont pas les idées qui doivent être sanctionnées, même les pires, ce ne sont pas les partis ou groupuscules non plus (plus faciles à contrôler quand ils sont identifiés) mais la violence sous toutes ses formes dès qu'elles touchent au physique de l'individu, à la seule exception de la légitime défense....ET CELA DOIT COMMENCER A L’ÉCOLE ET EN BAS AGE et dans les familles. Trouver très bien de des bambins se foutent sur la gueule pour développer leur personnalité est une absurdité.

La violence physique n'est jamais que le manque d’argumentation ou le manque savoir s'exprimer pour défendre ses idées.




La richesse d'un pays ne se mesure pas à son PIB. mais à celle du plus pauvre de ses habitants. Améliorez son sort et toute la société en sera meilleure. Dans un pays riche, l'existence de la pauvreté devrait être un délit.


 papiguy a écrit [08/06/2013 - 11h03 ]  
papiguy

Pour que ces abrutis usent de leur droit à l'expression, encore faudrait-il qu'ils aient autre chose à exprimer que leur violence.
Pour le reste tout à fait d'accord avec cochise_fr.
D'ailleurs, taper sur des idées à coup de poing fait penser à la phrase de Poincaré:
"les idées c'est comme les clous, plus on tape dessus plus on les enfonce". :-D




 carter a écrit [09/06/2013 - 17h33 ]  
carter

Voila comment en France, on se bat pour ses idées :

Joachim du Balley, jeune étudiant à Science Po Paris, fils d’une famille de CSP+, se cherche une destinée. Il se rêve de gauche puisque toute sa famille suinte le contraire. Il a bien pensé à l’environnement après la lecture des travaux des Meadows mais finalement, la lutte pour la« décroissance » n’est pas assez porteuse, pense-t-il, pour peiner Papa et Maman. Tout au moins, pas assez porteur également pour séduire la belle Esther, beauté juive et étudiante comme lui à Science Po…

-« Taper du nazi ! Ça, c’est cool ! Se dit-il en lui-même. Mais des nazis, y’en pas vraiment en France…. » Il allait en rester là lorsqu’une pensée profonde illumina son esprit :
-« Ce n’est pas grave…Nazi, c’est désormais le terme général pour définir toute personne n’étant pas progressiste, c'est-à-dire qui s’oppose au mariage pour tous ou au polyamour, et qui rêve de valeurs nationalistes ! »

Il rejoint donc un petit groupe d’Antifa où tous les membres sont issus de famille bourgeoise excepté Momo, le punk à chien dont le chien, Marx, est en mauvais état, bouffé par une armée de puces lui pompant le sang comme des derricks le pétrole…

Il se mette à zoner dans les Halles à la recherche des skinheads. Les Halles ; ses néons de toutes les couleurs produisent sur les murs un carnaval kaléidoscopique digne des soirées de Gatsby le magnifique…

Ca zone donc… ça s’ennuie…on s’achète les « Inrocks » pour découvrir les tendances et on parle beaucoup de la montée de l’antisémitisme…On marche beaucoup et les pieds deviennent douloureux…
Jusqu’au moment où, au détour d’un magasin, ils virent Raoul, crâne rasé, bomber et Caterpillar aux pieds. Il venait s’acheter un poing américain dans un petit drugstore.
-« En voilà un ! » s’écrit Momo qui lâche son chien en gueulant « Marx ! Attaque ! »
Marx saute au pied de Raoul, fils de prolos au chomdu depuis la fermeture de Mittal et le fait tomber ! Dans sa chute, il fait tomber son poing américain…

Puis Marx, en grognant, lui mord les couilles. Raoul crie et gesticule ; la douleur lui déformant le visage !
Les Antifa s’agroupe autour de lui, le tabassant à coup de batte de base-ball. Le pauvre Raoul danse sur le sol, emporté par la puissante vague motrice de Marx qui lui triture l’entre jambes. Joachim du Ballay rigole avec ses quatre copains (ils étaient quatre) lorsque derrière eux, une voix explose :

-« LES ENCULES ! ILS ONT EU RAOUL ! »

Notre quatre comparses se retournèrent et virent une dizaine de skinheads à quelques mètres derrière eux. Instinctivement, ils s’étaient arrêtés devant le spectacle de voir l’un des leurs se faire massacrer mais maintenant, ils couraient pour défendre Raoul !

Le nombre étant contre eux, les antifas prirent leurs jambes à leur cou…mais Momo ne voulait pas abandonner Marx qui continuait à torturer sa victime. Trois Skinhead fondirent sur Momo et son chien. On entendit le râle d’un chien à l’agonie et des « pitiés » en sanglotés…

Joachim courut comme un forcené ! Il tourna à droite, s’engouffrant dans une ruelle sordide. Trois Skinheads le poursuivaient. Puis il tourna à gauche ! Horreur ! Une Impasse !!!!
Trop tard ! Les trois skinheads l’avaient rattrapé. Seul dans son impasse, Joachim du Ballay fit tomber sa batte en signe de soumission…

Eric, une armoire de 110 kilos et de deux mètres, fils de prolos et skinhead depuis 5 ans, s’approcha de lui…
-« Alors, on joue les durs ? »
Les pieds de Joachim se mirent à trembler.
-« Ecoutez…on peut peut-être discuter » marmonna-t-il…
-« Il veut discuter ! Explosa Eric dans un rire gargantuesque. Tu ne veux pas qu’on te tape, hein… »
-« Oui » répondit timidement Joachim en faisant une fixation, un flash ball memory, sur le poing américain qu’Eric tenait de la main gauche…

-« Alors ! SUCE ! » Répondit Eric en baissant son froc et laissant s’échapper un serpent de 30 cm…

Voilà comment en France, on peut être torturé pour ses idées…




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


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