L'euthanasie, êtes-vous pour ou contre ?



geraldine
Cette question a été posée par Geraldine, le 03/12/2007 à à 17h33.  *  Alerter les modérateurs
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 Alex a écrit [03/12/2007 - 17h58] 
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Alex

L'euthanasie est un sujet assez sensible, car il relève...



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Réponses



 Geraldine a écrit [03/12/2007 - 17h33 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
Geraldine

Ce soir, TF1 diffuse un téléfilm retraçant le combat de Marie Humbert et de son fils.
Vincent Humbert, tétraplégique suite à un accident de voiture avait demandé au présient de la République le droit de mourir... mais sa requête fût refusée puisque l'euthanasie est interdite en France.
Mais Marie Humbert a tout de même programmé la mort de son fils et fût mise en examen...
Que pensez-vous de l'euthanasie ?
Comment résoudre le problème de l'impasse thérapeutique ?




 Alex a écrit [03/12/2007 - 17h58 - Avis,définition, témoignages et conseils sur le guide du savoir Web Libre.org]  
Alex

L'euthanasie est un sujet assez sensible, car il relève surtout d'un problème éthique. Savoir si l'on peut donner ou non la mort à quelqu'un n'est pas chose facile... De plus, les abus sont possibles si une telle loi existait.
Comment savoir à partir de quand on peut procéder à une euthanasie ?
Comment être certain que la personne malade souhaite vraiment mourir ?
Comme par exemple pour le cas Humbert que tu cites, il parait que certaines personnes affirment que Vincent Humbert ne souhaitait pas mourir... Alors qui croire ?
Il est sûr que l'euthanasie doit faire suite à une impasse thérapeutique mais comment définir une norme ? Là est toute la question...




 Edith a écrit [03/12/2007 - 18h03 ]  
Edith

Moi je comprends tout à fait la mère de Vincent Humbert !
Voir son fils comme un légume ne doit pas être facile à vivre ;-(
Je pense qu'on ne peut se rendre compte de la tension et de la pression d'un tel acte que lorsqu'on le vit vraiment. Je ne crois pas que Mme Humbert est vécu un après rempli de bonheur...
Je pense qu'il faut vraiment modifier la loi concernant l'euthanasie.
A bientôt.




Non, rien de rien, non, je ne regrette rien...


 Stan a écrit [03/12/2007 - 21h43 ]  
Stan

Moi je suis pour enfin si cela est nécessaire bien sur !!




 carter a écrit [03/12/2007 - 21h53 ]  
carter

C'est une question difficile à traiter car il faut se rendre compte qu'autoriser l'euthanasie risque de déclencher de nombreux abus dans une société où l'on envoie nos vieux croupir dans des mouroirs, où « l'ennemi » social est l'individu jugé inutile, non- productif, le « parasite des aides sociales » dont les prototypes par excellence sont le chômeur dans le mauvais rôle et l’handicapé dans le bon…

Dans une idéologie actuelle du culte de la rentabilité et de l’efficacité, il est normal que les handicapés, les vieux, les chômeurs et les légumes au propre comme au figuré se sentent inutiles...Or Durkheim avait déjà étudié ce que l’on nomme le « suicide altruiste » , le suicide type des personnes qui ne veulent pas encombrer les autres de leurs présences étouffantes (car ils se jugent comme un poids pour les autres) …On peut alors craindre de passer du suicide , acte personnel que l’on enrobe de considération politique en le nommant « euthanasie », à une pratique généralisée et acceptée comme telle par la Loi…

Vous voyez alors la perversion du Système : dans le champs social actuel ou l'on juge une personne à sa capacité fonctionnelle; on peut craindre une élimination en douce des personnes jugées "inutiles". Déjà que nos sociétés pratiquent un « eugénisme doux »en particulier pour les foetus (diagnostics prénatal des anomalies génétiques et malformation en vue d’un avortement), on peut craindre que cet eugénisme larvé poursuive son oeuvre d'élimination des marginaux. Eugénisme doux actuellement pour les naissances, il est normal que nous passions à un eugénisme doux pour les fins de vie...

