Tout dépend de quels diplômes l'on parle... Il y a trente ans (excusez moi si je remonte si loin), mais le Bac voulait dire quelque chose... C'était un diplôme dur à obtenir et il fallait bosser pour l'avoir... Depuis, les gouvernements successifs ont fait baissé le niveau et maintenant, aujourd'hui en 2009, il faut vraiment être peu doué pour les études pour ne pas avoir son bac. D'ailleurs, les quotas sont là : "80 % de bacheliers minimum comme objectif"... En France, l'on a très longtemps mis de côté les diplômes techniques et technologiques les qualifiant de "pas assez bien"... C'était une grande erreur ! Car il y a autant de noblesse à être menuisier, cuisinier, peintre-tapissier, maçon qu'à être prof, fonctionnaire, voire même chef d'entreprise... C'est la valeur du métier qui est partie aux oubliettes et les jeunes se sont engouffrés en masse dans les études supérieures pour répondre aux désirs des parents qui eux-mêmes désirent correspondre à la société...
Maintenant, on voit des caissières dans des hypermarchés qui bossent pour des salaires ridicules avec des horaires indécents qui sont recrutées à minimum bac 2 en histoire ou en philo, et parallèlement, si on est un fils à papa, on peut très bien n'avoir même pas un Deug de Droit et être Président d'une très grosse administration...
Cela signifie que la valeur des diplômes n'existe plus, ni dans un sens, ni dans un autre.
Il y a donc trois choses à revoir dans cette société du savoir :
- l'orientation
- la formation des professeurs
- et enfin, le plus dur à faire, ce que représente la valeur du travail.
Quant à certains qui ont le courage de créer leur entreprise, c'est vrai, mais il faut aussi, outre une force de caractère, un entourage précieux qui encourage et qui manque à beaucoup de jeunes diplômés, ou pas d'ailleurs.
Pour résumer, pour trouver un emploi, n'importe lequel aujourd'hui, il vaut mieux avoir un diplôme bien que celui-ci ne soit pas la panacée, à moins de s'appeler... Sarkozy si j'ai bien compris la question..