ben, mon lafouinehcf, c'est que je me fais vraiment du souci pour toi !!!
Notre société presse-bouton a mené les nouvelles générations à mettre leur corps sur le plan de la Wi : un truc avec lequel on peut bien s'amuser... sauf que, la Wi, quand on l'a pourrie, on la jette, mais que, en ce qui concerne le corps, c'est une autre histoire !!!
Ce corps, si on peut effectivement bien s'amuser avec, c'est aussi et avant tout notre camping car perso et seule la mort peut nous permettre d'en sortir...
Alors, quand tout va bien, on n'est pas pressé que ça arrive, mais quand tout se gâte et que la vie devient une souffrance quotidienne, on trouve le temps long...
Sur le plan du sexe, je ne pense pas que tous les malades du sida se rappellent avec bonheur les quelques minutes - certes très jouissives ! - pendant lesquelles ils ont été contaminés et qui les ont précipités en enfer !
On a vu l'effet dévastateur qu'a eu son accident de moto sur Guillaume Depardieu...
Un membre de ma famille est resté 18' onClick="correctionSuggest('reponse','5',this);">11 ans légume ratatiné au fond d'un lit, nourri par sonde gastrique d'une infâme bouillie, avec la couche aux fesses et gavé d'anti-épyleptiques, tout ça parce qu'il aimait tellement bien la conduite sportive qu'il a oublié que la route n'est pas un circuit de F1, avec ses stands de mécaniciens et son service de sécurité prêt à bondir... Encore que, ça n'a pas été suffisant pour sauver Ayrton...
Dans le lit d'à côté, il y avait un gosse de 18 ans avec le quart avant gauche de la boite crânienne aussi absent que son regard... flanqués de parents inconsolables qui le veillaient plein d'un espoir pathétique et d'une fiancée qui n'arrivait visiblement pas à imaginer la suite de sa vie avec ce zombie ni le moyen de se tirer de là sans passer pour une pétasse !...
Et que dire de tous ces fous qui se tuent à petit feu le cerveau - et même parfois de manière fulgurante - avec la consommation de produits toxiques sous prétexte qu'ils leur font vivre des expériences fantastiques...
S'amuser sans se détruire et sans détruire les autres, c'est la base du bon sens ! La sagesse n'est pas une question d'âge - je connais des octogénaires toujours aussi cons dans leurs rapports à leur corps et aux autres et qui, visiblement, mourront en l'état ! - c'est plutôt une question de maturité...
L'enfant dit "je veux"... l'adulte réfléchit, élabore et se donne les moyens d'aboutir à la satisfaction des ses désirs en préservant son intégrité, celle des autres êtres et celle de son écosystème...
C'est te dire s'il y a peu d'adultes sur terre !