Aux dilemmes personnels d'un accidenté ne s'acceptant pas comme diminué peut se substituer un machine eugénique d'élimination des laisser pour compte. Et ça, c'était justement le rêve d'Hitler et je ne voudrais pas que, par médiatisation des trajectoires individuelles, nous ouvrons une nouvelle porte de Dachau, certes reliftée par le marketing néolibéral actuel mais dont l’objectif reste le même : réduire les coûts sociaux en permettant à ceux qui représentent une charge social à la collectivité de s’éliminer, avec en prime l’aide de la gentille infirmière dont le sein au rose téton dépasse de sa blouse…


Evidemment, on peut imaginer que l’on poussera volontiers mémé au faible revenu à la solution finale tandis que les vieux riches auront droit aux meilleures retraites qui soient…

De surcroît l’euthanasie soulève de trop nombreuses questions pour changer la Loi en sa faveur :
Question psychologique : comment être sur que la personne veut se suicider et qu’elle ne passe pas une phase dépressive, ou qu’elle ne cherchera pas ensuite à revenir sur sa décision ?
Question philosophique : En quoi une vie diminué serait-elle moins riche qu’une vie normale ? Qu’est ce qui permet de définir une vie qui mérite d’être vécu ?
Question scientifique : quand on sait les difficultés à tuer en homme par la peine capitale et la délicate activité du bourreau, comment ne pas craindre des complications techniques ? (Par exemple, un poison risque de créer une agonie plus douloureuse que l’on n’aurait cru…)
Etc.




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 dali a écrit [05/12/2007 - 22h58 ]  
dali

c'est une bonne question mais comme le dit Alex,il est question ici d'éthique. comment un être humain aurait le droit de vie ou de mort sur un autre individu? la vie est un don quoique si l'on souffre d'une grave maladie,attendre la mort dans la souffrance n'est pas un cadeau: qui doit décider,le patient est il responsable de ses actes dans la maladie et peut on accuser quelqu'un d'assassin si on veut abréger ses souffrances?




 Toli a écrit [07/12/2007 - 12h06 ]  
Toli

Soyons lucide quand même, l'euthanasie est très fréquente en France et les cas ou on en parle à la télé sont très rares.

J'ai un amis qui travaille dans un hôpital dont je tairais le nom et il me l'a d'ailleurs confirmé.

Après question d'avis ou pas, il m'a expliqué que certains médecins qui s'occupaient de patients depuis plusieurs années, qui n'avaient pas de famille, et dont l'état de santé se dégradait jusqu'à devenir insupportable, le plus grand service que ce médecin pouvait leur rendre était de mettre fin à leur souffrance, sur demande du malade bien entendu.

Après, il est vrai que la banalisation de l'euthanasie pourrait entraîner des dérives et qu'il faudrait que cela soit très contrôlé.
C'est donc pour cela que je pense qu'il faut laisser les choses comme elles sont et dans les cas actuels d'euthanasie essayer de faire du cas par cas, et bien étudier le dossier de la personne qui à demandé de mourir.




«Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.»


 patounette91 a écrit [13/03/2008 - 14h14 ]  
patounette91

Moi je suis complètement pour l'euthanasie a partir du moment ou la personne malade se sait incurable, souffre moralement est surtout j'insiste surtout physiquement à un point qui est inhumain, et qu'elle en fait la demande elle même par oral et par écrit. Attention !!! Bien sur il faut étudier chaque cas, sinon n'importe qui fait n'importe quoi. Mais on ne peut pas laissé les gens dans de telles situations .
Voilà ! Pat




 ethos a écrit [02/07/2010 - 04h20 ]  
ethos

OUI à l'aide au suicide, mais NON à l'euthanasie !

