Bonjour,
Je tiens à informer en premier lieu les membres de ce site de l'annulation d'une clause présente dans tous les règlements de copropriété car les réponses de ses membres actifs ont été un réel soutien moral ; je me suis inspirée de leur réflexion pour la rédaction de mes conclusions devant la Cour d'Appel.
En effet, après 10 années de procès, j'ai enfin obtenu gain de cause devant la Cour d'Appel de Paris.
J'ai préféré attendre l'écoulement du délai de deux mois après signification de l'arrêt au syndicat des copropriétaires pour vous prévenir dans le cas où il aurait voulu se pourvoir en cassation.
Aujourd'hui, l'arrêt rendu le 28 mai 2009 emporte jurisprudence.
Ainsi, la clause suivante présente dans tous les règlements de copropriété a été déclarée par la Cour d'Appel de Paris non écrite parce que contraire aux dispositions d'ordre public.¨Pour information, voici ci-dessous les termes de la clause et une partie de la décision du Tribunal :
"les copropriétaires devront souffrir sans indemnité l%u2019exécution des réparations qui deviendraient nécessaires aux parties communes quelqu%u2019en soit la durée et si besoin est, livrer accès aux architectes, entrepreneurs et ouvriers chargés de surveiller et conduire ou faire ces travaux"
Considérant que ladite clause est contraire aux dispositions d%u2019ordre public de l%u2019article 9 alinéa 4 de la loi du 10 juillet 1965 qui dispose que %u201Cles copropriétaires qui subissent un préjudice par suite de l%u2019exécution des travaux, en raison soit d%u2019une diminution définitive de la valeur de leur lot, soit d%u2019un trouble de jouissance grave, même s%u2019il est temporaire, soit de dégradation, ont droit à une indemnité%u201D ;
Qu%u2019en application de l%u2019article 43 de la même loi, cette clause doit être réputée non écrite ; qu%u2019étant censée n%u2019avoir jamais existé, elle ne peut priver Mme CD de son droit à indemnisation pour le préjudice qu%u2019elle a subi du fait des travaux...
Le Syndicat des copropriétaires m'a entraîné dans une spirale de procès qui m'ont coûtés près de 25 000 euro ; certaines décisions de justice rendues en référé par des magistrats spécialistes de l'urgence, de l'évidence et de l'application du droit, sont scandaleusement arbitraires et dénuées du plus élémentaire respect de la loi ! J'ai perdu près de 15 000 euro à cause de quelques magistrats qui, payés par nos deniers vont pouvoir continuer à tuer en toute impunité la loi !
Aux étudiants en droit qui s'intéressent à la procédure en référé, je suis prête à leur communiquer tous les décisions et arrêts de mon affaire dans le cas où ils souhaiteraient rédiger une thèse sur les limites du pouvoir du juge des référés.
In fine, l'annulation de la clause par la Cour d'Appel va contraindre tous les Syndicats de copropriétaires de la métropole à modifier leur règlement de copropriété dans les prochaines semaines.
Cordialement.
Roxane75