Une femme licenciée pour avoir envoyé 156 courriels perso en deux mois de son lieu de travail et qui a échoué vendredi à faire condamner ce licenciement devant le conseil des prud'hommes d'Angers, a décidé de faire appel, a annoncé mercredi son avocate.
"Tout le débat tourne autour de l'utilisation abusive de la messagerie internet de l'entreprise à des fins personnelles, épinglée dans le jugement .
"Qu'est-ce qu'on veut dire par utilisation abusive ? Y a-t-il des quotas de courriers personnels ? Quels quotas ?", a interrogé l'avocate, qui souligne que "la jeune femme n'a jamais été avertie du fait qu'elle faisait trop de courriels" avant son licenciement.
le 4 juin 2008, la jeune femme avait fait valoir qu'elle "avait besoin de dialoguer avec sa mère après le décès de son compagnon".
L'assistante de gestion, licenciée en mai 2007, réclame 26.000 euros de dommages et intérêt de son ex-employeur, l'Association de gestion et de comptabilité du Maine-et-Loire, pour "licenciement sans cause réelle et sérieuse".
Le juge départiteur du conseil des prud'hommes d'Angers a reconnu qu'on pouvait utiliser occasionnellement la messagerie à des fins personnelles, tout en estimant qu'on pouvait reprocher à la salariée "la fréquence et l'importance en volume de telles communications".
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