Au sujet de la différence entre l'euthanasie et l'aide au suicide, il faut distinguer entre les arguments juridiques, éthiques et religieux. On ne peut pas simplement affirmer sans nuance qu'il n'existe pas de différence entre les deux : dans un cas c'est le patient lui-même qui s'enlève la vie (aide au suicide) alors que dans l'autre c'est le médecin qui la retire. Il faut d'abord préciser sur quel terrain (juridique, éthique ou religieux) on tire notre argumentation. Si l'on se situe sur le terrain de l'éthique, on peut raisonnablement soutenir qu'il n'existe pas de différence. Cependant, si l'on se situe sur le terrain juridique, il existe toute une différence entre l'euthanasie (qualifié de meurtre au premier degré dont la peine minimale est l'emprisonnement à perpétuité) et l'aide au suicide (qui ne constitue pas un meurtre, ni un homicide et dont la peine maximale est de 14 ans d'emprisonnement). Dans le cas de l'aide au suicide, la cause de la mort est le suicide du patient et l'aide au suicide constitue d'une certaine manière une forme de complicité. Mais comme la tentative de suicide a été décriminalisée au Canada en 1972, cette complicité ne fait aucun sens, car il ne peut exister qu'une complicité que s'il existe une infraction principale. Or le suicide (ou tentative de suicide) n'est plus une infraction depuis 1972. Donc il ne peut logiquement y avoir de complicité au suicide. Cette infraction de l'aide au suicide est donc un non-sens.

En revanche, l'euthanasie volontaire est présentement considérée comme un meurtre au premier degré. Le médecin tue son patient (à sa demande) par compassion afin de soulager ses douleurs et souffrances. Il y a ici une transgression à l'un des principes éthiques et juridiques des plus fondamentaux à savoir l'interdiction de tuer ou de porter atteinte à la vie d'autrui. Nos sociétés démocratiques reposent sur le principe que nul ne peut retirer la vie à autrui. Le contrat social « a pour fin la conservation des contractants » et la protection de la vie a toujours fondé le tissu social. On a d'ailleurs aboli la peine de mort en 1976 ! Si l'euthanasie volontaire (à la demande du patient souffrant) peut, dans certaines circonstances, se justifier éthiquement, on ne peut, par raccourcit de l'esprit, conclure que l'euthanasie doit être légalisée ou décriminalisée. La légalisation ou la décriminalisation d'un acte exige la prise en compte des conséquences sociales que cette légalisation ou cette décriminalisation peut engendrer. Les indéniables risques d'abus (surtout pour les personnes faibles et vulnérables qui ne sont pas en mesure d'exprimer leur volonté) et les risques d'érosion de l'ethos social par la reconnaissance de cette pratique sont des facteurs qui doivent être pris en compte. Les risques de pente glissante de l'euthanasie volontaire (à la demande du patient apte) à l'euthanasie non volontaire (sans le consentement du patient inapte) ou involontaire (sans égard ou à l'encontre du consentement du patient apte) sont bien réels comme le confirme la Commission de réforme du droit au Canada qui affirme :

« Il existe, tout d'abord, un danger réel que la procédure mise au
point pour permettre de tuer ceux qui se sentent un fardeau pour
eux-mêmes, ne soit détournée progressivement de son but premier,
et ne serve aussi éventuellement à éliminer ceux qui sont un
fardeau pour les autres ou pour la société. C'est là l'argument dit du
doigt dans l'engrenage qui, pour être connu, n'en est pas moins
réel. Il existe aussi le danger que, dans bien des cas, le
consentement à l'euthanasie ne soit pas vraiment un acte
parfaitement libre et volontaire »

Eric Folot




 karol a écrit [02/07/2010 - 09h35 ]  
karol


"Eugénisme doux actuellement pour les naissances, il est normal que nous passions à un eugénisme doux pour les fins de vie... "

Je comprends ton point de vue mais je pense qu'il est dangereux de comparer l'élimination d'un foetus avec celle d'une personne qui a toute une vie derrière elle.

En y regardant de près, il est vrai que les avortements thérapeutiques constituent une forme d'eugénisme. En même temps, je sais que personnellement, je n'hésiterai pas à y avoir recours en cas de besoin... La perspective d'avoir un enfant ne m'enchante déjà pas trop, alors si en plus il est handicapé (je sais que cela peut paraître choquant mais je n'ai vraiment pas les épaules pour ce genre d'épreuve alors j'assume) Donc je suis très mal placée pour porter, comme toi, un jugement moral et réprobateur sur la chose (du genre: "il faut accepter les enfants que Dieu nous donne!")

"réduire les coûts sociaux en permettant à ceux qui représentent une charge social à la collectivité de s’éliminer"

Si l'euthanasie - dans les pays qui l'appliquent - permettait ce genre de "sélection" des individus, alors elle serait déjà légale en France depuis longtemps. Surtout en ces temps de crise... Et pas besoin d'une loi pour pousser les gens à se donner la mort. Les stratégies de management des grandes boîtes (ex: France Télécom) ont déjà fait leur preuve en la matière.

Pour évaluer avec lucidité les conséquences que pourraient avoir une telle loi, il faudrait se pencher attentivement sur le cas des pays qui le pratiquent déjà. Quelqu'un pourrait-il nous en dire davantage à ce sujet ? J'avoue ne pas m'y connaître plus que ça sur le sujet...




Nulle intelligence pour ce que nous faisons, rien que des éloges ou des blâmes.


 carter a écrit [02/07/2010 - 16h06 ]  
carter

Ce n’était pas une critique de l’avortement de ma part. Je conçois qu’à titre individuel, une mère ne souhaite pas s’occuper d’un enfant si on lui dit qu’il va naitre trisomique. Apres tout, elle est la seule à qui il incombera de s’en occuper (avec le père)… Je constatais juste que l’eugénisme doux est déjà une réalité sociale et que, s’il se conçoit aisément, il faut faire attention à ne pas en accroitre ses excès. Apres tout l’eugénisme, vieille théorie qui vise à l’amélioration du patrimoine génique des peuples, si elle a été disqualifiée par Hitler ; elle ne date pas de lui on oublie qu’on lui doit les politiques de santé publique inventées au début du 20 ème siècle. On distingue :
-un eugénisme « dur » à la Hitler ou l’élimination des plus faibles et l’amélioration des plus forts est politiquement programmé,
-un eugénisme « doux » qui consiste à dire que la vie (et sous certaines conditions) ne vaut pas la peine d’être vécue au dessous d’un de seuil de qualité de vie. L’euthanasie rentre dans cette définition de l’eugénisme (d’ailleurs, il est vrai que je ne parle que de l’euthanasie en tant qu’aide au suicide. Alors que c’est avant tout une pratique visant à provoquer la mort d’un individu sans forcement qu’il le désire... Mais dans ce cas, j’ai du mal à croire que l’on souhaite sa légalisation…)

Nous pratiquerons déjà cet eugénisme doux. Ok. Ca peut se comprendre. Mais ne risque t-il pas d’être instrumentalisé ?

Nous savons, grâce aux enquêtes épidémiologiques, que les pauvres reçoivent moins de soins médicaux que les riches et que leur durée à l’hôpital est moindre (toute chose égale par ailleurs, c'est-à-dire à maladie identique) …Qu’est-ce qui n’empêchera pas le médecin de les euthanasier plus facilement qu’un Johnny Halliday ou un Alain Minc finissant ? Comme par hasard, ce dernier se positionne pour l’euthanasie des vieux pauvres qui bien sur « coute trop cher à la collectivité »

Les propos d’Alain Minc , longtemps après que j’ai posté ce message, donnent froidement des allures avant gardiste à ce que je disais:
http://www.betapolitique.fr/Alain-Minc-propose-l-euthanasie-53179.html




"Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon,vous n'en ressortirez pas vivant!"


 freddyvegan a écrit [12/08/2011 - 17h57 ]  
freddyvegan

C'est un vieux sujet que je déterre car il est de nouveau d'actualité !

Je suis entièrement pour !

Dans une véritable démocratie, chacun doit avoir la possibilité de choisir de mourir s'il souffre trop (les malades incurables notamment) !

On sanctionne les médecins pratiquant l'euthanasie et on laisse en liberté ceux qui mettent sur le marché des médicaments dangereux et meurtriers !




Les animaux ne nous appartiennent pas Nous n'avons pas le droit d'en disposer, que ce soit pour notre alimentation, notre habillement, nos loisirs et nos expériences scientifiques


 Anonyme a écrit [13/02/2014 - 14h42 ]  
Anonyme

j'ai 58 ans et oui je suis pour l'euthanasie en France ! nous devons choisir notre propre départ dans la dignité la plus totale ,




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